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Y’en a marre des élus locaux

Posté par ippolito le 16 mars 2012

Pourquoi les contribuables versent-ils chaque année la somme record de 1,4 milliard d’euros d’indemnités aux élus locaux?

C’est un chiffre tabou. Difficile à obtenir. Il s’agit du montant global des indemnités versées chaque année à tous les élus locaux. En 2007, il a fallu toute la force de persuasion du député René Dosière (qui lutte contre l’opacité des comptes publics) pour que le gouvernement consente à publier les chiffres… de 2004. Et la note est très salée comme le relève Vincent Quivy dans son livre Nos chers élus, ce qu’ils gagnent vraiment, en atteignant plus d’un milliard d’euros.

Episode 8 : La somme record des indemnités versées aux élus locaux.

Commune, communauté de commune, syndicat, société d’économie mixte, département, région. Ce mille-feuille administratif constitue autant d’occasions pour les élus locaux de percevoir des indemnités. Et vu que les données sont longues et compliquées à recueillir, le ministère en charge des collectivités locales peinent à donner le montant global des indemnités versées. Pourtant, ce chiffre existe. Et il est très élevé : en 2004, les élus locaux ont perçu près de 1,3 milliard d’euros d’indemnités. En 2007, cette somme a augmenté de 10% selon Vincent Quivy en atteignant 1,4 milliard d’euros. 

Pourquoi ce chiffre est-il aussi élevé ? C’est le nombre record de communes en France qui explique en grande partie cette somme. Les indemnités des 36 000 maires et de leurs adjoints représentent à elles-seules près d’un milliard d’euros. À cela s’ajoutent les salaires des conseillers généraux et régionaux (179 millions d’euros), les élus de Paris (11 millions d’euros).

 Sans oublier les nouvelles dépenses nées de la création des communautés de communes : en 2007, alors que l’intercommunalité n’était pas encore achevée, les indemnités des présidents, vice-présidents et membres des assemblées de communautés de communes s’élevaient déjà à 162 millions d’euros. 

Nul doute qu’en cinq ans, ce chiffre a fortement augmenté. Une anomalie financière et démocratique car en raison du cumul des mandats, ce sont souvent les mêmes qui se partagent tous ces postes.

*** Source
- Vincent Quivy, Chers élus, ce qu’ils gagnent vraiment, Seuil, 2010

http://www.politique.net/2012011201-indemnites-des-elus-locaux.htm

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Y’en a marre du montant des subventions pour la culture

Posté par ippolito le 16 mars 2012

32 millions de subventions pour les festivals de Midi-Pyrénées

La région Midi-Pyrénées investit chaque année 32 millions d’euros dans la culture, alors que le désengagement de l’État met à mal la survie des manifestations culturelles .

Révéler les talents de Midi-Pyrénées, faire connaître les compagnies régionales et réaffirmer le soutien de la région, tels sont les objectifs du Guide des festivals, dont la 12e édition pour la saison 2010-2011 vient d’être présentée .

En tout, ce ne sont pas moins de 185 manifestations qui ont été sélectionnées dans ce nouveau numéro, et font valoir la vitalité culturelle de la région Midi-Pyrénées.

Le Guide sera disponible gratuitement dans plus de 3 200 sites de Midi-Pyrénées ainsi que sur le site internet du Conseil Régional .

L’action de la région en faveur des arts de la scène passe également par l’accompagnement de troupes régionales au festival d’Avignon, qui se déroulera du 8 au 31 juillet. Cette manifestation est depuis longtemps un événement incontournable en matière de spectacle vivant, qui doit permettre de « promouvoir la création midi-pyrénéennes auprès des festivaliers », a expliqué Dominique Salomon. 

Cette saison, 24 compagnies midi-pyrénéennes pourront se produire à Avignon grâce au soutien de la région, qui a déboursé près de 120 000 euros pour leur permettre de participer au festival «off». Parmi elles, six présenteront des numéros de cirque dans le cadre de l’opération « Midi-Pyrénées fait son cirque en Avignon », organisée par Circuits, Le Lido et La Grainerie, trois structures régionales de la filière cirque. Fait exceptionnel cette année: deux compagnies de théâtre ont également été retenues pour le festival «in», qui se déroulera du 7 au 27 juillet.

source: la Depeche

http://www.observatoiredessubventions.com/2010/32-millions-de-subventions-pour-les-festivals-de-midi-pyrenees/

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Y’en a marre des faux préfets

Posté par ippolito le 16 mars 2012

Ils n’ont jamais été préfets, mais ils en touchent la retraite

Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfets alors qu’ils ne le sont pas. Un copinage politique qui leur permet notamment de toucher une retraite de préfet. Parmi eux, Michel Vauzelle et Michel Delebarre.

Parmi ces préfets fantômes, les députés et anciens ministres de François Mitterrand, Michel Vauzelle (photo), 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans SIPA

C’est un scandale français, un de ces abus qui alimentent la rancœur des citoyens contre les politiques. Un de ces arrangements entre amis que l’on cache soigneusement au citoyen, mais qui coûte cher au contribuable. 

Certains de nos hommes politiques et certains hauts fonctionnaires ont été nommés préfets par nos présidents de la République successifs, ils bénéficient d’avantages liés à cette fonction… mais ils n’en ont jamais exercé la moindre fonction. Parmi ces préfets fantômes, figurent deux stars de la politique, les députés et anciens ministres de François Mitterrand, Michel Vauzelle, 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans.

Tous deux indiquent, sur le site informatique de l’Assemblée nationale, la même profession : préfet. Pourtant, le premier est avocat de profession et le second cadre supérieur de collectivités locales. En fait, ces deux grands notables locaux du Parti socialiste qui n’ont jamais exercé les fonctions de préfet avaient été nommés à ce titre, de manière discrétionnaire, par le président François Mitterrand, en 1985 pour le premier et en 1983 pour le second.

Quel intérêt de nommer un préfet fantôme ? C’est un joli cadeau… financier, facile à comprendre. Le 28 avril 2011, Michel Delebarre a fait valoir ses droits à la retraite de préfet, à l’âge de 65 ans, tout comme l’avait fait le 15 août 2010 Michel 

. Cela permet à ces deux caciques du PS de toucher aujourd’hui une pension mensuelle de 4.000 € brut, qui vient s’ajouter à leurs indemnités de parlementaires et d’élus locaux : soit 15.124 € brut (Michel Delebarre) et 9.760 € brut (Michel Vauzelle).

 Sans compter pour chacun une indemnité (forfaitaire) représentative de frais de mandat de député de 6.000 € net. Et cela, en toute discrétion. 

Retraites dorées

D’ici quelques années, lorsqu’ils décideront d’abandonner leurs mandats, ces deux parlementaires pourront cumuler la totalité de leurs retraites de préfet, de parlementaire et d’élu local ! Soit en tout, de l’ordre de 12.000 € mensuels brut pour le premier et 10.000 pour le second. Rappelons que, selon l’Insee, le montant moyen brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1.196 € par mois… Des montants et des cumuls choquants pour bon nombre des Français.

En juin 2007, à une question de l’hebdomadaire L’Express lui demandant quel était son principal défaut, Michel Delebarre avait répondu : « Je veux tout. » Tout, il l’aura bientôt. En effet, le maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine de cette ville et préfet à la retraite abandonnera en septembre prochain son mandat de député pour être tête de liste socialiste aux sénatoriales dans le département du Nord.

Le général de Gaulle, qui ne plaisantait pas avec les finances et la morale publiques, avait mis fin à cette folie des « préfets fantômes », une folie qui perdurait depuis la création de ce corps par Napoléon Ier, en 1800. Autre temps, autres mœurs : avec l’arrivée de François Mitterrand à l’Elysée, en 1981, ce système de copinage, souvent basé sur des relations maçonniques, renaissait de ses cendres.

 La nomination de préfets « en mission de service public relevant du gouvernement » était alors autorisée par un décret du 23 décembre 1982, à hauteur de 5 % de l’effectif budgétaire du corps des préfets. Aujourd’hui, ce quota de « faux préfets » autorisés représente 7 % des 236 préfets, soit 17 préfets fantômes. Au fil du temps, cela fait des dizaines de faux préfets, nommés de manière totalement discrétionnaire et sans exiger le moindre titre ou diplôme pour exercer ces fonctions. 

6.000 € mensuels sans rien faire

Au bout de quelques mois, ces préfets bidons sont nommés préfets hors cadre. Une voie de garage « royale » (utilisée également pour écarter les préfets qui déplaisent), dont on ne revient jamais, mais qui permet aux intéressés de toucher aujourd’hui 6.000 € brut mensuels en attendant la retraite ou d’être élu sénateur, voire député.

Placé alors en détachement pour exercer son mandat, le préfet parlementaire (deux fonctions officiellement incompatibles selon la loi) ne reçoit plus de l’Etat qu’un tout petit salaire correspondant exactement au paiement de ses cotisations de retraite de préfet. Ce qui a été le cas de Michel Delebarre et de Michel Vauzelle pendant plus de vingt-cinq ans. De plus, en cas d’échec électoral, chacun d’entre eux pouvait coiffer sa casquette de préfet hors cadre et percevoir son salaire plein pot, sans être affecté en poste dans un département.

De 1982 à 1995, François Mitterrand a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public. Parmi eux, dix-sept étaient issus des corps de sous-préfets et administrateurs civils. Agés d’au moins soixante ans, ces vieux serviteurs de l’Etat partaient en retraite quelques mois après leur nomination, qui récompensait leurs loyaux services. Ce qui leur permettait de toucher une pension nettement supérieure à celle à laquelle ils avaient droit pour leur carrière de sous-préfet ou dans l’administration de l’Etat. 

La deuxième partie de ces préfets en mission de service public (une quarantaine) était en quasi-totalité des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Parmi cette quarantaine de privilégiés, les élus ont le droit de cumuler aujourd’hui cette retraite de préfet en mission (4.000 € en moyenne) avec toutes leurs autres pensions liées à leurs mandats électoraux et des emplois privés.

Garantie tous risques pour les courtisans

Cette institution des préfets fantômes n’est en réalité qu’un des systèmes légaux de financement des deux grands partis politiques français, le PS et l’UMP. Depuis sa renaissance « mitterrandienne », le système a prospéré sous Jacques Chirac, y compris lorsque Lionel Jospin était Premier ministre. Ce cadeau présidentiel offre une sorte de garantie tous risques pour les courtisans, les poids lourds et les incontournables de ces deux formations. On recase toujours ses amis ! Voilà pourquoi, chaque mercredi, jour du Conseil des ministres, un « ami » ou un obligé du président de la République, depuis François Mitterrand, peut être nommé préfet « fantôme » chargé d’une « mission (bidon) de service publique relevant du gouvernement ».

Nicolas Sarkozy n’a pas mis fin au système. Son ancien ministre et fidèle conseiller, Brice Hortefeux, 53 ans, en bénéficie. Selon un décret pris lors du Conseil des ministres du 27 avril 1995, il a été nommé préfet, chargé d’une mission de service public relevant de l’action du gouvernement. A l’époque, à la fin des années 1990, ce fidèle de Nicolas Sarkozy tirait ses ressources de son revenu de préfet, soit 40.000 francs brut par mois, et de ses indemnités de conseiller régional d’Auvergne, soit 10.000 francs brut mensuels.

Cette promotion à un poste de préfet fantôme a suscité l’opposition du commissaire du gouvernement, Rémy Schwartz, lors de la séance publique du Conseil d’Etat de novembre 1996. En vain. Car, au bout du compte, à gauche comme à droite, personne ne remet vraiment en cause le système. Tous en profitent, espèrent en profiter ou en faire profiter un ami, un jour ou l’autre. Ce qui est en réalité un scandale d’Etat bénéficie d’un habillage légal dont tous les politiques s’accommodent en silence.

Nommé préfet pour l’empêcher d’être réélu sénateur
Le 11 octobre 2010, le président de la République nommait préfet administrateur des Terres australes et antarctiques françaises (avec résidence dans l’île de la Réunion) le sénateur de Maine-et-Loire, Christian Gaudin, 60 ans. 

En fait, cet ancien membre du Modem et aujourd’hui du Nouveau Centre avait été élu sur sa propre liste aux sénatoriales de 2011 contre celle du poids lourd local de l’UMP, André Lardeux, 64 ans, ex-président du conseil général. En fait, l’Elysée veut que la droite parte unie aux sénatoriales de septembre 2011 en Maine-et-Loire pour avoir une chance de gagner le siège supplémentaire (le département passe de trois à quatre sénateurs). D’autres sénateurs empêcheurs de tourner en rond pourraient être nommés préfets.

Cette nomination inopinée vise uniquement à déminer une situation bien compliquée dans le département de Maine-et-Loire pour les sénatoriales de septembre 2011. La droite possède deux sénateurs hommes, tous deux poids lourds locaux, et qui ont mené leur propre liste en 2001, l’ancien président du conseil général, André Lardeux, 64 ans, et Christian Gaudin, 60 ans. Tous les deux étaient partants pour se représenter en septembre 2011. La présence de Catherine Deroche colle parfaitement avec la constitution « chabadabada » des listes… De plus, le Maine-et-Loire va encore se jouer à la proportionnelle, car le département gagne un siège de sénateur, en passant de 3 à 4 représentants. N’oublions pas que ce département figure parmi les espoirs de la droite quand à la conquête du quatrième siège : si la droite part unie, elle a une chance de s’emparer de ce siège.

Etant donné qu’elle domine le conseil général et la majorité des communes. Après, c’est aussi stratégique d’avoir quelqu’un comme Catherine Deroche au Sénat : en septembre 2011, elle n’aura même pas un an de mandat et, malgré son expérience et sa présidence de l’association des maires, elle n’a pas le poids nécessaire pour tenter de se faire réélire en montant une liste dissidente. D’autres empêcheurs de tourner en rond pourraient être nommés préfets : Alain Vasselle ou Philippe Marini dans l’Oise, Laurent Béteille pour l’Essonne, Alain Gournac ou Dominique Braye dans les Yvelines, et enfin Christian Demuynck en Seine-Saint-Denis.

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/scandale-ils-n-ont-jamais-ete-prefets-mais-ils-en-touchent-retraite-98391.html

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Y’en a marre des dérives des dépenses publiques

Posté par ippolito le 16 mars 2012

Pendant la crise, la dilapidation de l’argent des contribuables continue.

“Valeurs actuelles” s’est procuré en avant-première une étude réalisée par Contribuables associés, qui pointe petites et grosses dérives de nos dépenses publiques. Creusant chaque jour de nouveaux déficits.

Les faits, rien que les faits : tel est, selon Benoîte Taffin, porte-parole de l’association Contribuables associés, l’objectif des Dossiers du contribuable consacrés aux gaspillages de l’argent public en 2009 et 2010 qui seront dévoilés le 1er mars, et dont nous publions en exclusivité certains des extraits les plus marquants. 

Un an d’enquête et 84 pages pour dénoncer, chiffres à l’appui, le train de vie des « princes qui nous gouvernent », « le gouffre des collectivités territoriales », « les ruineuses annexes de la fonction publique » et « les associations et syndicats dévoreurs de subventions ». Entre autres. 

ADu milliard d’euros de la grippe A aux 450 000 euros dépensés par la commune de Saint-Cyprien pour des toilettes publiques ouvertes seulement… trois mois par an, en passant par les 15 117 euros nets mensuels perçus par les trois conseillers les mieux payés de François Fillon et les dizaines de millions d’euros offerts – en violation de la loi de 1905 – pour la construction de mosquées, les exemples de cet “argent des Français” gaspillé se comptent par centaines. Quand ils sont débusqués…

 Il y a urgence à s’attaquer – vraiment– à ce mal français qu’est la “dépensionnite aiguë”, plombant chaque jour davantage nos déficits et notre dette, déjà abyssale, de 1 600 milliards d’euros – 25 000 euros par Français ! S’adressant le 19 septembre 2007 – quatre mois après son élection – aux membres de l’institut régional d’administration de Nantes, voici, rappelle Contribuables associés, ce que déclarait Nicolas Sarkozy : « Ne plus gaspiller un seul euro d’argent public, tel doit être l’idéal vers lequel nous devons tendre. […] 

C’est une question d’économie : nous n’avons plus les moyens de gaspiller, nous avons trop de déficits, nous avons trop de dettes. […] C’est aussi une question de morale : l’argent public, c’est l’argent des travailleurs, l’argent de ceux qui se donnent du mal pour gagner leur vie, qui ont du mal à gagner leurs fins de mois, du mal à loger leur famille et à élever leurs enfants en travaillant. 

Le moindre des respects qu’on leur doit, c’est de ne pas laisser gaspiller, de ne pas laisser détourner ce qu’ils ont si durement gagné. » Qui peut dire, plus de trois ans après, que le défi n’est plus d’actualité ?

Ruineuse protection des élus

“Selon un prérapport de la Cour des comptes sur le Service de protection des hautes personnalités (SPHP), chacun des 700 policiers qui en sont membres coûte en moyenne 71 879 euros par an, soit plus de 5 millions d’euros. […] La France est le seul pays à accorder une protection policière ad vitam æternam à ses anciens ministres de l’Intérieur et à assurer la protection de tous les membres du gouvernement. La Cour des comptes préconise de supprimer ce qu’elle appelle des « missions de confort ».”

Très chers voyages présidentiels

“Les voyages présidentiels ont représenté en 2009 une charge de 19,7 millions d’euros, soit près de 18 % du budget de la Présidence, davantage qu’en 2008. Hors déplacements dus à la présidence française de l’Union européenne, ce poste a augmenté de 51 % en 2009. En métropole, le coût moyen d’un déplacement est passé de 69 921 à 93 400 euros en 2009, soit + 34 %. Un déplacement de deux heures et demie dans l’Ain a coûté 128 291 euros (855 euros la minute). […] Le voyage de Nicolas Sarkozy à La Réunion en janvier 2010 (dans le cadre de ses voeux à l’outre-mer) a coûté plus de 1,6 million d’euros pour un déplacement de vingt-quatre heures.”

Inspecteurs de l’Académie fictifs

“Les inspecteurs de l’académie de Paris (IAP) ont été créés en 1810. Mais depuis 1962, ils ne servent plus à rien. […] La fonction d’inspection est attribuée depuis cette date aux inspecteurs pédagogiques régionaux. Pourtant les IAP ont été maintenus […] et depuis une dizaine d’années leurs effectifs ont même triplé ! Vingt-deux IAP en 2007, alors qu’ils n’ont été qu’entre six et huit pendant un siècle et demi. Plusieurs d’entre eux sont rémunérés 4 500 euros nets par mois […]. Ce corps est amené à disparaître courant 2011.”
Le “trou” de la Cité de l’immigration

“La Cité nationale de l’histoire de l’immigration a ouvert ses portes au public en octobre 2007. Sa vocation : « changer le regard sur l’immigration ». […] Placée sous quadruple tutelle ministérielle (Culture, Intérieur, Éducation nationale et Recherche), elle coûte cher – plus de 20 millions d’euros de travaux et 7,2 millions d’euros de budget annuel – et ne fait pas recette : 85 000personnes sont venues en 2009 – moins qu’en 2008 –, surtout des scolaires, et 80 % du public est entré gratuitement.”

Rhône-Alpes : un hôtel de région à 164 millions d’euros

“Le budget pour la construction de l’hôtel de la région Rhône-Alpes était de 96 millions d’euros en avril 2005. Les sommes engagées à la fin septembre 2010 pour ce chantier s’élèvent à 164 millions d’euros. D’autres dépassements de budget sont à prévoir.”

