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Y’en a marre de la guerre en afghanistan

Posté par ippolito le 25 mars 2012

Depuis 2008, la France a dépensé 2 milliards d’euros en Afghanistan

François Hollande a promis le retrait total des troupes d’ici la fin de l’année s’il est élu. Nicolas Sarkozy a envisagé de rapatrier tous les soldats français après la mort de quatre d’entre eux la semaine dernière avant de se raviser et de confirmer un retrait partiel. Quoi qu’il arrive, le retrait total des troupes de l’OTAN est prévu pour 2014. 

Depuis 2001, 82 soldats français sont morts en Afghanistan. Près de 3600 soldats français sont encore engagés dans une guerre qui ne dit plus son nom (il s’agit officiellement d’une « opération de sécurisation des populations et des territoires » selon Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement).

Au-delà de ce coût humain, cette guerre a un coût financier. « L’Afghanistan a coûté à la France près de 2 milliards d’euros depuis 2008″, annonce Le Monde. Comment se répartit la facture ? « Le financement des activités des troupes françaises, envoyées depuis 2008 dans ce pays, sur décision du président Nicolas Sarkozy, a coûté, en 2011, 522 millions d’euros ». Chaque année, c’est donc entre 500 et 600 millions d’euros de dépenses militaires. En revanche, l’aide au développement est dérisoire :

  »La France abonde à hauteur de 18 %, aux 150 millions d’euros versés, annuellement, par l’Europe en aide au développement » et « attribue près de 36 millions d’euros par an pour les projets civils dans la province de Kapisa, au nord de Kaboul, où sont stationnées les troupes françaises ». L’essentiel des fonds est donc consacré à l’armée et non au social.

Et pour deux milliards d’euros en quatre ans côté français (et plus de 130 milliards de dollars par an côté américain), quel est le résultat ? Un rapport confidentiel de l’OTAN a reconnu qu’au moment du départ des troupes de l’OTAN, le président afghan Karzaï pourra se prévaloir d’exercer son autorité sur la moitié du territoire, dans le meilleur des cas. Et rien n’indique que les talibans se contenteront uniquement de l’autre moitié une fois les troupes de l’OTAN parties. 

*** Source
- Jacques Follorou, « L’Afghanistan a coûté à la France près de 2 milliards d’euros depuis 2008″, Le Monde, 27/01/2012

http://www.politique.net/2012013101-afghanistan-2-milliards-d-euros.htm

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Y’en a marre de l’augmentation des couts du logement

Posté par ippolito le 25 mars 2012

L’Insee a publié ce vendredi deux études consacrées au conditions de logements des Français. voici ce qu’il faut en retenir.

Un ménage sur deux consacre plus de 18,5% au logement

Le taux d’effort en logement, c’est-à-dire le rapport entre toutes les dépenses engagées par l’habitation principale- loyer ou mensualités de remboursement d’un crédit, charges et frais d’énergie- et le revenu, a légèrement augmenté depuis quinze ans, passant de 0,9 point entre 1996 et 2010, pour s’établir à 18,5%. C’est pour les locataires du secteur privé (26,9%) et les accédants à la propriété (27,2%) que le taux d’effort a le plus augmenté.

Un locataire sur cinq dépense plus de 40% de ses revenus pour se loger dans le privé

En 2010, les locataires du parc privé les plus modestes ont un taux d’effort de 34%, contre 19% pour les locataires les plus aisés. Les dépenses de logement représentent une charge lourde par rapport à leurs revenus. Le taux d’effort dépasse 30% pour un ménage sur cinq, et 40% pour un ménage sur huit. Il a augmenté de 4,1 points depuis 1996 et de 3,4 points pour les ménages modestes.

Le coût moyen du logement augmente pour tous les ménages

Sans compter les aides au logement, le coût du logement a augmenté de 17% pour les ménages soit quatre points de plus que le niveau de vie moyen. La hausse est bien plus marquée pour les accédants à la propriété (+26%). En cause, l’envolée des prix de l’immobilier qui ont plus que doublé depuis les années 2000 pour les logements anciens. De même, les loyers ont augmenté 1,5 fois plus vite que l’inflation, mais sur un rythme proche du niveau de vie moyen. De quoi augmenter le coût du logement pour les locataires du parc privé (+15%).

Les charges et les taxes augmentent pour les propriétaires non accédants

Le coût moyen d’un logement augmente de 17% pour les propriétaires. En cause, les taxes qui constituent l’essentiel de leurs dépenses. Par exemple, la taxe foncière par propriété bâtie a augmenté de près de 25% en cinq ans depuis 2005.

