Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 23 avril 2012

Le chômage, bombe à retardement de l’élection

Et si le chômage, une des premières préoccupations des Français, faisait son retour juste après le 6 mai ? Nul doute que l’emploi, dont les perspectives continuent de peser sur le quotidien des Français, sera le premier défi du prochain quinquennat. D’autant que la situation pourrait s’aggraver après la présidentielle.

Le premier à avoir jeté un pavé dans la mare est François Chérèque, le leader de la CFDT. En février, il a accusé publiquement le gouvernement de tout faire pour convaincre les entreprises de reporter leur plan de sauvegarde de l’emploi (PSE, ex-plans sociaux) après la présidentielle. Si la CFDT refuse de citer des noms, elle n’est pas la seule à relayer cette crainte.

« Je rencontre régulièrement des DRH de grands groupes qui me font part de « mouvements de retardement » pour éviter la période électorale. Il y aura forcément des mesures de restructuration après la présidentielle », dit Pierre Ferracci, directeur du cabinet Alpha. « Les industriels ont l’habitude des situations électorales. Il y a une auto-censure naturelle. Des PSE devraient intervenir cet automne », confirme Pierre Beretti, PDG d’Altedia.

Au ministère du travail, si on confirme veiller sur les entreprises en difficulté, on rejette toute stratégie électorale. « Je ne pense pas que la perspective des élections ait un effet sur la contrainte économique qui pèse sur les sociétés », défend Xavier Bertrand, qui ne voit pas les PSE exploser après la présidentielle.

Au contraire de l’équipe de campagne de François Hollande. « Nous avons eu des retours de syndicalistes et de DRH. Pour l’instant, ce n’est pas quantifiable, mais le problème est réel », assure Alain Vidalies, chargé de l’emploi, qui réfléchit déjà, en cas de victoire, à accélérer la mise en oeuvre de la promesse d’autoriser les salariés à saisir le tribunal de grande instance « dans les cas manifestement contraires à l’intérêt de l’entreprise », si « la vague des PSE est trop forte ».

Les PSE ne sont cependant qu’un élément marginal du chômage. Si leur nombre a chuté de 10 % entre janvier et février, ils ne représentent que moins de 3 % des entrées totales mensuelles à Pôle emploi. « Même si des PSE sont retardés, ce n’est pas ce qui va faire exploser le chômage, avance Patricia Ferrand, vice-présidente (CFDT) de l’Unedic, l’impact de la croissance sur les chiffres du chômage est beaucoup plus fort. Et de ce point de vue, je ne vois pas de raison que la situation s’améliore en 2012. »

Dans ses dernières prévisions, l’Unedic voit plus de 3 millions de demandeurs d’emplois de catégorie A (sans activité) fin 2012. L’Insee estime que le taux de chômage va grimper à 10,1 % cet été. Des pronostics qui « garantissent » encore plusieurs mois de hausse du nombre de demandeurs d’emploi. 

« A moins de 1,5 % de croissance, l’économie française n’est pas en mesure de faire baisser le chômage », résume Eric Heyer, économiste à l’OFCE. Or les deux favoris de la présidentielle misent sur un taux inférieur pour 2012 : 0,5 % pour M. Hollande, 0,7 % pour M. Sarkozy.

« CONTRATS AIDÉS »

Faire baisser le chômage semble donc improbable avant 2013. C’est à cette échéance que la croissance pourrait repartir et que les mesures avancées par les deux principaux candidats – TVA sociale, exonérations de charges pour l’embauche d’un senior, formation des chômeurs pour M. Sarkozy ; contrats de génération et emplois d’avenir pour M. Hollande – éventuellement avoir des effets.

« Dans ce contexte, la seule manière de faire vite baisser les chiffres est de proposer des contrats aidés », explique M. Heyer. Une arme que les deux candidats affectionnent. Le gouvernement a décidé de concentrer sur le premier semestre de l’année les deux tiers des contrats aidés prévus pour 2012.

