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Y’en a marre des hausses des impôts

Posté par ippolito le 3 avril 2012

Une baisse historique du déficit public grâce… aux hausses d’impôts

Les prélèvements ont augmenté de 1,3 point de PIB en 2011, selon l’Insee. La plus forte hausse depuis 1996 lorsqu’Alain Juppé était à Matignon. 

Cette progression compte pour 60% dans la réduction du déficit public à 5,2% l’an dernier. Nicolas Sarkozy comme François Hollande prévoient de poursuivre dans cette voie, pour parvenir à l’équilibre des finances publiques.

De rupture, il n’y eut point… En France, la tradition veut qu’on réduise le déficit public à coup d’impôts supplémentaires. C’est ce qu’a fait l’exécutif sous la houlette de Nicolas Sarkozy, en 2011, comme ses prédécesseurs… Il a procédé à la plus importante hausse des prélèvements obligatoires (+1,3 point) depuis un certain Alain Juppé (en 1996).

 Compte tenu d’allègements fiscaux consentis en début de mandat, le quinquennat devrait se solder par une hausse des impôts, taxes et cotisations, de 0,7 point de PIB (si l’on compare la situation de 2006 à ce que devrait être 2012). Le candidat Sarkozy avait promis, début 2007, une baisse de 4 points de ce taux de prélèvements obligatoires. Bien sûr, il y a eu la crise. Mais elle n’explique pas tout .

La plus forte baisse du déficit jamais enregistrée
Force est de constater que le déficit des administrations a reculé sensiblement, l’an dernier, de 1,9 point de PIB, à 5,2% de la richesse nationale, selon les données communiquées par l’Insee. La plus forte baisse jamais enregistrée par l’Institut de la statistique, qui a calculé les déficits depuis 1959. Il est vrai qu’il est peut être plus facile de diminuer le déficit après un plan de relance, puisque certains dispositifs de soutien à l’activité, conçus comme provisoires, prennent fin simultanément, et spontanément.

En tout état de cause, en 2011, la diminution du déficit tient pour 60% à la hausse des prélèvements obligatoires, et 40% au ralentissement des dépenses publiques, dont le poids a baissé dans le PIB. Les prélèvements sont passés de 42,5% à 43,8% du PIB, tandis que la dépenses publique reculait, de 56,6% à 55,9% de la richesse nationale.

Progression des prélèvements jusqu’en 2016

La hausse des prélèvements est quasiment conforme aux prévisions. Et Nicolas Sarkozy prévoit de continuer sur cette voie, si l’on en croit les documents officiels. Par rapport à leur niveau de 2012, les impôts taxes et autres cotisations de toute nature continueraient de progresser, en proportion du PIB, de 1,2 point, pour atteindre 44,8% du PIB, selon le rapport officiel du gouvernement, publié fin 2011, que la prochaine programmation des finances publiques, adoptée en conseil des ministres le 11 avril, devrait confirmer.

Cette progression correspond à près de 25 milliards d’euros de recettes en plus. L’exécutif minimise ce chiffre, faisant l’hypothèse que plus de la moitié de cette somme viendrait de rentrées fiscales spontanément fortes, en matière d’impôt sur les bénéfices des sociétés notamment. Les impôts rentreraient tellement bien dans les caisses de l’Etat que leur croissance dépasserait celle du PIB, d’où cette hausse du taux de prélèvements. Une hausse sans douleur, donc, sans que les Français soient mis à contribution, tel est le message…

Sauf que cette hypothèse d’importantes rentrées fiscales spontanée peut être discutée. Surtout, elle repose sur le pari d’une croissance relativement forte, supérieure à 2% à partir de 2014. Si celle-ci n’est pas atteinte, il faudra bien augmenter, vraiment, les impôts.

Une remise en cause du modèle social

Ou tailler vraiment dans les dépenses. La seule solution serait alors de s’attaquer aux dépenses sociales, qui représentent plus de la moitié de la dépense publique. A nouveau évoquée par la ministre du Budget, Valérie Pécresse, dans une interview au Monde, la baisse du nombre de fonctionnaires, au rythme du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, ne serait assurément pas suffisante. Ni le simple fait de ralentir les dotations aux collectivités locales. 

