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Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 9 mars 2012

Sarkozy : 7,5 millions d’euros pour soigner sa communication en 2009

L’Élysée a dépensé 7,5 millions d’euros pour assurer la communication de Nicolas Sarkozy en 2009, soit 6,6 % du budget de la Présidence.

La cellule de communication de l’Élysée comprend 51 personnes.

Montant total des dépenses de communication : 7 515 000 €

Equipe : 51 personnes (7 départs non remplacés depuis 2007)

Fonctionnement : 960 000 €
Investissement : 570 000 € (surtout Internet)
Salaires : 2 878 000 €. Soit un salaire moyen de 4 700 €
Déplacements : 935 000 € (préparatifs des voyages du président)
Sondages : 1 989 000 € (3 millions d’euros en 2008)
Abonnements presse : 181 000 € 

Internet

4 salariés et 3 stagiaires. 500 000 euros ont été consacrés en 2009 à la communication Internet.

Une somme deux fois plus élevée qu’en 2008. Sur cette somme, 250 000 euros ont été consacrés aux frais de fonctionnement du site de l’Élysée, 100 000 euros pour la nouvelle version du site avec une application iPhone et 50 000 euros pour le site de la fondation de Carla Bruni-Sarkozy.

Service de presse

Responsable Franck Louvrier, 41 ans. Le plus ancien collaborateur du président supervise toute la communication : Internet, service de presse et audiovisuel compris.

Equipe : 15 personnes, dont 5 conseillers presse qui répondent aux journalistes. Evelyne Richard, qui travaille à l’Élysée depuis Pompidou, organise les déplacements des médias (transports, hôtels).

Salaire moyen : Les conseillers presse gagnent 3 500 € net en moyenne par mois.

Les plumes

Henri Guaino : Conseiller maître à la Cour des comptes, il écrit les grands discours du président.

Son salaire, qu’il refuse de confirmer, s’élèverait à 18 626 € par mois, selon Le Parisien. En décembre 2009, Le Canard enchaîné évaluait le salaire annuel du conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino à 290 368,93 € : 132 856,93 € en tant que conseiller maître de la Cour des comptes, plus “une indemnité de sujétion particulière”, c’est-à-dire une prime de 157 512 €.

Marie de Gandt : Maître de conférences en littérature comparée à l’université de Bordeaux, l’ancienne plume de Xavier Bertrand et d’Hervé Morin vient d’être recrutée pour les « petits discours ». En plus de son salaire de l’Éducation nationale, elle touche une prime de cabinet.

Les deux plumes ne sont pas comptabilisées dans les effectifs communication.

Sondages

Equipe : 2 conseillers forment la cellule stratégie et sondages. Le publicitaire Jean-Michel Goudard (le G d’Euro RSCG), non rémunéré, et Julien Vaulpré, qui rédige chaque jour une note d’analyse.

Conseillers extérieurs : Deux cabinets privés conseillent le président sur les enquêtes d’opinion.

La société de Pierre Giacometti (GiacomettiPéron), ex-directeur général d’Ipsos, perçoit 43 500 € par mois. Celle de Patrick Buisson (Publifact), patron de la chaîne Histoire et ancien de « Minute », touche 10 000 €.

Coût des sondages : 3,28 millions d’euros pour 2008, 1,989 million estimé pour 2009 et 1,424 million prévu pour 2010.

Depuis la polémique, l’Elysée ne commande plus que des sondages sur l’image du président, laissant les autres au service d’information du gouvernement (SIG).

Les deux conseillers stratégie ne sont pas comptabilisés dans les effectifs communication.

Service audiovisuel

Equipe : 24 personnes, des militaires majoritairement. Parmi elles, quatre photographes, des monteurs, des cadreurs, un ingénieur du son, un éclairagiste, un graphiste.

Mission : Ils installent micros et décors avant les interventions de Sarkozy. Le président ne se déplace jamais sans sa sono, son pupitre, son fond de scène, ses drapeaux et sa moquette.