  »Nos mesures sur l’apprentissage vont faire leurs effets. On peut faire baisser le chômage dès cette année », défend le ministre du travail Xavier Bertrand. De son côté, M. Hollande promet une mise en oeuvre rapide des « emplois d’avenir » avec 100 000 contrats signés « dans l’année qui suit l’entrée en vigueur de la loi ». Son équipe n’exclut pas non plus d’augmenter cet automne l’enveloppe des contrats aidés prévue pour 2012 si la situation le justifie.

Les contrats aidés ont cependant un gros inconvénient : ils coûtent de l’argent à l’Etat alors que le redressement des finances publiques est une priorité affichée des candidats UMP et PS. Reste alors un levier, qui est un sujet tabou de cette campagne : 

la flexibilisation du droit du travail, qui ne coûte rien, du moins à court terme. L’Espagne et l’Italie ont choisi cette voie, quitte à mécontenter leurs citoyens. « Les partenaires sociaux, y compris le patronat, ne sont pas demandeurs de plus de fléxibilité », estime M. Bertrand.

La Commission européenne a suscité, mercredi, une levée de boucliers en proposant « de procéder à des réformes modérées et équilibrées de la législation sur la protection de l’emploi » ou que le smic soit variable selon les secteurs d’activité.

Mais le débat n’a pas percé en France, la seule mesure évoquée sont les accords compétitivité-emploi, qui doivent permettre aux entreprises en difficulté de faire varier plus facilement salaires et temps de travail. Une négociation est entamée avec les partenaires sociaux. MM. Sarkozy et Hollande ont promis d’en appliquer le résultat.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/19/le-chomage-bombe-a-retardement-de-l-election_1687900_1471069.html

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Y’en a marre des impôts

Posté par ippolito le 23 avril 2012

Impôts : qui Jospin, Chirac et Sarkozy ont-ils vraiment favorisé ?

Un groupe d’économistes réputés a passé au crible quinze ans de réformes fiscales sous Jospin, Sarkozy et Chirac. Les conclusions sont éloquentes.

Qui a vu sa feuille d’impôts s’alourdir ou, au contraire, s’alléger entre 1997 et 2012? 

A vingt jours du premier tour de la présidentielle, des économistes de l’Institut des politiques publiques (IPP) ont dressé hier un bilan fiscal des quinze dernières années. En pleine campagne présidentielle, leur étude éclaire les choix en matière de politique fiscale de Lionel Jospin, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. 

Jospin a chouchouté les bas salaires.Baisse de la TVA, modifications de l’impôt sur le revenu… « Il y a eu une baisse globale de l’imposition », souligne Antoine Bozio, le directeur de l’IPP. En moyenne, les Français consacraient 46,3% de leur revenu aux impôts en 2002, contre 47,7% en 1997. « Cette baisse a touché d’abord les bas salaires, via les réductions de charges à proximité du smic », ajoute Antoine Bozio.

Des baisses de cotisations consenties lors de la création des 35 heures. Même si « cela ne s’est pas forcément traduit par une hausse de leur pouvoir d’achat annuel », puisque la majeure partie de ces baisses « a financé une diminution de leur temps de travail ».

Chirac a privilégié les 500 000 plus fortunés. S’il n’y a pas eu beaucoup de réformes fiscales sous la présidence de Jacques Chirac, les mesures prises ont en revanche été très lourdes de conséquences, comme la création du bouclier fiscal. 

« Les plus hauts revenus ont bénéficié de la baisse des prélèvements alors que les plus faibles les ont vus augmenter », soulignent les économistes de l’IP. Ce sont surtout les Français les plus riches (environ 500000 personnes touchant plus de 297660 € par an) qui ont le plus profité de ces baisses d’impôts.

