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Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 10 février 2012

Extraits des rapports de la Cour des comptes :

RESTAURANT LE RUBAN BLEU :

Ce restaurant des Hauts-de-Seine, réservé aux élus et hauts fonctionnaires du département et de la région, vous accueille dans un cadre ultra chic. Vous y dégusterez un menu raffiné digne des plus grands chefs pour la modique somme de 13 EUROS. Le cout réel de ce repas est de 122 EUROS. Chers contribuables, c’est vous qui payez la différence à concurrence de 1.5 Millions d’euros par an (chiffres de 2007 rapport de la cour des comptes). Cet établissement trois étoiles y sert 20 000 repas par an, il a été inauguré en grandes pompes par monsieur PASQUA et il est plus cher que le RITZ.

Souriez, c’est vous qui payez.
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POT DE FIN D’ANNEE :

Le Conseil Général du Nord en la personne de Monsieur Bernard Derosier a organisé fin 2010 le pot de fin d’année pour le personnel territorial. Cout de l’opération avec location de salle : 260 000 EUROS

Souriez, c’est vous qui payez

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SUBVENTION :

La bonne ville d’Aubagne vient de voter une subvention de 170 000 EUROS … au Mali.
Motif : installation d’un réseau d’eau potable.
Marchés juteux à la clef et retours de dons aux partis politiques français sont fort envisageables.

Souriez, c’est vous qui payez.

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MUSEE CHIRAC :

Le département de la Corrèze présente un endettement de 333 Millions d’EUROS soit 1329 EUROS par habitant. Qu’à cela ne tienne !
Le musée Chirac à la gloire de l’ancien président a été construit sur 4700 m² pour un cout de 7 Millions d’EUROS  . Comme on le trouvait trop petit, il a bénéficié d’une extension de 3000 m² pour un cout supplémentaire de 9.6 Millions d’EUROS . 

Dommage qu’il n’accueille que 62 000 visiteurs par an, ses recettes affichent 200 000 EUROS , ses dépenses 17 Millions d’EUROS. Devinez qui paie la différence ? Il faut noter que grâce à une saine gestion, les dépenses du musée Chirac ont augmenté de 51% entre 2003 et 2008. Son seul restaurant coute 270 000 EUROS par an au contribuable corrézien.

Souriez, c’est vous qui payez.

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THESES RENTABLES :

Félicitations toutes particulières à l’ILE DE FRANCE qui vient d’octroyer des subventions, à Cinq  » intellectuels  » soutenant des thèses pour le moins originales. Chaque prix est doté de 7 500 EUROS.

- L’une d’entre elle traite de  » la perception des accords et discours internationaux, sur le commerce et la formation en Tanzanie ».

- Une autre « de la transformation des formes d’autorité chez les Inuits du Nouvavik et l’émergence de la figure politique au XXème siècle ».

- Une autre encore de  » l’ascension et déclin du mouvement spontanéiste armé en Italie de 1977 à 1982 « .

- La suivante « des mouvements dissidents en Tchécoslovaquie ».

- Enfin la dernière traite de l’indispensable « histoire de la chevelure et de la pilosité, perceptions et pratiques en France au XVI & XVIIIème siècles ».

Souriez, c’est vous qui payez ( et vous pouvez tenter aussi ! ) 

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POUR TOI, ARMENIE :

Le président du conseil général des Hauts-de-Seine, Mr Devedjian, vient d’approuver une dotation de 500 000 EUROS en faveur du fonds arménien de France, afin de financer et moderniser l’agriculture de cette petite république du Caucase. Les agriculteurs Français qui vivent avec 750 EUROS par mois apprécieront !

Souriez, c’est vous qui payez.

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LIBELLULES :

Le Limousin vient de voter une subvention de 20 000 EUROS à la société française d’Odontologie ( étude des libellules ) afin d’en apprendre plus sur la vie, la mort de ces jolies bébêtes et de leurs prédateurs.

Souriez, c’est vous qui payez.

