Y’en a marre du prix de l’essence

Posté par ippolito le 2 mars 2012

L’essence peut-elle cesser d’augmenter?

Les prix de l’essence n’en finissent plus de flamber. L’occasion de faire le point sur les raisons de cette hausse, les perspectives d’avenir et les solutions éventuelles.

Pour la troisième semaine d’affilée, les prix de l’essence ont battu un nouveau record. Selon le ministère du développement durable, qui a publié ces données lundi soir, le litre de sans plomb 95 s’élevait en moyenne à 1,58 euro, et celui du sans plomb 98 à 1,62 euro.

De son côté, le prix du gazole poursuit sa progression vers son plus haut niveau historique, enregistré au printemps 2008 à 1,45 euro le litre. Il est actuellement à 1,42 euro. De leur côté, les cours du pétrole étaient les plus élevés depuis 9 mois mardi à New York.

Pourquoi les prix flambent-ils ?

Deux raisons principales sont à l’origine de cette flambée des prix. D’une part, les tensions internationales, notamment avec l’Iran à qui l’Union européenne a imposé un embargo sur ses produits pétroliers. En réponse, les dirigeants iraniens ont brandi la menace de la fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite une part importante de la production du Golfe. 

Cette situation provoque la crainte des marchés, et ainsi l’augmentation du coût du baril de brut, qui est répercutée sur les prix à la pompe. Dans une moindre mesure, les tensions au Nigeria ont participé également à ce climat d’incertitude. 

D’autre part, la hausse des prix s’explique par la relative faiblesse ces derniers mois de l’euro face au dollar, conséquence directe de la crise de la dette. Le prix du brut est en effet alourdi une fois converti dans la monnaie européenne, alors que cette dernière jouait plutôt un rôle d’amortisseur auparavant.

Cette augmentation va-t-elle se poursuivre ?

Il est sûr que les prix à la pompe continueront d’augmenter dans les années qui viennent, pour des raisons simples. D’un côté, les réserves de pétrole ne sont pas inépuisables et une baisse de la production est à prévoir dans environ dix ans. 

On peut certes envisager l’exploitation de nouvelles sortes d’hydrocarbures, comme les schistes ou les gaz bitumineux, mais leur coût sera également plus élevé. Or de l’autre côté, la demande s’accroît. Pour des raisons démographiques, mais aussi grâce ou à cause d’une consommation en pleine expansion dans les pays émergents comme la Chine ou l’Inde. 

Partant de ces éléments, l’économiste Jean-Luc Ginder, membre du Conseil supérieur du commerce extérieur français, prévoit que le prix de l’essence ne baissera plus en France. Selon lui, en simulant une baisse de la production pétrolière telle qu’elle est envisagée, le litre de sans plomb 95 atteindrait 2,72 euros en 2020, 9,65 euros en 2030, et jusqu’à 23 euros en 2060! Reste qu’il s’agit là d’un calcul théorique qui ne prend pas en compte les éventuelles avancées scientifiques (découverte de nouveaux gisements de pétrole ou de nouvelles formes d’énergies) ou conflits, entre autres… Mais il rend compte de cette tendance « naturelle » à la hausse.

Quelles sont les solutions possibles pour enrayer cette flambée?
Actuellement, 60% du coût de l’essence l’est sous forme de taxes étatiques (TVA et TIPP). François Hollande veut instaurer une TIPP flottante sur l’essence, qui consiste à moduler cette taxe en fonction du prix du baril. En clair, la taxe baisse lorsque le prix du baril monte, et augmente quand le baril baisse. 

Une idée réfutée par le gouvernement qui estime que cela amputerait de 5 milliards d’euros le budget de l’Etat pour faire reculer de 10 centimes seulement les prix au litre. Le passé tend à lui donner raison : en 2001, l’Etat avait par exemple renoncé à près de 2,7 milliards d’euros de recettes pour un gain à la pompe de seulement 1,5 centime par litre d’essence.

