• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 8 avril 2012

Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 8 avril 2012

En cinq ans, le chômage augmenté de 30%. On dit merci qui ?

A moins de 30 jours du premier tour, les mauvais chiffres du chômage oblige Nicolas Sarkozy a assumer son quinquennat. Un terrain plus glissant pour le candidat président.

Bien sûr il y aura les chiffres de mars qui tomberont au milieu de l’entre deux tours, le 30 avril prochain. Mais déjà le niveau de chômage de février publié hier, lundi 26 mars, risque de relancer le débat sur le bilan de Nicolas Sarkozy. 

A moins d’un mois du premier tour, la thématique de l’emploi n’a rien pour donner du lustre au quinquennat qui s’achève. Restreinte à la seule catégorie A, le chômage officiel selon le bon vieux baromètre de Marianne, la progression sur le dernier mois est réduite, à +0,2 %, soit 6 200 personnes supplémentaires.

 De quoi permettre au président lundi dernier au micro de France Info d’identifier «une amélioration de la situation », au motif de « la baisse tendancielle de l’augmentation du nombre de chômeurs ». Bref, en bon français: cela monte toujours mais moins rapidement. 

Pourtant avec un peu moins de 2,9 millions de personne inscrites dans cette catégorie, il n’y a pas de quoi se réjouir. Officiellement donc, le chômage culmine à 10% de la population active contre 8,1 % au début du quinquennat. 

Mais si l’on ajoute les autres personnes maintenues hors de l’emploi à plein temps le chiffre frole les 5 millions : 1,41 millions de salariés sont bien en activité mais dans un temps partiel subi, et 0,61 million d’autres sont dispensées de recherche d’emploi.  

Et ce, rien qu’en Métropole. Si l’on y ajoute les ultra-marins, le cap des 5 millions est clairement enfoncé.  Ainsi comptabilisé, le taux de chômage culmine à 17 %, contre 15,8 % cinq ans auparavant. 

Sur le quinquennat ce sont donc 1,250 million de personnes qui n’ont pas d’emploi, soit un tiers de plus. Et pour cause : en cinq ans le nombre d’emplois salariés s’est resté stable, quand la population active elle s’est au contraire étoffée : ce surplus de main d’œuvre est donc venu gonfler les statistiques du chômage.

Pour la gauche, la thématique est porteuse. Et le porte-parole du PS, Benoît Hamon de pilonner : « le chômage est le naufrage du quinquennat avec un million de chômeurs en plus qu’en 2007. » Le candidat victorieux de 2007 aurait sans doute lui aussi porté ce jugement sévère. 

A la veille du premier tour de la dernière présidentielle, Nicolas Sarkozy demandait à être jugé sur ses actes, et plus précisément sur le taux de chômage affirmant en ce domaine son « obligation de résultats ». « Si on s’engage sur 5 % de chômeurs et qu’à l’arrivée il y en a 10, c’est qu’il y a un problème », proclamait-il alors. 

Evidemment, cette faillite, le chef de l’Etat s’en explique en désignant un responsable : la crise, « l’une des plus violentes que le monde ait jamais connue depuis un siècle ». La preuve, explique le Président, se trouve de l’autre coté des Pyrénées. Chez nos voisins espagnols, le taux de chômage a plus que doublé, répète inlassablement le candidat président lors de ses interviews. 

Oubliant que si la France se situe encore dans la moyenne de la zone euro, c’est essentiellement grace aux stabilisateurs automatiques hérités du modèle social tant décrié par le candidat de 2007…. Ce même modèle qu’il a voulu détricoté au début du quinquennat avec la fameuse loi Tepa, quand le Président citait déjà l’Espagne non comme repoussoir, mais comme un modèle à suivre.

http://www.marianne2.fr/En-cinq-ans-le-chomage-augmente-de-30-On-dit-merci-qui_a216651.html

Publié dans Y'en a marre du chômage | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de galerer

Posté par ippolito le 8 avril 2012

Les Français ont de plus en plus de mal à payer leurs factures

Un nouvel indicateur vient confirmer que la solvabilité des ménages français se dégrade mois après mois. Les Français ont du mal à faire face à la hausse des factures d’électricité et de gaz. 

Crise, chômage, hausses d’impôts, les Français ont de plus en plus de difficultés à s’acquitter de leurs dettes. Depuis deux ans, trimestre après trimestre, la capacité des ménages à régler leurs factures s’amenuise selon le Contentia Recovery Index (CRI). Parti d’une base 100 en septembre 2010, il a plongé à 89,3 au premier trimestre de cette année.

Ce nouvel indicateur, dont les résultats ont été dévoilés il y a quelques jours, a été mis au point par Contentia, filiale du groupe 3 Suisses International et poids lourds du recouvrement en France, en partenariat avec l’université de Lille 1. Contentia a ainsi agrégé 9 critères dont ses données propres concernant les problèmes d’impayés dans quatre secteurs (téléphonie, crédit à la consommation, assurance et énergie) et des données publiques comme le nombre de dossiers de surendettement déposés. 

Intervenir plus en amont

Fin 2010, l’entreprise s’était en effet aperçue qu’elle et ses concurrentes avaient plus de difficulté qu’auparavant pour recouvrer autant d’argent. En parallèle, les encours de créances (autrement dit le montant global des dettes) explosaient. Il s’agissait donc pour Contentia d’expliquer auprès de ses clients les raisons pour lesquelles la situation dérapait et comment y remédier en amont.

Résultat : « la dégradation se confirme depuis deux ans », explique Philippe Lorthioir, directeur administratif et financier de Contentia. « Les gens doivent de plus en plus d’argent et le montant moyen des plans de remboursement accordés augmente », constate-t-il. Autre signal inquiétant : les demandes de PRP (procédures de rétablissement personnel) dans les dossiers de surendettement sont de plus en plus acceptés par les juges. Ce qui signifie que les familles insolvables qui ne parviennent pas à respecter les délais de paiement sont toujours plus nombreuses.

Face à cette situation, les entreprises ont commencé à s’adapter. Jusqu’ici en France, elles relançaient plusieurs fois leurs débiteurs avant de confier leur dossier à une société spécialisée comme Contentia. Depuis plusieurs mois, une mentalité différente, plus anglo-saxonne, s’impose. Les entreprises n’hésitent désormais plus à passer par un spécialiste du recouvrement après quelques jours de retards seulement, afin de minimiser le risque d’impayés à l’avenir.

http://www.challenges.fr/entreprise/20120406.CHA5140/les-francais-ont-de-plus-en-plus-de-mal-a-payer-leurs-factures.html

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du train de vie de nos élus

Posté par ippolito le 8 avril 2012

Cigares, hôtels de luxe et voyages à l’étranger : les élus locaux sont-ils vraiment moins dépensiers que les autres ?

On se souvient des cigares de Christian Blanc, du jet privé d’Estrosi ou de ses deux appartements de fonction. Ces révélations font le pain hebdomadaire du Canard enchainé et reflètent la tendance des politiques à confondre les deniers publics avec leur argent de poche. 

Mais les élus locaux sont-ils plus vertueux ? Si les projecteurs sont systématiquement braqués sur les ministres ou les députés, les affaires de cigares ou d’hôtels de luxe facturés à la collectivité n’épargnent pas les élus locaux.

A l’occasion de la sortie du livre de Vincent Quivy, Chers élus, ce qu’ils gagnent vraiment (Seuil), nous publions une série de 20 questions insolites sur les revenus des élus locaux et nationaux. 

Exemples : comment obtenir 600 000 euros de parachute doré en étant simple directeur de société d’économie mixte ? Comment un député peut-il devenir propriétaire sans dépenser le moindre euro ? Pourquoi est-il si difficile de connaître le salaire exact d’un ministre ?

Episode 5 : Les dépenses des élus

Des frais remboursés sur présentation de justificatif

Comme nous l’avions déjà vu, les élus locaux peuvent bénéficier d’une indemnité couvrant les frais de représentation. Mais il faut croire que ce n’est pas toujours suffisant puisqu’ils peuvent, en plus, se faire rembourser différents frais : de transport, d’hébergement ou autres. Seule condition : il faut fournir un état de frais et soumettre la demande de remboursements au conseil municipal. Des gardes fous visiblement pas insurmontables si l’on en croit l’enquête de Vincent Quivy

L’affaire des cigares du conseil régional de Picardie

Ainsi, en 2005, le président du conseil régional de Picardie s’est fait épingler pour sa consommation de havanes. Il a jugé bon « de consacrer une partie du budget régional à approvisionner la cave à cigares de l’assemblée qu’il dirige, explique Vincent Quivy. Il en a coûté 21 600 euros en 2005 à l’institution selon la presse et seulement 14 777 euros en trois ans selon le président mis en cause ».

Juste à titre de comparaison, l’ancien secrétaire d’Etat au Grand Paris, Christian Blanc, a été contraint à la démission pour des cigares payés par son ministère pour un montant de… 12 000 euros.
20 000 euros d’hôtel à Marseille

Vincent Quivy cite un autre exemple, celui du président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-D’azur qui aime les hôtels de luxe. Malgré la voiture de fonction à sa disposition et la petite heure de trajet entre son domicile et le siège du conseil situé à Marseille, l’élu a préféré être logé dans un hôtel avec vue sur le vieux port. Montant de la facture : 20 000 euros. 

Et les élus de la collectivité territoriale ont d’autant moins rechigné à rembourser des frais qu’ils bénéficiaient eux-mêmes de quelques largesses. Un rapport de la chambre régionale des comptes, daté de 2005, indiquait que les élus du conseil régional avaient dépensé en deux ans près de 59300 euros « correspondant à des repas pris dans des restaurants marseillais » et plus de 35000 euros « correspondant à des repas livrés au siège du conseil régional ».

Des voyages d’études en Écosse ou en Jordanie

Les rapports des chambres régionales des comptes révèlent également l’existence de curieux voyages d’études dont l’utilité pour la collectivité n’est pas manifeste. Vincent Quivy cite par exemple le cas des élus du syndicat départemental du Cher en 2004, qui ont multiplié les voyages d’étude officiellement pour s’inspirer des modèles étrangers. 

Ainsi, le directeur du syndicat et 21 élus ont passé cinq jours Ecosse. Coût pour le syndicat : 17200 euros. Les années suivantes, direction Israël, la Jordanie, Madagascar pour des coûts qui varient entre 17000 et 30000 euros. Des dépenses contestées par la chambre régionale des comptes pour qui ces voyages « se sont écartés d’un strict intérêt syndical ». Même si la cohésion des heureux élus en ressortait renforcée ?

Cet exemple n’est pas un cas isolé. Sous couvert d’études sur le développement durable, des conseillers régionaux de Rhône-Alpes de sont rendus au Brésil ou au Pays de Galles.

Par chance, ces élus locaux bénéficient du silence relatif qui entoure ces largesses. Il est toujours plus facile de vendre du papier avec des affaires qui touchent des politiques de premier plan que de suivre les aventures d’élus inconnus du grand public

http://www.politique.net/2011032201-cigares-hotels-de-luxe-voyages-a-l-etranger.htm

Publié dans Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN