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Y’en a marre de la banque de France

Posté par ippolito le 27 avril 2012

Les privilèges de la Banque de France

C’est le scandale des scandales : la Banque de France, qui depuis 2001 n’est plus un institut d’émission, ni une banque centrale – ces fonctions ayant été transférées à la BCE, Banque centrale européenne  emploie encore 14 000 personnes. Alors que la Banque d’Angleterre, qui est demeurée une vraie banque centrale, n’emploie que 2 000 agents…

A sa décharge, le gouverneur Christian Noyer fait valoir que les effectifs ont été réduits de 17% en 2003 et 2009. Une grosse goutte d’eau !…

Et les employés en question conservent l’intégralité de leurs privilèges : 16 mois de salaires, avec des augmentations de 3,3 points plus élevées que l’ensemble de la fonction publique, régime spécial de retraites encore plus avantageux que celui des fonctionnaires, des oeuvres «sociales» qui représentent 13% de la masse salariale. 

Plusieurs châteaux pour les colonies de vacances du Comité d’entreprise…

L’une des spécialités de la Banque a longtemps été de louer de très grands appartements, situés dans les meilleurs quartiers de Paris (comme le Palais Royal) à des personnalités «extérieures» à la Banque, à des prix défiants toute concurrence.

La Cour des comptes, qui suit ce dossier avec soin, a encore relever en février dernier 52 cas d’abus de ce type…

Pour se défendre, la vieille dame de la rue Croix-des-Petits-Champs explique qu’elle a beaucoup de travail, avec le secrétariat des commissions de surendettement, avec la notation des entreprises, avec le recyclage de la masse fiduciaire en circulation…

Elle pourrait ajouter : avec la gestion de ses 343 immeubles.
Et sa dernière lubie : la création de la « Cité de l’économie et de la monnaie », dans un prestigieux hôtel particulier parisien, l’Hôtel de Gaillard, petit palais néo-renaissance que la Banque de France possède.

L’Hôtel Gaillard, situé au 1, place du Général Catroux est un des plus somptueux hôtels de la plaine Monceau. Il a été construit entre 1878 et 1884 par l’architecte Jules Février, pour Emile Gaillard, régent de la Banque de France.

Pour elle, c’est toujours la «Belle Époque» !
Alain Dumait – www.dumait.fr

http://www.lecri.fr/2012/03/08/les-privileges-de-la-banque-de-france/30075

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Y’en a marre de la dette et des déficits

Posté par ippolito le 27 avril 2012

Il manque plus de 10 milliards d’euros à Sarkozy et Hollande

Il s’agit du montant des mesures non financées dans les programmes des deux candidats à l’élection présidentielle, selon un chiffrage de l’Institut de l’entreprise

Nicolas Sarkozy et François Hollande doivent trouver plus de 10 milliards d’euros supplémentaires s’ils veulent appliquer leur programme. (Sipa)

La « cellule de chiffrage » de l’Institut de l’entreprise à estimé à plus de dix milliards d’euros les mesures non financées dans le programme de Nicolas Sarkozy comme dans celui de François Hollande, selon une première étude comparative dont l’AFP a obtenu copie jeudi 26 avril.

Ce « besoin de financement » s’élève à 11,4 milliards d’euros dans le programme du candidat de l’UMP et à 12,1 milliards dans celui de son concurrent du PS, précisent les experts réunis par l’Institut de l’entreprise, un « think tank » patronal dont les chiffrages sont généralement peu contestés.

A leur tête, Eudoxe Denis relève que « Nicolas Sarkozy a entièrement chiffré son programme alors que François Hollande n’a détaillé qu’une partie de l’effort de redressement budgétaire qu’il entend soutenir ». En revanche, selon lui, certaines économies avancées par le président sortant « paraissent très ambitieuses ou surestimées ».

La cellule relève que le périmètre évalué diffère « sensiblement » d’un programme à l’autre et prévient, en conséquence, qu’il ne serait « pas pertinent de procéder à une comparaison terme à terme ».

Hollande trop optimiste sur la croissance

Evoquant le programme de François Hollande, les experts estiment que pour parvenir à l’équilibre des finances publiques en 2017, un effort de 104 milliards d’euros serait nécessaire sur la durée de son quinquennat.