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LA HALDE :

La Haute Autorité contre les Discriminations a été créée en 2004 par le gouvernement CHIRAC. Cout annuel pour le contribuable français : 11 Millions d’EUROS Sa gestion plus qu’opaque, ses contrats douteux et bien juteux en matière de communication : contrats passés auprès de petits copains, son loyer exorbitant bien supérieur au prix du marché l’ont fait épingler par la Cour des Comptes, en vain naturellement !

Pendant la faillite de la France, la danse continue…

Souriez, c’est vous qui payez.

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NOS CHERES MOSQUÉES :

Bientôt 500 mosquées supplémentaires en France..
La loi dite de 1905 sur la « séparation de l’Eglise et de l’Etat » interdit pourtant formellement le financement de lieux de cultes par le contribuable.
Tous les politiques s’assoient dessus, la loi est pour vous, elle n’est pas pour « eux ».
Juppé en Gironde offre pour l’euro symbolique un terrain de 8 500 m² et 677 000 EUROS de finances publiques.
A Nantes, la nouvelle mosquée de 2 100 m² va couter 200 000 EUROS , celle de Colmar 220 000 EUROS , celle de Paris 18ème (censée éviter les prières dans les rues) va couter la bagatelle de 22 Milions d’EUROS , la ville s’engageant en plus à voter une subvention annuelle de 696 000 EUROS

Souriez, c’est vous qui payez , vous n’avez pas trop mal aux zygomatiques ?

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2012/01/08/2675852_souriez-c-est-vous-qui-payez.html

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Y’en a marre de la hausse de la dette

Posté par ippolito le 10 février 2012

La Cour des comptes appelle à des économies radicales et immédiates

Selon Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, la plus grande partie de l’effort de redressement budgétaire reste à faire. Le rapport annuel présenté hier pointe le décrochage sans précédent de la France par rapport à l’Allemagne en matière de dette.

Les candidats à la présidentielle sont prévenus : selon la Cour des comptes, l’essentiel de l’effort de redressement des finances publiques est à venir, même en intégrant les effets des plans de rigueur. En outre, ces plans ont surtout conduit à relever les impôts, pas assez à réduire la dépense, une orientation qu’il s’agit d’inverser, sous peine de mettre en danger l’économie. 

La lecture du rapport annuel de la Cour des comptes présenté hier n’aura sans doute pas fait plaisir au chef de l’Etat, qui voit son bilan épinglé. Mais ce rapport ne va pas non plus servir les intérêts de François Hollande, qui a annoncé 30 milliards de hausses d’impôt sans s’épancher sur les dépenses, le chantier jugé prioritaire.

La Cour met plus que jamais l’accent sur la dette, entrée en zone dangereuse. Il faut s’en éloigner le plus vite possible, car les risques pris sont mortifères pour un Etat. La dette va approcher 90 % de PIB fin 2012, un ordre de grandeur corroboré hier par Bercy (lire page 4), quand l’Allemagne devrait revenir à un peu plus de 80 %. «  Un tel écart, dans ce sens, n’a jamais été observé », écrivent les magistrats, pour qui le maintien du déficit structurel de la France à son niveau de 2011 conduirait la dette à 100 % de PIB «  en 2015 ou 2016 ».
« Des décisions très difficiles »

Il faut dès lors «  rapidement se donner pour cap, et s’y tenir, un effort structurel supplémentaire de réduction du déficit représentant au moins 3 points de PIB (soit 60 milliards d’euros) et s’appuyant sur des mesures plus précises  ». Cet effort devra être «  concentré sur le début de la programmation », afin de renforcer la crédibilité de la France (qui reste «  faible ») et de donner «  une visibilité et une confiance suffisante ». Les sages épinglent la stratégie de «  plans de redressement décidés au fur et à mesure des révisions à la baisse de la croissance  », une spirale sans fin démoralisante.

La Cour reconnaît que les derniers plans ont commencé à infléchir la courbe du déficit, mais note que l’effort «  a été réalisé principalement par des hausses de prélèvements obligatoires  », le niveau de ces derniers devant dépasser en 2013 le record de 1999 (44,9 % de PIB). Dès lors, les mesures devront porter en priorité à l’avenir sur les dépenses. Et, sur ce point, il ne suffit pas de fixer des normes d’évolution très strictes, il faut «  prendre des décisions très difficiles, allant très au-delà de ce qui a été arrêté à ce jour  ».

Et le rapport d’énumérer des pistes radicales : la prolongation du « 1 sur 2 » (en s’appuyant sur un réexamen des missions de l’Etat) ainsi que du gel de la valeur du point de la fonction publique, le «  ralentissement plus marqué » des dépenses des collectivités, la désindexation des retraites, une baisse plus forte des prix des médicaments, l’augmentation de la participation financière pour la santé (en clair, des déremboursements), la «  réduction des tarifs des prestataires de soins  » (médecins…), une accentuation de «  la place de la redistribution verticale  » en matière de prestations (dans le cas de la politique familiale, cela signifierait davantage de prestations fiscalisées ou sous condition de ressources), etc. La Cour justifie cette potion amère : «  compte tenu de l’urgence de la situation  », il faut des mesures «  aux effets plus immédiats  », en complément des réformes structurelles (retraites).

Si la baisse des dépenses est prioritaire, le rapport juge que «  cela ne suffira pas : de nouvelles augmentations des recettes sont inéluctables ». La réduction des niches est «  préférable  » à la hausse des taux des impôts et cotisations. La Cour préconise de réduire le coût des dépenses fiscales de «  plus de 15 milliards » par rapport à leur niveau de 2010 (les mesures adoptées ne permettant une diminution nette « que » de 5 milliards d’ici à 2013), et d’économiser 10 milliards sur les niches sociales.

Sans la citer, la Cour appuie enfin le principe de la TVA sociale : «  Un redéploiement des prélèvements pesant sur le coût du travail vers d’autres assiettes est nécessaire  », écrit-elle, soulignant la nécessité de renforcer la compétitivité. Un des rares motifs de satisfaction pour Bercy, qui ne masquait pas un certain agacement hier 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201887610609-la-cour-des-comptes-appelle-a-des-economies-radicales-et-immediates-286586.php

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Y’en a marre de certains budgets

Posté par ippolito le 10 février 2012

La Cour des comptes pointe du doigt l’inflation des budgets et le manque de pilotage pour les grands travaux culturels.

Les grands chantiers culturels sont-ils trop lourds pour le budget de l’État? Présenté comme un facteur de croissance par le président de la République – notamment grâce au succès public qu’ils rencontrent -, ils seraient «difficilement soutenables» d’un point de vue financier, dans un contexte de réduction budgétaire.

«Tant en investissement qu’en fonctionnement, le financement des grands équipements culturels en cours de réalisation exposent le budget du ministère de la Culture à des tensions importantes dans les prochaines années», expliquent les magistrats de la Cour des comptes.

La Cour recommande un meilleur suivi des projets
La Cour s’est intéressée plus particulièrement à neuf projets en cours ou en phase de lancement, dont le nouveau département des arts de l’Islam au Louvre, la construction de la Philharmonie à Paris ou du Musée des civilisations d’Europe (Mucem) à Marseille. Tous, ou presque, ont vu leur budget s’envoler, parfois avec un écart supérieur à 30%. Les délais ne sont en général pas respectés et le pilotage est parfois insuffisant.

«Il aura manqué, jusqu’à fin 2011, un schéma directeur pour les travaux du Grand Palais à Paris, projet qui déjà coûté 130 millions d’euros environ et pourrait coûter le double dans les prochaines années», estiment ainsi les magistrats de la Cour des comptes. De même les «atermoiements et les modifications de la programmation du Mucem depuis 2002 ont entraîné une élévation importante du devis initial».

Les magistrats recommandent donc le développement de schémas directeurs et un meilleur suivi des projets. Quand à Valérie Pécresse, ministre du Budget, elle admet dans sa réponse écrite «que la question des rééchelonnements des investissements ou du renoncement à certains projets devra être posée».

