Y’en a marre des déplacements de Sarkozy

Posté par ippolito le 30 avril 2012

Les voyages de Nicolas Sarkozy coûtent 20 millions d’euros par an

Depuis que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République, les anecdotes sur ses voyages en avion se sont multipliées. Par exemple, peu de citoyens savent que le chef de l’Etat mobilise à chacun de ses déplacements, entre 3 et 4 avions. Tous ces voyages ont donc un coût exorbitant dont la facture figure dans l’annexe du projet de loi de finances publiée par Bercy.

 Ainsi, dans le budget 2009, les frais de voyages de Nicolas Sarkozy vont augmenter de 33% pour atteindre les 20,4 millions d’euros. Du temps de Jacques Chirac, les voyages présidentiels annuels coûtaient entre 5 et 6 millions d’euros.

Pour justifier l’explosion des dépenses des déplacements de Nicolas Sarkozy, l’Elysée a un argument imparable : le nombre de déplacements du chef de l’Etat a triplé par rapport à ceux effectués par Jacques Chirac en 2006. Nicolas Sarkozy voyageant trois fois plus, les coûts se sont donc envolés eux-aussi.

Et pour couper court à la polémique née de cette augmentation de 33% pour 2009, le cabinet de Nicolas Sarkozy a publié un communiqué pour expliquer que les estimations du coût des voyages de Nicolas Sarkozy pour l’année 2008 avaient été sous-évaluées de près de 5 millions d’euros. 

L’Elysée va d’ailleurs devoir demander une rallonge budgétaire. Par conséquent, selon l’Elysée, les dépenses seront sensiblement identiques en 2008 et 2009. 

Malgré ce nouveau tour de passe-passe pour effacer la hausse de 33% du coût des voyages de Nicolas Sarkozy pour l’année 2009, des zones d’ombre persistent sur les raisons du triplement des dépenses aériennes de la présidence. 

Le député socialiste, René Dosière, qui s’est spécialisée sur les questions relatives au budget de l’Elysée, dénonce des voyages de plus en plus coûteux. Interrogé par Libération, il a avancé une explication : « la hausse du nombre de déplacements ne suffit pas à expliquer l’augmentation de leur coût, qui est surprenante. 

Dans ces voyages, il y a sans doute trop de monde: des invités personnels – souvenez-vous de Jean-Marie Bigard présent lors du voyage au Vatican -, des membres de sa famille, des gens de la bonne société… C’est d’ailleurs une habitude prise du temps de Mitterrand. 

J’ai déjà posé une question écrite sur le déplacement en Chine. Là, il y avait vraiment beaucoup de monde. Et une autre sur celui en Guyane en février 2008, où 9 avions ont été utilisés pour ce déplacement… Aux deux questions, je n’ai eu aucune réponse »

http://www.politique.net/2008101603-les-voyages-de-nicolas-sarkozy-coutent-20-millions-d-euros-par-an.htm

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Y’en a marre des magouilles

Posté par ippolito le 30 avril 2012

Les indélicatesses de la comptable de l’Opéra national de Bordeaux

Les 360 employés de l’Opéra national de Bordeaux en sont encore abasourdis : mercredi 18 avril, leur régisseuse comptable de l’Opéra, Corinne Auguin, 51 ans, a été mise en examen pour « détournement de fonds publics par un comptable public ou son subordonné ». L’employée a avoué avoir indûment encaissé près d’un million d’euros.

Dans la semaine du 9 avril, des employés de la direction financière de l’institution culturelle ont été intrigués par deux chèques de 27 000 et 35 000 euros au nom de la régisseuse. Ils n’étaient adossés à aucune facture ni prestation. 

En approfondissant les recherches, les services financiers établissent alors que, depuis janvier, 137 594 euros en espèces et chèques ont été détournés. Les soupçons se portent sur Mme Auguin. L’Opéra a immédiatement suspendu la quinquagénaire et porté plainte.

Les investigations de la police judiciaire de Bordeaux ont révélé un préjudice de 900 000 euros depuis 2009. Il pourrait être plus important car Mme Auguin, salariée de l’Opéra de Bordeaux depuis 1997, a admis avoir commencé ses agissements frauduleux en 2006, quand son mari a contracté un cancer.

