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Y’en a marre du airsarko one

Posté par ippolito le 21 mai 2012

Hollande doit-il vendre « Air Sarko One » ?

L’Airbus A330 présidentiel vole aujourd’hui vers les États-Unis pour les rencontres du G8 puis de l’Otan.

Fortement critiqué par la gauche, surnommé Air Sarko One, l’Airbus A330-200, acquis et aménagé à la demande de Nicolas Sarkozy, transporte aujourd’hui le président François Hollande, sa compagne et quelques ministres pour les sommets du G8 à Camp David dans le Maryland, puis de l’Otan à Chicago. Emprunter à la place de ce gros porteur un des petits Falcon 7X serait apparu comme un geste fort, synonyme de volonté d’économies… de bouts de chandelles. 

En effet, laisser sur le tarmac un avion qui a coûté au budget de la Défense 176 millions d’euros n’est pas une vue saine des réductions budgétaires. Les autres ministres qui auront à se déplacer durant les quatre jours du voyage américain du président, ne pouvant utiliser l’A330, auraient dû louer des appareils privés. Pas vraiment rentable.

À l’arrivée à Camp David, le Falcon 7X, même s’il est considéré par les experts comme l’un des plus beaux avions de sa génération, serait apparu comme le Petit Poucet à côté d’Air Force One, le Boeing 747 du président américain, ou de l’Airbus A340-600 d’Angela Merkel qui a investi 650 millions d’euros dans le renouvellement de la flotte présidentielle outre-Rhin. 

Il en va donc du prestige du pays. Autre intérêt de l’A330 français, il peut transporter soixante invités. C’est très utile quand le président, VRP de la France, est accompagné de dirigeants d’entreprise qui vont signer des contrats à l’occasion du voyage.

Invendable

Certes, l’Élysée aurait la possibilité de mettre en vente l’A330 présidentiel. Cet avion est très prisé par les compagnies aériennes au point qu’Airbus doit en augmenter les cadences de fabrication. 

Mais pour remettre aux standards du transport aérien l’ex-Air Sarko One il faudrait dépenser une centaine de millions d’euros et casser chambre, bureau et salle de bains présidentiels, salle de réunion, centre de télécommunications, mini-bloc opératoire, etc. 

Un autre chef d’État ou un grand patron de multinationale pourrait-il être intéressé par l’avion en l’état ? On les compte sur les doigts de la main et il n’est pas certain que les choix sarkoziens d’aménagement de la cabine conviennent. L’État devrait alors acquérir un nouvel avion, y installer les équipements de communication nécessaires au président. L’addition risque d’être salée.

S’il est indéniable que l’utilisation de l’A330 par Nicolas Sarkozy n’a pas toujours été optimisée dans le cas, par exemple, d’allers et retours Paris-Bruxelles, le président doit-il pour autant prendre le train « comme un homme normal ». 

Cette déclaration imprudente du candidat Hollande ne prend pas en compte les contraintes de sécurité des déplacements ferroviaires où chaque pont doit être gardé par les forces de police. On peut aussi imaginer les perturbations subies par des milliers de voyageurs quand deux à trois quais de la gare du Nord sont neutralisés pour le départ présidentiel. 

Si l’insertion d’un avion ministériel dans le trafic aérien est indolore, il n’en est pas de même pour une circulation ferroviaire. Autre contrainte, après 21 heures, il n’y a plus de train pour rentrer de Bruxelles comme de Londres alors que les réunions se tiennent souvent à l’occasion d’un dîner. 

Dernière option, on peut mettre en place un avion pour le retour qui voyagera à vide à l’aller… Coûteux également ! « Sur de petites distances de moins de 500 kilomètres, la meilleure efficacité de porte à porte est apportée par l’hélicoptère qui demande peu de moyens de sécurité au sol », explique un membre du service des voyages présidentiels, « mais Nicolas Sarkozy ne l’aimait pas ».

http://www.lepoint.fr/politique/hollande-doit-il-vendre-air-sarko-one-18-05-2012-1462671_20.php

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Y’en a marre des magouilles

Posté par ippolito le 21 mai 2012

Les juges guettent le Morano’s boy de Moselle

Cela fait des années que les soupçons d’affairisme s’accumulent contre le sénateur-maire de Woippy, François Grosdidier, vieux copain de l’extrême droite, de Sarkozy et de Nadine Morano. Après avoir pris largement son temps, la justice s’y met enfin.

Des années de tambouille politique et voilà le résultat : après avoir arraché à la gauche la mairie de Woippy, à quelques kilomètres de Metz, en Moselle, après avoir écarté ceux qui l’avaient aidé, les uns après les autres, le cacique UMP risque d’être plombé à son tour. 

François Grosdidier et sa mairie font l’objet de plaintes visant une série d’incriminations qui fâchent, comme «prise illégale d’intérêts» ou «détournement de fonds publics». La justice, assoupie pendant des années, semble se réveiller. 

Il était temps. «Les gendarmes ont fait un énorme travail depuis 2005. Deux juges avaient vaguement commencé à instruire, mais le troisième magistrat nommé va enfin s’attaquer à l’affaire », pronostique l’avocat d’un plaignant. C’est ce qu’on va voir.

Pour expliquer ce formidable immobilisme judiciaire, un ancien proche de Grosdidier évoque d’énigmatiques protections, la «franc-maçonnerie» et autres fantasmes. Mais l’élu de Moselle n’est-il pas « l’ami de 20 ans » de Nadine Morano, comme la porte-flingue de Sarkozy le clame dès qu’elle le peut ? 

Après avoir frayé avec le Parti des forces nouvelles (PFN), le groupuscule facho, et avoir été particulièrement copain d’un ponte local du FN, François Grosdidier s’est rapproché du RPR, aidant la jeune Morano à trouver un job au conseil régional. 

En remerciement, celle qui est depuis devnue ministre soutient son obligé, notamment en 2011 alors qu’il est candidat au Sénat. Après treize ans sur les bancs de l’Assemblée nationale, Grosdidier a été élu rue de Vaugirard, après avoir forcé la main à l’UMP pour obtenir son investiture. Merci, Morano!

Woippy, ses 14000 habitants, ses subventions et ses petits arrangements… En guerre avec d’anciens adjoints, Grosdidier s’est pris en pleine figure leurs révélations sur un système où semblent régner mélange des genres, cadeaux et dépenses injustifiées…

 Le tout aux dépens d’une ville apparemment mise sous coupe réglée. Même si les sommes en jeu sont loin des commissions gigantesques versées à l’occasion des ventes d’armes, il semble que toutes les ficelles aient été utilisées pour faire supporter aux Woippyciens le coût des campagnes partisanes de leur maire UMP.

L’élu semblait bourré d’imagination. Les voitures de la mairie ont pu ainsi faire des centaines de kilomètres en dehors de la ville pour des destinations improbables, comme le lieu d’une université d’été de l’UMP ou la résidence d’un adjoint, week-end après week-end. Du personnel municipal aurait été utilisé pour servir aux activités parlementaires ou pour le chef local de l’UMP, un certain… François Grosdidier. 

Auditionnés par les gendarmes, des employés de la mairie ne se sont pas privés de le confirmer. Il y a aussi ces subventions allouées au judo-club ou à d’autres associations, souvent présidées par des proches des adjoints de monsieur le maire. Au moins, on savait où l’argent filait…

Ici, des bureaux utilisés par le député Grosdidier dans les locaux de la mairie de l’édile Grosdidier, dans des conditions financières troublantes. Là, des frais de représentation remboursés en double, par la mairie et par l’Assemblée nationale. 

Ici encore, des arrangements peut-être pas très nets avec l’imprimeur qui travaille traditionnellement avec la municipalité : l’association prétendument écolo de Grosdidier, Écologie responsable, a par exemple fait imprimer 17500 documents sans qu’une seule facture ou justificatif de paiement soient fournis. 

