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Y’en a marre des magouilles des élus

Posté par ippolito le 10 juin 2012

François Pupponi, député maire de Sarcelles, soupçonné d’abus de biens sociaux

25 800 € ! C’est la somme que François Pupponi, député maire de Sarcelles, a dépensé entre 2004 et 2006, en restaurants et hôtels . Il a, pour cela, utilisé la carte bancaire de la SEM chaleur, dont il est président. 

Selon nos confrères du Monde, le rapport de synthèse de la brigade financière de Versailles, révèle que l’homme pourrait faire l’objet de poursuites, pour abus de bien sociaux.

Les dépenses mises en cause ont été réalisées dans le très chic restaurant parisien de La Closerie des Lilas, à l’hôtel 4 étoiles, Napoléon, dans des clubs proches des Champs-Elysées et dans un palace lillois… 

François Pupponi assure que ces dépenses correspondaient à des rencontres dans le cadre des négociations avec Dalkia, pour vendre le réseau de chauffage de la ville.

Pour assurer sa bonne foi, l’élu a même reconstitué la liste de ses convives. Problème, l’un d’eux a déclaré que « ces déjeuners n’avaient pas eu lieu » peut-on lire dans Le Monde… L’avocat de François Pupponi a déclaré que son client avait fait ces dépenses « en refusant toute rémunération et dans le seul intérêt des Sarcellois »…

Le parquet peut désormais classer sans suite,  confier le dossier à un juge d’instruction ou, si les charges sont suffisantes, citer directement François Pupponi devant un tribunal.

Source : Le Monde

http://www.lecri.fr/2012/06/08/francois-pupponi-depute-maire-de-sarcelles-soupconne-dabus-de-biens-sociaux/33167

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Y’en a marre des financements des armes nucléaires

Posté par ippolito le 10 juin 2012

Les financiers du nucléaire de guerre pris la main dans le sac

Une enquête dénonce les organismes financiers partenaires des fabricants d’armes atomiques. Des banques françaises sont épinglées.

La Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican) et l’entreprise d’investissement éthique Profundo publient une enquête qui risque de faire grand bruit dans le monde très particulier des fabricants de bombes atomiques. 

Dans un document de plusieurs pages, l’Ican met explicitement en cause les institutions financières affiliées aux entreprises d’armement nucléaires. Un rapport à charge où Safran et Thales, géants français du secteur, en prennent pour leur grade : 

« Ces entreprises sapent les efforts accomplis depuis des années pour parvenir à une monde libéré », regrette Tim Wright, membre actif de l’Ican et co-auteur de l’enquête. Les banques françaises AXA, BNP Paribas la Société générale ont notamment été épinglées par le rapport pour leur complicité capitalistique avec les fabricants d’armements nucléaires.

L’Ican et Profundo réclament ainsi un désinvestissement des institutions financières de Safran, Thales, mais également de 18 autres entreprises qui fabriquent et entretiennent des armes nucléaires : « Les institutions financières devraient envoyer un message clair à Safran et Thales, disant que leur implication dans l’industrie des armes nucléaires est inacceptable ».

Le rapport de l’Ican et Profundo est le premier rapport qui met en lumière les investissements concernant les producteurs d’armes nucléaires. Il identifie plus de 300 institutions financières dans 30 pays (Etats-Unis, France, Royaume-Uni…) qui participent concrètement aux entreprises qui fabriquent, entretiennent et modernisent les forces nucléaires. Pierre Villard, coordinateur en France de la campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire, prévient : 

« Les clients de grandes banques et autres institution financières doivent indiquer clairement qu’ils ne veulent pas que leur argent soit utilisé pour financer des armes nucléaires ». Il ajoute qu’il est « extrêmement décevant d’apprendre que tant de banques françaises sont impliquées dans le financement de cette industrie immorale et inhumaine. Cela doit cesser ».

Desmond Tutu préface le rapport de l’Ican. Pour le prix Nobel de la paix, « la campagne de boycott et de désinvestissement a fonctionné en Afrique du Sud pour conquérir la liberté et la justice. Aujourd’hui, la même tactique peut et doit être utilisée pour détruire la création la plus terrible de l’homme : la bombe atomique. Personne ne devrait profiter de cette industrie de la mort qui nous menace tous ».

http://www.politis.fr/Les-financiers-du-nucleaire-de,17542.html

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Y’en a marre des délocalisations

Posté par ippolito le 10 juin 2012

Usine Renault au Maroc: un «scandale d’Etat» ?