Vitré : va-et-vient à 1million d’euros

“Rachida Dati avait décrété la fermeture du tribunal d’instance de Vitré (Ille-et-Vilaine) en 2008, décision effective le 1er janvier 2010. Première facture : 15 000 euros d’indemnisation pour chacun des six fonctionnaires en poste, plus 220 000 euros pour reloger les dossiers. Sans compter l’archivage. Au total : 364 000 euros. […] Las, retournement de situation en août 2010 : Vitré va voir revenir son tribunal. Nouvelle facture : 500 000 euros pour la remise aux normes des bâtiments.”

Conseil général du Nord : un pot à 260 000 euros !

“Le pot de nouvelle année 2010 de Bernard Derosier, le président du conseil général du Nord, a coûté 260 000 euros. […] Le département avait loué le Zénith de Lille pour l’occasion. […] Derosier a remis le couvert au même endroit pour ses voeux 2011.”

Les privilégiés de Dunkerque

“Les fonctionnaires de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) jouissent en moyenne de 54 jours de vacances par an, selon un rapport de novembre 2007 de la chambre régionale des comptes du Nord-Pas-de-Calais. […] Les primes annuelles représentent près de six mois de rémunération brute. Hors primes de vacances (1 163,62 euros), de frais d’habillement (129,16 euros) ou de repas (661,29 euros). Les élus ne sont pas oubliés : le budget de fonctionnement des groupes politiques est de 294 000 euros par an. Il a augmenté de 40 % entre 2001 et 2007.”

Primes et salaires non justifiés à la Mairie de Paris

“La chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France a enquêté sur la gestion des ressources humaines de la Mairie de Paris depuis 2002. Cette enquête fait état d’irrégularités, notamment dans le versement de primes et les rémunérations. Cette prime s’échelonne de 30 000 à 40 000 euros. […] Le volume global de la prime dite départementale est passé de 5 millions d’euros en 2002 à près de 13 millions en 2009. 162 bénéficiaires en 2002 ; 7 200 en 2009. Qua rante-quatre fois plus !”

HLM de Paris : un siège très luxueux

“Paris Habitat, l’ex-Opac (Office public d’aménagement et de construction), a décidé, en 2003, de regrouper l’ensemble de ses services en un site unique, rue Claude-Bernard, dans le Ve arrondissement de Paris. En 2009, le nouveau bâtiment était enfin livré, lesté de trois ans de retard et d’une augmentation de 55 % des coûts, ce qui en portait le montant total à 197,5 millions d’euros.”

Billets gratuits à la SNCF

“Selon la Cour des comptes, […] l’écart de productivité entre la SNCF et les entreprises concurrentes dans le secteur du fret est de l’ordre de 30 %. Les magistrats épinglent également les “facilités de circulation” accordées à l’ensemble des agents de la SNCF et à leurs familles. Ce privilège donne droit à la quasi-gratuité du transport sur l’ensemble du réseau. Plus de 843 217 cheminots, retraités et ayants droit bénéficient de ce dispositif.”

Météo-France : 30 heures de travail par semaine

“Le budget de Météo-France s’élève à 370 millions d’euros pour plus de 3 700 salariés (1 800 employés au Met Office britannique). 258 millions sont consacrés aux dépenses de personnel, soit 70 % du budget ! […] Météo-France est déficitaire de plus de 4 millions d’euros pour 2010. Ses employés bénéficient d’un statut particulier. En plus du salaire mensuel, leur sont octroyées plusieurs rémunérations accessoires « à la limite de la légalité » […] d’après la Cour des comptes. Les salariés de Météo-France ne travaillent en moyenne que trente heures par semaine.”

Cour de justice de la République : un loyer “effrayant”

“Composée des quinze juges (chargés de juger les infractions commises par les membres du gouvernement pendant l’exercice de leurs fonctions), la Cour de justice de la République (CJR) paie un loyer annuel de 487 000 euros, soit plus de 40 000 euros par mois. Elle compte une vingtaine de fonctionnaires. En novembre 2010, la commission des finances du Sénat […] a considéré que la CJR payait un loyer « effrayant ».”

Comités Théodule : toujours plus !