Et que dire de ces commandes de 70000 dépliants pour une «fête des Fraises» en 2004 ou de 92000 brochures pour la «fête de la Science» en 2005, alors qu’il n’existe à Woippy que 6000 boîtes aux lettres? La mairie a-t-elle payé des factures gonflées sur mesure afin de permettre l’impression de tracts de l’UMP ou la propagande politique de Grosdidier? Dans certains cas, des régularisations ont été effectuées, après le démarrage de l’enquête.

 Dans d’autres, les gendarmes attendent toujours les justificatifs, que des perquisitions à la mairie et chez l’imprimeur n’ont pas permis de retrouver.

François Grosdidier, contacté par Charlie, balaie ces soupçons. «Je n’ai pas eu de nouvelles de l’enquête depuis 6 ans. Ils ont regardé tous les marchés publics, tout cela finira en eau de boudin car la ville est gérée honnêtement», assure celui qui a été interrogé pendant l’enquête préliminaire, mais que le juge d’instruction n’a pas convoqué. 

Les gendarmes se sont aperçus également que le Morano’s boy, alors député, briguant en 2004 la présidence de l’UMP, avait profité des enveloppes préaffranchies de l’Assemblée pour sa campagne. Soit quelque 27500 brochures postées aux frais de la représentation nationale. 

Interrogé par le procureur de Metz en 2005, Jean-Louis Debré, alors président de l’Assemblée, a signé une belle lettre pour expliquer que cela ne se faisait pas. Bah, répond benoîtement Grosdidier, «je ne connais pas un député qui n’ait pas écrit à ses soutiens par la franchise parlementaire». Ravis de le savoir.

Deux de ses proches ont été mis en examen, mais les plaignants réclament des poursuites contre le maire lui-même. « Ce dossier prend un retard considérable, a écrit un avocat au juge, le 30 janvier 2012, regrettant «que le temps judiciaire semble pour l’instant protéger ou à tout le moins préserver» les personnalités politiques locales. Qu’en termes choisis ces choses-là sont dites…    

laurent.leger@charliehebdo.fr

http://www.charliehebdo.fr/enquete.html#570

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Y’en a marre des politiques

Posté par ippolito le 21 mai 2012

Mesure par mesure, Rue89 a fait la comparaison : le nouveau gouvernement reprend les engagements… du précédent.

Fini, les conflits d’intérêts, les vacances au soleil chez des dictateurs, les motards qui renversent des piétons ou les voyages en avion non justifiés !

Ce jeudi, pour le premier conseil des ministres, François Hollande a accueilli ses ministres avec une charte déontologique à signer illico. Un texte très contraignant, au point qu’un des signataires confie à Libération :

« On a senti un blanc dans l’assistance [...]. Je me demande, du coup, si tout le monde a signé. »

Si cette charte devait marquer les esprits – et les médias –, c’est réussi. Si elle devait marquer un tournant, ça l’est moins : pour l’essentiel, elle reprend des contraintes déjà imposées à ses ministres par François Fillon.

Dès l’entrée en fonction de son gouvernement, en mai 2007, le Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait fixé les règles du jeu dans une série de circulaires – d’obscurs textes administratifs qui n’ont pas l’impact symbolique d’une charte…

Rue89 a passé en revue les principales règles de la charte.

1 Conflits d’intérêts

« [Les ministres] remplissent et signent une déclaration d’intérêts lors de leur entrée en fonctions, déclaration qui est rendue publique, à l’exception des informations concernant des tiers. »

La loi impose déjà aux ministres de déclarer leur patrimoine à la Commission pour la transparence financière de la vie politique, en deux fois : lorsqu’ils prennent leurs fonctions et lorsqu’ils les quittent. Ces déclarations restent confidentielles.

Pourtant, en imposant une « déclaration d’intérêts » et en la rendant publique, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne font que reprendre une mesure de François Fillon.