A SON DOMICILE, UNE VASTE PISCINE, UN SPA, DEUX PUISSANTES VOITURES DE MARQUE ALLEMANDE

Des abus traçables : dans la régie des avances, Mme Auguin a simplement ajouté de fausses lignes comptables parmi les centaines existantes, avec des intitulés crédibles et des bénéficiaires théoriques bien réels. Ensuite, elle signait et encaissait les chèques du Trésor public à son nom puis falsifiait les rapprochements bancaires.

A son domicile de Bonnetan (Gironde), un village à 15 kilomètres à l’est de Bordeaux, les policiers ont découvert une vaste piscine, un spa, du mobilier haut de gamme, des bijoux de créateurs, des vêtements de marque et deux puissantes voitures de marque allemande.

Selon le parquet de Bordeaux, son mari, chauffeur routier de 51 ans, assure n’avoir rien soupçonné. Il a été mis en examen pour « recel habituel de détournement de fonds publics ». Placé sous contrôle judiciaire, le couple encourt dix ans de prison.

Pour la direction de l’Opéra, c’est « un coup de massue », de l’aveu de Dominique Ducassou, l’adjoint au maire chargé des affaires culturelles et président du conseil d’administration de la régie. La direction avait toute confiance en la régisseuse, promue à ce poste en 2002, quand l’Opéra est passé de régie municipale à régie personnalisée. Mme Auguin avait la réputation d’une comptable irréprochable, tatillonne, voire abusive.

Ce nouveau statut juridique a permis une autonomie financière, administrative et une plus grande professionnalisation.

Corinne Auguin a finement usé des failles du système : dans ce type d’institution, comme dans d’autres régies publiques, les règles de comptabilité publique stipulent que l’ordonnateur qui engage les dépenses, la régie personnalisée dans ce cas, ne doit pas être le comptable payeur, à savoir le Trésor public. 

Celui-ci règle 87 % des dépenses de l’Opéra. Mais pour le reste – défraiements, avances diverses, paiement d’intermittents, etc. – il existe en interne une régie comptable chargée d’assurer le paiement direct pour éviter des délais de paiement trop longs. L’ordonnateur devient donc payeur. Un pouvoir considérable et non contrôlé dans les détails. A Bordeaux, le fonds de roulement s’élevait à 750 000 euros par an.

« Ce système de régie comptable est utile et fonctionne bien pour les Opéras comme pour les collectivités et les établissements publics, mais on n’est jamais à l’abri d’une personne mal intentionnée, dit Laurent Spielmann, directeur de l’Opéra de Nancy, lui aussi en régie personnalisée. Désormais, les Opéras vont regarder d’un peu plus près que tout soit bien verrouillé. » A commencer par celui de Bordeaux.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/23/les-indelicatesses-de-la-comptable-de-l-opera-national-de-bordeaux_1689778_3224.html

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Y’en a marre des dérives des comptes publics

Posté par ippolito le 30 avril 2012

Le palace de la région Rhône-Alpes

Polémique. Devis exponentiels, gestion irrationnelle : les contribuables paient la facture.

C’est l’un des piliers du nouveau quartier Confluence de Lyon. La cathédrale de verre et de brique, signée par l’architecte Christian de Portzamparc, abrite depuis cet été le siège de la région Rhône-Alpes. Mais aussi les polémiques.

Jean-Jack Queyranne, le président (PS) de la collectivité régionale, a beau argumenter, expliquer que la région ne pouvait plus fonctionner avec 1 400 agents répartis sur huit sites différents, et que la facture ne s’élèvera au total qu’à 30 millions d’euros pour le contribuable, l’opposition en fait ses choux gras.

« C’est l’exemple type de la dérive des comptes publics », lance la députée européenne Françoise Grossetête, qui préside le groupe UMP de la région Rhône-Alpes. »En cette période de crise, c’est une véritable gabegie, s’insurge-t-elle. Alors que le prix initial de la construction était annoncé à 60 millions d’euros, on arrive à un total de 175 millions. »

Le président Queyranne se défend. Il prétend limiter la casse grâce à la vente de l’ancien siège, estimé entre 25 et 30 millions. Et grâce aux économies réalisées sur les diverses annexes précédemment louées par la région pour pouvoir loger tous ses services. 