“Au moindre problème, [l’État] crée des commissions et autres instances consultatives dites comités Théodule. […] Un document annexe au projet de loi de finances 2011 les recense : 575 en 2009, 697 en 2010. Dans leur immense majorité, les instances “omettent” de transmettre leur budget. Celui-ci est estimé à plus de 25 millions d’euros au total. […] Entre juin 2006 et décembre 2008 […], dix instances consultatives ont été créées par la loi et trente-deux par décret, dont le Haut Conseil du dialogue social, le Conseil consultatif des populations amérindiennes, la Commission images de la diversité…”

Musée : une gratuité qui coûte cher

“Le ministère de la Culture a instauré, en avril 2009, la gratuité de l’entrée au musée pour les moins de 26 ans des vingt-sept pays de l’Union européenne. [Selon] un prérapport de la Cour des comptes […], la gratuité « est une mesure inutilement coûteuse dont l’efficacité tarde à se manifester ». En effet, les musées gonflent les chiffres de fréquentation des moins de 26 ans afin d’obtenir des compensations budgétaires de l’État. En 2009, la gratuité a coûté plus de 23 millions d’euros.”

Un million d’euros la “consult’”

“Le gouvernement a dépensé un peu plus de un million d’euros pour [sa] “Grande Consult’” (sic) lancée en avril 2010 et diffusée sur Internet via la plate-forme de blogs de la radio Skyrock L’objectif ? Toucher les 15-24 ans en allant sur leur terrain, les réseaux sociaux. Exemple de questions posées aux internautes : « Tu es comment avec ton mec-ta nana ? » ; réponses proposées : « plutôt capricieux(se), jaloux(se), câlin(e), colérique »…”

Île-de-France : fastueuse com

“En 2010, ce sont près de 15 millions d’euros que la Région Île-de-France a consacrés à sa communication. [Elle] édite notamment à plus de 4 millions d’exemplaires un magazine bimestriel en couleurs vantant son action.”

Près de 100 000 euros pour (ne pas) débaptiser la Paca

“Début mai 2009, Michel Vauzelle, le président du conseil régional de Paca, a lancé une colossale campagne de communication pour le changement de nom de la région. Une consultation des habitants a notamment été menée. L’opération a coûté près de 100 000 euros. (Pour finalement conserver l’ancien nom.)”

Rhône-Alpes : un trait d’union à 1,3 million d’euros !

“Le nom de la région comportait un trait d’union, entre Rhône et Alpes, qu’a voulu supprimer Jean-Jack Queyranne, peu après son élection à la présidence. Il a envoyé le vieux logo (datant de quatre ans !) aux oubliettes, et en a commandé un tout neuf [dont la] conception est revenue à 73 000 euros. La campagne de communication lancée pour célébrer sa naissance a coûté 850 000 euros. Le remplacement de l’ancien logo sur les wagons des TER et sur le fronton des lycées a mobilisé au bas mot 300 000 euros. Au total, la région Rhône-Alpes aura donc dépensé 1,3 million d’euros.”

Grenoble : 540 000 euros pour “Super Titi”

“La communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole a lancé en septembre 2010 une vaste campagne de communication sur le “tri sélectif” […] avec un superhéros “Super Titi” alias “Super Tri”. […] Le tout a été monté par une agence de com et une agence de production audiovisuelle. Coût de la “farce” : 540 000 euros au total.”

Stade de Valenciennes : 10 000 euros par jour… fermé

“Les travaux de Nungesser 2, le futur stade de foot de Valenciennes, ont subi un arrêt forcé entre juillet 2009 et juin 2010. La facture se chiffre à 10 000 euros par jour d’arrêt, notamment en frais de gardiennage et d’indemnisation des ouvriers. L’origine de ce fiasco : en juillet 2009, alors que le stade est érigé aux deux tiers, le tribunal administratif de Lille annule le permis de construire pour « insuffisance d’étude d’impact » […]. L’agglomération de Valenciennes a donc dû redéposer un permis de construire. Le nouveau projet coûterait 75 millions d’euros, soit 25 millions de plus que prévu.”

Les Dossiers du contribuable n° 1 : “Ils ont ruiné la France !”,

http://www.valeursactuelles.com/dossier-d039actualité/dossier-d039actualité/livre-noir-des-gaspillages20110217.html

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