En mars 2011, le Premier ministre écrivait à ses ministres pour leur imposer cette déclaration, portant notamment sur leurs investissements personnels. Un mois plus tard, chaque ministère présentait le document sur son site.

Comme l’avait déjà noté Rue89 à l’époque, ces déclarations marquaient un progrès, mais laissaient à désirer. Notamment parce qu’elles laissaient chaque ministre libre de déclarer – ou non – les intérêts de ses proches. Une lacune que la charte du gouvernement Ayrault ne comble pas.

2 Gestion du patrimoine personnel

« [Les ministres] confient la gestion de leur patrimoine mobilier à un intermédiaire agréé, sur la base d’un mandat garantissant qu’ils ne pourront intervenir directement dans cette gestion. »

Les ministres ne pourront donc pas être suspectés d’agir de manière à augmenter le rendement de leurs placements, actions, assurances-vie.

Une précaution louable… et déjà prise par François Fillon dans une circulaire du 18 mai 2007, dès l’entrée en fonctions de son premier gouvernement.

Le Premier ministre indiquait à ses ministres :

« Vous voudrez bien confier à un intermédiaire agréé un mandat de gestion du patrimoine ainsi défini [...].

Ce mandat devra vous interdire de donner, même verbalement, un ordre au gérant, sauf pour vendre, pour un montant que vous fixerez, une partie, qu’il choisira, du portefeuille détenu. »

3 Invitations et voyages

« Les membres du gouvernement s’abstiennent de donner suite à toute invitation pour un séjour privé qui émanerait d’un gouvernement étranger ou de personnes physiques ou morales dont l’activité est en relation avec leur département ministériel. »

Difficile, ici, de ne pas penser à la baignade de Jean-François Copé dans la piscine de Ziad Takieddine ou aux vacances de Michèle Alliot-Marie en Tunisie facilitées par le clan Ben Ali…

Cette dernière affaire avait contraint MAM, ministre des Affaires étrangères, à démissionner – et François Fillon, Premier ministre, à livrer une justification peu convaincante : selon lui, la ministre n’avait « pas commis de faute au sens moral en utilisant un avion d’un ami de longue date [...] ».

Désormais, « faute au sens moral » ou pas, de telles vacances seront officiellement contraires à la déontologie. Sur ce point, le nouveau gouvernement clarifie les choses.

4 Cadeaux

« [Les ministres] remettent au service des domaines, soit immédiatement, soit à l’issue de leurs fonctions, les cadeaux d’une valeur supérieure à 150 euros. »

Encore une décision louable… et qui n’a rien de nouveau. Le 18 mai 2007, une des circulaires destinées à encadrer les pratiques des ministres était justement consacrée aux cadeaux.

François Fillon rappelait à ses ministres que ces cadeaux leur étaient remis uniquement parce qu’ils représentaient l’Etat, et qu’ils n’en étaient donc pas propriétaires. Cette circulaire n’évoquait pas le seuil des 150 euros, au-dessous duquel un cadeau est considéré comme une simple babiole.

Mais ce seuil était une des suggestions du rapport sur la « déontologie de la vie publique », remis à François Fillon en janvier 2011. Et il est déjà entré dans les moeurs.

La semaine dernière, un ministre sortant a ainsi accueilli Rue89 dans son bureau, au milieu de ses cartons, une assiette assez kitsch dans les bras :

« Je ne sais plus qui m’avait offert ça, vous croyez que ça vaut plus de 150 euros ? Sinon, je l’offre à mes collaborateurs… »

5 Activités extérieures

« [Les ministres] renoncent à toute participation à un organisme, même à but non lucratif, dont l’activité intéresse leur ministère. »

Cette interdiction est déjà prévue par la Constitution elle-même, dont l’article 23 interdit notamment aux ministres l’exercice de « tout emploi public ou de toute activité professionnelle ».