Quant au blocage temporaire des prix, comme le propose également le candidat socialiste, cela paraît très ambitieux. Et au moment où deux raffineries françaises risquent de fermer, pas sûr qu’il soit judicieux de forcer les distributeurs à rogner leurs marges. Cette proposition a d’ailleurs été accueillie avec un certain scepticisme par l’opinion.

Pour l’UFC Que Choisir, c’est pourtant vers Total qu’il faudrait se tourner. L’association de consommateurs accuse en effet l’entreprise française de sous-investir dans le raffinage, pour rarifier le gazole (dont la demande ne cesse d’augmenter) et ainsi doubler ses marges. 

Elle réclame une régulation du marché par les autorités européennes. Et demande au gouvernement de mettre en place des dispositifs incitatif pour conduire les pétroliers à investir de façon significative dans les infrastructure de raffinage

D’autres solutions sont également évoquées pour aider les consommateurs, ou au moins certains d’entre eux. La création d’un tarif social par exemple, à l’instar du gaz et de l’électricité, qui s’appliquerait aux personnes les plus démunies. Ou encore simplement la baisse de la TVA sur l’essence. Celle-ci semble toutefois exclue dans un contexte de réduction des dépenses publiques. Une chose est sûre, le futur gouvernement se trouvera face à un vrai casse-tête…

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-essence-peut-elle-cesser-d-augmenter_283713.html

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 2 mars 2012

2,87 millions de chômeurs en France, plus que d’habitants à Rome

Xavier Bertrand avait prévenu: les chiffres de décembre du chômage ne sont pas bons. C’est le cas. Les dernières statistiques publiées par le Ministère du travail et la Darès font état de 29.700 demandeurs d’emploi supplémentaires sur le mois de décembre. Désormais la France compte 2.874.500 chômeurs, un nouveau record depuis 1999 (voir ci-dessous). Un chiffre qui a désormais dépassé la population de Rome intra muros. Soit une hausse, pour la catégorie A (personnes n’ayant pas travaillé au cours du dernier mois) de 1% par rapport à novembre. En 2011, le chômage aura finalement augmenté de 5,6%, soit 171.300 demandeurs d’emploi supplémentaires.

Si l’on ajoute les personnes inscrites à Pôle Emploi exerçant une activité réduite, 4,27 millions demandeurs d’emploi au total étaient en phase de recherche en fin d’année dernière, soit une hausse de 25.900 personnes sur un mois (+0,6%) et de 225.500 sur l’année (+5,6%).

Les quinquagénaires sont les plus touchés

En 2011, en France métropolitaine, le nombre de personnes sans emploi a plus progressé chez les femmes (+7,5%) que chez les hommes (+3,8%). Le chômage chez les jeunes de moins de 25 ans a également grimpé sur l’année, de 2,8% (+1,3% sur le mois de décembre). C’est moins que dans la catégorie des 25-49 ans (+3,2% en 2011), et beaucoup moins que chez les plus de 50 ans. Les chômeurs chez les seniors ont en effet bondi de 2% en décembre et de 16% sur un an.
(+16,0 % sur un an).

On reste plus longtemps au chômage

La période de chômage s’est également considérablement allongée. Les chômeurs depuis 3 ans ou plus ont explosé de 22,5% en 2011. Même tendance pour les chômeurs de 2 à 3 ans (+9.3%). En revanche, le nombre de personnes restant entre 1 et 2 ans sans emploi a diminué 1,7%.

Xavier Bertrand imperturbable

Pour le ministre du travail, il s’agit d’une raison supplémentaire pour mettre en oeuvre rapidement les mesures annoncées Nicolas Sarkozy lors du sommet social du 18 janvier dernier. Parmi elles, le recrutement de 1000 personnes à Pôle Emploi et une enveloppe de 430 millions d’euros. Dimanche, lors de son allocution, Nicolas Sarkozy devrait annoncer la contrepartie de ces concessions faites aux syndicats lors du sommet sociale: la TVA sociale.

Lors de ce sommet social, la ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse avait précisé que certaines des mesures seraient « à effet immédiat » et pourraient « entrer en vigueur à partir du 1er février. « Ça aura un effet tout de suite et ça peut être décisif comme sera décisive la décision pour une entreprise de ne pas licencier dans les mois qui viennent », a-t-elle dit.

