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Y’en a marre des déplacements de Sarkozy

Posté par ippolito le 30 avril 2012

Les voyages de Nicolas Sarkozy coûtent 20 millions d’euros par an

Depuis que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République, les anecdotes sur ses voyages en avion se sont multipliées. Par exemple, peu de citoyens savent que le chef de l’Etat mobilise à chacun de ses déplacements, entre 3 et 4 avions. Tous ces voyages ont donc un coût exorbitant dont la facture figure dans l’annexe du projet de loi de finances publiée par Bercy.

 Ainsi, dans le budget 2009, les frais de voyages de Nicolas Sarkozy vont augmenter de 33% pour atteindre les 20,4 millions d’euros. Du temps de Jacques Chirac, les voyages présidentiels annuels coûtaient entre 5 et 6 millions d’euros.

Pour justifier l’explosion des dépenses des déplacements de Nicolas Sarkozy, l’Elysée a un argument imparable : le nombre de déplacements du chef de l’Etat a triplé par rapport à ceux effectués par Jacques Chirac en 2006. Nicolas Sarkozy voyageant trois fois plus, les coûts se sont donc envolés eux-aussi.

Et pour couper court à la polémique née de cette augmentation de 33% pour 2009, le cabinet de Nicolas Sarkozy a publié un communiqué pour expliquer que les estimations du coût des voyages de Nicolas Sarkozy pour l’année 2008 avaient été sous-évaluées de près de 5 millions d’euros. 

L’Elysée va d’ailleurs devoir demander une rallonge budgétaire. Par conséquent, selon l’Elysée, les dépenses seront sensiblement identiques en 2008 et 2009. 

Malgré ce nouveau tour de passe-passe pour effacer la hausse de 33% du coût des voyages de Nicolas Sarkozy pour l’année 2009, des zones d’ombre persistent sur les raisons du triplement des dépenses aériennes de la présidence. 

Le député socialiste, René Dosière, qui s’est spécialisée sur les questions relatives au budget de l’Elysée, dénonce des voyages de plus en plus coûteux. Interrogé par Libération, il a avancé une explication : « la hausse du nombre de déplacements ne suffit pas à expliquer l’augmentation de leur coût, qui est surprenante. 

Dans ces voyages, il y a sans doute trop de monde: des invités personnels – souvenez-vous de Jean-Marie Bigard présent lors du voyage au Vatican -, des membres de sa famille, des gens de la bonne société… C’est d’ailleurs une habitude prise du temps de Mitterrand. 

J’ai déjà posé une question écrite sur le déplacement en Chine. Là, il y avait vraiment beaucoup de monde. Et une autre sur celui en Guyane en février 2008, où 9 avions ont été utilisés pour ce déplacement… Aux deux questions, je n’ai eu aucune réponse »

http://www.politique.net/2008101603-les-voyages-de-nicolas-sarkozy-coutent-20-millions-d-euros-par-an.htm

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Y’en a marre des magouilles

Posté par ippolito le 30 avril 2012

Les indélicatesses de la comptable de l’Opéra national de Bordeaux

Les 360 employés de l’Opéra national de Bordeaux en sont encore abasourdis : mercredi 18 avril, leur régisseuse comptable de l’Opéra, Corinne Auguin, 51 ans, a été mise en examen pour « détournement de fonds publics par un comptable public ou son subordonné ». L’employée a avoué avoir indûment encaissé près d’un million d’euros.

Dans la semaine du 9 avril, des employés de la direction financière de l’institution culturelle ont été intrigués par deux chèques de 27 000 et 35 000 euros au nom de la régisseuse. Ils n’étaient adossés à aucune facture ni prestation. 

En approfondissant les recherches, les services financiers établissent alors que, depuis janvier, 137 594 euros en espèces et chèques ont été détournés. Les soupçons se portent sur Mme Auguin. L’Opéra a immédiatement suspendu la quinquagénaire et porté plainte.

Les investigations de la police judiciaire de Bordeaux ont révélé un préjudice de 900 000 euros depuis 2009. Il pourrait être plus important car Mme Auguin, salariée de l’Opéra de Bordeaux depuis 1997, a admis avoir commencé ses agissements frauduleux en 2006, quand son mari a contracté un cancer.