Sarkozy a baissé les impôts surtout… des riches rentiers. A l’inverse des années Chirac, le quinquennat de Nicolas Sarkozy s’est traduit par une frénésie de réformes fiscales : baisse de la TVA dans la restauration, relèvement du bouclier fiscal, baisse de l’ISF…

 Pourtant, selon les économistes, « les différentes mesures adoptées au cours du quinquennat se sont neutralisées : certaines baisses d’impôt ont directement été annulées pendant le quinquennat (déductibilité des intérêts d’emprunt), d’autres ont eu des effets opposés ».

Résultat, si la pression fiscale a légèrement diminué, les baisses d’impôt se sont concentrées sur une catégorie bien précise de la population : les très riches rentiers. 

Contrairement aux très riches entrepreneurs qui, eux, ont vu leur imposition s’alourdir, les rentiers n’ont pas été touchés par la « contribution exceptionnelle sur les hauts revenus ». Et ils ont profité à plein de la baisse de l’impôt sur la fortune décidée en 2011.

« Fiscalité et redistribution en France, 1997-2002 », rapport rédigé par les économistes Antoine Bozio, Roy Dauvergne, Brice Fabre, Jonathan Goupille et Olivier Meslin. Edité par l’Institut des politiques publiques (Paris School of Economics).

http://www.leparisien.fr/economie/impots-qui-jospin-chirac-et-sarkozy-ont-ils-vraiment-favorise-03-04-2012-1937308.php

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Y’en a marre des magouilles

Posté par ippolito le 22 avril 2012

Les grosses magouilles du PS dans le Pas-de-Calais

Dans un livre choc, l’ex-maire d’ Hénin-Beaumont lève le voile sur les étranges circuits de financement d’ élus PS du Pas-de-Calais.

Emplois fictifs, enveloppes de billets données de la main à la main, doubles facturations, corruption, achat de complaisance d’un magistrat… Dans un livre de 300 pages truffées de détails, paru le 23 février, Gérard Dalongeville, 41 ans, maire PS, puis DVG d’ Hénin-Beaumont ( Pas-de-Calais) entre 2001 et 2009, a décidé de mettre à nu les étranges moeurs de ses anciens amis du PS. Un témoignage rare de la part d’un initié sur un “système pourri jusqu’à la moelle”.

Après être passé par la case prison – il est mis en examen pour détournements de fonds publics, favoritisme, faux en écriture, corruption – l’homme a décidé de tout dire, pour ne pas payer seul.

Selon Gérard Dalongeville, les flux d’argent empruntent divers chemins sinueux dans le Pas-de-Calais. Parfois, les militants PS versent des dons en liquide de 100, 500, voire 1000 euros à un candidat, ou directement à la fédération PS du Pas-de-Calais, qui leur sont aussitôt restitués par virements d’entreprises “amies”. En échange, celles-ci disposent de facilité d’accès aux marchés publics.

De façon plus classique, l’ancien maire d’ Hénin-Beaumont évoque des surfacturations “de 10 à 15%” récupérées sous la forme de publicité dans les journaux municipaux. Les sociétés Soginorpa, gestionnaire d’un parc de 62 000 logements miniers, et Adévia, principal acteur public d’aménagement, seraient au coeur de ces circuits occultes. 

Une affirmation rendue encore plus crédible par la publication de plusieurs rapports très sévères de la chambre régionale de la Cour des comptes. Et par d’étranges vols d’archives intervenus récemment à la mairie d’ Hénin-Beaumont ainsi qu’à la communauté d’agglomération d’ Hénin-Beaumont.

L’auteur se fait plus précis lorsqu’il raconte comment un major régional du BTP a versé un chèque de 215 280 euros à un homme d’affaires peu scrupuleux au titre de dépenses de… sponsoring. “L’explication est tout autre, rectifie Gérard Dalongeville, c’est une rétrocommission au profit du PS“.

Pis ! L’ancien édile soutient  que son premier adjoint de l’époque s’est rendu en avion au Luxembourg à plusieurs reprises pour blanchir de l’argent et que ces déplacements étaient liés au financement du PS. Il déclare d’ailleurs ne pas craindre de procès en diffamation car il possède les preuves de ses allégations…

Le procès de l’auteur devrait s’ouvrir d’ici la fin de l’année. En décembre 2010, la parution dans la presse des lettres que l’ancien maire avait adressées depuis sa cellule au juge d’instruction Véronique Pair avait déjà mis le feu aux poudres. 

Au centre des soupçons de financements occultes, un homme: Jean-Pierre Kucheida, 69 ans, inamovible député maire de Liévin depuis 1981. A l’époque, ce dernier avait réfuté en bloc les “fantasmes” de son ancien protégé. 

Des “fantasmes” jugés toutefois suffisamment crédibles pour déclencher l’ouverture de 4 enquêtes préliminaires et, depuis, l’organisation de nombreuses et discrètes auditions et perquisitions d’entreprises par la division nationale des investigations financières de Nanterre ( Hauts-de-Seine). De bonne source, celles-ci devraient aboutir dans les prochains jours à des gardes à vue assorties de mises en examen pour – à tout le moins – prise illégale d’intérêts.

source: L’ Express

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/les-grosses-magouilles-du-ps-dans-le-pas-de-calais/

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Y’en a marre des politiques

Posté par ippolito le 22 avril 2012

L’argent des politiques

Voilà près de vingt ans que des mesures ont été prises pour moraliser le financement de la vie politique. Malgré des progrès évidents, force est de constater qu’il subsiste bien des trous dans les mailles du filet.

 Ce n’est pas en France que l’on verrait l’hécatombe qui a frappé la classe politique anglaise. Le scandale des notes de frais a décimé une partie des élus de Sa Gracieuse Majesté. Des ministres ont démissionné, des députés ont renoncé à briguer un nouveau mandat, le speaker de la Chambre des communes a cédé la place. Tout cela pour avoir fait supporter au contribuable, qui l’achat de nourriture pour chats, qui l’acquisition d’un robinet de salle de bains, qui la construction d’une piscine dans une résidence secondaire. Les indélicats ont dû rembourser.

 Pareille occurrence en France est inconcevable, l’utilisation des notes de frais, qui permettent aux élus d’améliorer leur standing, n’étant pas contrôlée. Et quand des abus sont constatés, c’est au hasard d’une enquête judiciaire ouverte pour un autre objet.

 C’est ainsi que les policiers découvrirent que l’ex-président du conseil général de l’Essonne Xavier Dugoin avait fait acheter une cave de vins fins sur les comptes du département avant que son fils ne la revende. Malgré les serments sur la transparence, le coût de la vie publique reste un maquis. Cependant, depuis 1993, l’Assemblée nationale publie en juin les comptes détaillés de son exercice financier. Récemment, le Sénat a suivi l’exemple, timidement.

Pour savoir combien touchent les élus, plusieurs facteurs sont à prendre en compte. A cause du cumul des mandats qui favorise le cumul des indemnités et des avantages en nature (logement et voiture de fonction, assistants et secrétaires, et parfois personnel de maison, sans compter les photocopies, les gommes et les crayons achetés sur les fonds publics).

Un député de base, n’ayant pas d’autre mandat électif, reçoit tous les mois plus de 20 000 euros. Cette somme inclut une indemnité de fonction de 5 219,17 euros, la seule soumise à impôt, une autre de 9 021 euros pour rémunérer ses collaborateurs. La règle est de ne pas les payer au-dessous du smic et, pour ceux qui salarient un membre de la famille, comme Michel Charasse à Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme) ou Eric Raoult au Raincy (Seine-Saint-Denis), il y a un plafond à ne pas dépasser.