Et le 18 mai 2007, à l’entrée en fonction de son gouvernement, François Fillon avait décidément été très productif. Une autre de ses circulaires évoquait en effet les « incompatibilités entre les fonctions de membre du gouvernement et certaines activités professionnelles ».

Le Premier ministre de l’époque y rappelait l’article 23, et dressait la liste des fonctions sur lesquelles pouvaient planer un doute – par exemple, la présidence d’un organisme HLM par un maire également membre du gouvernement. Il recommandait à ses ministres d’abandonner ces fonctions.

6 Pistons et coups de pouce

« Ils s’abstiennent absolument de toute intervention concernant la situation d’un membre de leur famille ou d’un proche. »

La loi proscrit déjà, évidemment, ce genre d’interventions. Rappelons, par exemple, que la Cour de justice de la République s’intéresse à la vente de l’hippodrome de Compiègne par Eric Woerth, l’ancien ministre du Budget.

7 Cumul des mandats

« Les membres du gouvernement consacrent tout leur temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu’ils peuvent détenir. »

C’est la principale innovation, mais ce n’est pas une surprise : le candidat François Hollande s’était en effet engagé à mettre fin au cumul des mandats. Jean-Marc Ayrault va abandonner la mairie de Nantes, ou Arnaud Montebourg, la présidence du conseil général de Saône-et-Loire.

Ce n’est qu’une première étape. Contrairement à Nicolas Sarkozy, François Hollande s’est aussi engagé à interdire le cumul des mandats aux parlementaires. Cette fois-ci, une charte ne suffira pas : il faudra modifier la loi.

8 Prise en charge des dépenses
« Les moyens mis à la disposition des ministres sont réservés à l’accomplissement de leur mission. Seules les dépenses directement liées à l’exercice des fonctions sont prises en charge par l’Etat. »

Comme l’interdiction de toute intervention en faveur d’un proche, cette règle est à classer dans la catégorie, au choix, « enfonçage de porte ouverte » ou « ça va mieux en le disant »…

D’ailleurs, François Fillon l’avait également rappelée à ses ministres, dans une autre de ses circulaires du 18 mai 2007, consacrée aux « dépenses susceptibles d’être prises en charge par l’Etat ». Il expliquait notamment :

« Les dépenses à caractère personnel ou familial (réceptions privées, repas personnels et familiaux, habillement personnel…) ne peuvent être prises en charge par l’Etat. »

Cela n’avait, certes, pas empêché Christian Blanc, par exemple, d’acheter des cigares aux frais de son secrétariat d’Etat…

9 Train plutôt qu’avion

« Les membres du gouvernement privilégient le train pour les déplacements d’une durée inférieure à trois heures. »

Le candidat Hollande s’était déjà engagé, en fin de campagne, à privilégier le train une fois élu. Ses ministres devront donc suivre son exemple.

Le 31 mars 2010, le directeur de cabinet de François Fillon avait justement envoyé aux « dir cab » de tous les ministres une note sur « l’utilisation des moyens aériens pour le déplacement des membres du gouvernement » :

« Le recours aux lignes ferroviaires et aux lignes aériennes régulières doit être privilégiée. Force est de constater que cette exigence est trop souvent perdue de vue. »

Cette note s’intéressait davantage à l’avion qu’au train : elle faisait suite à une série de polémiques sur les déplacements de ministres en jets privés. Et en fixant un seuil en-dessous duquel le train doit être privilégié – trois heures de voyage –, le nouveau gouvernement clarifie une bonne fois pour toutes les choses.

10 Motards et code de la route

« Sauf contrainte particulière justifiant une escorte motocycliste, leurs déplacements en automobile se font dans la discrétion et le respect des règles du code de la route. »

En janvier, un motard escortant la voiture de Nadine Morano avait percuté un piéton. La ministre de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle filait à grande vitesse vers l’aéroport de Villacoublay.