A SON DOMICILE, UNE VASTE PISCINE, UN SPA, DEUX PUISSANTES VOITURES DE MARQUE ALLEMANDE

Des abus traçables : dans la régie des avances, Mme Auguin a simplement ajouté de fausses lignes comptables parmi les centaines existantes, avec des intitulés crédibles et des bénéficiaires théoriques bien réels. Ensuite, elle signait et encaissait les chèques du Trésor public à son nom puis falsifiait les rapprochements bancaires.

A son domicile de Bonnetan (Gironde), un village à 15 kilomètres à l’est de Bordeaux, les policiers ont découvert une vaste piscine, un spa, du mobilier haut de gamme, des bijoux de créateurs, des vêtements de marque et deux puissantes voitures de marque allemande.

Selon le parquet de Bordeaux, son mari, chauffeur routier de 51 ans, assure n’avoir rien soupçonné. Il a été mis en examen pour « recel habituel de détournement de fonds publics ». Placé sous contrôle judiciaire, le couple encourt dix ans de prison.

Pour la direction de l’Opéra, c’est « un coup de massue », de l’aveu de Dominique Ducassou, l’adjoint au maire chargé des affaires culturelles et président du conseil d’administration de la régie. La direction avait toute confiance en la régisseuse, promue à ce poste en 2002, quand l’Opéra est passé de régie municipale à régie personnalisée. Mme Auguin avait la réputation d’une comptable irréprochable, tatillonne, voire abusive.

Ce nouveau statut juridique a permis une autonomie financière, administrative et une plus grande professionnalisation.

Corinne Auguin a finement usé des failles du système : dans ce type d’institution, comme dans d’autres régies publiques, les règles de comptabilité publique stipulent que l’ordonnateur qui engage les dépenses, la régie personnalisée dans ce cas, ne doit pas être le comptable payeur, à savoir le Trésor public. 

Celui-ci règle 87 % des dépenses de l’Opéra. Mais pour le reste – défraiements, avances diverses, paiement d’intermittents, etc. – il existe en interne une régie comptable chargée d’assurer le paiement direct pour éviter des délais de paiement trop longs. L’ordonnateur devient donc payeur. Un pouvoir considérable et non contrôlé dans les détails. A Bordeaux, le fonds de roulement s’élevait à 750 000 euros par an.

« Ce système de régie comptable est utile et fonctionne bien pour les Opéras comme pour les collectivités et les établissements publics, mais on n’est jamais à l’abri d’une personne mal intentionnée, dit Laurent Spielmann, directeur de l’Opéra de Nancy, lui aussi en régie personnalisée. Désormais, les Opéras vont regarder d’un peu plus près que tout soit bien verrouillé. » A commencer par celui de Bordeaux.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/23/les-indelicatesses-de-la-comptable-de-l-opera-national-de-bordeaux_1689778_3224.html

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Y’en a marre des dérives des comptes publics

Posté par ippolito le 30 avril 2012

Le palace de la région Rhône-Alpes

Polémique. Devis exponentiels, gestion irrationnelle : les contribuables paient la facture.

C’est l’un des piliers du nouveau quartier Confluence de Lyon. La cathédrale de verre et de brique, signée par l’architecte Christian de Portzamparc, abrite depuis cet été le siège de la région Rhône-Alpes. Mais aussi les polémiques.

Jean-Jack Queyranne, le président (PS) de la collectivité régionale, a beau argumenter, expliquer que la région ne pouvait plus fonctionner avec 1 400 agents répartis sur huit sites différents, et que la facture ne s’élèvera au total qu’à 30 millions d’euros pour le contribuable, l’opposition en fait ses choux gras.

« C’est l’exemple type de la dérive des comptes publics », lance la députée européenne Françoise Grossetête, qui préside le groupe UMP de la région Rhône-Alpes. »En cette période de crise, c’est une véritable gabegie, s’insurge-t-elle. Alors que le prix initial de la construction était annoncé à 60 millions d’euros, on arrive à un total de 175 millions. »

Le président Queyranne se défend. Il prétend limiter la casse grâce à la vente de l’ancien siège, estimé entre 25 et 30 millions. Et grâce aux économies réalisées sur les diverses annexes précédemment louées par la région pour pouvoir loger tous ses services. 