 Combien sont-ils à pratiquer le népotisme ? Les députés seraient 15 % à employer un conjoint ou un enfant, et les sénateurs, 30 %. « S i on a des parents compétents, pourquoi s’interdirait-on de le faire ? » demande la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, dont le conseiller parlementaire n’est autre que son fils Pierre.

Pour leurs frais (voiture, permanence, réception), les députés perçoivent une « indemnité représentative de frais de mandat » (IRFM), de 5 838 euros. Cette IRFM a connu deux augmentations, une première fois en 1993, afin de compenser la fiscalisation de la totalité du traitement des élus de la nation, jusqu’alors très peu imposables, et lors de l’instauration de la contribution sociale généralisée (CSG). Ils ne voulaient pas supporter une perte de leur pouvoir d’achat.

Avec une même enveloppe de frais forfaitaires pour lesquels il n’est pas besoin de produire de justificatifs, les sénateurs sont aussi bien lotis. Quelle que soit l’assemblée à laquelle ils appartiennent, les parlementaires bénéficient en outre des transports gratuits à la SNCF comme à la RATP, et de huit allers/retours en avion en métropole sur les lignes d’Air France.

 Outre la possibilité de contracter des prêts immobiliers à des taux défiant toute concurrence, ils peuvent aussi se faire rembourser sur facture jusqu’à 15 000 euros d’équipement informatique pendant la durée de leur mandat ainsi que 3 000 à 5 000 euros de notes de taxi et autant en appels téléphoniques. Une fleur supplémentaire est accordée aux sénateurs, qui ont droit à cinq lignes de téléphone, portable compris.

Autre passe-droit, cette fois pour les époux ou épouses des représentants de la nation : ils ont droit à une réduction de 50 % sur les billets de la SNCF. Pour cela, la condition matrimoniale suffit.

Qu’un député dispose d’une enveloppe de frais considérable pour parcourir sa circonscription peut se comprendre. En matière de dépenses, rares, cependant, sont ceux à jouer cartes sur table. Cet été, 5 députés de gauche sur les 577 s’y sont employés. 

Dans l’ordre : René Dosière (Aisne), Jean-Jacques Urvoas (Finistère), Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire), Régis Juanico (Loire, trésorier du PS) et George Pau-Langevin (Paris). « Si je ne dépensais pas, qui ferait le travail à ma place ? » interroge René Dosière, le premier à avoir passé au crible les budgets de l’Elysée sous l’ère Chirac. 

« La suspicion est causée par l’existence de parlementaires cumulards », estime le député de l’Aisne. Pour lui, le problème vient non pas des députés à plein temps, mais des « députés à temps partiel », qui cumulent les mandats locaux d’un bon rapport financier-et les présidences des syndicats intercommunaux. 

Certains vont même jusqu’à déléguer à un collaborateur payé, par exemple par un conseil général, le travail parlementaire, aucun texte n’interdisant ces pratiques. Il y a des départements (Aisne, Isère, Loire…) où, plutôt que d’ouvrir une permanence électorale et d’embaucher un assistant, ces élus locaux, près de leurs sous, font supporter les dépenses à la collectivité. 

Idem pour les notes de restaurant. Les factures sont intégrées à la ligne « dépenses alimentaires et cantine » du budget. Un président de conseil général n’agit pas autrement lorsqu’il convie 20 ou 30 personnes à dîner dans ses appartements de fonction.

 L’utilisation des voitures de fonction procède du même mécanisme. L’opposition pourrait jouer son rôle. Ce qui est fort rare. C’est ainsi que les avantages en nature perdurent sans guère de contrôles que ceux opérés par les magistrats financiers des chambres régionales des comptes. Mais voilà que celles-ci sont menacées dans leur existence 

Dans les collectivités locales, les seules données éloquentes sont les montants des indemnités qui sont revalorisées une ou deux fois par an, la dernière en date remontant au 1er juillet. Les barèmes s’échelonnent selon l’importance de la ville, du canton ou de la région. Un maire d’une ville de moins de 500 habitants touche 641,11 euros par mois et celui d’une ville de 100 000 habitants et plus 5 468,30 euros. A ces sommes s’ajoutent les frais divers et autres avantages en nature pris en charge par la collectivité et non soumis à l’impôt. 

