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Y’en a marre de la pauvreté

Posté par ippolito le 14 avril 2012

Pourquoi la pauvreté n’est pas un thème de la campagne

On ne les entend pas, on n’en parle pas ; ce sont les grands absents de cette campagne électorale. Et pourtant ! On pourrait reprendre, au mot près, la vigoureuse interpellation de Victor Hugo à l’Assemblée nationale, le 9 juillet 1849 :

  »La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen Age, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons. Voulez-vous des faits ? »

En voici. En 2010 (derniers chiffres connus), 8 ,2 millions personnes vivaient en France en dessous du seuil de pauvreté – qui est fixé à 60 % du revenu médian, soit 954 euros (données de l’Insee, 2009). Parmi elles, figuraient 2,153 millions d’ enfants de moins de 16 ans, soit un enfant sur cinq.

330 000 PAUVRES DE PLUS QU’EN 2007

La pauvreté devait baisser – Nicolas Sarkozy s’y était solennellement engagé – d’un tiers au cours de ce quinquennat. Or, il y avait, en 2010, 330 000 pauvres de plus qu’en 2007. Le nombre d’enfants pauvres de moins de 6 ans a augmenté d’un tiers, et frôle le million.

Le rapport que vient de publier l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes) est accablant. Entre 2002 et 2009, l’intensité de la pauvreté, qui mesure l’écart relatif du revenu médian des pauvres par rapport au seuil de pauvreté, est passé de 16 % à 19 %, tandis que la proportion de personnes en situation de pauvreté extrême (moins de 40 % du revenu médian) a augmenté de 43 %, passant de 2,3 % à 3,3 %.

Comment expliquer que ces questions soient absentes du débat électoral ? Est-ce que l’aggravation de la pauvreté, mesurée par les statistiques, serait imperceptible pour les citoyens ? Non.

ACTION URGENTE

Selon l’Eurobaromètre « Pauvreté et exclusion sociale » (décembre 2010), 93 % des Français estiment que la pauvreté a augmenté entre 2007 et 2010. On ne peut pas davantage dire qu’ils s’en désintéressent : 91 % d’entre eux estiment qu’il s’agit d’un problème qui requiert une action urgente du gouvernement. Il est vrai que leur confiance dans l’action gouvernementale contre la pauvreté a fortement chuté, passant de 35 % en 2009 à 23 % en 2010.

Et c’est peut-être là qu’est l’explication.

Il se pourrait que, les citoyens n’attendant plus rien d’eux en ce domaine, les candidats aient renoncé à combattre la pauvreté.

Il se peut, aussi, qu’ils manquent d’imagination. Auquel cas ils pourront lire avec profit les dernières recommandations du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), organisme dirigé par Etienne Pinte, député UMP de Versailles : revalorisation de 25 % du revenu de solidarité active (RSA) socle (qui devra être indexé sur les revenus d’activité, et non plus sur les prix), abrogation des restrictions concernant l’aide médicale d’Etat contenues dans la loi de finances 2011, revalorisation du seuil d’accès à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) à hauteur de 60 % du revenu médian.

« Détruire la misère, oui, cela est possible ; les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse, car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli. » Victor Hugo, encore.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/04/10/pourquoi-la-pauvrete-n-est-pas-un-theme-de-la-campagne_1682953_3234.html

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Y’en a marre des couts des déplacements de nos élus

Posté par ippolito le 14 avril 2012

Christian Estrosi loue un jet privé pour 138 000 euros aux frais de l’Etat

Simple secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi ne lésine pourtant pas sur les dépenses. Le 23 janvier 2008, il s’est rendu à Washington pour défendre l’inscription du lagon de la Nouvelle Calédonie au patrimoine de l’UNESCO. 

A l’origine, il devait partir avec une délégation d’une dizaine de personnes à bord d’une ligne régulière d’Air France. Sauf que l’heure de départ ne convenait pas au secrétaire d’Etat qui voulait assister à tout prix à un pot à l’Elysée entre fidèles sarkozystes. Le cabinet du ministre a donc annulé la réservation d’Air France et réservé un Falcon privé pour… 138 000 euros. C’est ce que révèle Le Canard Enchaîné dans son édition du jour.

Réservation du Vol AF026 d’Air France à 16h40, le 23 janvier

Le 23 janvier 2008, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi, doit se rendre à Washington pour défendre l’inscription du lagon de Nouvelle Calédonie au patrimoine de l’Unesco. Pour médiatiser sa démarche, il doit être accompagné d’une délégation d’une dizaine de personnes dont trois journalistes de RFO. Le cabinet du ministre a donc réservé le vol Air France AF026 qui doit partir de Roissy à 16h40.

Washington ou l’Elysée : Estrosi refuse de choisir

Mais à la dernière minute, Christian Estrosi apprend qu’un pot est organisé à l’Elysée entre fidèles sarkozystes le même jour à 18h30. C’est ce que raconte Le Canard Enchaîné dans un article intitulé « La coupe de champagne d’Estrosi à… 138 000 euros ». 

Le secrétaire d’Etat demande alors à son cabinet de trouver un autre vol pour qu’il puisse assister au pot et partir à Washington après. Le timing est serré mais tenable puisque Christian Estrosi n’est attendu à Washington que le lendemain matin à 8h.

Sauf qu’il n’y aucun autre vol Air France après celui de 16h30. Le cabinet du ministre contacte donc les services du Premier ministre pour réquisitionner en urgence un avion de l’Etec (l’escadron du gouvernement). Mais aucun des huit appareils n’est disponible ce soir-là. 
La situation imposait donc à Christian Estrosi d’annuler sa participation au pot de l’Elysée. Mais le secrétaire d’Etat sait où se trouvent ses intérêts et menace son cabinet d’annuler son voyage à Washington si aucune solution n’est trouvée. 

Au Canard Enchaîné, la chef du cabinet du ministre, Anne-Charlotte Varin, le reconnaît elle-même : « C’est vrai, nous avons eu un débat pour tout annuler, car M. Estrosi avait ses obligations ».
Réservation d’un jet privé pour 138 000 euros

Finalement, une solution est trouvée : le cabinet du ministre décide de louer un jet privé à la société Dassault Falcon Service. L’avion doit décoller à 21h30 du Bourget. Sauf que cette location a coûté à l’Etat la modique somme de 138 000 euros, soit trois fois plus que les réservations sur une ligne régulière. 

Le coût de ce voyage a été d’autant plus élevé que le ministre a demandé d’atterrir à Nice au retour, et non à Paris, car il avait un rendez-vous pour sa campagne municipale.

Les excuses du ministre suite aux révélations du Canard Enchaîné

Suite à la publication de ces informations, le ministre a aussitôt réagi en tentant de se justifier : « J’avais un calendrier très contraint, après on ne m’a pas soumis le montant pour déplacer le représentant du gouvernement de Nouvelle-Calédonie, les parlementaires et les acteurs importants qui m’accompagnaient. 

Je ne regrette pas ce déplacement mais je regrette les conditions dans lesquelles il a été organisé, on aurait pu sans doute faire autrement » a-t-il déclaré avant d’ajouter « Bien évidemment, si on m’avait soumis ce devis, je ne l’aurais pas accepté, je souhaite présenter toutes mes excuses parce que ça ne fait pas partie de mes pratiques ». 

Et si au lieu d’excuses, on lui demandait de rembourser…

http://www.politique.net/2008020602-nice-christian-estrosi-loue-un-jet-prive-pour-138000-euros.htm

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Y’en a marre de la gestion catastrophique de nos départements

Posté par ippolito le 14 avril 2012

Corrèze : la gestion catastrophique du département de François Hollande

François Hollande a été élu, le 20 mars 2008, président du Conseil général de la Corrèze. En trois années de gestion (2008,2009,2010), la situation financière du département est devenue très critique.

Compte tenu de ces difficultés, l’État et donc le contribuable a apporté un soutien de 19 millions d’euros à ce département, en 2011.
Au cours de cette période, les dépenses de charges de personnel ont augmenté de 46 millions d’euros.

La dette par habitant (on compte 242 038 Corréziens) est la plus importante de tous les départements (1 428 euros en 2010, pour une moyenne nationale de 476 euros).

La dette totale a augmenté de 87 millions d’euros.

Voici quelques chiffres clefs 2010 / 2007.

· Charges de personnel : + 54,95 %
· Dépenses d’équipement directes : – 66.35 %
· Subventions d’équipement versées : – 31.01 %
· Capacité d’autofinancement pour remboursement des emprunts :  -33.04 %
Au 31.12.2010, pour le remboursement de la dette, il manquait en capacité d’autofinancement 2,4 millions d’euros.
· Montant de la dette : + 33.81 %

Nombre d’années théorique de remboursement de la dette en 2007 : 9 années ; en 2010 : 18  années.

· Trésorerie nette en fin d’exercice

Au 31.12.2007              Positive     12,593 millions d’euros
Au 31.12.2008              Positive       9,424 millions d’euros
Au 31.12.2009              Négative    - 7,891 millions d’euros
Au 31.12.2010              Négative    - 6,528 millions d’euros

Cette collectivité n’a plus depuis le 31.12.2009, un euro en disponibilité pour les dépenses courantes. Elle est en découvert permanent.

Les élus peuvent continuer de faire des largesses pour se faire élire, car en cas de difficultés, on matraque le contribuable national. Trop, c’est trop.

http://www.lecri.fr/2012/02/29/correze-la-gestion-catastrophique-du-departement-de-francois-hollande/29877

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Y’en a marre des hausses des loyers

Posté par ippolito le 14 avril 2012

Loyers : nouvelle hausse annoncée de 2,24%

L’indice de référence des loyers, qui sert de base à la révision annuelle de leur montant, a fait l’objet d’une nouvelle réévaluation par l’Insee.
  
Les locataires pâtissent à leur tour de la hausse générale des prix. L’indice de référence des loyers (IRL), qui sert de base à la révision annuelle du montant des loyers des appartements en cours de bail, a augmenté de 2,24% sur un an au premier trimestre 2012, selon les données de l’Insee publiées ce vendredi 13 avril. C’est la deuxième hausse en quelques mois. L’IRL avait été réévalué au quatrième trimestre, à 2,11%.

Mais il faut remonter au premier trimestre 2009 pour observer une hausse aussi forte en un seul trimestre. Et pour cause : l’IRL est lié à l’inflation. Or, en mars, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8%, après avoir déjà augmenté de 0,4% en février, gagnant 2,3% sur un an, toujours selon les chiffres de l’Insee.

Si le contrat de location prévoit une révision annuelle des loyers, le propriétaire bailleur peut donc augmenter de 2,24% les loyers des logements dont les baux arrivent à échéance au premier trimestre.

http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20120413.CHA5371/loyers-les-proprietaires-autorises-a-effectuer-une-hausse-de-2-24.html

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