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Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 20 mars 2012

Les futurs drones de l’armée française : un gaspillage de 109 millions d’euros

Gérard Longuet, le ministre de la Défense a choisi, contre l’avis des militaires français, le drone Héron TP, importé d’Israël par Dassault, plus cher que son concurrent américain de 109 millions d’euros. Une différence de prix « injustifiée », selon des sénateurs.

Pour nos futurs achats de drones (avions sans pilotes), les responsables militaires français d’achats d’armements, l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, et Laurent Collet-Billon, directeur général de l’armement, préféraient le drone américain Reaper au drone Héron TP, importé d’Israël par Dassault.

Gérard Longuet, le ministre de la Défense a pourtant choisi le second, plus cher  de 109 millions d’euros. Une différence de prix  « injustifiée », selon des sénateurs.

Les sénateurs Jean-Louis Carrère (PS), Jacques Gautier (UMP), Xavier Pintat (UMP), Daniel Reiner (PS) ont fourni l’explication de ce gaspillage dans un article qu’ils ont cosigné :

« Le Héron TP est grand, lent et vulnérable. Il a été conçu pour évoluer au-dessus du territoire réduit d’Israël afin d’écouter et d’observer à ses frontières. Pour l’instant il n’est pas armé et ne pourra jamais emporter un armement polyvalent. Enfin, il est produit à moins d’une dizaine d’exemplaires et ne sera disponible au mieux que fin 2015.

Le drone américain Reaper a été produit à plus de 150 exemplaires. Il est conçu pour être armé, pour voler vite, pour marauder longtemps et donne satisfaction en Afghanistan et ailleurs depuis plusieurs années. Il est disponible dans des délais qui permettent d‘éviter un trou capacitaire à nos forces armées, c’est-à-dire fin 2013.

Sur la base d’une offre identique (sept drones, deux stations au sol) l’offre des sociétés IAI et Dassault atteint 318 millions d’euros, alors que l’offre américaine est à 209 millions. La différence : 109 millions (+ 52 %), n’est pas justifiée.

Pour le ministre de la Défense, la seule justification d’acheter Héron TP pourrait être de créer une filière industrielle nationale. Le Sénat y serait naturellement favorable, à condition que cela serve l’intérêt général et pas seulement ceux de l’industriel.

Or, cela fait déjà deux fois que la France achète des drones à la société IAI – le Hunter en 1997 et le Héron1 en 2001- sans qu’aucune filière nationale n’ait vu le jour en dépit des 380 millions d’euros investis par l’Etat et EADS.

La vérité est qu’il n’y a pas de place pour une filière purement nationale pour sept drones. Le Sénat a refusé l’autorisation budgétaire demandée ».

http://www.lecri.fr/2012/03/06/les-futurs-drones-de-larmee-francaise-un-gaspillage-de-109-millions-d’euros/30010

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Y’en a marre de l’inflation

Posté par ippolito le 20 mars 2012

Pourquoi la viande va-t-elle coûter encore plus cher ?

Selon un rapport de janvier 2011, le prix de la viande de boeuf a augmenté de 24% en dix ans. 

Les temps sont durs pour les carnivores : le prix de la viande devrait augmenter en 2012. En cause, la baisse du nombre de têtes de bétail, mais pas seulement.

Bleu, saignant, à point ? Ou pas de steak du tout ? En période de crise, le prix de la viande constitue pour certains Français un frein important à sa consommation.

 Au cours de l’année 2012, la situation ne devrait pas s’améliorer : les prix de la viande vont continuer à grimper.

Ce constat, tiré par les éleveurs français à l’issue du Salon de l’agriculture, constitue pour eux une bonne nouvelle, mais pas pour la ménagère française (ou le ménager).

En 2010, l’alimentation représentait 13,4% du budget des Français, selon l’Insee. Un Français consomme en moyenne 92 kg de viande par an, c’est-à-dire environ 250 g par jour. Un chiffre en légère baisse depuis 1998, année où un pic de consommation a été atteint.

Ces dernières années, la part de la viande de boucherie (bœuf, veau, agneau, porc frais, cheval) a diminué au sein de la consommation globale de viande, tandis que celle de la volaille a augmenté.

 Les Français ont également de plus en plus tendance à réduire leur consommation de viande fraiche pour acheter plutôt de la viande surgelée et des produits transformés contenant de la viande.

Si une partie de ces évolutions s’explique par le changement des modes de consommation, le prix de la viande pèse lourd dans le choix des consommateurs français.

 1. Une nette augmentation des prix depuis 10 ou 20 ans

En janvier 2011, un rapport de l’économiste Philippe Chalmin pour le ministère de l’Agriculture établissait le niveau de l’augmentation du prix de la viande bovine à 24% sur 10 ans. Il constatait toutefois que la hausse n’était pas uniforme : si le prix de l’entrecôte était passé de 10 à 30 € le kg, le steak haché surgelé était resté presque stable.
Les autres viandes ne sont pas épargnées. 

