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Y’en a marre des plans sociaux

Posté par ippolito le 2 avril 2012

Le nombre de plans sociaux retrouve en 2011 son niveau d’avant la crise

Le nombre de plans sociaux enregistrés par l’administration en 2011 s’est élevé à 953, soit le même niveau qu’en 2007 et moitié moins que lors de l’année noire de 2009, selon des données du service statistique du ministère du travail (Dares).

En 2009, le nombre de plans sociaux, techniquement appelés plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), avait atteint 2 260. Avant ce pic, le nombre déclaré était de 1 300 en 2006, 957 en 2007, et 1 030 en 2008, et 1 180 en 2010. En janvier 2012, le nombre de plans sociaux a été de 63, un chiffre en retrait par rapport à janvier 2011 (85) et janvier 2010 (99).

Toute entreprise d’au moins 50 salariés qui procède au licenciement pour motif économique d’au moins 10 salariés sur une durée de 30 jours est tenue d’élaborer un plan de sauvegarde l’emploi et de le notifier à l’administration. Un PSE doit comprendre des mesures pour favoriser le reclassement des salariés, en interne si possible mais également en externe.

LES ENTREPRISES PRIVILÉGIENT D’AUTRES OPTIONS

Le nombre de PSE est un indicateur de tendance mais il ne reflète pas l’ensemble des emplois supprimés car il ne s’impose pas aux entreprises de moins de 50 salariés et le nombre de personnes concernées pour chacun n’a pas été précisé.

Les postes supprimés sans licenciement ne sont pas non plus comptabilisés. Or, ces dernières années, pour réduire leurs effectifs, les entreprises optent de plus en plus pour des dispositifs parallèles tels que les plans de départs volontaires, les ruptures conventionnelles ou la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) qui vise à prévoir les besoins de main d’oeuvre à terme.

Malgré le recul du nombre de plans sociaux en 2011, le chômage a d’aileurs atteint l’an dernier son plus haut niveau depuis douze ans avec 2,87 millions de demandeurs d’emploi sans activité comptabilisés fin décembre 2011. L’Unédic, organisme d’assurance chômage, envisage pour 2012 quelque 214 200 demandeurs d’emplois supplémentaires sur l’année.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/03/16/le-nombre-de-plans-sociaux-retrouve-en-2011-son-niveau-d-avant-la-crise_1670841_3234.html

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Y’en a marre de la désindustrialisation en France

Posté par ippolito le 2 avril 2012

La France marquée par la désindustrialisation

L’Hexagone est le pays de la zone euro dont «la part de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB est la plus faible». 

Entre 2000 et 2010, la part de marché à l’exportation de la France a diminué de 3,5 points.

La perte de la compétitivité de la France est loin d’être un mythe. Les chiffres sont sans appel. C’est ce que rappelle un document publié par COE-Rexecode intitulé «Faiblesses et atouts de la France dans la zone euro», publié à quelques semaines de la présidentielle.

Cette étude confirme d’abord que, sur le terrain de jeu mondial, la France perd du terrain. Si sa part de marché à l’exportation diminue «comme celle de la plupart des pays développés» – conséquence de la montée en puissance des pays émergents dans le commerce mondial -, elle baisse aussi au sein de la zone euro. 

Entre 2000 et 2010, la part de marché de la France a diminué de 3,5 points, indique l’institut de recherche économique proche du patronat, qui souligne que «c’est le plus fort recul des pays de la zone euro».

 L’écart entre la France et l’Allemagne s’est ainsi «creusé d’environ 250 milliards d’euros en dix ans, soit 13 % de notre PIB».

Parallèlement, la France continue à se désindustrialiser. Certes, sur la dernière décennie, la part de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB a reculé dans toute la zone euro, passant de 19,2 % à 15,5 % en moyenne (-3,7 points). Mais, en France, cette part a perdu 5,2 points, «ce qui représente plus de 100 milliards d’euros», a calculé COE-Rexecode.

«Un cercle vicieux»

La France est désormais le pays de la zone euro dont «la part de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB est la plus faible (9,3 % en 2010)». À titre de comparaison, le poids de l’industrie atteint 12,1 % en Espagne et 11,8 % au Portugal, 13,1 % en Belgique et 11,9 % aux Pays-Bas. Quant à l’Allemagne, elle fait la course en tête, avec une industrie qui représente 18,7 % de son PIB.

«La désindustrialisation constitue une menace pour la croissance future», alerte COE-Rexecode. Et de rappeler qu’environ 85 % de l’effort de recherche privée est réalisé dans l’industrie. «Plus la base industrielle se réduit, moins le pays dispose d’atouts pour soutenir la recherche appliquée, générer des progrès techniques et contribuer à l’expansion des autres secteurs de l’économie», note l’étude. Dès lors, perte de compétitivité et désindustrialisation «s’entraînent mutuellement, comme dans un cercle vicieux».

Au gouvernement, on fait valoir que le programme d’investissement d’avenir, la création de la Banque de l’industrie ou encore la mise en œuvre de la TVA sociale sont autant d’instruments créés pour redresser la situation.

«Tout cela est bienvenu mais  il y a encore beaucoup à faire ; et ce sera inévitable, quel que soit le prochain président de la République», estime Michel Didier, président de COE-Rexecode. Qui ne manque pas de rappeler que la France pourra aussi s’appuyer sur ses atouts pour se remettre au niveau: sa démographie, une productivité élevée, ou encore, pour emprunter, «une signature française, qui reste l’une des plus crédible du monde».

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/22/20002-20120322ARTFIG00766-la-france-marque-par-la-desindustrialisation.php

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