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/08/20002-20120208ARTFIG00621-risque-de-derapages-pour-les-grands-chantiers-culturels.php

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Y’en a marre de la hausse de la dette

Posté par ippolito le 10 février 2012

La dette publique de la France gonflera davantage que prévu, à 89,1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012 contre 88,3 % attendus jusqu’ici, et atteindra un pic à 89,3 % en 2013, selon les prévisions du gouvernement actualisées en marge du collectif budgétaire présenté mercredi 8 février en conseil des ministres.
Dans ses précédentes prévisions, le gouvernement tablait sur un reflux de la dette dès l’an prochain à 88,2 %.

Ce reflux est désormais repoussé d’un an, à 2014, avec une dette à 88,3 % du PIB, qui descendrait ensuite progressivement à 86,2 % en 2015 (contre 84,9 % précédemment prévus) et 83 % en 2016 (au lieu de 81,8 %).

Le gouvernement confirme en revanche ses engagements de réduction du déficit public : 4,5 % du PIB cette année, 3 % l’an prochain et un retour à l’équilibre budgétaire prévu pour 2016.

Ces révisions prennent en compte la dégradation de la conjoncture ainsi que l’aide financière apportée aux Etats en difficulté de la zone euro, via la création d’un fonds de secours permanent, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

La France va verser dès 2012 une première part de capital de 6,6 milliards d’euros à ce MES, ce qui n’alourdit pas son déficit public, pour des raisons comptables, mais gonfle sa dette publique. D’autres versements sont prévus au cours des trois années suivantes. Le ministère du budget fait valoir que, sans le versement de cette aide, la dette publique aurait commencé à refluer comme prévu en 2013.

La France est le premier pays à engager le processus de ratification de ce MES, censé voir le jour le 1er juillet, même si le vote définitif revient désormais au Parlement.

La transcription en droit français de la création du MES est intégrée dans un projet de loi de finances rectificative présentée en conseil des ministres. Elle traduit les décisions des derniers sommets européens d’avancer d’un an, à la mi-2012, la mise en place de ce fonds de secours pour les Etats de la zone euro en difficulté financière, qui sera doté, à terme, de 500 milliards d’euros.

Le MES sera abondé par les pays membres de l’Union monétaire en différentes étapes, au prorata de leur poids économique.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/08/le-gouvernement-revise-la-dette-publique-a-la-hausse-pour-2012_1640311_1471069.html

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Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 10 février 2012

DECENTRALISATION DES ROUTES COÛTEUSE

Le transfert de 18.000 kilomètres de routes aux départements en 2004 n’a engendré des économies « ni pour l’Etat ni pour les départements ».

Revenant sur la décision prise en 2004 de transférer 18.000 kilomètres de routes d’intérêt national aux départements, en leur confiant simultanément la gestion des personnels et des moyens correspondants, les experts de la Cour des comptes ont calculé que cette opération n’a engendré des économies « ni pour l’Etat ni pour les départements ». Au-delà du 1,2 milliard d’euros de compensations financières prévues dès l’origine, l’Etat a supporté en plus 50 millions d’euros de dépenses de personnel, 180 millions de subventions exceptionnelles aux départements afin de financer les contrats de projet Etat-région, et il devra engager 22,7 millions chaque année pendant trente ans.

Travaux importants

En face, les départements ont eu à supporter environ 30 % de dépenses supplémentaires afin de remettre en état un réseau et des ouvrages d’art qui leur ont été transférés parfois en mauvais état, notamment dans les régions de montagne. Le trafic intense sur ces voies rapides engendre en outre des travaux plus importants que sur une voirie classique.
Moins d’efficacité

Côté dépenses de fonctionnement, les départements ont été contraints de débourser 46 millions d’euros de frais de personnel supplémentaires. Au total, l’Etat a transféré 30.800 emplois équivalents temps plein (ETP), des emplois de catégorie C qui ont choisi à une large majorité d’être intégrés à la fonction publique territoriale, plus avantageuse. Les départements ont dû recruter des ingénieurs pour les encadrer. Mais ils n’ont pas été plus efficaces que l’Etat dans la gestion du travail : sur une bonne partie de l’échantillon étudié par la Cour, la productivité du personnel transféré s’est dégradée.
Pour l’avenir, le rapport demande aux départements de se doter de documents stratégiques sur leur politique routière avec des indicateurs de l’état des routes et des enquêtes de satisfaction des usagers. Au chapitre économies, il évoque comme piste l’emploi de saisonniers, par exemple des agriculteurs.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201888264230-decentralisation-des-routes-couteuse-286552.php

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Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 10 février 2012

 1,8 milliard d’euros de facture, 19 ans de travaux, erreurs  à tous les échelons… La Cour des comptes a saisi la justice. 

«C’est un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire.»Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes n’a pas mâché ses mots jeudi lors de la présentation du rapport pointant la gabegie de la rénovation du campus de Jussieu (Ve) et intitulé «le campus de Jussieu: les dérives d’une réhabilitation mal conduite». En 87 pages, le rapport dresse le constat accablant de quinze ans d’une incroyable dérive, «tant en termes de délais que de coût». Quelques chiffres pour s’en convaincre: lancé en 1996 pour trois ans et 183 millions d’euros, le chantier ne sera pas achevé avant 2015, soit… dix-neuf ans après son démarrage, pour une facture de 1,8 milliard d’euros… Incroyable. Et aucun garde-fou, à aucun moment, ne semble avoir arrêté ce dérapage. En bref, ni pilote ni arbitre.

Décisions prises au fil de l’eau 
Premier élément dénoncé par la Cour: la réhabilitation du campus de Jussieu a été lancée dans l’urgence, négligeant les phases de préparation préalables. Un exemple parmi d’autres: la programmation d’ensemble des travaux n’a été arrêtée dans sa version définitive qu’en… 2010. «Les phases de préparation des opérations n’ont pas permis de définir avec suffisamment de précision le périmètre des travaux à mener et ont été à l’origine de nombreux travaux modificatifs», assène le rapport. À croire que le b.a.-ba n’a pas été respecté. D’où des décisions prises au fil de l’eau. Autre cause de dérive, l’absence d’objectif de maîtrise de coût. «Pour chaque opération, les budgets étaient discutés annuellement, sans l’obligation de respect d’un coût final prédéterminé», lance les conseillers de la Cour des comptes. Ubuesque…

Deuxième reproche de la Cour: alors qu’un établissement public a été spécialement créé, ce dernier «n’a pas joué correctement le rôle de maître d’ouvrage». Cette opération, note Didier Migaud, «a été marquée par une dilution des responsabilités entre les établissements universitaires bénéficiaires des travaux, l’État financeur et l’Établissement public». Sans parler de crises au sein de cet établissement. Mais surtout, «l’État n’a pas joué le rôle qui aurait dû être le sien, à savoir celui de pilote de l’opération». Or, la technique choisie, soit opérer sur un bâtiment occupé, entraînait de facto des relogements de services de chercheurs et d’étudiants pendant ces quinze années. Et des conflits fréquents entre les différents établissements universitaires ont suscité des exigences sur le relogement des laboratoires de recherche, entraînant des surcoûts importants.

Dernier reproche et non des moindres, «l’absence de mise en œuvre des observations des missions de contrôle». En effet, la Cour des comptes n’en est pas à son premier rapport sur Jussieu, mais son troisième, après un premier en 1999 et un deuxième en 2003. Selon la Cour, l’absence de mise en œuvre est due «en grande partie à l’opposition des différents acteurs majeurs de l’opération».

Du coup, si elle énonce à nouveau une série de recommandations, la Cour des comptes a décidé de frapper plus fort en saisissant la Cour de discipline budgétaire et financière, la juridiction administrative spécialisée chargée de réprimer les irrégularités en matière de finances publiques. Au-delà, une commission d’enquête parlementaire pourrait se saisir du sujet.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/17/01016-20111117ARTFIG00763-l-incroyable-facture-du-desamiantage-de-jussieu.php

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