L’argument fait sourire l’élue de droite : « Ce bâtiment a été conçu pour abriter tous les services de la région Rhône-Alpes, mais il est déjà trop petit ! » Rhône-Alpes vient en effet d’investir 1,5 million dans un bâtiment à Pierre-Bénite, pour y abriter ses archives. Et certains services, comme le Conseil économique et social, Rhône-Alpes-Tourisme ou Entreprise Rhône-Alpes International, sont encore logés à l’extérieur. 

La vérité, c’est que l’on change de siège pour rassembler tout le monde mais, finalement, tout est éclaté, parce que, sur un bâtiment de 45 000 mètres carrés, 20 000 sont occupés par un hall. N’aurait-on pas pu prévoir dans cet espace vide de quoi loger tout le monde plutôt que de louer et d’acheter de nouveaux locaux ?

Malfaçons. Quant à la vente de l’ancien siège de Charbonnières, censée compenser partiellement la dépense de cette construction de prestige, elle tarde à venir. Les acquéreurs ne se bousculent pas, au point que la région envisage de diviser le site en trois lots, en attendant la révision du plan local d’urbanisme.

« Et, pendant ce temps, la région paie des frais de gardiennage et d’entretien », observe un fonctionnaire. En attendant, au nouveau siège, la facture continue de s’alourdir. Et les rumeurs vont bon train. 6 millions d’euros ont été provisionnés pour des malfaçons et les finitions seraient loin de correspondre au standing du bâtiment

. »On n’a jamais vu la deuxième couche de peinture, les revêtements de sol sont très bas de gamme, et les stores, côté Rhône, ont été emportés par le vent avant l’emménagement », glisse une salariée de la collectivité. L’édifice, conçu par une grande signature de l’architecture française, serait à ce point défaillant que le cabinet parisien aurait renoncé à le présenter comme sa vitrine et à y conduire des clients.

Le nouveau siège a quand même fait l’objet d’une inauguration en grande pompe le 30 juin. Coût de l’opération : 122 700 euros et 250 000 euros pour l’exposition « Jeux de paysage », présentée dans le hall . L’opposition pointe également du doigt l’achat, pour 12 000 euros, d’une oeuvre destinée à être exposée dans le bureau du président. »Il aurait très bien pu piocher dans les réserves de la DRAC ou des musées », dit un opposant.

S’il n’y avait que les extravagances du siège amiral ! Mais, en sept ans, à force de créer des structures et des comités de toutes sortes, la région est passée de 700 à 1 400 salariés, ce qui gonfle considérablement les coûts de fonctionnement. Jean-Jack Queyranne justifie cette augmentation de la masse salariale par les transferts de responsabilités imposés par l’Etat, notamment pour la gestion des lycées.

Dans la veine des dépenses exagérées figure aussi la politique de coopération extérieure. »La région Rhône-Alpes se prend pour le Quai d’Orsay », caricature Françoise Grossetête, s’amusant à égrener les subventions votées au titre de « nouvelles coopérations », à la région du Parana, au Brésil, à la Pennsylvanie, aux Etats-Unis, au peuple Kishua de Sarayaku ou encore à l’association Yasuni, en Equateur. »En période de crise, il serait peut-être utile de se recentrer sur ses compétences », assène-t-elle.

Dérapage. Pas étonnant donc, si, au cours du mandat de Queyranne, l’impôt régional a augmenté de 23 %. »Cela reste très marginal, le montant reste faible », répond Queyranne. Thierry Kovacs, conseiller régional UMP, dénonce, lui, un budget régional en augmentation de près de 50 % en un mandat. »Et les compétences transférées par l’Etat depuis 2004 représentent moins de 45 % de cette évolution budgétaire », précise-t-il.

Aucun parti pourtant ne montre l’exemple. Ainsi, toujours à Lyon, le chantier du futur musée des Confluences, qui doit ouvrir ses portes en 2014, empoisonne depuis plusieurs années la gestion du conseil général du Rhône, présidé par le centriste Michel Mercier. Bel exemple de dérapage financier, là encore !

Fixé à 61 millions d’euros en 2000, le budget du musée a été multiplié par près de cinq en dix ans, pour atteindre, au gré des problèmes de construction et d’assurances, 263 millions d’euros ! Avant son ouverture, le financement de son fonctionnement fait déjà débat. Michel Mercier l’évalue à 20 millions par an, son opposition socialiste estime qu’il sera plus proche de 30 millions. Petits gâchis en perspective…

http://www.lepoint.fr/economie/le-palace-de-la-region-rhone-alpes-13-10-2011-1387581_28.php

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