En plein débat sur le « made in France », l’ouverture d’une nouvelle usine Renault « low cost » au Maroc, alimente la polémique suscitée par les « délocalisations ». « Choqué par cette usine perdant-perdant », le député Nicolas Dupont-Aignan, probable candidat à la présidentielle, dénonce un « scandale d’état »

Renault inaugure ce jeudi une nouvelle usine à Tanger, au Maroc. Le constructeur automobile français y produira jusqu’à 400 000 voitures « low cost » par an. En direct ce matin sur RMC, Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la république [il a déclaré avoir 501 promesses de signatures], dénonce « un scandale d’Etat » et « demande la constitution d’une commission d’enquête parlementaire » :

« Si cette usine au Maroc était destinée au marché du Maghreb, au marché africain, ça ne me choquerait pas, explique le député de l’Essonne. Ce qui me choque c’est que c’est une usine perdant-perdant : 

pour les Marocains car c’est sur une zone franche – Renault ne va pas payer d’impôt sur les sociétés pendant 5 ans –, et perdant pour les Français car cette usine est destinée à réimporter 90% des voitures sur le marché européen et principalement sur le marché français ».

En effet, seul 10% de la production du site sera destiné au marché marocain, au Maghreb et au Moyen-Orient.

« C’est l’Etat qui a organisé cette délocalisation monstrueuse ! »
Rappelant que l’Etat français est actionnaire à 15% de Renault, Nicolas Dupont-Aignan poursuit : « Ce qui me choque c’est que les deux administrateurs de l’Etat ont voté cette délocalisation. Et après, on fait de grands discours sur la productivité en France, les usines, à la veille de la présidentielle tous les candidats vont visiter les ouvriers, leur taper dans le dos…

 Mais ce sont eux qui ont organisé cette délocalisation monstrueuse ! Voilà le scandale ! Et quand on ne produira plus une voiture en France, on fera quoi ? […] J’en ai assez que l’argent des contribuables serve à créer la misère dans notre pays. Qu’on produise local, dans tous les pays du monde ! Ce n’est pas le cas, c’est toujours la mondialisation par le bas ».

La « rémunération exubérante » de Carlos Ghosn

Enfin, le député de l’Essonne dénonce également la « rémunération exubérante » de Carlos Ghosn, PDG de Renault, validée par « les administrateurs » de l’Etat : « Je suis scandalisé de l’attitude de monsieur Ghosn, qui est le patron le mieux payé du CAC 40 – 10 millions d’euros ! –, qui organise la fuite des emplois de notre pays et qui est remercié par l’Etat ! ».

A vos yeux, cette usine « low cost » Renault au Maroc constitue-t-elle un «scandale d’Etat» ?
 

http://www.rmc.fr/editorial/226251/usine-renault-au-maroc-un-scandale-detat/

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Y’en a marre des mauvais choix

Posté par ippolito le 10 juin 2012

La bourde atomique d’Anne Lauvergeon

Comment Areva a déboursé 2,5 milliards de dollars pour s’offrir une start-up de l’uranium, qui ne brassait en fait que du vent… Un incroyable polar.

Et si on se mettait à l’uranium ?» En cette fin d’après midi de septembre 2005, Stephen Dattels et James Mellon bavardent autour d’une pinte de bière dans un pub du quartier londonien de Notting Hill, The Commander. Le premier, un Canadien de 56 ans, est l’ancien directeur financier du leader mondial de l’or, Barrick Gold. Son jeune acolyte, Ecossais diplômé d’Oxford, est un boursicoteur spécialisé dans les marchés émergents.

Steve et Jim n’en sont pas à leur premier projet d’association. 

Ensemble, ils ont déjà monté plusieurs start-up de prospection minière, revendues à chaque fois à bon prix. Ils ont tâté de l’or, du cuivre, du nickel. Mais jamais de l’uranium, dont le cours, depuis Tchernobyl, est scotché à 10 dollars la livre. Mais avec le boom économique chinois, le minerai radioactif bénéficie d’un regain d’intérêt depuis 2004. Tope là ! «Nous avons créé UraMin ce jour-là en mettant 50 000 dollars chacun», raconte James dans le magazine financier «Spear’s WMS».