L’argument fait sourire l’élue de droite : « Ce bâtiment a été conçu pour abriter tous les services de la région Rhône-Alpes, mais il est déjà trop petit ! » Rhône-Alpes vient en effet d’investir 1,5 million dans un bâtiment à Pierre-Bénite, pour y abriter ses archives. Et certains services, comme le Conseil économique et social, Rhône-Alpes-Tourisme ou Entreprise Rhône-Alpes International, sont encore logés à l’extérieur. 

La vérité, c’est que l’on change de siège pour rassembler tout le monde mais, finalement, tout est éclaté, parce que, sur un bâtiment de 45 000 mètres carrés, 20 000 sont occupés par un hall. N’aurait-on pas pu prévoir dans cet espace vide de quoi loger tout le monde plutôt que de louer et d’acheter de nouveaux locaux ?

Malfaçons. Quant à la vente de l’ancien siège de Charbonnières, censée compenser partiellement la dépense de cette construction de prestige, elle tarde à venir. Les acquéreurs ne se bousculent pas, au point que la région envisage de diviser le site en trois lots, en attendant la révision du plan local d’urbanisme.

« Et, pendant ce temps, la région paie des frais de gardiennage et d’entretien », observe un fonctionnaire. En attendant, au nouveau siège, la facture continue de s’alourdir. Et les rumeurs vont bon train. 6 millions d’euros ont été provisionnés pour des malfaçons et les finitions seraient loin de correspondre au standing du bâtiment

. »On n’a jamais vu la deuxième couche de peinture, les revêtements de sol sont très bas de gamme, et les stores, côté Rhône, ont été emportés par le vent avant l’emménagement », glisse une salariée de la collectivité. L’édifice, conçu par une grande signature de l’architecture française, serait à ce point défaillant que le cabinet parisien aurait renoncé à le présenter comme sa vitrine et à y conduire des clients.

Le nouveau siège a quand même fait l’objet d’une inauguration en grande pompe le 30 juin. Coût de l’opération : 122 700 euros et 250 000 euros pour l’exposition « Jeux de paysage », présentée dans le hall . L’opposition pointe également du doigt l’achat, pour 12 000 euros, d’une oeuvre destinée à être exposée dans le bureau du président. »Il aurait très bien pu piocher dans les réserves de la DRAC ou des musées », dit un opposant.

S’il n’y avait que les extravagances du siège amiral ! Mais, en sept ans, à force de créer des structures et des comités de toutes sortes, la région est passée de 700 à 1 400 salariés, ce qui gonfle considérablement les coûts de fonctionnement. Jean-Jack Queyranne justifie cette augmentation de la masse salariale par les transferts de responsabilités imposés par l’Etat, notamment pour la gestion des lycées.

Dans la veine des dépenses exagérées figure aussi la politique de coopération extérieure. »La région Rhône-Alpes se prend pour le Quai d’Orsay », caricature Françoise Grossetête, s’amusant à égrener les subventions votées au titre de « nouvelles coopérations », à la région du Parana, au Brésil, à la Pennsylvanie, aux Etats-Unis, au peuple Kishua de Sarayaku ou encore à l’association Yasuni, en Equateur. »En période de crise, il serait peut-être utile de se recentrer sur ses compétences », assène-t-elle.

Dérapage. Pas étonnant donc, si, au cours du mandat de Queyranne, l’impôt régional a augmenté de 23 %. »Cela reste très marginal, le montant reste faible », répond Queyranne. Thierry Kovacs, conseiller régional UMP, dénonce, lui, un budget régional en augmentation de près de 50 % en un mandat. »Et les compétences transférées par l’Etat depuis 2004 représentent moins de 45 % de cette évolution budgétaire », précise-t-il.

Aucun parti pourtant ne montre l’exemple. Ainsi, toujours à Lyon, le chantier du futur musée des Confluences, qui doit ouvrir ses portes en 2014, empoisonne depuis plusieurs années la gestion du conseil général du Rhône, présidé par le centriste Michel Mercier. Bel exemple de dérapage financier, là encore !