Fillon exhorte à ne pas baisser les bras

François Fillon a exhorté mercredi à ne « pas baisser les bras » et « ne jamais dire qu’on a tout essayé », face à des derniers chiffres du chômage « qui ne sont pas bons », estimant que les efforts devaient « aller à l’insertion des jeunes, à la reconversion des salariés ».

« Avec le ralentissement de la croissance, les chiffres de l’emploi pour le mois de décembre ne sont pas bons. En 2011, même si notre économie a continué à créer des emplois nets, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 150.000″, a déclaré François Fillon lors d’un déplacement à Lyon sur le thème de la formation et de l’insertion professionnelles.

http://www.huffingtonpost.fr/2012/01/25/chomage-chiffre-dcembre-poleemploi_n_1299461.html?ref=economie#s638952&title=Lisbonne_263_millionsa

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Y’en a marre de la hausse des dépenses publiques

Posté par ippolito le 2 mars 2012

Voici l’ évolution des dépenses publiques en France depuis 2006.

En pourcentage du PIB, les dépenses publiques sont restées en 2010 quasiment au même niveau qu’en 2009, lui-même beaucoup plus élevé qu’en 2008. Les recettes publiques se sont accrues de 0,3 point de PIB, ce qui explique l’essentiel de l’amélioration du solde public, et les seuls prélèvements obligatoires de 0,5 point.

Les dépenses publiques ont augmenté de 2,1 % en valeur en 2010. La progression du PIB nominal n’ayant été qu’un peu plus forte (2,3 %), le rapport des dépenses publiques au PIB n’a que très légèrement baissé. En volume, la croissance des dépenses publiques a été de 0,6 %.

La baisse du coût des mesures de relance a réduit les dépenses publiques de 0,3 %, mais la hausse des indemnités de chômage les a augmentées de presque autant. Des livraisons exceptionnelles de matériels militaires ont accru les dépenses publiques de 0,4 %, mais la chute de 7,8 % en valeur de l’investissement public civil – elle aussi exceptionnelle – les a réduites de 0,5 %.

Les investissements d’avenir n’ont eu presque aucun impact sur les dépenses publiques en comptabilité nationale en 2010. La croissance de 0,6 % en volume des dépenses publiques a donc tenu quasi exclusivement aux dépenses de fonctionnement. Elle marque une nette inflexion par rapport à leur croissance tendancielle de 2,4 % par an constatée sur les années 1999 à 2009. Cette inflexion n’a cependant pas suffi pour réduire significativement le poids des dépenses publiques.

En valeur, les dépenses des administrations publiques locales ont diminué en 2010 (- 0,4 %). Leurs investissements ont notamment chuté de 6,9 %, après une baisse de 1,3 % en 2009. L’ampleur plus modérée de leur repli en 2009 avait sans doute tenu pour partie aux mesures prises par l’Etat pour les soutenir (remboursement anticipé de la TVA), mais il est difficile d’estimer l’impact de ces mesures en 2009 (maintien de certains investissements) et leur contrecoup en 2010 (accentuation de la baisse).

Les dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales ont, elles aussi, fortement ralenti : + 1,6 % en 2010 contre + 5,5 % en 2009. En volume, les dépenses publiques locales ont diminué de 1,9 % en 2010, alors qu’elles avaient augmenté de 3,6 % par an sur la période 1999-2009 (hors dépenses transférées par l’Etat). 

Si les dépenses locales avaient augmenté à leur rythme antérieur, le total des dépenses publiques aurait alors crû de 1,8 %, au lieu de 0,6 %, en 2010. Les deux tiers du ralentissement des dépenses publiques par rapport à leur tendance passée (2,4 %) sont donc imputables aux collectivités locales, notamment à la baisse de leurs investissements.

source: Rapport des finances publiques 2010 de la Cour des comptes

http://www.impots-economie.com/evolution-des-depenses-publiques-depuis-2006/

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