Y’en a marre de la baisse du pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 25 avril 2012

Le pouvoir d’achat des Français a très peu progressé pendant le quinquennat

Le pouvoir d’achat des Français, au coeur d’une bataille de chiffres à la veille de la présidentielle, a progressé moins que prévu en 2011 et même reculé en fin d’année, au terme d’un quinquennat marqué par une hausse très modeste en dépit des promesses de Nicolas Sarkozy.

Tous les sondages le confirment: malgré la tournure sécuritaire prise par la campagne électorale depuis le drame de Toulouse, le pouvoir d’achat reste, avec l’emploi, la principale préoccupation des Français, et le sujet qui pèsera le plus sur leur vote, loin devant l’insécurité. 

Les chiffres publiés mercredi par l’Institut national de la statistique viennent donc éclairer un débat parfois confus, la droite assurant avoir fait grimper le pouvoir d’achat quand la gauche l’accuse du contraire.

Selon l’Insee, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut par unité de consommation, l’indicateur qui s’approche le plus du ressenti des Français, a augmenté de 0,4% l’an dernier, après une quasi stagnation (+0,1%) en 2010. C’est moins qu’attendu par l’Insee, qui tablait sur une progression de 0,6%.

Et ce résultat déjà mitigé est terni par un recul en fin d’année (-0,3% au troisième trimestre puis -0,2% au quatrième). Dans le sillage de cette détérioration, l’Insee prévoit une nouvelle baisse de 0,6% au cours du premier semestre 2012.

In fine, le pouvoir d’achat individuel des Français ainsi calculé n’a grimpé que de 0,64% par an en moyenne entre 2006 et 2011.

Record du taux d’épargne

Au cours du quinquennat précédent, de 2001 à 2006, la hausse moyenne avait été deux fois plus forte (+1,3% par an).

Ces chiffres semblent démentir Nicolas Sarkozy, qui promettait il y a cinq ans d’être le « président du pouvoir d’achat » et qui, désormais candidat à sa réélection, vante une augmentation de 1,4% par an en moyenne durant son mandat malgré la crise.

En fait, ce chiffre régulièrement mis en avant par le gouvernement — 1,32% pour être précis, selon les statistiques publiées mercredi — fait référence à une mesure beaucoup plus globale, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut, qui ne prend en compte ni l’évolution démographique ni la composition des ménages.

A titre d’exemple, à revenu égal, un couple dispose d’un pouvoir d’achat plus élevé que deux célibataires vivant séparément, puisqu’il mutualise plusieurs dépenses (électroménager, électricité, etc.). L’Insee juge donc que l’indicateur cité par le gouvernement est plus imprécis et éloigné de la perception des ménages.

Corollaire de ce pouvoir d’achat en berne, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance française, a marqué le pas en 2011, ne progressant que de 0,3% par rapport à l’année précédente, relève l’Insee.

Signe d’une très grande prudence des Français, leur taux d’épargne a atteint l’an dernier son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%. La part belle revient toujours à l’immobilier, puisque le taux d’épargne financière des ménages, même s’il progresse, ne s’élève qu’à 7,4%.

Cette épargne record s’explique « par de forts comportements de précaution liés au contexte économique, notamment un moindre recours au crédit et une progression très faible de la consommation en 2011 dans un contexte de pouvoir d’achat par ménage stagnant », selon l’économiste Cyril Blesson, du cabinet Pair Conseil.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/le-pouvoir-d-achat-des-francais-a-tres-peu-progresse-pendant-le-quinquennat-28-03-2012-1927874.php

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Y’en a marre de l’abstention

Posté par ippolito le 25 avril 2012

Abstentionnistes ! Vous aviez sûrement une bonne raison pour ne pas voter !

Quoi de plus merveilleux qu’une partie de pêche à la truite les jambes en l’air, entre parenthèses l’ouverture en première catégorie c’était le 10 Mars. Pour le deuxième tour qui opposera Sarkozy à Hollande vous pourrez tenter la prise d’un superbe brochet de 1m,20, puisque la capture du carnassier sera autorisée à partir du 1er Mai.

Ainsi vous irez grossir les rangs des 20% de gens qui ont d’autres choses à faire que d’élire un Président de la République, ou qui n’ont pas voulu participer à ce que les Indignés appellent une « mascarade électorale ».

44,5 millions d’inscrits sur les listes électorales en 2012 et au soir du premier tour des présidentielles une abstention chiffrée à près de 20%. Ce chiffre représente plus de la totalité de la population additionnée de deux régions comme Rhône-Alpes et la Lorraine. 

En réalité 8 900 000 personnes, ce n’est pas rien, qui avaient pour diverses raisons décidé de s’exprimer autrement, en étant personne plutôt que quelqu’un, mais qui ne seront certainement pas invisibles puisque l’estimation de l’abstention est le premier chiffre autorisé donné par les médias.

Et puis faut-il oublier les deux millions de pêcheurs qui trop occupés à préparer avec le plus grand soin, les hameçons, les leurres souples, les flotteurs, les cannes et moulinets, en attendant fébrilement le dimanche pour jouir de leur plaisir. Et qui ont tout simplement pêché par omission en ne s’inscrivant pas à temps sur les listes électorales. Pourtant l’inscription est obligatoire (art.9) bien que ce moment d’égarement volontaire ou involontaire ne soit jamais sanctionné.

Oui, la pêche est vraiment une passion dévorante et les vacances de Pâques n’étaient paraît-il pas propices à une élection, on craignait une grève des urnes. Pourtant à la mi-journée le taux de participation n’était pas si mauvais que cela avec 28,29% alors qu’en 2007, qui était une année particulièrement participative ils étaient 31,21%.

Les abstentionnistes allaient-ils faire une friture et gagner la partie, il était encore trop tôt pour l’affirmer. Eux qui à les écouter, seraient ce soir le plus grand parti de France.

Enfin à 17 heures était annoncée la deuxième estimation de la participation. 70,59% une heure avant la fermeture des premiers bureaux de vote à 18 heures, une abstention à 30% semblait alors bien improbable. Les Français croiraient-ils toujours que l’élection au suffrage universelle est un chance. 

Contrairement aux négationnistes qui peut-être plutôt qu’une critique stérile devraient s’engager en politique pour montrer de quoi ils sont capables et tenter de changer un système imparfait. Et pourquoi pas imposer le vote blanc comme un suffrage exprimé, ou le vote par internet.

A 20 heures les estimations des résultats donnent François Hollande à 28,40%, Sarkozy à seulement 25,50% et l’abstention à moins de 20%. Les abstentionnistes ont perdu mais sont plus nombreux qu’en 2007. Certes ils ne sont pas le premier parti du pays et c’est heureux. Mais au deuxième tour combien seront-ils à ne voter ni pour Hollande ni pour Sarkozy ?

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/abstentionnistes-vous-aviez-115228

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Y’en a marre des subventions

Posté par ippolito le 24 avril 2012

Le prince Albert de Monaco touche 253 986 euros de subvention de Bruxelles

Le prince Albert de Monaco reçoit une subvention de 253 986 euros de Bruxelles pour son soutien aux cultures « propres » et aux pratiques en faveur de de l’environnement

Car le souverain monégasque est aussi agriculteur. Sa famille est propriétaire du domaine de Marchais, dans l’Aisne, qui compte 773 ha et où travaillent onze salariés. Sur ces terrains, où passe le prince « cinq ou six fois dans l’année », sont cultivés du blé, de l’orge, de la luzerne, des légumes, etc. 

Mais la subvention en faveur de la famille Grimaldi pèse peu au regard des aides européennes reçues par les grands groupes industriels. Sur cet aspect du dossier, l’enquête du « Parisien » et d’« Aujourd’hui en France », concernant les principaux bénéficiaires de la PAC, montre par exemple que les entreprises liées au sucre, Saint Louis, Tereos, Eurosugar, Sucrerie de Bois Rouge, etc. reçoivent plus de 160 millions d’euros. Certaines sociétés sont même parfois des filiales d’autres bénéficiaires.

Un trader du sucre (qui achète et vend le produit) reçoit lui aussi une aide publique substantielle de l’Europe alors même qu’une large part de son activité se situe en Russie. Autre surprise, le volailler Doux qui est le Français le mieux subventionné par Bruxelles, avec près de 63 millions d’euros, présente la particularité de se développer en Amérique du Sud et de réduire ses emplois en France. 

« Cette subvention est scandaleuse », s’emporte Jacques Pasquier, chargé du dossier de la PAC pour la Confédération paysanne quand Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA (premier syndicat agricole), justifie cette manne comme une aide pour lutter contre la concurrence.

source: le Parisien

http://www.observatoiredessubventions.com/2010/le-prince-albert-de-monaco-touche-253-986-euros-de-subvention-de-bruxelles/

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y’en a marre des gaspillages de l’argent public

Posté par ippolito le 24 avril 2012

Nicolas Sarkozy à New-York : un cocktail à 400 000 euros!

Nicolas Sarkozy a offert un cocktail à New York,  mercredi 23 septembre 2009, après son intervention à l’ONU. Montant de la dépense : 400 000 euros. Et c’est le contribuable qui a régalé. ONU soit qui mal y pense!

Par ici la bonne soupe … à 400 000 euros. Cette somme correspondant uniquement au budget réception, la dépense totale pourrait atteindre 2 millions d’euros.

Nicolas Sarkozy était la semaine dernière à New-York, dans le cadre du mini-sommet sur le climat organisé à l’ONU. A cette occasion, le président de la République a mis les petits plats dans les grands, aux frais du contribuable, comme de bien entendu.

4000 invités pour un coût de 100 euros par convive. Le raout fut orchestré par pas moins de 22 cuisiniers et 140 serveurs. Haute gastronomie au menu : champagne et petits fours comme s’il en pleuvait.

La soupe à la grimace

Les « happy fews », Français de New-York et courtisans patentés,  étaient installés dans la très chic salle de Gala du Manhattan Center Studio.

Le chiffre de 4000 convives correspondait à la capacité maximale de la salle. Le Consulat Général a dû fermer très tôt les réservations tant la demande fut grande. Ça se comprend, c’était aux frais de la princesse…

Parmi ces chanceux, Charles-Élie Couture et Patrick de Carolis, président de France Télévisions.
Moralité : quand Sarko se porte ONU, c’est  le contribuable qui fait la soupe à la grimace…

http://www.lecri.fr/2009/10/01/nicolas-sarkozy-a-new-york-un-cocktail-a-400-000-euros/4105

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Y’en a marre du musée Chirac

Posté par ippolito le 24 avril 2012

Le bric-à-brac 
abracadabrantesque du musée Chirac

Pas facile d’entretenir la mémoire d’un président qui l’a perdue ! En Corrèze, le musée édifié à sa gloire a déjà englouti plus de 25 millions d’euros depuis 2001.

Au milieu du livre d’or, un visiteur a griffonné ce commentaire : «La médaille chinoise numéro 1307 est placée à l’envers.» Suivi de cette remarque : «Merci de respecter la Chine.» «On va régler le problème», soupire le conservateur adjoint. 

A sa décharge, Vincent Rigau n’exerce pas un métier facile. Il doit être incollable sur le cœlacanthe géant exposé près de l’entrée, la paire de santiags noires offerte par Bill Clinton, le faucon incrusté de diamants du prince Abdallah, le maillot de foot dédicacé par Zidane ou encore le diplôme de l’université de Prague adressé à l’honorable «Jacques Chiracovi». 

«Le président Chirac a reçu plus de 5.000 cadeaux pendant ses deux mandats, commente notre conservateur-quincailler. Alors, sur certaines pièces, on manque parfois d’informations.»

Pas facile d’entretenir la mémoire d’un ex-chef d’Etat, qui plus est atteint d’anosognosie. Voilà onze ans que le conseil général de la Corrèze finance à grands frais le musée du président Jacques Chirac à Sarran, où sont exposés les livres, bibelots ou statuettes pas toujours précolombiennes reçus entre 1995 et 2007. 

Dans le parking, on trouve même la Citroën CX 25 dans laquelle il remonta les Champs-Elysées le soir du 7 mai 1995. Bilan ? Un gouffre. Entre la construction d’un édifice de 4.700 mètres carrés en rase campagne, le coût des expositions temporaires et les frais de maintenance, ce grand débarras élyséen a déjà englouti plus de 25 millions d’euros.

Sans déplacer les foules : même si l’ancien président assure le spectacle à chacune de ses visites – c’est ici qu’il a annoncé son soutien à François Hollande pour 2012, juste après avoir caressé le nez d’une charmante élue PS – le musée est un bide. 