Fixé à 61 millions d’euros en 2000, le budget du musée a été multiplié par près de cinq en dix ans, pour atteindre, au gré des problèmes de construction et d’assurances, 263 millions d’euros ! Avant son ouverture, le financement de son fonctionnement fait déjà débat. Michel Mercier l’évalue à 20 millions par an, son opposition socialiste estime qu’il sera plus proche de 30 millions. Petits gâchis en perspective…

http://www.lepoint.fr/economie/le-palace-de-la-region-rhone-alpes-13-10-2011-1387581_28.php

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Y’en a marre des magouilles de Sarkozy

Posté par ippolito le 29 avril 2012

Ce pourrait être une bombe à quelques jours l’élection présidentielle. Mediapart croit détenir la preuve de la participation de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

« Le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007″, affirme samedi 28 avril le site d’investigation, qui met en ligne un document présenté comme officiel.

Cette note aurait été communiquée par « d’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité ». Elle serait « issue des archives des services secrets », aurait été « rédigée il y a plus de cinq ans », et aurait « échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale ».

La confirmation d’un accord ?

Le 12 mars, Nicolas Sarkozy avait qualifié de « grotesque » un éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouammar Kadhafi.

Plusieurs informations sont évoquées dans ce document. Premièrement le nom de Nicolas Sarkozy, « candidat aux élections présidentielles » (sic). Deuxièmement « un montant d’une valeur de « 50 millions d’euros ». Ensuite la confirmation « d’un accord de principe » pris lors « de la réunion tenue le 6. 10. 2006″.

Enfin d’autres noms, ceux des prétendus participants à cette réunion : « Brice Hortefeux », alors ministre des collectivités locales, l’homme d’affaires franco-libanais « Ziad Takieddine », ainsi que « le directeur des services de renseignements libyens », Abdallah Senoussi, « et le président du Fonds libyen des investissements africains », Bachir Saleh.

Quant au signataire de la lettre, ce ne serait autre que « Moussa Koussa », « connu pour avoir été l’un des plus proches collaborateurs de Mouammar Kadhafi et le mentor de deux de ses fils (Motassem et Saïf al-Islam) ». Mais aussi, écrit Mediapart, « le patron pendant plus de quinze ans, entre 1994-2011, des services secrets extérieurs libyens (l’équivalent de la DGSE française), avant de devenir le ministre des affaires étrangères de la Libye. »

La traduction publiée par Mediapart

Le site publie la version originale du document, ainsi que sa traduction :

« Service de la sécurité extérieure

Frère / Président du Fonds libyen des investissements africains

Que la paix soit sur vous… En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur /Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros.

Nous vous confirmons l’accord de principe quant au sujet cité ci-dessus, et ce après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens, et le président du Fonds libyen des investissements africains, et du côté français, Monsieur /Brice Hortefeux, et Monsieur /Ziad Takieddine, et au cours de laquelle un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement.

Que la paix soit sur vous et la miséricorde de Dieu et ses bénédictions…

Rencontré par Mediapart vendredi 27 avril, Ziad Takieddine, dont l’avocate affirme qu’il « n’était pas présent à la réunion indiquée dans le document », affirme :

 Ce document prouve qu’on est en présence d’une affaire d’Etat, que ces 50 millions d’euros aient été versés ou non. »

Peu avant le déclenchement de la guerre sous l’impulsion de la France, en mars 2011, rappelle Mediapart, « Mouammar Kadhafi, son fils Saïf al-Islam et un ancien chef des services secrets, Abdallah Senoussi, avaient tous trois affirmé publiquement détenir des preuves d’un financement occulte du président français ».

Et de poursuivre : « La découverte de la note de M. Koussa exige désormais que s’engagent des investigations officielles – qu’elles soient judiciaires, policières ou parlementaires – sur cet épisode sombre et occulte des relations franco-libyennes. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120428.OBS7314/mediapart-publie-une-lettre-sur-un-accord-de-financement-libyen-pour-la-campagne-de-sarkozy.html

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Y’en a marre des magouilles

Posté par ippolito le 29 avril 2012

Sarkozy : Les derniers cadeaux aux amis avant le départ

Contrats de dernière minute accordés aux copains, nominations et recasages des conseillers aux plus beaux postes, l’ère Sarkozy  se termine dans le partage du gâteau. Où nul ne veut en perdre une miette…

Seuls les initiés des milieux de la politique et de la défense ont compris de quoi il en retournait quand l’Etat a annoncé, le 16 avril, à une semaine du premier tour de la présidentielle, qu’il signerait avec Thalès un énorme contrat – d’un montant flirtant avec les 4 milliards d’euros !! – portant sur la modernisation de 33 000 postes radio tactiques de l’armée, et cela en dépit de l’opposition de Bercy.