Selon l’étude de l’UFC-Que Choisir de 2009 intitulée, « Bœuf, porc et volaille : les prix à la consommation se déconnectent des prix agricoles », pour le porc, « sur les seize dernières années, les prix en rayon ont progressé de 16 % pour le rôti et de 26 % pour l’échine » et « sur le court terme, la volaille est, parmi les produits étudiés, celui qui a le plus été touché par l’inflation (+15 % depuis mars 2007), dépassant de 9 points les autres produits alimentaires ».

L’évolution à la hausse des prix de la viande n’est donc pas une nouveauté, mais le phénomène devrait encore s’accentuer en 2012.

2. La sécheresse et la demande mondiale s’allient contre le consommateur

En France, la sécheresse qui a sévi au printemps dernier a fait augmenter le prix de l’alimentation des animaux et conduit certains éleveurs à réduire leurs troupeaux. Les bêtes sont donc moins nombreuses à arriver dans les abattoirs.

À l’échelle de la planète, le cheptel de bovins diminue et le cours de la viande de bœuf flambe sur le marché mondial. La sécheresse qui a touché le sud des États-Unis a amené le nombre de tête de bétails à son plus bas niveau depuis 60 ans, alors que le pays constitue un des plus grands exportateurs de viande au monde.

Moins rentable en raison de la hausse du coût de l’alimentation des animaux, l’élevage bovin est également concurrencé par les grandes cultures végétales (maïs ou soja) et les agrocarburants, surtout en Amérique latine.

Parallèlement à la baisse du nombre d’animaux, la demande mondiale de viande augmente rapidement, portée par le développement des nouveaux marchés, chinois et russe notamment. En 2010, l’organisation de l’ONU pour l’Agriculture et l’Alimentation estimait que la production de viande devrait doubler d’ici 2050 pour satisfaire la demande.

La moyenne mondiale de consommation de viande s’élève à environ 42 kg par personne. Un chiffre qui révèle la marge d’évolution de la demande mondiale de viande, puisqu’il est plus de deux fois plus bas que la consommation française.

3. La faute aux distributeurs ?

Du côté de l’UFC-Que choisir, on considère que la demande mondiale n’est pas seule en cause et on dénonce la déconnexion entre prix à la consommation et prix agricoles.

« Le prix du bœuf à la consommation a augmenté de 50% entre 1990 et 2008, alors que les prix de gros ont baissé de 15% dans le même temps. C’est inacceptable », dénonçait en janvier 2009 Alain Bazot, président de l’association.

De la même façon, l’économiste Philippe Chalmin notait dans son rapport que « le niveau des prix de 2010 (2,75 € par kg de carcasse pour une vache « moyenne ») correspond à peu près à la moyenne de la première décennie du XXIe  siècle ». 

Ainsi, la hausse des prix se ferait au profit des industriels et de la distribution, pas des éleveurs.

Toutefois, pour Philippe Chalmin, l’augmentation des prix est en grande partie liée à la hausse des contraintes pesant sur la filière : la nécessité de renforcer la traçabilité après l’épisode de la « vache folle », l’obligation pour les abattoirs de mettre en place un système d’épuration des eaux…

Au cours de la décennie 2000, le consommateur aurait donc gagné en qualité en échange des augmentations de prix. Pour les augmentations de prix à attendre de 2012, c’est une autre affaire…

http://quoi.info/actualite-economie/2012/03/05/pourquoi-la-viande-va-t-elle-couter-encore-plus-cher-1128376/

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Y’en a marre des dépenses de communication

Posté par ippolito le 20 mars 2012

Les dépenses de communication des sites Internet des ministères

Au cours de l’année 2010, le député (UMP) de la Haute-Savoie, Lionel Tardy a interrogé chaque ministère pour connaître les dépenses de communication pour leur site Internet en 2009.

Voici les montants pour certains ministères.

Premier ministre. Total annoncé : 1,035 million

« Les services du Premier ministre sur Internet ont, pour l’essentiel, été assurées par le service d’information du gouvernement (SIG), la direction des Journaux officiels (DJO) et la direction de la Documentation française (DDF). »

88 000 euros pour le référencement et 12 000 euros pour la promotion (via E-regie, la régie Internet du SIG) de gouvernement.fr

242 000 euros pour le référencement de pandemie-grippale.gouv.fr

69 000 euros référencement de journalofficiel.gouv.fr, Legifrance.gouv.fr, boamp.fr, bodacc.fr, circulaires.gouv.fr, info-financière.fr, Ladocumentationfrançaise.fr, service-public.fr, vie-publique.fr et formation-publique.fr

55 000 euros en campagnes de pub pour Boamp.fr

335 000 euros pour bodacc.fr (promotion presse écrite et web).

