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Y’en a marre de la dette

Posté par ippolito le 10 avril 2012

France : la dette culmine à 1717,3 milliards d’euros

La dette de l’État représentait 85,8% de la richesse nationale au 31 décembre dernier, selon l’Insee. À 5,2%, le déficit public, c’est-à-dire la différence entre recettes et dépenses, se replie par rapport à 2010.

Question finances publiques, la France s’est montrée meilleure que prévu en 2011. Le gouvernement a réussi à réduire le déficit public, c’est-à-dire la différence entre ses recettes et ses dépenses, à 5,2% du produit intérieur brut (PIB), contre un déficit de 7,1% en 2010. En chiffres bruts, l’État a toutefois dépensé sur l’année 103,1 milliards d’euros de plus que ce qu’il a gagné.

«En 2011, la France s’était engagée à réduire son déficit pour être à 5,7% (du PIB). La France a fait beaucoup mieux grâce aux efforts des Français, puisque nous serons à 5,2», s’est félicité le président Nicolas Sarkozy ce vendredi matin sur Europe 1. 

«Un demi-point de déficit public en moins, c’est 10milliards de dette publiqueévités!», a insisité la ministre du Budget, Valérie Pécresse, dans une interview au Monde. Elle a annoncé que le gouvernement avait révisé à la baisse l’objectif de déficit pour 2012, de -4,5% à -4,4%, au vu des bons résultats de 2011.

Des recettes dynamiques

«Pour la troisième année consécutive, le déficit s’affiche de façon significative sous l’objectif initial, note Dominique Barbet, économiste marché à BNP Paribas CIB. Cela devrait aider le prochain gouvernement à respecter l’objectif de déficit pour 2012 puis à atteindre celui de 2013 (3%).»

Ce bon résultat s’explique en partie par le dynamisme des recettes (impôts, taxes, etc.). En augmentant de 5,9%, ces dernières sont passées de 49,5% du PIB en 2010 à 50,7% en 2011. En conséquence, «le taux de prélèvements obligatoires augmente de 1,3 point en 2011, à 43,8% du PIB, sous l’effet de la hausse des impôts (+7,8%)», précise l’Insee. Dans le détail, les recettes liées aux impôts sur le revenu et sur le patrimoine ont augmenté de 10%.

Baisse relative des dépenses

Les dépenses ont pour leur part baissé relativement à la richesse nationale, représentant 56,6% du PIB en 2010 et 55,9 % en 2011. Dans l’absolu, elles croissent de 2,1%, après 2,3% en 2010.

 «Les dépenses de fonctionnement ralentissent particulièrement», relève l’Insee. Les rémunérations des fonctionnaires ont augmenté moins rapidement que l’année passée (+1,6% après +2,1%). Les consommations intermédiaires ont même diminué de 1,5% grâce à l’absence de livraisons de matériel militaire.

Les intérêts de la dette ont pour leur part fortement augmenté, de 9,5% sur l’année. En cause, la hausse de la dette, mais aussi celle de l’inflation. Une partie des emprunts étant indexée sur la progression des prix, cela a provoqué une augmentation des intérêts à verser aux créanciers.

Record pour la dette

La dette, qui est alimentée par l’accumulation des déficits années après années, a continué de grimper en 2011, pour atteindre 1717,3 milliards d’euros, soit 85,8% du PIB. Elle est en hausse de 122,1 milliards d’euros par rapport à l’année précédente (en 2010, elle avait gonflé de 101,7 milliards d’euros). Les prêts accordés aux pays en difficulté de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande) ont alimenté la dette à hauteur de 10,4 milliards d’euros.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/30/20002-20120330ARTFIG00359-france-la-dette-culmine-a-17173-milliards-d-euros.php

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Y’en a marre des deficits

Posté par ippolito le 10 avril 2012

Budget de l’Etat pour 2012 : 22% des dépenses ne sont pas financées !

Le budget de l’Etat pour 2012 présenté cette semaine par le ministre de l’Economie et le ministre du Budget n’est pas de nature à rétablir le crédit de la France.

