• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 23 avril 2012

Y’en a marre du sénat

Posté par ippolito le 23 avril 2012

Présidence du Sénat : le cabinet de Gérard Larcher a coûté 2 826 610 euros en 2010, soit 26% de plus que celui de son prédécesseur

Un sénat plus modeste. Telle était la promesse qu’avait faite Gérard Larcher quand il avait pris la succession de Christian Poncelet, empêtré dans une affaire de logement « à vie ». Trois ans après, cette promesse a-t-elle été respectée ? 

Le président du Sénat communique régulièrement autour des économies réalisées par la chambre haute mais il ne donne à chaque fois que des chiffres parcellaires. Si certaines économies ont effectivement été réalisées – sur les réceptions par exemple – d’autres ont dérapé.

C’est ce que révèle le site Mediapart à propos des salaires des conseillers de Gérard Larcher.

D’après l’enquête de Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg, les rémunérations mensuelles des membres du cabinet de Larcher « atteignent des montants insoupçonnables ». « Au vu des éléments que nous avons recueillis, le cabinet de Gérard Larcher coûte 26% plus cher que le dernier cabinet de son prédécesseur, Christian Poncelet, pourtant réputé particulièrement dispendieux.

 Les dépenses en personnel du cabinet ont atteint 2.826.610 euros en 2010. Interrogé au Sénat par Mediapart, Gérard Larcher, qui confirme l’augmentation de 26% entre 2007 et 2010, répond qu’il a fait un choix: «Moins de petits fours, plus de neurones». Les anciens du cabinet Poncelet apprécieront. (…)

« Prenons quelques exemples, à partir des fiches de paye de mars 2011 que nous nous sommes procurées: la rémunération du directeur de cabinet est de 19.154 euros net imposable par mois. Celle de la conseillère presse de 10.880 euros (contre 6.229 euros sous Poncelet). 

Le conseiller aux affaires sociales, entreprises et formation professionnelle: 8.788 euros (contre 5.378 euros sous Poncelet). Un conseiller spécial: 8.029 euros, auxquels s’ajoute sa pension de fonctionnaire retraité du Sénat de 11.715 euros. 

Celui à l’économie, l’agriculture, la ruralité et le développement durable touche 7.971 euros (contre 3.481 euros). Autres exemples: une plume du président gagne 1.052 euros pour 38 heures de vacation par mois. La chef-secrétaire du président 5.304 euros ».

A titre de comparaison, un ministre gagne environ 14 000 euros et un député 7 000 euros. Il fait donc bon vivre au Sénat.

Source : Mathilde Mathieu, Michaël Hajdenberg, « Sénat: le très cher cabinet du président Larcher », Mediapart, 11 avril 2011

http://www.politique.net/2011041201-senat-cabinet-gerard-larcher.htm

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public, Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 23 avril 2012

Le chômage, bombe à retardement de l’élection

Et si le chômage, une des premières préoccupations des Français, faisait son retour juste après le 6 mai ? Nul doute que l’emploi, dont les perspectives continuent de peser sur le quotidien des Français, sera le premier défi du prochain quinquennat. D’autant que la situation pourrait s’aggraver après la présidentielle.

Le premier à avoir jeté un pavé dans la mare est François Chérèque, le leader de la CFDT. En février, il a accusé publiquement le gouvernement de tout faire pour convaincre les entreprises de reporter leur plan de sauvegarde de l’emploi (PSE, ex-plans sociaux) après la présidentielle. Si la CFDT refuse de citer des noms, elle n’est pas la seule à relayer cette crainte.

« Je rencontre régulièrement des DRH de grands groupes qui me font part de « mouvements de retardement » pour éviter la période électorale. Il y aura forcément des mesures de restructuration après la présidentielle », dit Pierre Ferracci, directeur du cabinet Alpha. « Les industriels ont l’habitude des situations électorales. Il y a une auto-censure naturelle. Des PSE devraient intervenir cet automne », confirme Pierre Beretti, PDG d’Altedia.