Même chose pour les conseillers généraux et régionaux, dont les indemnités vont de 1 508,50 à 2 639,87 euros. Mais un maire d’une ville moyenne qui cumule son indemnité municipale avec celle de conseiller général ou régional peut empocher plus de 4 000 euros.

 « Quand on sait que le revenu moyen d’un fonctionnaire ou d’un salarié du privé est de 2 000 euros, par comparaison, celui d’un élu peut atteindre 5 000 euros et parfois 8 000 », souligne-t-on à l’Assemblée nationale. Et cela sans compter, on l’a vu, les frais de personnel et de vie courante qui lui sont versés.

Un élu « réglo » : eric woerth

Plus de 80 % des élus cumulent. Ils perçoivent donc le montant maximal des indemnités, plafonné à 8 206,23 euros par mois depuis le 1er juillet et dont les premiers 961,66 euros sont exonérés d’impôt, officiellement, pour ne pas pénaliser les maires des petites communes. Un système d’écrêtement les oblige à reverser le trop-plein à des collaborateurs. Un Gérard Collomb, maire de Lyon, président du Grand Lyon et député, ou un Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, vice-président du Sénat et de la communauté urbaine de sa ville, n’y échappent pas. Pour avoir perçu pendant quinze mois 13 000 euros de trop, le président du Sénat, Gérard Larcher, par ailleurs maire de Rambouillet, a été visé le 15 juin par une plainte de son principal opposant municipal. Le parquet de Versailles s’est empressé de classer le dossier, Larcher ayant commencé à rembourser le trop-perçu.

 Pour les membres du gouvernement qui cumulent et dont les frais sont pris en charge par l’Etat, le plafond est fixé à une fois et demie le traitement ministériel, soit 21 000 euros par mois. Avec plus de 18 000 euros par mois, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée du Développement de l’économie numérique mais aussi maire de Longjumeau (Essonne) et conseillère régionale d’Ile-de-France, reste dans les limites. De même que Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, président du conseil général de Charente-Maritime et adjoint au maire de Saint-Georges-de-Didonne (19 298 euros). 

En revanche, avec leurs 23 000 euros, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice, maire de Mulhouse (Haut-Rhin) et président délégué de la communauté d’agglomération, et Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense, maire de Toulon (Var) et président de la communauté d’agglomération, sont soumis à la règle de l’écrêtement. 

Au sein du gouvernement, Eric Woerth, ministre du Budget et maire de Chantilly (Oise), est réputé pour ne pas toucher à son indemnité d’élu local. Ayant déclaré son appartement de fonction comme « avantage en nature », on le dit « réglo ».

Ces dernières années, une structure locale a explosé : l’intercommunalité. Afin de favoriser le regroupement des communes, elle s’est accompagnée d’une indemnité très attractive pour ses membres, élus locaux par ailleurs. Ils sont parfois 80 par assemblée. 

Les vice-présidents (2 050,43 euros par mois d’indemnité) se sont multipliés. Metz en compte 48. A l’heure où Nicolas Sarkozy veut simplifier le « mille-feuille administratif », la tâche est loin d’aller de soi

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-10-01/l-argent-des-politiques/917/0/381920

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Y’en a marre de nos élus

Posté par ippolito le 22 avril 2012

Élus : l’austérité, c’est bon pour les autres !

La France détient le record mondial d’élus au mètre carré : on en dénombre 601 132.

Nos élus sont également les recordmen des cumuls qui permettent d’accroître leur rémunération.

Pas tous : nombre de maires de petites communes – ne cumulant pas de mandats – se dépensent sans compter pour leurs administrés tout en ne percevant que de modestes rétributions pour cela. Il faut saluer leur dévouement.