Source : Le Parisien (14.12.09).

http://www.observatoiredessubventions.com/2010/sarkozy-75-millions-deuros-pour-soigner-sa-communication-en-2009/

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Y’en a marre du train de vie l’état

Posté par ippolito le 9 mars 2012

C’est l’opiniâtre du quinquennat, l’investigateur obstiné des comptes de l’Elysée, de Matignon et des ministères Depuis 2007, le député de l’Aisne apparenté PS René Dosière a posé un total de 425 questions «écrites, précises, ciblées» pour lesquelles il a obtenu un taux de réponse de 78%. 

Grâce à lui, on sait que François Fillon utilise l’avion deux fois plus que Villepin. On apprend que l’Elysée compte 121 véhicules sous Sarkozy, contre 55 sous Chirac. Ou encore que le président sortant dépense plus de quatre fois plus en sondages que son prédécesseur.

De ce travail parlementaire rigoureux, le parlementaire zélé a fait un livre (L’Argent de l’Etat, un député mène l’enquête, Seuil). Mardi matin dans un bureau de l’Assemblée nationale, il en a fait l’article devant des journalistes avides de chiffres croustillants sur le train de vie de l’Etat. Ils n’ont pas été déçus même si Dosière a tenu à souligner des «améliorations dont il faut créditer» l’actuel locataire de l’Elysée. 

«Depuis 2008, une grande partie des financements des ministères sont regroupés dans un budget  »consolidé » désormais soumis au contrôle de la Cour des comptes», s’est-il ainsi félicité en soulignant qu’il préconisait ces mesures depuis des années. Pour ce qui est du budget de la présidence à proprement parler, 113 millions d’euros, Dosière regrette quand même que 30 millions de dépenses présidentielles soient toujours «dispersées dans les budgets ministériels» et que «la transparence sur les dépenses demeure très incomplète».

Ce n’est pas par simple obsession des chiffres que Dosière tient les comptes précis des Palais de la République. Mardi, il a cité Charles Péguy: «La mystique républicaine, c’était quand on mourait pour la République, la politique républicaine, c’est à présent qu’on en vit». En choisissant de citer l’auteur de Notre Jeunesse (1910), le député de l’Aisne se place d’entrée de jeu sur le terrain de la morale publique, qui se nourrit selon lui de la transparence des comptes et de la modestie des dépenses.

Mais ausculter celles du Palais et des services du Premier ministre devient de plus en plus difficile en cette période pré-électorale: «Curieusement, ironise Dosière, les ministres ne répondent plus dans les délais qui leur sont imposés aux questions que je leur pose. Si cette attitude, qui est contraire au règlement de l’Assemblée, avait été mise en application depuis plus longtemps, je n’aurais jamais pu mener les investigations auxquelles j’ai procédé», a-t-il souligné.

Augmentation des rémunérations dans les cabinets

Le satisfecit délivré à l’actuel président pour son quinquennat est donc bien relatif et, comme le martèle l’auteur, «les dépenses de l’Elysée ont été beaucoup plus importantes (durant l’actuel quinquennat) que sous Jacques Chirac». Car si les éléments de comparaison sont rares, reconnaît-il, «quelques chiffres sont significatifs». 

Et Dosière de déplorer la hausse de 49% des déplacement aériens («le Président passe en moyenne 24h par semaine en vol»), l’explosion des sommes consacrées aux sondages (500.000 euros par an sous Chirac contre 2.2 millions d’euros sous Nicolas Sarkozy), mais aussi «le doublement voire le triplement des forces de sécurité mobilisées à l’occasion des déplacements présidentiels». De ce dernier point, le député tire cette formule assassine: «Jacques Chirac aimait aller au contact des Français, alors que Nicolas Sarkozy dépense des sommes folles pour les tenir à distance».

René Dosière a également calculé qu’un ministre coûte en moyenne chaque année 16.72 millions d’euros à la collectivité. Un total qui comprend les frais de personnel, la communication, le loyer théorique, les frais de fonctionnement et le train de vie. Et le député d’affirmer que «réduire le nombre des ministres à 15, comme cela avait été envisagé, permettrait une économie de l’ordre du milliard d’euro sur la durée du quinquennat». 

Regrettant par ailleurs que le budget du premier ministre, dont la masse budgétaire est 3,2 fois supérieure à celle de l’Elysée, soit encore «plus opaque» que celui de la présidence, le député a l’honnêteté intellectuelle de mettre cette réalité sur le compte d’une plus grande complexité.

Malgré des documents budgétaires trop incomplets à son goût, René Dosière a toutefois relevé que François Fillon «utilise beaucoup trop l’avion»: 674 heures en moyenne par an contre 404 heures pour Raffarin et 335 pour Villepin. Des dépenses a priori prises en charge par le ministère de la Défense pour les déplacements en France, par celui des Affaires étrangères pour ceux hors de nos frontières. Le député s’alarme également que «ces dernières années dans le gouvernement de François Fillon, les rémunérations les plus élevés (aient) augmenté de 10 à 50%».

La moyenne mensuelle des trois rémunérations les plus élevées du cabinet du ministre des affaires européennes est ainsi passée de 6695 euros en juillet 2010 à 10403 euros en mai 2011, soit une hausse de 55%. Sur la même période, Dosière pointe +24% au ministère de la Défense, +30% au Sport, +32% à la Ville et +10% aux relations avec le Parlement. «C’est insupportable pour les Français et je pense en particulier aux fonctionnaires qui affrontent sur le terrain des usagers qui constatent la dégradation du service public. Nous n’arriverons pas à redresser la situation si les responsables politique n’ont pas un comportement exemplaire», affirme le parlementaire, convaincu qu’«un Etat modeste est un Etat fort, parce qu’il est fort de la confiance populaire».

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, et alors que le candidat socialiste François Hollande s’est pour l’instant contenté de promettre une baisse de 30% de la rémunération du président de la République et des membres du gouvernement, René Dosière a décidé de profiter de la campagne électorale pour faire 7 propositions (voir ci-dessous) concernant le budget de la présidence. Lui qui estime à 500000 euros le coût annuel d’un député, affirme en tout cas avoir déjà fait gagné 10 millions par an au budget de l’Etat grâce à son travail méticuleux. 

Les 7 propositions de René Dosière pour le budget de la présidence:

1. Assurer la transparence des dépenses et des recettes de l’Elysée en publiant les comptes à quatre chiffres. Mettre ce document intégralement sur le site de l’Elysée.

2. Terminer la consolidation du budget de la Présidence en incorporant les dépenses qui restent à la charge de divers ministères, soit 30 millions d’euros.

3. Davantage d’égalité. Création d’un comité technique paritaire.

4. Maintenir le contrôle annuel de la Cour des Comptes, y compris sur les années 2011 et 2012.

5. Mieux faire la distinction entre dépenses publiques et privées.

6. Soumettre la déclaration de patrimoine du Président de la République au contrôle de la Commission financière pour la transparence de la vie politique.

7. Clarifier le statut de l’épouse du chef de l’Etat.

http://www.liberation.fr/politiques/01012387047-elysee-matigon-le-depute-dosiere-fait-les-comptes-du-quinquennat

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Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 9 mars 2012

Une dépense de 500 000 euros pour un crapauduc sur les bords du lac du Der-Chantecoq (Marne).

Coût des travaux initié par la direction régionale de l’Environnement, de l’Aménage ment et du Logement (Dreal) : 500 000 euros ( 535 000 euros, selon Le Journal de la Haute-Marne).  Durée prévisionnelle des travaux : 3 mois. Fin février 2011, le chantier accusait 1 mois et demi de retard.

Financement :

300 000 euros de l’ Agence de l’ eau Seine-Normandie (Établissement public du ministère de l’ Écologie ; la France compte six agences de l’eau qui regroupent 1 800 collaborateurs),
100 000 euros du Feder (Fonds européen de développement régional),
100 000 euros du Conseil général de la Marne, qui a institué en 2006 une taxe au profit des espaces naturels sensibles.

La route que traversent les crapauds pour rallier leurs sites de reproduction a été détruite et refaite.

17 tunnels ont été creusés sous la chaussée pour assurer la traversée des batraciens. Un muret en béton a été coulé sur 800 mètres, des deux côtés de la chaussée.

Nous remercions M. Longuet, membre de Contribuables Associés, qui nous a signalé cette information et transmis une photo.

http://www.observatoiredessubventions.com/2011/un-crapauduc-a-500-000-euros-dans-la-marne/

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Y’en a marre du train de vie de l’Elysée

Posté par ippolito le 9 mars 2012

Les dépenses en alimentation de l’ Elysée atteignent des sommets !