François Hollande, rappellent-ils, prévoit 29 milliards de prélèvements fiscaux nouveaux affectés à la réduction du déficit. Le solde résulterait d’une réduction des dépenses publiques qui repose toutefois, selon eux, « sur des hypothèses de croissance optimistes ».

La cellule relève que le candidat socialiste n’a pas fourni de précisions sur le moyen de contenir la croissance de ces dépenses publiques à 1,1% annuel alors que la tendance « naturelle » est plus proche de 2%.

Ils soulignent aussi que cet objectif « n’est pas totalement cohérent » avec les recrutements envisagés dans la fonction publique, la revalorisation du traitement des fonctionnaires ou l’arrêt d’une application « mécanique » de la suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Quant aux 12,1 milliards non « documentés », ils proviendraient pour l’essentiel de 10,3 milliards de promesses de campagne (rénovation énergétique de 600.000 logements anciens par an, petite enfance, internet très haut débit…).

Le programme de Sarkozy sous-estime les dépenses

De son côté, le programme de Nicolas Sarkozy souffrirait de dépenses sous-estimées de 2,4 milliards (congé parental fractionné, création de 24.000 places de prison supplémentaires…) et de réductions de dépenses sur-estimées de 2,9 milliards d’euros (réduction du personnel de l’Etat ou des collectivités locales).

Le coût des promesses de campagne oubliées par le chiffrage de l’UMP s’élèverait à 5,3 milliards (réduction des droits de mutation, hausse du salaire des enseignants, permis de conduire…).

L’addition serait plombée aussi par des pertes de recettes résultant de mesures annoncées récemment et chiffrées à 200 millions d’euros (exonération de charges pour les séniors) et de recettes supplémentaires qui ne seraient pas au rendez-vous, évaluées à 500 millions d’euros (taxe sur les exilés fiscaux).

(Avec AFP)

http://www.challenges.fr/elections-2012/20120426.CHA5880/il-manque-plus-de-10-milliards-d-euros-a-sarkozy-et-hollande.html

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Y’en a marre de la dette

Posté par ippolito le 27 avril 2012

Le terril de la dette publique

L’endettement public accumulé en France depuis près de quarante ans ressemble à s’y m’éprendre à l’entassement de déblais, trace d’un passé d’exploitation minière : le terril. Boisé, recouvert de neige, transformé en piste synthétique de ski ou vu d’avion, rien n’y fait, le terril demeure, l’empreinte du passé semble indélébile dans le paysage.

Si l’avenir des terrils est un souci, l’analogie avec l’endettement des pays occidentaux est évidente. Que faire de l’accumulation de notre dette publique plus que jamais présente ?

Le récent regain de confiance des marchés après la mise en place de l’abondant programme de refinancement des banques (LTRO) conjugué au sauvetage de la Grèce et aux engagements budgétaires des pays de l’Union européenne ne font malheureusement pas oublier ce sujet. 

De même, lorsque le président du Conseil italien, Mario Monti, tente une “diversion” en expliquant, lors de sa tournée promotionnelle asiatique de la fin mars, que la France et l’Allemagne ont joué un rôle non négligeable dans la crise européenne de l’endettement, personne n’est dupe. Nul besoin de désigner des coupables, tous les États sont responsables ! 

Quant à l’augmentation du “pare-feu” anticrise destiné à endiguer tout nouveau dérapage dans la zone euro, les discussions sur le montant de sa dotation (entre 700 et 1 000 milliards d’euros, pour le moment…) ne font pas illusion. Il s’agit d’une opération de “dissuasion” pour prévenir d’une potentielle aggravation, mais en aucun cas d’une solution.

Les vingt-cinq pays de l’Union européenne qui se sont engagés en faveur du pacte budgétaire doivent donc impérativement ratifier à une majorité des deux tiers cette discipline budgétaire stricte et durable, car notre économie ne pourra éviter une seconde fois le “coup de grisou” tant redouté des mineurs.

Le cas de la France est éloquent : entre 1981 et2011, la dette publique a été multipliée par 15,6 en valeur, passant de 110à 1 717milliards d’euros, et son poids par rapport au PIB, qui représentait 22 %, atteint 85,8 %. 