Si Nicolas Sarkozy n’a pas vraiment touché à la sphère sociale pendant son quinquennat, au grand dam des plus libéraux des experts et observateurs, c’est parce que les Français sont plus qu’attachés à leur modèle. On se souvient du tollé provoqué par la seule évocation d’une prise en charge plus rigoureuse des dépenses d’assurance maladie correspondant aux affections de longue durée (ALD, lesquelles expliquent une très grande part de la croissance des dépenses de santé). Le gouvernement n’avait pas dépassé, alors, le stade du ballon d’essai.

François Hollande parie moins sur la croissance

François Hollande, qui n’envisage pas vraiment de couper dans les crédits publics, prévoit d’accroître les prélèvements jusqu’à 46,9% du PIB en 2017. Son programme, est, d’une certaine façon, plus prudent que celui de Nicolas Sarkozy, puisqu’il ne s’attend pas à une hausse importante et spontanée des prélèvements. D’où la rafale de hausses d’impôts prévue (29 milliards d’euros, auxquels il faut ajouter 15 milliards pour financer les dépenses nouvelles).

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120330trib000691244/une-baisse-historique-du-deficit-public-grace-aux-hausses-d-impots.html

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Y’en a marre de la dette publique

Posté par ippolito le 3 avril 2012

1 717,3 milliards d’euros de dette publique fin 2011

Le  déficit public baisse, la dette publique s’envole. Elle s’élevait fin 2011 à 1 717,3 milliards d’euros et atteignait 85,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 82,3% fin 2010, soit une hausse de 3,5 points. C’est ce qui ressort des derniers chiffres rendus publics, vendredi 30 mars, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Initialement prévu à 5,7% du PIB, le déficit public (Etat, organismes divers d’administration centrale, administrations publiques locales et de Sécurité sociale) a été ramené à 5,2% fin 2011.

Cette amélioration en part de PIB provient à la fois du dynamisme des recettes, qui passent de 49,5% à 50,7% du PIB, et de la modération des dépenses, qui passent de 56,6% à 55,9% du PIB. Sous l’effet des hausses des impôts (+ 7,8%) prévus dans la loi de finances et dans les deux plans Fillon de redressement des finances publiques, le taux de prélèvements obligatoires augmente de 1,3 point en 2011 à 43,8% du PIB.

Les dépenses continuent de décélérer, passant de + 2,3% en 2010 à + 2,1%, soit un rythme inférieur à celui du PIB en valeur, mais fort éloigné des 0,4% à compter de 2013, prévus dans le programme de stabilité que le gouvernement Fillon s’apprête à transmettre à la Commission européenne. L’Insee relève le ralentissement particulier des dépenses de fonctionnement.

Les recettes, en hausse, augmentent de + 5,9% après + 3,3% en 2010. Les impôts sur le revenu et le patrimoine augmentent notamment de 10%. La progression des recettes fiscales provient aussi bien de l’impôt sur les sociétés (+ 8,7 milliards) que de la contribution sociale généralisée (+ 5,2 milliards, du fait de la taxation au fil de l’eau des revenus d’assurance-vie notamment) et de l’impôt sur le revenu (+ 3,6 milliards).

En un an, la dette au sens de Maastricht  s’accroît de 122,1 milliards à 1 717,3 milliards.Ce qui représente quelque 26.278 euros par habitant.  La contribution de l’État à la dette publique a augmenté de 90,3 milliards, une variation un peu plus importante que son besoin de  financement,en raison notamment des prêts accordés aux pays en difficulté de la zone euro (+ 10,4 milliards).

La dette des administrations publiques locales est passée en un an de 161,1 à 166,3 milliards d’euros.  Celle de la Sécurité sociale s’est alourdie de + 30,4 milliards pour atteindre 205,4 milliards fin 2011, en raison notamment de l’augmentation de la trésorerie des caisses de sécurité sociale (+ 12 milliards).

http://bercy.blog.lemonde.fr/2012/03/30/1-7173-milliards-deuros-de-dette-publique-fin-2011/

 

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