Au ministère des Finances, certains semblaient avoir compris qu’un tel cadeau risquait de faire polémique à quelques jours d’un changement probable de régime, selon La Tribune, qui a divulgué la décision, il y a de quoi.

Car, derrière Thalès, il y a Dassault. Si l’Etat est le premier actionnaire de référence du groupe d’électronique de défense, Dassault n’est autre que son deuxième actionnaire, avec quelque 26% du capital. Pour résumer, le patron de presse-marchand d’armes profite à hauteur de 26% de ce contrat de dernière minute, ce qui lui rapportera donc un bon milliard. Pas négligeable !

Grâce au Figaro, son bras armé, Papy Dassault chérit son Sarkozy comme il a toujours bichonné la droite, et Sarko le lui rend bien. Quel magnifique cadeau d’au revoir, offert avec l’argent du contribuable, se rajoutant aux largesses octroyées par la République irréprochable et permettant au groupe de vivre grand train depuis des décennies. 

L’armée a ainsi prévu d’acheter 180 rafales, l’avion dont personne ne veut à l’étranger, d’ici à 2021, voire 286 appareils au-delà de cette date : soit 40,6 milliards d’euros, financés aux trois-quarts par des fonds publics. La loi de programmation militaire 2009-2014 a même inscrit dans le marbre l’assurance pour Dassault de pouvoir produire, même si aucun Rafale n’est exporté, un avion par mois, afin de garantir ses usines et ses emplois. La France est une cliente en or pur les amis du pouvoir…

De la Méditerranée… à Bercy

Voilà pout Thalès et Dassault, magnifiquement gratifiés. Pour le reste, ce ne sont qu’hommes à récompense et à promouvoir dans de beaux postes, si possible bien rémunérés ou dotés d’avantages concrets. Pour les ministres ou futurs députés battus aux législatives, le gouvernement a pensé à tout : une nouvelle passerelle vers le métier d’avocat a été organisée par décret, signé le 3 avril, que personne n’avait vu venir. 

Nombreux étaient déjà les politiques (de Dati à Villepin en passant par Glavany, Copé, Lefevbre, Mamère, Joxe et d’autres) à s’être reconvertis dans cette activité libérale où ils peuvent monnayer leur carnet d’adresses et leur influence en toute quiétude.

Mais, là encore, ce sera désormais plus facile. Les avocats et leurs représentants sont montés au créneau et ont déposé un recours en Conseil d’Etat pour éviter que leurs rangs se gonflent de nouveaux venus recrutés à la seule condition de justifier « de l’exercice d’une activité juridique à titre principal avec le statut de cadre pendant huit ans ».

Jour après jour, depuis quelques semaines, le Journal Officiel publie le nom de ces directeurs de cabinet ou de ces conseillers qui abandonnent leur ministre, se recasant au mieux, le plus souvent par le fait du prince. Alors que les cartons de déménagement arrivent au ministère (à Matignon, cela fait déjà trois semaine qu’ils ont été livrés), tous ne bénéficient pas de promotions éclairs et miraculeuses. 

Le numéro deux de l’équipe de Wauquiez devrait ainsi reprendre le poste qu’il occupait avant d’âtre nommé au ministère de l’inoubliable ministre de l’Enseignement supérieur : directeur de Normale sup à Lyon.

Mais de nombreux autres sont traités comme des rois, c’est  le moins qu’on puisse dire. La liste est longue des belles places et des fromages distribués. Ne parlons pas du jeune Grégory Canal, dont le nom apparaît dans une enquête pour tricherie électorales au sein de l’UMP Paris (Charlie du 29 juin 2011) : ce collaborateur de Fillon à Matignon vient d’être fait sous-préfet et nommé, loin des juges, directeur de cabinet du préfet de l’Aisne.

Et la semaine dernière, ce fut l’apothéose : un copain d’Henri Guaino et de l’Elysée est passé directement des rives de la Méditerranée et ses problématiques… à Bercy, intégrant d’un seul coup de plume un des corps d’élite de la haute fonction publique.

Patrick Barraquand avait fait office  pendant treize mois de cheville ouvrière pour la mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée (UPM) un machin servant de lien avec l’organisation internationale du même nom, lancée par Sarkozy et installée à Barcelone, dont les résultats sont proches du néant.