René Dosière, député apparenté socialiste de l’ Aisne, a déclaré, le 31 janvier au cours d’une conférence de presse où il présentait son livre « L’Argent de l’ Etat« , que  » 11 000 euros de denrées alimentaires pénétraient quotidiennement au palais de l’ Elysée« .

« Le Président mange peut-être peu, paraît-il, mais ses convives, surtout parlementaires, ont un gros appétit« , a-t-il confié.

Ce n’est pas très confraternel de dénoncer ainsi ses petits camarades.

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/les-depenses-en-alimentation-de-l-elysee/

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Y’en a marre des nouvelles taxes

Posté par ippolito le 9 mars 2012

Au moins 24 nouvelles taxes ont été créées en cinq ans

« Vous avez taxé les clés USB, les disques durs, les véhicules selon des caractéristiques fluctuantes au gré des lois de finances (…) Vous avez même taxé les poissons, les crustacés et les mollusques, avant que la Commission européenne ne vous dise que décidément, celle-là était peut-être de trop ! » A front renversé, alors que l’argument du « matraquage fiscal » est en général celui de la droite contre la gauche, le député socialiste du Lot-et-Garonne, Jérôme Cahuzac  s’est livré, mardi 18 octobre, à un réquisitoire contre les taxes que propose l’UMP dans le cadre du projet de loi de finances.

La pique du président de la commission des finances de l’Assemblée visait à souligner un paradoxe : c’est selon lui sous le mandat de Nicolas Sarozy qu’a été battu le record de créations de taxes nouvelles.

En 2007, l’actuel chef de l’Etat n’avait pas de mots assez durs contre les hausses d’impôts et la fiscalité. Il promettait de réduire les prélèvements obligatoires de quatre points durant son mandat. Soit, expliquait-il dans un entretien au Monde, « 2 000 euros rendus aux Français par foyer et par an, y compris les retraités, et 4 900 euros par foyer si on s’en tient à la France qui travaille. » Entre 2007 et 2011, selon Bercy, le taux de prélévements obligatoire sera finalement passé de 43,6 % en 2007, selon l’OCDE, à 44,5 % prévus pour 2012, et 40,7% en 2000.

Cette rupture de promesse pourrait se justifier, en premier lieu par la crise. Mais l’Elysée n’a pas souhaité assumer ce changement de cap et a continué à marteler qu’il refusait « absolument la perspective d’une augmentation générale des impôts » (discours de Nicolas Sarkozy au Conseil économique, social et environnemental, le 14 janvier 2011). Un refus martelé dans des dizaines de discours, comme le montre une simple recherche sur le site de l’Elysée.

Pour augmenter les rentrées fiscales sans toucher aux impôts les plus « visibles » et les plus symboliques (sur le revenu, sur les sociétés ou la TVA), la majorité a rusé, et mutiplié au fil des ans les taxes et dispositifs de prélévements divers et variés, touchant à de très larges domaines.

Le Monde.fr a tenté, à partir de la liste de la commission des finances de l’Assemblée, d’établir une liste des taxes créees depuis le quinquennat. En se limitant aux seules taxes incluses dans les lois de finances (donc sans tenir compte de celles prévues par les finances sociales), et en ne retenant que les taxes encore en vigueur (donc sans tenir compte de taxes supprimées, ni des hausses de taxes existantes), on parvient sans peine à 23 nouvaux prélèvements, qui rapportent chaque année plus de trois milliards d’euros de recettes.

PROJET DE LOI DE FINANCES 2012 (Taxes en cours de discussion à l’Assemblée)

Taxe supplémentaire exceptionnelle sur les hauts revenus : Cette taxe, votée par les députés le 19 octobre, touchera les ménages les plus riches, en imposant une surtaxe de 3 % sur les revenus de 250 000 à 500 000 euros, et de 4 % au-delà de 500 000, jusqu’à ce que les finances publiques soient à l’équilibre.
Taxe sur les loyers élevés des micro-logements : Encore en discussion, cette taxe de 10 % à 40 % sur le loyer touchera à partir du 1e janvier les locations de petites surfaces dont le prix dépasse 40 euros du mètre carré. On ne sait pas combien elle va rapporter.
COLLECTIF BUDGÉTAIRE 2011

Taxe sur les nuitées d’hôtel supérieures à 200 € : Cette taxe mis en place dans le collectif budgétaire de l’été 2011 a remplacé au débotté une taxe sur les parcs à thème, abandonnée sous la pression des lobbies. Elle concernera les chambres les plus luxueuses, et devait rapporter 90 millions d’euros.
Contribution exceptionnelle sur la provision pour hausse des prix mise à la charge des entreprises du secteur pétrolier : Egalement issue du « plan Fillon » de l’été 2011, cette taxe frappe les entreprises pétrolières, et devrait rapporter 120 millions d’euros.

Imposition des plus-values latentes lors du transfert d’un domicile fiscal à l’étranger : Toujours issue du   »plan Fillon », cette taxe vise à limiter « l’effet d’aubaine » pour les contribuables qui quittent la France. Elle doit rapporter 189 millions d’euros.

Contribution sur les activités privés de sécurité : Touchant les entreprises de sécurité privées, elle est destinée à financer le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnadps), qui contrôlera l’activité des sociétés de sécurité qui se multiplient en France. Elle rapporte 17 millions d’euros.

LOI DE FINANCES 2011

Taxe de risque systémique pour les banques : Adoptée dans le projet de loi de finances 2011, cette taxe doit dissuader la prise de risques des établissements bancaires et compenser le coût de résolution de crises issues de ce risque. Elle doit rapporter 809 millions d’euros.
Taxe de droit de timbre pour l’introduction d’une instance dans le cadre de la réforme de l’aide juridictionnelle : Violemment critiquée par les avocats qui la jugent « profondément injuste », cette taxe impose le paiement de 35 euros pour toute action judiciaire. Elle devrait rapporter 88 millions d’euros.

Contribution de solidarité territoriale et taxe sur le résultat des entreprises ferroviaires: Instaurée par l’article 65 de la loi de finances 2011, il s’agit d’une taxe visant les opérateurs ferroviaires privés autorisés à utiliser le réseau ferré français. On ne connaît pas son produit.

Contribution financière sur la capitalisation boursière : Cette taxe créée à l’article 9 de la loi de finances institue une contribution pour les sociétés détentrices de capitalisations au-delà d’un milliard d’euros. Elle est comprise entre 20 000 et 300 000 euros (pour 20 milliards de capitalisation), et doit financer l’autorité des marchés financiers (AMF). Elle pourrait rapporter autour de 12 millions d’euros. Les établissements financiers sont également concernés.

Taxation des sommes placées sur la réserve de capitalisation des entreprises d’assurances. Egalement créée par l’article 9 de la loi de finances, elle taxe de 5 % à 10 % les sociétés d’assurances qui constituent une réserve d’argent dans certaines conditions.

Contribution adtionnelle à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux applicables à certaines stations radioélectriques : Cette taxe vient, avec d’autres, compenser la fin de la taxe professionnelle, décidée en 2010 par Nicolas Sarkozy. Elle touche les entreprises dites « de réseau », donc qui touchent à l’énergie, au transport ou aux télécommunications, qui sont surtaxés de 5 % sur leur imposition forfaitaire (Ifer).

LOI DE FINANCES 2010

Taxe spéciale d’équipement au profit de la société du grand Paris : Cette taxe, plafonnée à 117 millions d’euros par an, touche les propriétaires, entreprises ou particuliers, de foncier dans la région Ile-de-France. Elle doit permettre de financer la société du grand Paris.

Contribution annuelle au profit de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire due par les exploitants des installations nucléaires de base : Cette taxe cible les exploitants de centrales. Elle est destinée à financer l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Taxe exceptionnelle sur les bonus des traders. Cette taxe, instaurée en  2009 à titre exemplaire, en pleine crise financière, est destinée à financer Oseo, le fonds créé pour aider les PME, en taxant les rémunérations des « salariés, professionnels des marchés financiers dont les activités sont susceptibles d’avoir une incidence significative sur l’exposition aux risques de l’entreprise ». Elle a rapporté  270 millions d’euros en 2010.

LOI DE FINANCES 2009

Droit affecté au fonds d’indemnisation de la profession d’avoués près les cours d’appel: Dans la loi de finance rectificative pour 2009, le législateur a voté une indemnisation des avoués et de leurs salariés. 

Cette taxe, d’un montant forfaitaire de 330 euros est due, lors d’un procès, “par la partie qui interjette appel principal, lorsque l’appelant est tenu de constituer avocat devant la cour d’appel”.

Droit de timbre perçu en cas de renouvellement anticipé de la CNI : La loi de finance pour 2009 impose à tout citoyen de présenter sa carte nationale d’identité afin de la renouveler. En cas de défaut de présentation de la précédente carte, on doit s’acquitter d’un droit de timbre de 25 €. La somme ainsi récoltée est versée à l’Agence nationale des titres sécurisés, dans la limite de 12,5 millions d’euros.

Taxe pour la gestion des certificats d’immatriculation des véhicules : Depuis 2009, la délivrance d’un certificat d’immatriculation d’un véhicule neuf ou d’occasion et soumise à un droit de timbre de 4 €.
Eco-taxe poids lourds : Pour limiter la pollution, les acteurs du Grenelle de l’environnement voulaient dissuader, au moyen d’une taxe appelée « éco-redevance kilométrique » – comprise entre 0,025 et 0,20 € –, le transport des marchandises par la route. Votée dans le projet de loi de finances pour 2009, l’éco-taxe sur les poids lourds devait être expérimentée en 2011 dans la région Alsace. Ce test a été reporté à 2013. Étendu à tout le pays en juin 2013, le dispositif devrait rapporter 1,2 milliard d’euros par an.

LOI DE FINANCES DE 2008

Taxe minière spécifique applicable à la production d’or en Guyane : Cette taxe concerne les exploitants d’or de Guyane, qui sont taxés à hauteur de 1 % du cours moyen annuel de l’or au maximum, soit 198 euros par kg d’or au maximum, et 40 à 80 euros au minimum.
Taxe annuelle sur la détention de véhicules particuliers polluants : Cette taxe de 160 euros, issue du Grenelle de l’environnement, s’applique aux véhicules polluants, en fonction de leur émission de CO2
Droit fixe sur chaque rapport de certification des comptes : Cette taxe, destinée à financer le Haut conseil du commissariat aux comptes, prélève des sommes sur les rapports de certification sur des marchés réglementés.

Loi de finances 2007

Taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules : Cette taxe, qui vient donc en renforcer une autre, s’applique aux véhicules polluants, qui sont surtaxés de deux ou quatre euros.

Au total, donc, ce sont 24 nouvelles taxes qui auront été lancées et maintenues depuis cinq ans, pour le seul projet de loi de finances, sans comptabiliser les taxes qui permettent de financer la Sécurité sociale, et qui seront l’objet d’un prochain article du Monde.fr.

Samuel Laurent et Jonathan Parienté

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/21/au-moins-24-nouvelles-taxes-ont-ete-creees-en-cinq-ans_1591172_823448.html

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Y’en a marre du parlement européen

Posté par ippolito le 9 mars 2012

9 millions d’euros par an pour la chaîne TV du Parlement européen

Europarl TV, la chaîne du Parlement européen qui émet sur Internet depuis septembre 2008, coûte 9 millions par an mais ne compte que 900 téléspectateurs en moyenne par jour.

(Pour  9 000 personnes travaillant au Parlement et 500 millions de personnes vivant dans l’UE).

Pour la commission du contrôle budgétaire du Parlement (projet de rapport du 3 février 2011), Europarl TV ne peut ” être considérée comme un succès compte tenu de son nombre très limité d’utilisateurs directs (…) et ce malgré les crédits annuels considérables “.

” Les seuls gens qui la regardent sont à Bruxelles : ce sont les eurodéputés  et leurs collaborateurs, pas les citoyens normaux. » constate l’eurodéputé finlandais Ville Itälä , rapporteur de la commission du contrôle budgétaire du Parlement, dans des propos cités par le quotidien britannique The Telegraph (18.03.2011).

Selon sa charte éditoriale, Europarl TV est ” destinée à concourir à la démocratisation du Parlement européen et au développement d’un espace public européen”.

La chaîne diffuse en 22 langues des entretiens avec des députés, des discours, des documents de fond sur l’histoire de l’Union européenne, des programmes en direct et des rapports parlementaires.

http://www.observatoiredessubventions.com/2011/9-millions-deuros-par-an-pour-la-chaine-tv-du-parlement-europeen/

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