Avec moins de 50.000 entrées par an depuis 2007, il accueille deux fois moins de visiteurs que le modeste musée d’Art moderne de Céret, dans les Pyrénées-Orientales. Et, comme le site perd plus de 1,3 million d’euros chaque année, l’équation est rapide : chaque entrée payée 4 euros revient à… près de 25 euros au contribuable. «On est coincés, se désole Gilles Ravinet, le cadre administratif chargé du dossier. Ce musée a coûté si cher qu’il serait absurde de le transformer en friche.»

Mais pourquoi le département le plus endetté de France (par habitant) a-t-il accepté cela ? «Parce que Bernadette y tenait plus que tout, se dédouanent les socialistes. Le conseil général UMP n’osait rien lui refuser.» Jacques Chirac, il est vrai, n’était pas tellement emballé. 

Son truc artistique à lui, c’était plutôt le musée du Quai Branly, inauguré en juin 2006 et consacré aux arts premiers. Mais Bernie n’a rien voulu lâcher. Dès 1996, à peine un an après l’élection de son mari, la conseillère générale de Sarran a commencé à esquisser les plans de sa grande œuvre. «Pour nous couper le sifflet, elle citait le musée Mitterrand ouvert à Château-Chinon dix ans plus tôt», se souvient un ex-opposant.

Moyennant quoi, Madame Chirac s’en est donné à cœur joie. Mitterrand avait installé sa bimbeloterie dans un ancien couvent désaffecté ? Elle a fait construire ce splendide édifice, tout en verre et granit, signé par l’architecte star Jean-Michel Wilmotte. L’investissement initial ne devait pas dépasser 2,7 millions d’euros ? 

Après les travaux d’extension en 2005, la note finale a atteint 16,7 millions d’euros. Même l’emplacement n’a guère fait l’objet de débat : alors que d’aucuns proposaient d’ériger le musée à Tulle, la préfecture de la Corrèze, Bernadette a imposé son canton de Sarran.

Un patelin de 280 habitants, perdu entre le plateau de Millevaches et le massif des Monédières, où le couple Chirac a acheté le château de Bity en 1969. «Dès les premières neiges, il y a tout de suite 30 centimètres sur la route de campagne qui mène au musée, peste Sophie Dessus, la jolie vice-présidente du conseil général célèbre pour la cour effrénée que lui a faite Chirac en public. Allez ensuite ramener des cars de touristes ici…»

Qu’importent les visiteurs, Bernadette a tout fait pour que son musée «d’anthropologie politique» tourne comme une annexe du Louvre. 

Jusqu’en 2008, Madame y organisait trois expositions temporaires par an. Et pas des concours de croûtes à l’huile : pour l’élévation des masses corréziennes, le département a lâché des centaines de milliers d’euros dans des rétrospectives sur l’histoire de la table à l’Elysée ou la place des kimonos dans l’Art déco. 

Un travail forcément collectif. En comptant la conservatrice, son adjoint, sa secrétaire, le responsable de la communication et les divers agents d’accueil, pas moins de quatorze personnes travaillaient au musée il y a deux ans.

«En février, on était parfois plus nombreux que les visiteurs», raconte un guide, déçu de ne pas voir ses horaires aménagés. Hormis la fermeture annuelle en janvier, le site reste ouvert toute l’année, sept jours sur sept, quand le musée de la Porcelaine de Limoges fait par exemple relâche le mardi. 

Pour entretenir l’illusion d’un haut lieu culturel, le musée s’est même doté d’un excellent restaurant, avec menu spécial tête de veau à 23,90 euros, en hommage au plat préféré de l’ancien président. «C’est dur, confie le jeune gérant en évoquant les tables désertes de février. Avant que je reprenne cette affaire en 2008, le conseil général épongeait 80% des pertes. Aujourd’hui, il faut se débrouiller pour être rentable.»

Rentable ? François Hollande se retient de prononcer le mot devant Bernadette, mais il veut à tout le moins limiter les pertes. Depuis son arrivée à la présidence du conseil général en mars 2008, le prétendant socialiste pour 2012 multiplie les manœuvres diplomatiques en ce sens.

 Officiellement, il soutient ce musée d’une «incroyable diversité», en invoquant «le dialogue qu’entretiennent les représentants des nations» à travers les cadeaux. Mais, en coulisse, les équipes appliquent le régime Hollande au compte d’exploitation.

C’est bien simple, le nombre de salariés a été divisé par deux en moins de trois ans. Il n’y a plus qu’une exposition temporaire par saison. Et même la pelouse du parc, jadis taillée de près tous les quinze jours, n’est plus tondue qu’une fois par trimestre.

 «Avec ces économies, le visiteur ne devrait plus coûter que 15 euros au contribuable en 2011», tapote sur sa calculette Gilles Ravinet. «Madame Chirac n’en prend pas ombrage, prévient son entourage. Elle fait d’ailleurs tout son possible pour maintenir la qualité des expositions sans engager de nouvelles dépenses.»

Traduire : Bernadette tape désormais à la porte des amis. Après les expositions de Yann Arthus-Bertrand, Bernard Arnault a accepté de prêter pendant trois mois une fabuleuse collection de robes de mariées de la maison Dior.

 «Mais le conseil général a payé en partie l’assurance et le transport depuis Paris», tient à préciser Sophie Dessus. Qui vient de proposer une solution vraiment low-cost à Bernadette : exposer le travail d’un certain Patrick Fabre, un photographe de Tulle spécialisé entre autres dans les mariages. Réponse lapidaire 
de l’ex-première dame : «On verra plus tard.» Après la présidentielle de 2012 ?

http://www.capital.fr/enquetes/derapages/le-bric-a-brac-abracadabrantesque-du-musee-chirac-640622

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Y’en a marre du sénat

Posté par ippolito le 23 avril 2012

Présidence du Sénat : le cabinet de Gérard Larcher a coûté 2 826 610 euros en 2010, soit 26% de plus que celui de son prédécesseur

Un sénat plus modeste. Telle était la promesse qu’avait faite Gérard Larcher quand il avait pris la succession de Christian Poncelet, empêtré dans une affaire de logement « à vie ». Trois ans après, cette promesse a-t-elle été respectée ? 

Le président du Sénat communique régulièrement autour des économies réalisées par la chambre haute mais il ne donne à chaque fois que des chiffres parcellaires. Si certaines économies ont effectivement été réalisées – sur les réceptions par exemple – d’autres ont dérapé.

C’est ce que révèle le site Mediapart à propos des salaires des conseillers de Gérard Larcher.

D’après l’enquête de Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg, les rémunérations mensuelles des membres du cabinet de Larcher « atteignent des montants insoupçonnables ». « Au vu des éléments que nous avons recueillis, le cabinet de Gérard Larcher coûte 26% plus cher que le dernier cabinet de son prédécesseur, Christian Poncelet, pourtant réputé particulièrement dispendieux.

 Les dépenses en personnel du cabinet ont atteint 2.826.610 euros en 2010. Interrogé au Sénat par Mediapart, Gérard Larcher, qui confirme l’augmentation de 26% entre 2007 et 2010, répond qu’il a fait un choix: «Moins de petits fours, plus de neurones». Les anciens du cabinet Poncelet apprécieront. (…)

« Prenons quelques exemples, à partir des fiches de paye de mars 2011 que nous nous sommes procurées: la rémunération du directeur de cabinet est de 19.154 euros net imposable par mois. Celle de la conseillère presse de 10.880 euros (contre 6.229 euros sous Poncelet). 

Le conseiller aux affaires sociales, entreprises et formation professionnelle: 8.788 euros (contre 5.378 euros sous Poncelet). Un conseiller spécial: 8.029 euros, auxquels s’ajoute sa pension de fonctionnaire retraité du Sénat de 11.715 euros. 

Celui à l’économie, l’agriculture, la ruralité et le développement durable touche 7.971 euros (contre 3.481 euros). Autres exemples: une plume du président gagne 1.052 euros pour 38 heures de vacation par mois. La chef-secrétaire du président 5.304 euros ».

A titre de comparaison, un ministre gagne environ 14 000 euros et un député 7 000 euros. Il fait donc bon vivre au Sénat.

Source : Mathilde Mathieu, Michaël Hajdenberg, « Sénat: le très cher cabinet du président Larcher », Mediapart, 11 avril 2011

http://www.politique.net/2011041201-senat-cabinet-gerard-larcher.htm

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