Et le voilà nommé contrôleur général économique et financier au ministère des Finances, un poste discrétionnaire à quelque 8 000 euros par mois, primes comprises.  Dans une vie précédente, cet heureux homme travaillait dans  l’armement pour Eurocopter et pour Safran, notamment à Moscou.

Mais il n’y a pas que lui. Un apparatchik du Nouveau Centre, ancien homme de confiance et directeur du cabinet d’un certain Sauvadet, que personne ne connaît, mais qui est ministre de la Fonction publique, a lui aussi été intégré dans ce même corps. Des CV finalement aussi adaptés que celui de cette militante du RPR, ancienne infirmière ayant gravi les échelons jusqu’au cabinet de Christine Lagarde, qui y avait été propulsée en avril 2011.

Quand aux directeurs de cabinet, ils ont déjà envoyé valser leurs responsabilités pour prendre de nouvelles fonctions dans la haute administration publique, sans compter ceux auxquels le privé propose des ponts d’or.

Voilà le directeur du cabinet au Logement nommé patron du Port autonome de Paris, à l’âge de trente-huit ans. Celui de l’Agriculture se retrouve à la tête de l’Institut National de recherche en sciences et technologies pour l’Environnement et l’Agriculture (Irstea).

 Le dircab du ministre de la Justice avait déjà récolté le magnifique fauteuil de procureur de la République de Paris, un poste particulièrement politique, et son homologue à l’Education nationale est catapulté recteur d’académie.

 Quand à celui de le Défense, qui fut auparavant porte-parole de la « grande muette », le voilà nommé pour quatre ans « contrôleur général des armées en mission extraordinaire ». 

Une mission cousue main et tout aussi extraordinaire que l’appétit des copains de Sarkozy à se partager les meilleurs jobs de la République.

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2012/04/26/sarkozy-les-derniers-cadeaux-aux-amis-avant-le-depart/

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 29 avril 2012

Un quinquennat à 1,3 millions de chômeurs

Cinq millions de chômeurs en mars: +0,7% sur un mois, +6% sur un an et plus de 30% sur cinq ans. 

Les chiffres du chômage sont cruels pour le locataire de l’Elysée.

Le quinquennat s’achèvera donc sur un mauvais chiffre. La dernière livraison d’une des statistiques les plus suivies des français ne sera pas fêtée à l’Elysée : les chiffres du chômage sont  à nouveau mauvais pour le mois de mars. 

Les listes de Pôle emploi, toutes catégories confondues, ont grossi de 33 100 personnes, soit une progression de 0,7% sur un mois, et 6 % sur l’ensemble de l’année.  Au total ce sont près de 5 millions de personnes qui sont maintenues hors de l’emploi selon l’Agence pour la France métropolitaine.  
   
Le chiffre dépasse allègrement cette barre, si est pris en compte l’ensemble du territoire, Outremer incluse. Le chômage caché, incluant les personnes disposant d’un emploi à temps partiel, mais désireuses d’un obtenir un à plein temps, ainsi que les personnes en stage et celles dispensées de recherche comme les pré-retraités, sont plus de 2 millions. 

Bref, rien de bon. Même si au pôle emploi on a appuyé sur le champignon des radiations administratives et autres stratagème pour réduire le nombre de demandeurs d’emplois, comme le montre notre dernier graphique. Si la part des personnes qui sortent de la catégorie A pour un vrai contrat de travail a régulièrement diminué, 26,5% fin 2006, elle peine à se maintenir au delà de 20%. 

Elle a même subit une grosse chute depuis novembre dernier de près de 1,5 point. Sur le quinquennat, le chômage a donc gonflé de plus de 1,3 millions de personnes, soit une progression de plus d’un tiers en 5 ans. 

Et l’avenir est sombre. Si la France conserve une maigre croissance, nombre de nos voisins européens sont entrés en récession, limitant du même coup notre marge de croissance.

 L’Unedic prévoit ainsi plus de 3 millions de chômeurs officiels en fin d’année. Pessimisme relayé par l’Insee: l’institut estime que le taux de chômage officiel atteindra 10,1 % cet été contre 9,4% en mars 2012.

http://www.marianne2.fr/Un-quinquennat-a-13-millions-de-chomeurs_a217185.html

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