• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 5 avril 2012

Y’en a marre du train de vie du gouvernement

Posté par ippolito le 5 avril 2012

Combien coûte le gouvernement

René Dosière, député apparenté PS de l’Aisne, a mené l’enquête sur le train de vie de l’Etat et le coût du gouvernement.

Les budgets de l’Elysée, de Matignon et de l’ensemble des ministères ( 32 cabinets des ministres, ministres-délégués et secrétaires d’état) représentent un coût d’ 1 milliard d’euros par an.

En 2008, Sarkozy a décidé de rendre le budget de l’Elysée plus transparent. Auparavant, le coût de l’ Elysée était dissimulé dans les budgets d’une quinzaine de ministères. On a pu alors constater que les crédits de la Présidence avaient augmenté de 20 % entre 2007 et 2008. Ils s’élèvent à près de 113 millions d’euros en 2010.

René Dosière pointe du doigt de nombreuses dérives : hausse du salaire du Président de 172%, coût pharamineux du sommet de l’Union pour la Méditerranée (16 millions d’euros), utilisation abusive des sondages ou encore achat d’un nouvel avion présidentiel.

René Dosière estime le coût de fonctionnement moyen d’un ministère à environ 16,72 millions d’euros par an. Les frais de personnel représentent la première dépense (43%), vient ensuite le coût lié à la communication (32%).

De plus, les effectifs des cabinets ministériels du gouvernement n’ont cessé d’augmenter, passant de 262 membres sous Michel Debré en 1959 à 551 aujourd’hui sous François Fillon. Pour ceux qui exercent au sein du cabinet « strict », les rémunérations individuelles des agents contractuels sont en hausse de 24 % entre 2008 et 2009.

René Dosière pointe également la hausse du budget de Matignon de 322,7 millions d’euros en 2011 à 362,2 millions d’euros en 2012.

200 ans après l’abolition des privilèges, nos ministres vivent toujours dans l’opulence d’Ancien Régime.

Source: Les Dossiers du Contribuable

http://www.impots-economie.com/combien-coute-le-gouvernement/

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public, Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des prix de l’immobilier

Posté par ippolito le 5 avril 2012

Marché de l’immobilier : pourquoi a-t-il flambé ?

Entre 2000 et 2011, le prix moyen des maisons a augmenté de 79,2% et celui des appartements de 125,2%. 

Une nouvelle étude évoque une chute prochaine de l’immobilier de 8 à 14%. Ce serait la 1ère grosse baisse depuis 2000. En dix ans, les prix de l’immobilier ont presque doublé.

Les prix de l’immobilier pourraient chuter de 8 à 14% d’ici 2014, selon une étude de l’IEIF, l’institut de l’épargne immobilière et foncière. Ce serait la première grosse baisse depuis 2000.

Un ménage consacre en moyenne un tiers de ses revenus pour se loger. En 2000, cette mensualité correspondait à un logement de 70 m² contre 50 m² en 2011.

Cette perte du pouvoir d’achat immobilier des Français est le résultat de la flambée des prix depuis dix ans. Entre 2000 et 2011, le prix moyen des maisons a augmenté de 79,2 % et celui des appartements de 125,2 %. Comment expliquer une telle hausse ?

1. Une pénurie de logements

Il manquerait en France de 500 000 à 800 000 logements. Une double raison à cela : le besoin de logement ne cesse d’augmenter et les constructions sont insuffisantes.
Une demande soutenue

Avec environ 800 000 naissances par an, la France a une démographie dynamique et sa population augmente. En outre, de plus en plus de personnes vivent seules. Leur proportion est passée de 6% en 1962 à 14% en 2007. 

Ce phénomène concerne aujourd’hui 8,7 millions de personnes de tous âges. Les jeunes étudient plus longtemps et rentrent plus tardivement dans la vie de couple. Les adultes connaissent plus de ruptures dans leur vie conjugale. Les personnes âgées vivent plus longtemps et bénéficient d’aides au maintien à domicile.

Une offre insuffisante

La France ne construit pas assez de logements pour répondre à l’augmentation de la demande. Associations et politiques s’accordent autour d’un besoin de construction proche de 500 000 nouveaux logements par an. 

Or, depuis 2007, le chiffre a toujours été compris entre 300 000 et 400 000. Un déficit de logements se creuse donc année après année.

2. Des conditions d’achat favorables

La hausse des prix a été accentuée par un autre élément : les faibles taux des crédits immobiliers.

 Depuis 2000, les taux du crédit immobilier sont en baisse et soutiennent la demande. Le « taux fixe effectif moyen » des emprunts immobiliers est ainsi passé de 6,7% en 2000 à 4,4% en 2011. 

Par ailleurs, l’allongement de la durée des prêts jusqu’à 25 ou 30 ans a permis d’accéder à des biens plus chers sans augmentation des mensualités de remboursement.

Les acheteurs ont pu également bénéficier de plusieurs dispositifs d’aides (crédit sur les intérêts d’emprunt, dispositif Scellier, prêt à taux zéro…), qui ont entretenu la hausse des prix. 

Les vendeurs pouvaient d’autant plus augmenter les prix qu’une aide venait atténuer la réalité de cette hausse. Dès lors, tout le marché a tendance à monter… même si tous les acheteurs ne bénéficient pas d’aides.

3. La spéculation

Dernière raison à cette flambée : les investissements spéculatifs. En période d’incertitude boursière, la pierre retrouve son statut de valeur refuge. Après 10 années de hausse, la croyance que l’immobilier ne peut que monter s’est renforcée. 

Les acheteurs acceptent de payer le prix fort avec la conviction de pouvoir, dans tous les cas, réaliser une plus-value. Nous sommes peut-être arrivés au bout de ce cycle : on observe depuis 2011 un tassement des volumes des transactions et des prix.

Les étrangers viendront-ils prendre le relai des français pour maintenir le marché immobilier à la hausse ? C’est peu probable. Leur influence sur les prix de l’immobilier en France est marginale car ils sont peu nombreux et concentrent leurs achats sur des marchés de niche.

http://quoi.info/actualite-economie/2012/02/19/marche-de-limmobilier-pourquoi-a-t-il-flambe-1118221/

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 5 avril 2012

Ministère de l’Education : les dépenses inconsidérées de Jack Lang

Jack Lang, l’éternel ministre de la Culture, aime tous les arts : la peinture, la sculpture, le patrimoine et les arts décoratifs. Comme tous les hommes politiques, mais peut-être lui un peu plus que les autres, il a toujours eu le souci de vouloir marquer de son empreinte les différentes fonctions qu’il a occupées. 

Ainsi, de son passage au ministère de la Culture, on retiendra la création de nouvelles manifestations culturelles (Fêtes de la musique, Journées du Patrimoine).

 Dès son arrivée dans ce ministère en 1982, le budget de la Culture a été multiplié par deux. Puis progressivement, il est passé de 2,6 milliards de francs en 1981 à 13,8 milliards en 1993.

Mais ce qu’on sait moins, c’est la volonté de Jack Lang de marquer les lieux du pouvoir qu’il occupe. Ainsi, il fut ministre de l’Education nationale à deux reprises en 1992 et en 2000. Et à chaque fois, son passage s’est traduit par la mise en chantier du bâtiment et par de nombreux changements de décor à des prix très élevés. L’art n’a pas de prix, mais il a un coût. C’est ce que révèle Vincent Quivy, dans son ouvrage intitulé « Abus de pouvoir ».

Un ministère situé dans l’hôtel de Rochechouart

La plupart des sièges des ministères sont d’anciennes résidences des Grands du Royaume. Celui de l’Education nationale n’échappe pas à cette règle. Depuis 1828, le ministère est situé dans l’hôtel de Rochechouart. Construit en 1776 par l’architecte du Roi, Mathurin Cherpitel, l’hôtel était une commande de la marquise de Courteille pour sa fille, la comtesse de Rochechouart. Les façades, les décors du grand salon et d’un boudoir sont conservés d’époque.
La valse des ministres entraîne des réaménagements du ministère

Le ministère de l’Education a vu défiler dans ses murs 28 ministres de l’Education nationale, « soit un tous les 21 mois » rappelle Vincent Quivy. Or, chaque changement de ministre donne lieu à chaque fois à un certain nombre d’aménagements dans les ministères. Untel décide de renouveler le mobilier, un autre de transformer certaines pièces en bureau ou en salle de travail. A chaque remaniement ministériel suit une série de réaménagement des locaux, plus ou moins coûteux. 

A deux reprises, en 1992 et en 2000, Jack Lang va donc s’installer à l’hôtel de Rochechouart. La première fois, il ne peut ignorer qu’il va rester à ce poste moins d’une année, puisque les sondages indiquent tous un essoufflement du pouvoir socialiste et annoncent une défaite certaine aux législatives de 1993. Pourtant, en moins d’un an, le ministre de l’Education de l’époque ne va pas hésiter à procéder à de grandes dépenses de décoration pour le ministère.

Un salon refait à neuf par un artiste réputé en 1992

Le ministère a beau avoir tout le faste du pouvoir, accueillant notamment des pièces rares du XVIIIe siècle, Jack Lang n’a pas hésité à moderniser les lieux en 1992. A peine est-il arrivé qu’il décida de confier à un artiste peintre qu’il affectionne, Pierre Alechinsky, le soin de redécorer un salon du ministère, baptisé depuis « Salon Alechinsky ». 

Artiste peintre, Alechinsky avait déjà redécoré entièrement une salle d’attente du ministère de la Culture lorsque Jack Lang était ministre.
La commande est donc passée à l’artiste : « Six panneaux amovibles figurant des arabesques colorées, déclinées à partir du thème de l’ordre ». Dans le salon, une toile d’Alechinsky a également été achetée afin de compléter la décoration, pour la modique somme de 80 000 euros. Le coût de la rénovation avoisine donc plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Un mobilier renouvelé en 2000

Lorsque Jack Lang revient au ministère en 2000, il ressent le besoin de renouveler le mobilier comme le révèle Vincent Quivy. Ainsi, les meubles Louis XV vont être remplacés en partie par un mobilier beaucoup plus moderne. Fin connaisseur des arts décoratifs, Jack Lang va faire appel à l’une des plus célèbres designers de l’époque, Andrée Putman. Des meubles vont être réalisés sur mesure pour un coût de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Cette pratique est courante et c’est l’un des privilèges de la fonction de ministre : lorsqu’un homme politique prend ses fonctions dans un ministère, il a le droit de choisir son cadre de travail en choisissant des meubles et en effectuant quelques travaux d’aménagement.
Des travaux d’aménagement de l’hôtel de Breteuil en 2002

Lorsque Luc Ferry succède à Jack Lang au ministère de l’Intérieur, il est rapidement pris dans une petite tempête médiatique déclenchée par Le Canard Enchaîné. 

On reproche au nouveau ministre de l’Education nationale d’avoir effectué des travaux de réaménagement relativement coûteux. Parmi ces travaux, il y a la rénovation de la résidence de fonction du ministre de l’Education, l’hôtel de Breteuil, qui est situé juste à côté de l’hôtel Rochechouart, siège du ministère.

Sauf qu’après enquête, il s’avère que les travaux de réaménagement du pavillon de résidence ont été décidés… par Jack Lang lui-même, et ne seront terminés que sous Luc Ferry. Pour la troisième fois, le coût de la rénovation avoisine la dizaine de milliers d’euros.

Le cas Jack Lang est symptomatique de l’attitude des hommes du pouvoir à s’autoriser quelques largesses qui s’apparentent au fait du prince. Le goût de l’architecture et de l’art contemporain a un coût. 

Tous les ministres, de droite comme de gauche, ont procédé aux réaménagements des ministères. Mais cette pratique généralisée mériterait d’être davantage encadrée. Comment justifier dans le budget de fonctionnement du ministère de l’Education, l’achat d’oeuvres d’art destinées à décorer les bureaux du ministère ?

*** Sources
- Vincent Quivy, Abus de pouvoir, Editions du moment, 2007
- Notice biographique de Jack Lang, sur le site Internet culture.gouv.fr

http://www.politique.net/2008013103-ministere-de-l-education-les-depenses-de-jack-land.htm

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN