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Y’en a marre des députes

Posté par ippolito le 21 juin 2012

Législatives : voteinutile.fr donne des boutons à Balkany

Le député UMP sortant, candidat à sa succession, attaque un site web qui met en lumière sa présence très limitée à l’Assemblée.

Le bonnet d’âne ajouté sur une photo officielle du député sortant Patrick Balkany (UMP), sur voteinutile.fr, n’a pas plu à l’intéressé. L’élu des Hauts-de-Seine a envoyé, via sa ville de Levallois-Perret, une mise en demeure à l’hébergeur Gandi, tout en menaçant de porter plainte pour diffamation. 

Mais plus qu’une photo potache, ce site met en valeur les statistiques peu honorables du député Balkany : 54 présences en commission ou en hémicycle sur l’ensemble de la législature 2007-2012. Ce qui fait dire au site que Patrick Balkany, « lauréat du député le plus sanctionnable pour absentéisme », serait payé 5 555 euros par séance. 

La moyenne de présence de ses collègues est tout de même de 230 séances en cinq ans, soit plus de quatre fois plus. Pas avare en petites phrases, le site rappelle une intervention de sa cible en hémicycle : 

« Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, nous débutons aujourd’hui l’examen d’un texte d’une importance capitale. La preuve : je suis là ! » Presque un aveu. En bas de page, le site recense tous les autres candidats de cette circonscription, invitant les internautes à porter leur vote vers l’un d’entre eux. Patrick Balkany (36,51 %) est en tête devant son rival PS Gilles Catoire (31,33 %), et semble en bonne position pour être réélu dimanche.

« Laissez-moi tranquille »

Le courrier du représentant de Patrick Balkany à l’hébergeur Gandi évoque un site « dont le caractère diffamatoire ne saurait être contesté ». Vincent, le créateur du site, a été convoqué au commissariat lundi pour l’établissement d’un procès-verbal, qui permettra au procureur de décider de l’opportunité des poursuites. 

« Ce qui m’était reproché était flou », explique-t-il au Point.fr, tout en expliquant assumer totalement la responsabilité des contenus publiés. En s’attaquant au site, Patrick Balkany lui a assuré une bonne publicité : « la fréquentation a été multipliée par plus de vingt depuis que les premiers articles de presse sont parus », explique encore Vincent. Quoi qu’il en soit, la décision du procureur ne pourra intervenir avant le second tour. 

De son côté, Patrick Balkany a finalement donné suite à nos demandes d’entretien pour déclarer : « Écoutez, je suis en pleine campagne, alors laissez-moi tranquille. » La semaine dernière, il avait expliqué sa démarche à l’Express.fr : « Je n’en ai rien à foutre, à partir de maintenant, je porte plainte systématiquement contre les gens qui m’attaquent. »

Les chiffres publiés par voteinutile.fr proviennent de la plate-forme citoyenne NosDeputes.fr, qui rend plus accessibles les données officielles et publiques en provenance de l’Assemblée nationale et du Journal officiel. Ces données font parfois l’objet de rectifications, comme cela a été le cas en 2011, lorsque le même Patrick Balkany avait justifié une absence de plusieurs semaines pour raison médicale auprès de NosDeputes.fr. 

« Toutes les excuses acceptées par le bureau de l’Assemblée nationale sont évidemment répercutées sur NosDeputes.fr, pour ne pas affecter les statistiques des élus », nous confirme un porte-parole du site. Quant au bonnet d’âne, plus d’un élu en a été affublé par les caricaturistes de la presse, sans jamais s’en émouvoir auprès de la justice.

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/absenteisme-voteinutile-fr-donne-des-boutons-a-balkany-15-06-2012-1473860_506.php

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Y’en a marre de l’allocation temporaire d’attente

Posté par ippolito le 21 juin 2012

Allocation temporaire d’attente : 330,30 € par mois sans cotiser
  
Vous connaissez la couverture maladie universelle (CMU), l’aide médicale d’Etat (AME), mais connaissez-vous l’aide temporaire d’attente (ATA) qui succède en 2006 à l’aide d’insertion (AI). La France a-t-elle vocation à sauver le monde ?

L’allocation temporaire d’attente est une allocation versée par Pôle emploi aux demandeurs d’asile pendant la durée d’instruction de leur demande d’asile, à certaines catégories de ressortissants étrangers et à des personnes en attente de réinsertion.

Pour en bénéficier, le demandeur doit justifier de revenus inférieurs au montant forfaitaire servant de base au calcul du RSA. Le montant de l’ATA est actuellement de 11,01 € par jour soit 330,30 € par mois. Les allocataires de cette aide étaient 25 000 en 2008, ils étaient 34 000 l’année suivante (INSEE)…

L’ATA était de 10,67 € par jour en 2010 et représentait un coût total de 54,6 millions € par an.
Un Français de 18 à 25 ans n’a aucun droit (sauf chômage s’il a déjà travaillé) mais un étranger du même âge a droit à l’ATA, cherchez l’erreur…

http://www.lecri.fr/2012/06/18/allocation-temporaire-dattente-33030-e-par-mois-sans-cotiser/33513

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Y’en a marre de l’évasion fiscale

Posté par ippolito le 21 juin 2012

Quel est le vrai coût de l’ évasion fiscale pour les finances publiques ?

En 10 ans, l’ évasion fiscale a coûté 400 milliards d’euros à l’ Etat français. D’après une enquête d’ Antoine Peillon sur l’ évasion fiscale, 400 milliards d’euros ont échappé à l’ impôt français en 10 ans. Le coût de l’ évasion fiscale en France depuis 10 ans représente près d’un quart du montant total de la dette publique française ( 1 717,3 milliards d’euros de dette publique fin 2011).

Le sénateur du Nord Éric Bocquet, rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion des capitaux et actifs hors de France, estime quant à lui le coût de l’ évasion fiscale à 50 milliards d’euros par an.

Selon un rapport du Parlement européen, l’ évasion fiscale vers les paradis fiscaux entraîne un manque à gagner fiscal de 1 à 1,5% du PIB par an et par État membre, ce qui représente 30% budget de l’éducation en France.

Rappelons que parmi les filiales des banques françaises, 25% sont installées dans des paradis fiscaux, ce qui leur permet de ne pas payer d’ impôt sur une grande partie de leurs bénéfices.

source: huffingtonpost.fr

http://www.impots-economie.com/le-vrai-cout-de-l-evasion-fiscale/

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Y’en a marre des détournements de l’argent Public

Posté par ippolito le 21 juin 2012

Le détournement de l’argent public des plans de relance

Les contribuables français pensent que les fonds publics des plans de relance sont utilisés pour le développement d’entreprises qui créent des emplois en France.

En réalité, cet argent est souvent distribué à des entreprises du CAC 40, à l’affut du moindre euro d’aide publique. Celles-ci ne se sentent pas pour autant redevables et n’hésitent pas à délocaliser à chaque fois qu’elles le peuvent.

Une autre part de ces deniers de l’État alimente des fonds d’investissement qui financent essentiellement des projets innovants rarement créateurs d’emplois en France car soumis aux exigences du capital investissement avec l’obligation de produire dans les pays à bas coûts. 

LE BUSINESS DES FONDS D’INVESTISSEMENT

Vous disposez d’un réseau relationnel de haut niveau. Vous côtoyez la fine fleur du grand capital et des personnalités politiques parmi les plus influentes mais vous n’avez ni entreprise innovante, ni projet innovant et aucune compétence particulière. Vous n’avez surtout pas envie de vous embarrasser avec une entreprise industrielle, la gestion de son personnel et des semaines de 60 ou 80 heures pour des résultats financiers souvent mitigés. Pourtant vous aimeriez bien vous aussi profiter de la manne financière de plusieurs dizaines de milliards d’euros des plans de relance et autres fonds publics à portée de réseau ! 

Créez un fonds d’investissement et rejoignez la caste des initiés du microcosme du capital investissement ! 

Vous pourrez vous aussi jouez au Monopoly avec les impôts des français. Vous vous enrichirez davantage qu’en créant une entreprise industrielle, les risques seront moindres et vous vous fatiguerez moins. Vous pourrez même installer votre siège hors de France.  

Investissez ou trouvez 1 ou 2 millions pour amorcer la pompe à fric, puis demandez 1 ou 2 million d’euros à « CDC entreprises ». Ils alimentent déjà 12 « fonds de fonds » et plus de 200 fonds directs en France et à l’étranger, alors un de plus ou un de moins, cela n’a guère d’importance, surtout si vous êtes introduit par une personnalité de premier plan.

Citons le cas de « CDC capital investissement », une autre filiale de CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) qui a fait en octobre 2006, un chèque de 800 millions d’euros au milliardaire belge Albert Frère, pour l’achat de sa chaine de restauration rapide QUICK, qui ne valait deux ans plus tôt, selon son propre PDG, que 300 millions d’euros.

Malgré cette prodigalité, un investissement de la CDC qui, par ailleurs, gère près de 250 milliards d’euros constitue toujours précieux sésame. Muni de ces premiers fonds, faites ensuite le tour des investisseurs, organismes ou dispositifs  et dites que votre fonds, expert en hautes technologies et autres produits innovants, investira uniquement dans des projets novateurs et porteurs de croissance mais surtout pas dans l’industrie manufacturière traditionnelle lorsqu’elle produit en France, source de conflits sociaux, (aucun fonds sérieux ne le fait !) et peu conforme avec votre vision éclairée d’un monde de demain ouvert à la mondialisation et à la construction duquel vous souhaitez apportez votre expertise en ingénierie financière internationale.

Plans de relance, Fonds stratégique d’investissement ou Grand emprunt, tous les dispositifs et organismes seront ravis de vous confier de l’argent public et se féliciteront de créer un effet de levier pourtant peu souvent avéré. 

L ‘EXPERTISE DES FONDS D’INVESTISSEMENT 

Citons l’exemple de l’entreprise française de prêt à porter pour jeunes femmes « MORGAN de toi ». La marque créée en 1968 était vendue dans prés de 500 point de vents et possédait prés de 200 boutiques en propre, lorsqu’en 2006, le puissant fonds APAX PARTNERS (35 milliards de dollars de capitalisation), propriétaire de 40 % des parts de société depuis 1998, a évincé les fondateurs de l’entreprise pour en prendre la direction.

Deux ans plus tard, après plusieurs erreurs de stratégie, dont la délocalisation de la production en Chine, la clientèle fuyait et l’enseigne déposait le bilan. Fort heureusement, le groupe BEAUMANOIR à repris et sauvé l’entreprise mais ce cas nous interroge sur les compétences et la pertinence des conseils prodigués aux entreprises par les experts du capital investissement. 

LA FIN D’UN LEADER

L’ancien leader européen du Photovoltaïque PHOTOWATT, pourtant à la pointe de l’innovation pendant 30 ans, a dû, faute d’aides financières de l’État et de financement des banques, déposer le bilan en novembre 2011 avant de tomber dans le giron d’EDF.

Le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) dont l’objet était « d’apporter les fonds propres indispensables aux entreprises françaises stratégiques, confrontées à la crise », avait refusé d’aider l’entreprise la plus innovante de France ou d’Europe en matière d’énergie solaire !

Ce refus de financement de l’État nous démontre qu’il ne suffit pas de présenter un projet créateur d’emploi ou d’être un champion de l’innovation, pour avoir accès aux dispositifs d’aide aux entreprises. Il semble que l’appartenance à un réseau politique influent ou au réseau du grand capital, constitue la clef pour accéder aux grands dispositifs de relance de l’économie. .

ASSAINIR LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES 

François Hollande a déclaré durant la campagne présidentielle, vouloir assainir le monde de la finance et peut-être devrait-il commencer par mettre fin à ces pratiques plus proches du système mafieux que de la pratique républicaine afin que l’on juge les projets sur des critères plus objectifs. Les fonds d’investissement parasitent les fonds publics destinés au développement des PME et cela génère une déperdition de l’argent public au lieu de l’effet de levier escompté.

Rappelons l’échec de ces mécanismes utilisés à outrance lors du plan de relance de 35 milliards d’euros qui n’a créé ou sauvé, selon les sages de la cour des comptes, que 20 000 à 70 000 emplois et du grand emprunt de 34 milliards d’euros qui en a généré encore moins. 

Au moment où l’État demande de plus en plus de sacrifices aux contribuables, peut-être conviendrait-il de faire l’économie de ces intermédiaires, en finançant directement les entreprises en recherche d’aide pour leur développement.

Par ailleurs, on peut s’étonner que depuis 2008, Patricia Barbizet, N°2 du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute), soit l’un des administrateurs du FSI, fonds d’investissement doté de 20 milliards d’euros d’argent public, et en préside également le comité d’investissement. 

PPR est un grand groupe du CAC 40 dont la délocalisation de la production des articles vendus dans les magasins (Conforma, Printemps, La Redoute, Fnac), a mis au chômage les dizaines de milliers d’ouvriers employés chez les sous-traitants. 

Qui peut croire que sa dirigeante choisisse d’aider les entreprises dont le développement créera des emplois en France. Il nous semble que François Hollande devrait maintenant nommer une personnalité moins impliquée avec les grands groupes et le grand capital. 

LE LEURRE DE L’INNOVATION

La Banque Publique d’Investissement voulue par François Hollande, sera vraisemblablement composée d’anciens organismes et dispositifs déjà existants qui ne sont jamais parvenus à transformer les milliards d’euros qui leur sont confiés en un nombre significatif de véritables emplois, et investira encore uniquement dans l’innovation.

L’antienne des produits innovants, déjà répétée en boucle depuis 35 ans par nos personnalités politiques, nous est à présent resservie pour exclure les industries manufacturières traditionnelles des dispositifs de financement.de l’économie.

Le mythe des produits innovants qui devaient fournir un emploi à chacun d’entre nous, est associé au dogme néolibéral du libre échange qui préconise la délocalisation de notre industrie manufacturière des biens de consommation. Cette politique dont François Hollande a toujours été un ardent partisan, montre son inefficacité et plusieurs millions de personnes au chômage en paient le prix.  

Cependant, il convient d’accorder crédit aux promesses de réindustrialisation de notre nouveau Président et puisque l’emploi est sa priorité, ne doutons pas de recevoir bientôt une invitation de l’Élysée ou du ministère du Redressement Productif pour exposer notre projet de relance de l’industrie manufacturière des biens de consommation. 

Francis JOURNOT 
 http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-detournement-de-l-argent-public-118733

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