Au ministère du travail, si on confirme veiller sur les entreprises en difficulté, on rejette toute stratégie électorale. « Je ne pense pas que la perspective des élections ait un effet sur la contrainte économique qui pèse sur les sociétés », défend Xavier Bertrand, qui ne voit pas les PSE exploser après la présidentielle.

Au contraire de l’équipe de campagne de François Hollande. « Nous avons eu des retours de syndicalistes et de DRH. Pour l’instant, ce n’est pas quantifiable, mais le problème est réel », assure Alain Vidalies, chargé de l’emploi, qui réfléchit déjà, en cas de victoire, à accélérer la mise en oeuvre de la promesse d’autoriser les salariés à saisir le tribunal de grande instance « dans les cas manifestement contraires à l’intérêt de l’entreprise », si « la vague des PSE est trop forte ».

Les PSE ne sont cependant qu’un élément marginal du chômage. Si leur nombre a chuté de 10 % entre janvier et février, ils ne représentent que moins de 3 % des entrées totales mensuelles à Pôle emploi. « Même si des PSE sont retardés, ce n’est pas ce qui va faire exploser le chômage, avance Patricia Ferrand, vice-présidente (CFDT) de l’Unedic, l’impact de la croissance sur les chiffres du chômage est beaucoup plus fort. Et de ce point de vue, je ne vois pas de raison que la situation s’améliore en 2012. »

Dans ses dernières prévisions, l’Unedic voit plus de 3 millions de demandeurs d’emplois de catégorie A (sans activité) fin 2012. L’Insee estime que le taux de chômage va grimper à 10,1 % cet été. Des pronostics qui « garantissent » encore plusieurs mois de hausse du nombre de demandeurs d’emploi. 

« A moins de 1,5 % de croissance, l’économie française n’est pas en mesure de faire baisser le chômage », résume Eric Heyer, économiste à l’OFCE. Or les deux favoris de la présidentielle misent sur un taux inférieur pour 2012 : 0,5 % pour M. Hollande, 0,7 % pour M. Sarkozy.

« CONTRATS AIDÉS »

Faire baisser le chômage semble donc improbable avant 2013. C’est à cette échéance que la croissance pourrait repartir et que les mesures avancées par les deux principaux candidats – TVA sociale, exonérations de charges pour l’embauche d’un senior, formation des chômeurs pour M. Sarkozy ; contrats de génération et emplois d’avenir pour M. Hollande – éventuellement avoir des effets.

« Dans ce contexte, la seule manière de faire vite baisser les chiffres est de proposer des contrats aidés », explique M. Heyer. Une arme que les deux candidats affectionnent. Le gouvernement a décidé de concentrer sur le premier semestre de l’année les deux tiers des contrats aidés prévus pour 2012.

  »Nos mesures sur l’apprentissage vont faire leurs effets. On peut faire baisser le chômage dès cette année », défend le ministre du travail Xavier Bertrand. De son côté, M. Hollande promet une mise en oeuvre rapide des « emplois d’avenir » avec 100 000 contrats signés « dans l’année qui suit l’entrée en vigueur de la loi ». Son équipe n’exclut pas non plus d’augmenter cet automne l’enveloppe des contrats aidés prévue pour 2012 si la situation le justifie.

Les contrats aidés ont cependant un gros inconvénient : ils coûtent de l’argent à l’Etat alors que le redressement des finances publiques est une priorité affichée des candidats UMP et PS. Reste alors un levier, qui est un sujet tabou de cette campagne : 

la flexibilisation du droit du travail, qui ne coûte rien, du moins à court terme. L’Espagne et l’Italie ont choisi cette voie, quitte à mécontenter leurs citoyens. « Les partenaires sociaux, y compris le patronat, ne sont pas demandeurs de plus de fléxibilité », estime M. Bertrand.

La Commission européenne a suscité, mercredi, une levée de boucliers en proposant « de procéder à des réformes modérées et équilibrées de la législation sur la protection de l’emploi » ou que le smic soit variable selon les secteurs d’activité.