Le 18 mai 2007 – toujours –, François Fillon avait pourtant adressé à ses ministres une circulaire sur les « escortes motocyclistes ». Extrait :

« Les déplacements en véhicule automobile des membres du gouvernement doivent revêtir un caractère exemplaire.

Ces déplacements doivent s’effectuer dans le strict respect des règles du code de la route, sans utilisation d’un gyrophare ou d’un avertisseur sonore spécial.

De façon tout à fait exceptionnelle, et seulement lorsqu’une urgence caractérisée et directement liée à vos fonctions ministérielles le justifie, une escorte motocycliste pourra être autorisée. Le recours à ces escortes doit demeurer exceptionnel. »

11 Ce qui manque encore

Les nombreuses affaires ayant marqué le quinquennat l’ont démontré. Imposer des règles, c’est bien. Faire en sorte qu’elles soient respectées, c’est mieux.

Comme les nombreuses circulaires de François Fillon, la charte du gouvernement Ayrault n’évoque aucune sanction en cas de violation des règles. Elle doit seulement, explique le texte, « guider le comportement » des ministres.

Mais au cours de sa campagne, François Hollande a promis une grande loi de moralisation de la vie politique. Un chantier que le gouvernement Fillon a abandonné : il avait bien préparé un projet de loi sur la question, mais faute de temps – et de volonté politique –, le texte n’avait pas été soumis au Parlement.

C’est donc à l’usage qu’on saura si cette charte est plus qu’un symbole, et si la République exemplaire annoncée par François Hollande vaut mieux que celle qu’on nous promettait en 2007.

http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/05/18/charte-de-deontologie-hollande-presque-tout-pique-fillon-232280

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Y’en a marre du déficit

Posté par ippolito le 21 mai 2012

Bruxelles anticipe un dérapage du déficit français à -4,2% en 2013

C’est loin des 3% espérés par François Hollande. La croissance devrait elle atteindre 1,3% en 2013, moins bien que les 1,7% prévus par le président, mais mieux que ce qu’anticipe le FMI (1%).
  
La France devrait connaître un dérapage de son deficit public l’an prochain, à 4,2% contre un objectif de 3% affiché par le nouveau président François Hollande, selon les prévisions de printemps de la Commission européenne publiées vendredi 11 mai.

La croissance devrait atteindre 1,3% en 2013, une performance inférieure au +1,7% prévu par François Hollande, et inférieure également à ce que prévoyait la Commission européenne à l’automne (1,4%), mais meilleure que ce qu’anticipe le FMI (1%).

François Hollande a lui confirmé vendredi l’objectif de réduction du déficit public de la France à 3% du PIB en 2013 malgré ce dérapage. « Ceci valide le projet de François Hollande, qui consiste à changer de politique pour maîtriser les dépenses, augmenter les recettes de manière juste et efficace et, surtout, changer de politique économique au niveau national et européen pour stimuler la croissance », a insisté Michel Sapin, le responsable du projet du président élu.

Le marché du travail devrait continuer à se détériorer

La lente amélioration de la situation économique, après 0,5% de croissance attendue cette année, « devrait être insuffisante pour mettre fin à la détérioration du marché du travail », souligne par ailleurs la Commission, qui table sur un taux de chômage en hausse: après 9,7% en 2011, il devrait atteindre 10,2% cette année et se stabiliser à 10,3% l’an prochain.

Les prévisions de Bruxelles sont faites « à politique économique constante », et ne tiennent donc pas compte du changement de politique économique qui pourrait résulter en France de l’élection de François Hollande.

La Commission explique le dérapage du déficit public par l’anticipation d’une « hausse des dépenses publiques et d’un ralentissement de la croissance du PIB ».

La dette publique devrait elle aussi continuer à augmenter, passant de 85,8% du PIB en 2011 à 90,5% cette année et 92,5% en 2013.

(Avec AFP)

http://www.challenges.fr/economie/20120511.CHA6355/bruxelles-anticipe-un-derapage-du-deficit-francais-a-4-2-en-2013.html

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