6 000 euros en pubs lors de la participation de la DDF à des salons

228 000 euros pour Service-public.fr (pubs radio)

Éducation nationale. Total annoncé : 1 244 386,17 euros

434 064,03 EUR (TTC) pour l’achat de mots clés, l’achat de bannières web ainsi que pour les reportages et entretiens vidéo mis en ligne sur la WebTV et la chaîne Dailymotion du ministère. Selon le ministère, près de 2,5 millions d’internautes par mois visitent le site Education.gouv.fr.

Écologie.Total annoncé : 102 842 euros

102 842 euros pour la refonte du site www.développement-durable.gouv.fr initiée en 2008.

Défense.Total annoncé : 380 000 euros

320 000 euros en fonctionnement, hébergement, maintenance et animation de defense.gouv.fr (près de 860 000 visites par mois en 2009). 60 000 euros en achats de mots-clés.

Alimentation, agriculture et pêche.Total annoncé : 137 513,80 euros

91 134 euros pour la mise en ligne des vidéos de la web TV du ministère. 18 489 euros pour l’hébergement du site Parlonsagriculture. 4 829,52 euros pour la formation des services départementaux au développement des sites Internet et intranet du ministère. 5 239,48 euros dépôt de noms de domaine. 17 820,40 euros pour une cartographie du web « alimentation/agriculture/pêche ».

En additionnant ces montants on obtient 137 512,40 euros et non 137 513,80 comme annoncé par le ministère. La différence est minime certes mais ô combien significative…

http://www.observatoiredessubventions.com/2011/les-depenses-de-communication-des-sites-internet-des-ministeres/

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Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 20 mars 2012

Un livre du député René Dosière revient sur le sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée et son coût extravagant.

René Dosière a un combat : le député apparenté socialiste de l’Aisne s’est spécialisé dans la surveillance du train de vie de l’État. Depuis plusieurs années, il pose sans relâche des questions à la présidence de la République et au gouvernement, exigeant exemplarité et transparence du sommet de l’État.

Dans le livre L’argent de l’État, qu’il vient de publier au Seuil, le député épingle notamment le sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée, qui s’est tenu à Paris le 13 juillet 2008, pour un coût exorbitant.

Pour cet événement que Nicolas Sarkozy souhaitait mémorable, le Grand Palais, proche de l’Élysée, a été choisi. Un bâtiment qui nécessite de multiples aménagements pour pouvoir accueillir les chefs d’État et de gouvernement.

Un an plus tard, un rapport de la Cour des comptes tire un bilan sans concession de ce sommet, dont elle souligne « l’impact très négatif sur les finances publiques ».

« Cette conférence internationale d’une durée de trois heures restera dans l’histoire comme la plus chère : 58 000 € la minute », note le député.

En cause, notamment, les délais très courts d’organisation, qui ont empêché de lancer des appels d’offres en bonne et due forme. Les modalités de la conférence ont en effet été fixées quelques jours seulement avant l’échéance. L’entreprise choisie pour aménager le Grand Palais a dû mobiliser 500 personnes jour et nuit pendant plusieurs jours.

Objectif : aménager dans cet immense bâtiment vide une salle pour la déclaration finale, d’autres pour les entretiens bilatéraux, un centre de presse pour les 1 900 journalistes accrédités, 32 cabines pour les interprètes, un bureau pour Nicolas Sarkozy équipé d’une douche ultramoderne, mais aussi poser un faux plancher pour cacher les conduites et installer la climatisation.

La climatisation a coûté à elle toute seule plus de 650 000 €. Quant à la douche, elle n’a pas servi, et a été démontée après le sommet comme tous les autres équipements.

Le soir, un dîner est organisé au Petit Palais (situé en face du Grand Palais) où sont conviées 200 personnes. Le site est loué pour l’occasion à la ville de Paris.

René Dosière souligne que le coût du dîner au sens strict s’élève à 310 € par personne mais qu’il monte à 5 362 € si l’on prend en compte l’aménagement du palais, notamment l’ajout d’un jardin, et même à plus de 7 000 € si l’on incorpore le prix de location du site (340 000 €).

Il raconte que la responsabilité de signer la facture est revenue au comptable du ministère des Affaires étrangères. Celui-ci, horrifié par les montants, refusait de signer, de peur d’en être tenu pour responsable. Le ministre du Budget, Éric Woerth, a donc dû recourir à une réquisition pour régler l’entreprise, des mois après la fin de ce sommet éclair.

L’argent de l’État, de René Dosière, Seuil, 287 pages.

http://quoi.info/actualite-politique/2012/02/09/comment-un-repas-peut-il-couter-5-362-e-par-personne-1123364/

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