Nos élus sont dans leur rôle quand ils nous appellent à l’effort et à la rigueur pour faire face à la crise économique. Mais, quand on lance des appels à la vertu, il faut montrer soi-même l’exemple. Et on en est loin …

Aujourd’hui, le Sénat vient de rater  à nouveau l’occasion de se mettre en phase avec l’opinion publique. La Haute Assemblée a rejeté deux amendements visant à un meilleur contrôle des dépenses des élus.

Notre classe politique est loin d’être la plus intègre du monde. Son renouvellement est nécessaire. Un des moyens d’y parvenir est de ne pas faciliter la permanence des élus en limitant le nombre de mandats dans le temps. Chez nombre de nos voisins, la politique n’est pas une carrière.

Il est bien connu qu’au premier mandat on apprend, qu’au deuxième on réalise, et qu’à partir du troisième on s’installe, avec des risques de corruption et de clientélisme.

Des élus locaux jusqu’au président de la République en passant par les parlementaires, les privilèges abondent. Les salaires sont confortables. Le montant global des indemnités perçues par les élus locaux s’élevait à 1,461 milliard d’euros en 2007 (10 % de plus en trois ans).

Mais il y a aussi les « compléments », soigneusement cachés au public. Les avantages en nature foisonnent : logements de fonction parfois somptueux, voitures de prestige…

Les « à-côtés » adoucissent la vie : notes de frais souvent impressionnantes (voir le cas du sénateur Pastor) , voyages d’agrément déguisés en missions d’étude, restaurants et hôtels de luxe, cagnottes…

Sans compter les facilités – légales et illégales – qu’offre la fonction élective : employer des proches dans son cabinet, faire avoir une commande à l’entreprise d’un ami, rendre constructible un territoire où l’on possède un lopin… Le régime de retraite des élus n’est pas l’un de leurs moindres avantages.

Élus, écoutez les contribuables,  qui sont vos électeurs : abolissez vos privilèges!

http://www.lecri.fr/2011/07/11/elus-l’austerite-c’est-bon-pour-les-autres/24319

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Y’en a marre du cout de la campagne présidentielle

Posté par ippolito le 21 avril 2012

228 millions d’euros: le coût de la campagne pour l’Etat, soit 3,5 euros par contribuable

C’est en tout cas ce qui ressort des chiffres fournis René Dosière, député (apparenté PS) de l’Aisne, auteur de L’Argent de l’Etat. Dans cet ouvrage, il estime que le coût global de l’élection présidentielle en 2012 s’élèvera à 228 millions d’euros (10 candidats), contre 133 millions en 1995 (avec 9 candidats), 200,3 millions en 2002 (16 candidats), et 210,7 millions en 2007 (16 candidats). 

Parmi les premières sources de dépenses pour l’Etat figurent la mise sous pli du matériel électoral (51 millions), les frais de remboursement de campagne (49 millions) et les frais d’acheminement de la propagande électorale (49 millions).

49 millions d’euros: le remboursement de frais de campagne
Sur les 228 millions, 49 millions d’euros serviront donc à rembourser les frais de campagne des candidats. Pour procéder à cette estimation, René Dosière s’est basé sur l’hypothèse suivante: 

2 candidats qualifiés pour le second tour, 3 candidats obtenant plus de 5 % au premier tour et 5 candidats à moins de 5%. De fait, le montant du remboursement des frais de campagne varie selon le score des candidats. 

Pour ceux qui sont en dessous des 5% des voix, ils seront remboursés à hauteur de 800.423 euros, contre 8 millions d’euros pour les autres. Les deux candidats du second tour, eux, percevront 10,7 millions d’euros chacun.

http://lexpansion.lexpress.fr/election-presidentielle-2012/la-campagne-presidentielle-en-10-chiffres-insolites_291931.html

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