Y’en a marre de la désindustrialisation en France

Posté par ippolito le 2 avril 2012

La France marquée par la désindustrialisation

L’Hexagone est le pays de la zone euro dont «la part de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB est la plus faible». 

Entre 2000 et 2010, la part de marché à l’exportation de la France a diminué de 3,5 points.

La perte de la compétitivité de la France est loin d’être un mythe. Les chiffres sont sans appel. C’est ce que rappelle un document publié par COE-Rexecode intitulé «Faiblesses et atouts de la France dans la zone euro», publié à quelques semaines de la présidentielle.

Cette étude confirme d’abord que, sur le terrain de jeu mondial, la France perd du terrain. Si sa part de marché à l’exportation diminue «comme celle de la plupart des pays développés» – conséquence de la montée en puissance des pays émergents dans le commerce mondial -, elle baisse aussi au sein de la zone euro. 

Entre 2000 et 2010, la part de marché de la France a diminué de 3,5 points, indique l’institut de recherche économique proche du patronat, qui souligne que «c’est le plus fort recul des pays de la zone euro».

 L’écart entre la France et l’Allemagne s’est ainsi «creusé d’environ 250 milliards d’euros en dix ans, soit 13 % de notre PIB».

Parallèlement, la France continue à se désindustrialiser. Certes, sur la dernière décennie, la part de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB a reculé dans toute la zone euro, passant de 19,2 % à 15,5 % en moyenne (-3,7 points). Mais, en France, cette part a perdu 5,2 points, «ce qui représente plus de 100 milliards d’euros», a calculé COE-Rexecode.

«Un cercle vicieux»

La France est désormais le pays de la zone euro dont «la part de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB est la plus faible (9,3 % en 2010)». À titre de comparaison, le poids de l’industrie atteint 12,1 % en Espagne et 11,8 % au Portugal, 13,1 % en Belgique et 11,9 % aux Pays-Bas. Quant à l’Allemagne, elle fait la course en tête, avec une industrie qui représente 18,7 % de son PIB.

«La désindustrialisation constitue une menace pour la croissance future», alerte COE-Rexecode. Et de rappeler qu’environ 85 % de l’effort de recherche privée est réalisé dans l’industrie. «Plus la base industrielle se réduit, moins le pays dispose d’atouts pour soutenir la recherche appliquée, générer des progrès techniques et contribuer à l’expansion des autres secteurs de l’économie», note l’étude. Dès lors, perte de compétitivité et désindustrialisation «s’entraînent mutuellement, comme dans un cercle vicieux».

Au gouvernement, on fait valoir que le programme d’investissement d’avenir, la création de la Banque de l’industrie ou encore la mise en œuvre de la TVA sociale sont autant d’instruments créés pour redresser la situation.

«Tout cela est bienvenu mais  il y a encore beaucoup à faire ; et ce sera inévitable, quel que soit le prochain président de la République», estime Michel Didier, président de COE-Rexecode. Qui ne manque pas de rappeler que la France pourra aussi s’appuyer sur ses atouts pour se remettre au niveau: sa démographie, une productivité élevée, ou encore, pour emprunter, «une signature française, qui reste l’une des plus crédible du monde».

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/22/20002-20120322ARTFIG00766-la-france-marque-par-la-desindustrialisation.php

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Y’en a marre de la commission européenne

Posté par ippolito le 1 avril 2012

Quel est le nombre de fonctionnaires à la Commission européenne ?

Plus de 37 000 fonctionnaires et agents à la Commission européenne

Les fonctionnaires, agents temporaires, agents contractuels et experts nationaux détachés étaient 32 140 au 16 mai 2010 à la Commission européenne.

Mais à cette même date, le nombre véritable de personnels est de 37 385, soit à peu de chose près la population de la ville de Chartres.

Ce chiffre inclut les agents locaux (3 107), les stagiaires (1 073), les chercheurs-boursiers (446), les experts individuels travaillant dans un pays tiers (271), les agents de droit national (211), les jeunes experts détachés au service extérieur (104) et les conseillers spéciaux (33).

Sur 32 104 personnels, 17 102 femmes (53,2%), 15 038 hommes (46,8%).

Les trois pays les plus représentés dans l’administration sont dans l’ordre la Belgique, l’Italie et la France.

La grande majorité des fonctionnaires et agents travaille à Bruxelles, mais plus de 7 000 d’entre eux occupent des postes au Luxembourg et dans d’autres pays d’Europe.

La Commission dispose de bureaux de représentation dans les 27 pays de l’Union européenne, qui compte 136 délégations dans le monde « du Pérou à la Papouasie-Nouvelle-Guinée » et auprès des organisations internationales.

Source : Plaquette « Chiffres clés des membres du personnel » de la direction générale des ressources humaines de la Commission européenne.

http://www.observatoiredessubventions.com/2011/plus-de-37-000-fonctionnaires-et-agents-a-la-commission-europeenne/

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Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 1 avril 2012

Et si on supprimait l’inutile Conseil économique, social et environnemental pour économiser 68 millions d’euros par an ?

Savez-vous ce qu’est le Conseil économique, social et environnemental ? Non ? C’est normal, on n’en parle jamais. Le CES est pourtant une « assemblée consultative » figurant dans la Constitution.

 Son principal objectif est de « conseiller le gouvernement et le parlement » sur les sujets économiques, sociaux et environnementaux en produisant une vingtaine de rapports par an.

 Particularité de cette institution : elle est composée de délégués désignés par des organisations professionnelles (comme des syndicats) et par le gouvernement, ceci afin de favoriser « le dialogue entre les catégories socioprofessionnelles ». 

Le CES a son siège à Paris mais il existe également 26 CES régionaux. Voilà pour la présentation officielle.

La réalité est moins reluisante. Selon le magazine Capital, le CES « brasse du vent », « personne ne consulte cette production intellectuelle » dont l’intitulé des rapports laisse plutôt perplexe. 

Exemple : « protocole d’accord de coopération décentralisation avec l’association des maires de la Grande Anse en Haïti » (CES Bretagne, octobre 2010), « Bien manger en Aquitaine : entre plaisir et santé » (CES Aquitaine, octobre 2011), « Les jeunes, un atout pour l’Alsace » (CES Alsace, octobre 2007).

Que les CES publient des rapports souvent inutiles, c’est un fait. Seul souci : tout cela a un coût. Et la note est particulièrement salée : le CES à l’échelle nationale ne rend qu’une vingtaine de rapports par an alors qu’il compte « 233 membres payés 3 768 euros par mois, dont pas mal de politiques, syndicalistes ou artistes recasés là pour toucher un complément de revenu », explique Capital. 

Pire : « leurs 2149 collègues des 26 CES régionaux ne sont guère plus productifs, pas même ceux d’Ile-de-France, où le président peut pourtant compter sur un invraisemblable cabinet de 32 collaborateurs ».

Au total, le CES national et les CES régionaux coûtent pas moins de 68 millions d’euros par an d’après Capital ! Ça fait un peu cher les rapports non lus. Mais comme le souligne le magazine, pour supprimer le CES national, il faudrait réviser la Constitution. Ce n’est pas pour tout de suite donc.

*** Source
- Etienne Gingembre, « Sommet de l’Etat, 254 millions d’euros d’économies possibles », Capital n°242, décembre 2011

http://www.politique.net/2012010201-conseil-economique-social-et-environnemental.htm

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