Ainsi commence une incroyable embrouille, une affaire digne des avions renifleurs de la compagnie Elf dans les années 1970. Un polar dont l’épilogue fera cette fois comme victime Areva. En lançant, en juin 2007, une OPA amicale sur cette microsociété domiciliée aux îles Vierges britanniques et cotée à la Bourse de Toronto, le géant français de l’atome, présidé alors par Anne Lauvergeon, a en effet englouti 1,8 milliard d’euros.

Et, pour faire bonne mesure, a encore investi 900 millions d’euros dans la construction d’une route et d’une usine de dessalement en plein désert namibien. Problème : aux cours actuels de l’uranium, les terrains que le groupe public a acquis, en Namibie donc, mais aussi en Afrique du Sud et en République centrafricaine, ne valent guère plus qu’un tas de cailloux. L’armée de géologues d’Areva aurait d’ailleurs aisément pu le constater s’ils avaient pris la peine d’inspecter les lieux.

Ou d’interroger, comme nous l’avons fait, Patrick Sagaspe, patron d’Urafields, qui prospecte à 800 mètres du site namibien d’UraMin. «Je les avais même alertés, mais ils m’ont envoyé balader», raconte ce Franco-Américain. Or le groupe français s’est contenté du rapport d’expertise remis par le vendeur, comme le montre le document de l’OPA.

Comme si vous achetiez un appartement de standing sans même le visiter. Dans ses comptes, Areva a déprécié la valeur d’UraMin de 2 milliards d’euros. Autrement dit, le groupe considère aujourd’hui que cette filiale minière ne vaut plus un sou.

 Et à entendre le nouveau patron, Luc Oursel, tout ça est la faute d’Anne Lauvergeon. «On veut me faire porter le chapeau, la vérité, c’est que le directoire, le conseil de surveillance et la tutelle ont tous approuvé cette acquisition», nous déclare cette dernière, toujours pugnace.

Une chose est sûre, Stephen Dattels et James Mellon ont fait preuve d’un incroyable aplomb pour circonvenir nos ingénieurs des mines. Capital a reconstitué étape par étape leur stratagème.

Revenons d’abord au pub, The Commander. Avec leur mise de 100 000 dollars, nos deux roublards ont bien assez pour engager la première étape de l’opération : dénicher des permis de prospection minière délaissés par les géants du secteur, mais suffisamment crédibles.

Stephen Dattels, qui connaît des centaines de géologues, jette son dévolu sur trois sites : un terrain en République centrafricaine abandonné par la Cogema au début des années 1960 ; un bout de désert rocailleux en Namibie situé à proximité d’une mine de Rio Tinto ; et un terrain du même calibre en Afrique du Sud.

 Quant à l’obtention des permis de prospecter, c’est un jeu d’enfant pour qui sait arroser les autorités locales. UraMin ouvre des bureaux administratifs à Johannesburg, puis loue des camions et des foreuses pour donner un peu de crédibilité au projet.

Steve et Jim se livrent ensuite, c’est le chapitre 2, à de la gonflette financière : il s’agit à ce stade d’ouvrir le capital d’UraMin à des investisseurs alléchés par une future mise en Bourse. Des poids lourds comme Goldman Sachs, Fidelity ou Bear Stearns prennent ainsi 3 à 4%. 

Mais c’est le redoutable spéculateur britannique Ian Watson, 70 ans, qui est le plus audacieux : en juin 2005, son fonds Galahad Gold devient le principal actionnaire de la «junior company», en échange d’une dizaine de millions de dollars cash (ce coup de poker lui rapportera au final 84 millions d’euros).

Watson apporte aussi dans la corbeille son propre directeur financier, Neil Herbert, qui devient le premier salarié d’UraMin. Car il s’agit maintenant de constituer un management présentable… Le 12 janvier 2006, un ingénieur chimiste qui a roulé sa bosse pendant trente-cinq ans dans les mines d’or, de cuivre ou d’uranium prend la direction générale.

Ce baroudeur se contente d’un maigre salaire, à condition qu’on le couvre de stock-options (elles lui rapporteront 25 millions de dollars à l’issue de l’OPA). Le même jour est nommé le chairman (président non exécutif) d’UraMin. 

Il s’appelle Samuel Jonah, c’est un ingénieur des mines formé à l’Imperial College de Londres et anobli par la reine d’Angleterre. Le choix de ce Ghanéen, ancien président du géant sud-africain AngloGold Ashanti, destiné à donner un vernis de respectabilité à l’affaire, ne doit rien au hasard.

Il fait en effet partie de l’International Investment Council (IIC), un cercle ultrachic qui conseille alors le président sud-africain, Thabo Mbeki. Dans ce club siègent aussi les milliardaires indiens Lakshmi Mittal et Ratan Tata, l’ancien patron de Daimler Jürgen Schrempp et…  Anne Lauvergeon

En mai 2006, quand «Atomic» Anne se rend au meeting annuel de l’IIC près de Johannesburg, sir Samuel lui dit le plus grand bien d’UraMin. Probablement sans préciser qu’il en détient 9 millions d’actions, offertes en échange de sa caution managériale. A l’issue de l’OPA, le businessman ghanéen encaissera près de 70 millions de dollars.

Une fois la patronne d’Areva ferrée, Stephen Dattels et son directeur général, Ian Stalker, n’auront aucun mal à balader les équipes d’Areva. A l’été 2006, le groupe français prend 5,5% du capital. Puis la société s’introduit à la Bourse de Toronto (l’une des moins réglementées du monde) fin 2006.

 Les fondateurs publient alors une cascade de communiqués annonçant des découvertes très prometteuses. C’est du vent, mais ça marche. En moins d’un an, la valeur du titre est multipliée par six.

Le coup de grâce tombe en juin 2007 : nos corsaires font courir la rumeur selon ¬laquelle les Chinois veulent rafler cette pépite. Areva craint de se faire doubler. Le 25 juin 2007, il lance toutes affaires cessantes son OPA.

Aujourd’hui, chacun cherche à comprendre comment le leader mondial du nucléaire a pu ainsi tomber dans le panneau. Une enquête parlementaire est en cours. Areva de son côté mène une investigation interne sur fond de règlements de comptes judiciaires. Leurs conclusions accableront sûrement Anne Lauvergeon.

Mais elle ne sera probablement pas la seule. Il faut d’abord rappeler que l’ancien ministre des Finances, Thierry Breton, avait mis en 2005 son veto au rachat par Areva d’Olympic Dam en Australie. Cette mine d’uranium, qui détient à elle seule 25% des réserves mondiales, représentait pour le coup une très belle affaire. «Sans ce veto, il n’y aurait jamais eu d’affaire UraMin», plaide Anne Lauvergeon.

Ensuite, l’examen détaillé du document de référence de 2007 d’Areva prouve sans ambiguïté que le conseil de surveillance a autorisé cette OPA. «Cette acquisition réussie s’inscrit parfaitement dans la stratégie du groupe dans le secteur minier», lit-on sous la plume de son président, l’inspecteur des finances Frédéric Lemoine. Bruno Bézard, le représentant de l’Etat au même conseil, et par ailleurs directeur de l’APE (Agence des participations de l’Etat), avait lui aussi donné son blanc-seing.

Nos contrôleurs en chef auraient néanmoins pu s’étonner de voir que toute l’opération était pilotée par un certain Daniel Wouters. Embauché seulement six mois avant l’OPA, cet ancien banquier belge, spécialiste des investissements miniers en Afrique, venait de la sulfureuse Belgolaise, récemment liquidée et poursuivie à Bruxelles pour blanchiment. De plus, son CV avait été transmis à Anne Lauvergeon par son mari, Olivier Fric, consultant indépendant en énergie. Une procédure pour le moins inhabituelle.

Débarqué dès l’arrivée de Luc Oursel en juin 2011, Wouters cherche maintenant du boulot. Peut-être pourrait-il contacter Steve et Jim pour monter une nouvelle affaire minière en Afrique. 

L’opération UraMin leur a en effet rapporté 65 millions de dollars chacun. Pour fêter ça, les deux comparses étaient allés dîner en septembre 2007 au Jules Verne, le très chic restaurant de la tour Eiffel. Et ce soir-là, ils n’avaient pas trinqué à la bière tiède mais au Dom Pérignon bien frais.

© Capital

http://www.capital.fr/enquetes/hommes-et-affaires/la-bourde-atomique-d-anne-lauvergeon-707987

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