Les locataires sont de plus en plus des ménages modestes

En quinze ans, le profil des locataires s’est modifié. La part des locataires au sein des ménages modestes est en constante progression, accèdant de moins en moins à la propriété. Elle était de 61% en 2006, quatre ans plus tard, deux tiers des ménages modestes sont locataires.

 A contrario, les ménages aisés se tournent plus vers l’accession à la propriété. Leur part dans les locations a régulièrement diminué, passant de 28% en 1996 à 19% en 2010. 

Les ménages modestes voient leur rêve de propriété s’éloigner : ils ne représentaient que 10 % des accédants en 2006, contre 13 % dix ans plus tôt. En cause, le taux d’effort pour devenir propriétaire qui s’est alourdi : le montant de l’achat représentait quatre années de revenu en moyenne pour les accédants de 2002-2006, contre trois années pour ceux de 1997-2001.

Les jeunes aux faibles revenus délaissent le logement social
Les ménages jeunes aux revenus les plus faibles sont moins présents dans le parc social. A 62%, ils sont dans le parc privé, soit 10 points de plus qu’en 2005. A l’inverse, les ménages à revenus modestes sont de plus en plus nombreux à vivre dans un logement social (47% en 2010 contre 40% en 2005).

 Autre constat, les ménages jeunes les plus aisés délaissent la location dans le privé (-12 points) pour se tourner vers l’accession à la propriété. Une accession qui augmente régulièrement depuis trente ans et progresse de 1,5 depuis 2005. Au total, en 2010, 36% des ménages sont propriétaires de leur résidence principale sans avoir à rembourser d’emprunt.

Un léger mieux pour les conditions du logement, mais pas pour tous
Si le mal logement est une réalité qui inquiète les associations, force est de constater que le confort des habitations s’est amélioré par rapport aux années précédentes.

 En 1984, environ 15% des logements ne disposaient pas des équipements sanitaires de base comme l’eau chaude courante ou une douche. Aujourd’hui, cette part ne représente que 1,4%. Au-delà de ces équipements, plus de 11% des ménages déclarent un ou plusieurs problèmes tels que le toit percé, l’humidité, les moisissures sur les sols et les fenêtres. Des défauts majoritairement constatés dans les logements construits avant 1949, un ménage sur deux vivant dans un tel logement se plaint d’un défaut.

Par ailleurs, un locataire sur deux dans le privé juge son logement confortable. Pour le logement social, il est qualifié de confortable à 60% des ménages modestes, ce n’est le cas que pour 47% de ceux résidant dans le privé. Quant à la surface, elle est de 41 m2 en moyenne par personne, elle n’a augmenté que de 1,5 m2 en cinq ans. Elle est de 31 m2 par personne en logement social. Par ailleurs, elle est en moyenne de 33m2 par personne à Paris, contre 47m2 en zone rurale.

Moins de surpeuplement, sauf pour les ménages modestes

Dans l’ensemble, le surpeuplement recule lentement (nombre de pièces par rapport au nombre d’occupants), mais il concerne encore 5,1 millions de personnes. En 2010, 7% des ménages de deux personnes et plus vivent dans un logement surpeuplé. 

Cette proportion grimpe à 17% s’ils sont en logement social. Autre constat : le surpeuplement touche de plus en plus les ménages modestes. La part des ménages modestes en situation de surpeuplement augmente de trois points, à 19%. Dans le même temps, elle diminue pour tous les autres ménages. De 46% en 2005, la part des logements surpeuplés occupés par les ménages modestes représentait 59% en 2010.

Plus fréquent dans les zones urbaines importantes, le surpeuplement concerne 16% de ménages à Paris. Il touche un enfant sur quatre en Ile en France.

Un ménage sur trois évoque un problème de délinquance dans leur quartier

30% des locataires évoquent des problèmes de délinquance, violence ou vandalisme aux alentours de leur logement social, contre 10% pour les autres ménages. Une part qui a toutefois diminué de 4 points entre 2005 et 2010. En revanche, les propriétaires ne témoignent d’aucune amélioration.

L’accession à la propriétaire de plus en plus tardive

En 2010, un ménage sur trois était propriétaire de son logement (c’est-à-dire sans charge de remboursement d’emprunt). Cette proportion a régulièrement augmenté depuis trente ans et s’est accrue de 1,5 point par an sur la période 2005-2010. La progression du nombre de propriétaires est beaucoup plus forte parmi les plus de 65 ans (65 % en 2010, contre 61 % en 2005). Autre constat, ce sont eux qui possèdent les logements les plus spacieux (ils disposent en moyenne de deux fois plus de surface que ceux de moins de 50 ans, la surface moyenne étant de 41 m2 par personne).

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/pourquoi-se-loger-coute-de-plus-en-plus-cher_287993.html

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

 

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