Dans l’histoire des pays industrialisés, seules la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences immédiates avaient entraîné certaines nations (États-Unis, Grande-Bretagne et Japon) à de tels sommets de dette publique. Puis ce fut au tour de l’Allemagne de “déraper” après la réunification de 1990. 

Deux décennies plus tard, la plupart des États européens se trouvent ainsi durablement hors jeu par rapport aux critères de Maastricht (déficit public annuel inférieur à 3 % et dette publique inférieure à 60 % du PIB). 

Au moment où l’OCDE prétend que l’activité repart dans les pays “riches” du G7 (qui, depuis longtemps, ne sont plus les moteurs de la croissance mondiale), arrêtons de rêver : le terril de la dette poursuit sa progression. Seule une discipline de réduction des dépenses publiques peut être l’opération de la dernière chance pour que nos économies ne sombrent pas au fond de la mine.

Philippe de Saint Martin est directeur général de Cogefi.

 http://www.valeursactuelles.com/votre-argent/bourse/terril-de-dette-publique20120403.html

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Y’en a marre de la culture

Posté par ippolito le 27 avril 2012

Paris : le 104 ou l’art contemporain à 100 millions d’euros !

Le 104 fait la part belle à l’art contemporain et à la dépense d’argent public : la mairie de Paris y a investi 100 millions d’euros, hors budget de fonctionnement.

Le 104 est un établissement artistique de la Ville de Paris. Il a fêté son premier anniversaire le 11 octobre 2009. Son bilan financier n’a cependant pas de quoi mettre le contribuable à la fête.

Une villa Médicis installée dans les murs d’anciennes pompes funèbres du XIXe arrondissement, rénovées à grands frais… C’est le principe du “104″, un “établissement artistique” inauguré en grande pompe l’an dernier mais qui ne compte que 500 abonnés !

Un investissement de 100 millions d’euros

La conception et la réalisation de cet espace branché de 39 000 m2, situé au 104 de la rue d’Aubervilliers (XIXe) avait coûté au contribuable parisien la modique somme de 100 millions euros. Il faut dire que le concept était délicat puisqu’il s’agissait de concevoir “un espace architectural inédit, où l’art vient à la rencontre des publics”…

Le budget annuel s’élève à 11 millions d’euros, dont 8 sont alloués par la Mairie de Paris.

Lors de son inauguration, 60 000 visiteurs étaient venus découvrir le site, placé sous la direction de Robert Cantarella et Frédéric Fisbach par le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Punks et palabres

Les deux artistes-directeurs définissent ainsi leur mission : il s’agit de “mettre en scène” un “lieu inédit, multi-arts, où se conjuguent local et international, privé et public”, qui “fera éclore le temps fragile de la création”. En clair, à l’instar de la Villa Médicis, le 104 héberge des artistes dont il présente et met en valeur le travail.

Ils sont au nombre de 13, Français et étrangers, logés et dotés d’une bourse de 1 500 euros. Mais ce sont jusqu’à 200 artistes qui peuvent être accueillis simultanément dans ce lieu. Leurs oeuvres? Un collage interactif sur le thème du mouvement Punk, des palabres autour de la question des “sans-papiers”, une table foutraque réalisée par des paysagistes, une collection de bancs conceptuels…

L’établissement accueille également les enfants du quartier, afin de les “sensibiliser à l’art, à la rencontre, aux jeux”, mais aussi des artistes amateurs, et les curieux, qui peuvent profiter de la librairie, du restaurant design, et bientôt d’une boutique Emmaüs.

500 abonnés

Le maire PS du XIXe arrondissement, Roger Madec, se félicite du succès du 104. Un succès tout relatif, si l’on en croit les chiffres : l’établissement ne compte que 500 abonnés. Pas de quoi remplir un espace de 39 000 m2, que beaucoup jugent en effet vide, et glauque. Les riverains, quant à eux, dénoncent l’augmentation des “agressions, de casses, et toujours la came”…

Pour son 1er anniversaire, les employés du 104 se sont mis à la fête à leur manière et ont entamé un mouvement social! Et les directeurs de l’établissement réclament à Bertrand Delanoë des rallonges de plusieurs millions d’euros… Bon anniversaire!

Source : lecri.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2009/paris-le-104-ou-lart-contemporain-a-100-millions-deuros/

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