Avec un déficit de près de 82 milliards d’euros, après quelque 49 milliards d’euros au seul titre des intérêts de la dette (sans compter le refinancement du principal), il apparaît en effet que plus de 22% des dépenses que l’Etat doit engager en 2012 ne sont pas financées.
L’augmentation de la dette y pourvoira. 

Nos enfants paieront…

Bien sûr, et nul ne l’ignore, nous sommes en campagne électorale. Qui va oser dire la vérité aux Français ? Quel homme politique ?

A moins que l’argent des épargnants du monde entier, ne veuille plus se placer dans la dette souveraine française, devenue un jour prochain trop risquée. Alors, les taux des emprunts augmenteront, le Trésor public sera pris à la gorge. Et il faudra faire, dans la précipitation, les réformes massives nécessaires à la réduction des dépenses publiques ( celles que Contribuables Associés présente depuis 20 ans…).

Comme nous le voyons sous nos yeux en Grèce, en Irlande, en Espagne et même en Italie. Exemples qui n’ont même pas l’air de nous servir de leçon… Comme d’habitude, on accusera la «spéculation». Il y a pourtant un moyen simple de ne pas dépendre d’elle : c’est d’équilibrer les comptes publics.

On dira : cela n’est pas possible en un jour. Mais c’était possible en cinq ans… On dira aussi : ce n’est pas le moment de réduire la dépense publique. Mais c’est encore moins le moment d’augmenter la dette !

Pourtant, il est prévu que les impôts augmentent l’an prochain de 7,6%. Et même de 13,3% pour le seul impôt sur le revenu.
Pour un gouvernement nommé par un président de la République qui promettait qu’avec lui il n’y aurait pas d’augmentations des impôts, c’est beaucoup !

Alain Dumait – www.dumait.fr

http://www.lecri.fr/2011/10/02/budget-de-l’etat-pour-2012-22-des-depenses-ne-sont-pas-financees/25915

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Y’en a marre des syndicats

Posté par ippolito le 10 avril 2012

Les milliards cachés des syndicats

Malgré les pressions qui ont permis d’enterrer le premier rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’argent des syndicats, les langues se délient, sous le sceau du secret. Et l’on découvre le prix de la « paix sociale » : 4 milliards d’euros par an !

«  Notre conversation est totalement off, je ne vous ai jamais parlé » : voilà l’entrée en matière d’un député, membre de la commission d’enquête sur le financement des syndicats dont le rapport, qui devait être rendu public début décembre, a été enterré à la dernière minute.

 « En fait, le gouvernement a fait pression pour que les parlementaires ne jettent pas d’huile sur le feu en faisant des révélations sur l’argent des syndicats à l’orée de la campagne présidentielle et alors que Nicolas Sarkozy vient tout juste d’annoncer, lors de son discours de Toulon, un sommet avec les partenaires sociaux tout début 2012, confie ce membre UMP de la commission.

 Ce n’était pas le moment de déterrer la hache de guerre et nous avons reçu la consigne expresse de nous abstenir. »

Consigne entendue : les parlementaires UMP, à une exception près, se sont abstenus. Ce rapport de 140 pages sur l’argent des syndicats, fruit de six mois d’enquête, ne verra donc jamais le jour. Des dizaines d’auditions, réalisées sous serment, où chaque personne s’est engagée à taire chaque parole prononcée ou entendue pendant les trente années à venir… pour rien.

Une première, selon les services de l’Assemblée nationale. Et un coup dur pour le député Nouveau Centre Nicolas Perruchot, rapporteur de la commission, qui avait mis quatre ans à obtenir le feu vert de l’Assemblée pour mener cette enquête : 

« En 2007, on m’avait expliqué que c’était le début du quinquennat, le lancement des grandes réformes. Ce n’était pas le bon moment. En 2008, ce n’était pas non plus le moment opportun à cause de la crise. Ensuite, on m’a suggéré de lancer plutôt une enquête sur le prix de l’essence. Cette année, ce n’était toujours pas le bon moment, à l’approche de la campagne présidentielle. »

Perruchot a résisté et obtenu gain de cause, jusqu’à ce qu’il comprenne que son rapport serait enterré. C’est « hallucinant », commente celui qui s’est estimé « lâché » par L’UMP. « Maintenant j’ai compris, raconte-t-il. Il y a une règle non écrite : on ne parle pas de l’argent des syndicats à l’Assemblée nationale. C’est un sujet tabou. »

La version officielle, livrée par le député UMP Richard Mallié, président de la commission d’enquête, n’a fait qu’alimenter le soupçon : « La législature se termine fin février, nous n’aurions pas eu le temps d’engager des discussions sereines avec les syndicats sur les propositions du rapport. »

Mais la consigne est arrivée trop tard. L’un des membres de la commission avait déjà transmis des éléments du rapport au Figaro Magazine, publiés dans son édition du 3 décembre. Personne ne savait alors que le rapport serait bloqué : les auteurs de l’article parlent d’ailleurs de la démonstration choc que font les députés « dans un rapport rendu public cette semaine ».

Mais que fallait-il dissimuler à tout prix ? L’incroyable richesse des syndicats français, pour commencer. Alors qu’ils ne comptent que 8 % d’adhérents chez les salariés (la France est l’un des pays européens où le pourcentage de syndiqués est le plus faible), ils reçoivent près de 4 milliards de la collectivité. 

Les cotisations des adhérents représentent une part ridicule de l’argent des syndicats : 3 à 4 % de leur budget. Plus de 90 % de leurs fonds proviennent des employeurs (État, entreprises), et des « fromages » qui leur ont été offerts.

C’est le prix de la paix sociale. En clair, on arrose les syndicats en espérant en contrepartie leur reconnaissance. lors des conflits sociaux. Car si les syndicats ont le pouvoir de déclencher les grèves, ce sont également eux qui savent mettre fin aux mouvements sociaux.

Le prix de la « paix sociale » est désormais connu : il atteint chaque année 4 milliards d’euros. L’addition est salée.

Le comité d’entreprise d’EDF : 500 millions et 4 000 salariés

L’argent des syndicats provient de plusieurs sources. Il y a tout d’abord les richissimes comités d’entreprise. Les cinq CE les plus riches de France sont, dans l’ordre : celui d’EDF, qui touche chaque année 1 % du montant des factures d’électricité (près de 500 millions d’euros) et compte près de 4 000 salariés ; ceux de GDF (140 millions), de la SNCF (93 millions), de France Télécom (92millions) et de la RATP (53 millions). Comités d’entreprise dont la gestion fait régulièrement l’objet de scandales (lire l’article de Gilles Gaetner page 16).

Comme très récemment à la RATP, où un rapport de la Cour des comptes a relevé de multiples dérives de gestion : aucune comptabilité digne de ce nom pour un budget de 53 millions d’euros et malgré 600 salariés à temps plein, une subvention annuelle de plus de 3 % de la masse salariale (la règle admise étant de 0,2 %), pas d’appel d’offres lors des achats, appel, systématiquement, aux mêmes prestataires, doubles paiements répétés à certains fournisseurs. 

La Cour a jugé ces pratiques assez graves pour transmettre le dossier à la justice. Confidence d’un parlementaire : « Ce n’est pas la première fois que le responsable d’un CE se retrouvera devant la justice. Mais qui est capable de citer un nom de dirigeant de CE inculpé après un scandale de ce type ? Il n’y en a jamais eu un seul. »
La loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale, pour la première fois, a obligé les organisations syndicales à présenter leur bilan. Bilan qu’aucun gouvernement n’avait encore osé réclamer depuis la création des syndicats, en 1884 ! 

Certaines organisations prennent leur temps. FO n’a par exemple toujours pas communiqué un chiffre pour l’année 2010. La FNSEA est allée plus loin, décrétant qu’elle ne commencerait à publier ses comptes qu’à partir de 2012 ! Sans que personne ne les rappelle à l’ordre.

L’argent des syndicats, c’est aussi l’aide publique : 1,3 milliard d’euros, à travers la mise à disposition d’au moins 17 000 fonctionnaires (lire encadré page15), sur les 4 milliards qu’ils perçoivent chaque année. 

Les syndicats se partagent encore la gestion du paritarisme, c’est-à-dire des grands organismes de la Sécurité sociale, des caisses de retraite, comme la Cnav, régime de base des salariés du privé, de l’Unedic, du 1 % logement. Et bien souvent, ils n’ont aucun compte à rendre, ne tiennent pas de comptabilité. 

Au détour d’inspections, régulièrement, quelques affaires éclatent. Dans les années 1990, l’Agirc-Arrco (le gestionnaire des retraites du privé) s’était par exemple fait épingler pour avoir mis en place un circuit de facturation de prestations fictives, sans compter les notes de frais illimitées de ses dirigeants syndicaux, le tout aux frais des cotisants. En 2000, on découvrait encore que la Caisse de retraite interentreprises (CRI) avait investi 213 000 euros dans l’achat d’un cheval de course !

La formation professionnelle, c’est moins connu, est un autre fromage des syndicats. Les entreprises ont l’obligation de consacrer un pourcentage de leur masse salariale, pour la formation des adultes : 27 milliards, versés à un organisme spécial, l’OPCA, qui peut rétrocéder 1,5 % des sommes collectées aux syndicats.

 Ils se partagent ainsi une quarantaine de millions d’euros chaque année. Les spécialistes s’accordent à dire depuis longtemps que les aides à la formation bénéficient avant tout aux cadres des grandes entreprises, au détriment des PME. Ils dénoncent un système antiredistributif, sans impact avéré sur les parcours professionnels. 

D’après le ministère du Travail, seuls 10 % des chômeurs suivent une formation.

En juillet 2007, un rapport du sénateur Bernard Seillier concluait qu’il serait « logique de supprimer l’obligation légale pour le plan de formation », rappelle Alain Mathieu, le président de Contribuables associés, dans son dernier livre, Ces mythes qui ruinent la France. Un accord syndicats-patronat de septembre 2003 avait prévu d’examiner les moyens de supprimer cette obligation légale.

 Rien n’a jamais été fait. « Le pire, c’est que cette paix sociale si cher payée n’a jamais empêché les syndicats de bloquer les réformes. On ne compte plus, depuis vingt-cinq ans, les projets de loi des gouvernements approuvés par le Parlement et abandonnés à la suite de manifestations orchestrées par les syndicats », constate encore Alain Mathieu. 

Sans compter les réformes « édulcorées », comme celle des régimes spéciaux, en 2008. D’après la Cour des comptes, les avantages annexes obtenus par les cheminots et électriciens après la réforme de leur régime de retraite ont coûté plus cher que les gains procurés.

 Idem avec la réforme des retraites de 2010, qui devait corriger les inégalités entre les retraites du privé, calculées sur la moyenne des vingt-cinq meilleures années de la carrière, et celles du public, qui ne tiennent compte que des six derniers mois de salaire pour le calcul des pensions.

« Aucune question n’est taboue. Celle du calcul de la pension sur les six derniers mois de salaire dans la fonction publique se pose évidemment », déclarait François Fillon au Figaro en janvier 2010, lors du lancement de la réforme.

 Les syndicats avaient immédiatement réagi. Le 3 mars, Éric Woerth, alors ministre du Travail, les rassurait : « Les six mois, c’est un sujet qui fâche, donc je ne sais pas s’il faut le mettre sur la table. » « Effectivement, la réforme des retraites n’a pas remis en question les plus importants des privilèges accordés aux fonctionnaires », regrette Alain Mathieu.

 « Le 13 décembre, les syndicats appelaient à manifester contre le plan de rigueur du gouvernement, ironise un parlementaire. Eux, depuis 2008, n’ont pas connu la rigueur. Il est peut-être temps de se poser des questions, à l’heure où l’on taxe les sodas pour un gain de quelques dizaines de millions, alors que le financement du « dialogue social » continue de coûter chaque année 4 milliards à la collectivité. » Josée Pochat

http://www.valeursactuelles.com/dossier-d039actualité/dossier-d039actualité/milliards-cachés-des-syndicats20111215.html

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