Mais le débat n’a pas percé en France, la seule mesure évoquée sont les accords compétitivité-emploi, qui doivent permettre aux entreprises en difficulté de faire varier plus facilement salaires et temps de travail. Une négociation est entamée avec les partenaires sociaux. MM. Sarkozy et Hollande ont promis d’en appliquer le résultat.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/19/le-chomage-bombe-a-retardement-de-l-election_1687900_1471069.html

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat, Y'en a marre du chômage | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des impôts

Posté par ippolito le 23 avril 2012

Impôts : qui Jospin, Chirac et Sarkozy ont-ils vraiment favorisé ?

Un groupe d’économistes réputés a passé au crible quinze ans de réformes fiscales sous Jospin, Sarkozy et Chirac. Les conclusions sont éloquentes.

Qui a vu sa feuille d’impôts s’alourdir ou, au contraire, s’alléger entre 1997 et 2012? 

A vingt jours du premier tour de la présidentielle, des économistes de l’Institut des politiques publiques (IPP) ont dressé hier un bilan fiscal des quinze dernières années. En pleine campagne présidentielle, leur étude éclaire les choix en matière de politique fiscale de Lionel Jospin, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. 

Jospin a chouchouté les bas salaires.Baisse de la TVA, modifications de l’impôt sur le revenu… « Il y a eu une baisse globale de l’imposition », souligne Antoine Bozio, le directeur de l’IPP. En moyenne, les Français consacraient 46,3% de leur revenu aux impôts en 2002, contre 47,7% en 1997. « Cette baisse a touché d’abord les bas salaires, via les réductions de charges à proximité du smic », ajoute Antoine Bozio.

Des baisses de cotisations consenties lors de la création des 35 heures. Même si « cela ne s’est pas forcément traduit par une hausse de leur pouvoir d’achat annuel », puisque la majeure partie de ces baisses « a financé une diminution de leur temps de travail ».

Chirac a privilégié les 500 000 plus fortunés. S’il n’y a pas eu beaucoup de réformes fiscales sous la présidence de Jacques Chirac, les mesures prises ont en revanche été très lourdes de conséquences, comme la création du bouclier fiscal. 

« Les plus hauts revenus ont bénéficié de la baisse des prélèvements alors que les plus faibles les ont vus augmenter », soulignent les économistes de l’IP. Ce sont surtout les Français les plus riches (environ 500000 personnes touchant plus de 297660 € par an) qui ont le plus profité de ces baisses d’impôts.

Sarkozy a baissé les impôts surtout… des riches rentiers. A l’inverse des années Chirac, le quinquennat de Nicolas Sarkozy s’est traduit par une frénésie de réformes fiscales : baisse de la TVA dans la restauration, relèvement du bouclier fiscal, baisse de l’ISF…

 Pourtant, selon les économistes, « les différentes mesures adoptées au cours du quinquennat se sont neutralisées : certaines baisses d’impôt ont directement été annulées pendant le quinquennat (déductibilité des intérêts d’emprunt), d’autres ont eu des effets opposés ».

Résultat, si la pression fiscale a légèrement diminué, les baisses d’impôt se sont concentrées sur une catégorie bien précise de la population : les très riches rentiers. 

Contrairement aux très riches entrepreneurs qui, eux, ont vu leur imposition s’alourdir, les rentiers n’ont pas été touchés par la « contribution exceptionnelle sur les hauts revenus ». Et ils ont profité à plein de la baisse de l’impôt sur la fortune décidée en 2011.

« Fiscalité et redistribution en France, 1997-2002 », rapport rédigé par les économistes Antoine Bozio, Roy Dauvergne, Brice Fabre, Jonathan Goupille et Olivier Meslin. Edité par l’Institut des politiques publiques (Paris School of Economics).

http://www.leparisien.fr/economie/impots-qui-jospin-chirac-et-sarkozy-ont-ils-vraiment-favorise-03-04-2012-1937308.php

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat, Y'en a marre des impôts et des taxes, Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN