Y’en a marre des renumerations des patrons

Posté par ippolito le 2 juin 2012

La vérité sur le super bonus de Maurice Lévy

ENQUETE La rémunération exceptionnelle de 16,2 millions d’euros du président de Publicis a choqué. Lui qui disait vouloir « redresser l’image des patrons ».

Le 29 mai, l’assemblée générale de Publicis risque d’être animée. Nul doute qu’un actionnaire reviendra sur le sujet qui fâche: l’attribution au président du directoire, Maurice Lévy, d’une « rémunération conditionnelle différée » de 16,2 millions d’euros. 

Sa révélation, le 26 mars, a soulevé un tollé, à un mois de l’élection présidentielle. François Hollande a trouvé là l’exemple idéal pour justifier sa décision de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d’euros. En face, Nicolas Sarkozy a renchéri, s’attaquant à Elisabeth Badinter, présidente du conseil de surveillance de Publicis et épouse d’un ex-ministre de François Mitterrand.

Erreur de communication

La polémique a fait rage, car Maurice Lévy n’est pas n’importe quel patron. Il préside l’Association française des entreprises privées (Afep), représentant les 100 poids lourds de l’Hexagone. L’Afep, qui a publié avec le Medef un code de bonne gouvernance, qui stipule que la rémunération des dirigeants doit être « mesurée, équilibrée, équitable » … 

Cette « contradiction entre les discours et les actes » est relevée par Denis Branche, directeur de la société de gestion activiste PhiTrust: « En tant que président de l’Afep, il demande aux patrons d’être raisonnables, mais lui-même a perdu le sens de la mesure! »

Lévy s’était pourtant donné pour mission, lors de sa nomination à la tête de cette discrète association il y a deux ans, de « refaire aimer l’entreprise et redresser l’image des patrons ». A ce titre, il avait pris l’initiative iconoclaste, en août dernier, d’appeler à une plus forte imposition « des plus riches, des plus favorisés, des plus nantis », dans une tribune au Monde, relayée par un appel (« Taxez-nous ») paru dans Le Nouvel Observateur.

Comment ce grand professionnel de la communication a-t-il pu se laisser prendre dans une si mauvaise situation, avec un si gros chèque, versé à un si mauvais moment? Maurice Lévy, qui confie à Challenges être « meurtri et humilié », admet à demi-mot une erreur de communication:

  »J’avais cru avoir fait le travail de pédagogie en amont. » Le détail de sa rémunération est certes publié dans les documents de référence avec le montant du bonus cumulé – relevé par Challenges dès 2007. Et le patron de Publicis a évoqué le versement de cette rémunération différée dans un entretien au Monde en décembre 2011 (sans en préciser le montant), puis lors d’un débat avec Martin Hirsch dans L’Express. « Personne n’avait réagi, j’ai pensé que c’était bien compris. » Loin de là. La révélation de l’attribution des 16,2 millions prendra le patron dans un tourbillon tel que le communiqué de soutien du conseil de surveillance de Publicis s’est perdu dans le bruit médiatique.

Rémunération à triple détente

De quoi rendre amer Maurice Lévy, qui invoque des arguments de bon droit. « En 2000, j’ai moi-même alerté le conseil sur le fait que mon variable, basé sur un pourcentage des profits et non plafonné, allait s’envoler ; j’ai réclamé un système plus mesuré. »

 En 2003, le conseil a décidé d’une rémunération en trois parties: une fixe, une variable – « plafonnée et fondée sur des critères exigeants, de surperformance par rapport aux groupes concurrents », précise le patron – et une différée, doublant une partie du variable et versée au bout de neuf ans, pour s’assurer de sa présence jusqu’à fin 2011, dans une phase délicate de croissance du groupe, qui avait pris pied par endettement parmi les quatre premiers mondiaux.

  »Cette rémunération est vertueuse, insiste Lévy. J’ai dû la mériter, en étant constamment meilleur que les meilleurs mondiaux. C’est comme si l’on demandait à Zidane d’être Ballon d’or pendant neuf ans d’affilée pour lui attribuer, à la fi n, ses primes de match! »

De fait, Maurice Lévy, en quarante ans de maison dont plus de vingt à sa tête, est le premier artisan de la success story de Publicis. Il a été sacré « patron le plus performant » du CAC 40 dans le classement 2011 de Challenges pour avoir su allier croissance, rentabilité et parcours boursier. « Ces 16 millions ne représentent que 0,4% de la valeur que j’ai créée », relativise Lévy, soit la progression de la capitalisation boursière de 2003 à 2011.

Pourtant, le bonus différé a choqué. D’abord par le montant. Cette rémunération, retraitée annuellement (soit 1,8 million supplémentaire), et ajoutée au salaire fixe et variable déjà versé (3,6 millions d’euros en 2011), propulse Maurice Lévy au rang de patron le mieux payé de France (hors stock-options), devancé seulement par Carlos Ghosn, si l’on cumule ses deux salaires de Renault et Nissan. 

Il gagne plus du double de la moyenne des patrons du CAC 40. Sans parler de l’écart (1 à 200) avec les salariés de base de Publicis (25.000 euros annuels en France), soumis à une gestion serrée du chef.

Ensuite, le conseil de surveillance s’est montré généreux par ailleurs. Pour récompenser sa performance, le manager Lévy a déjà reçu des paquets de stock-options, qui recèlent aujourd’hui une plus-value potentielle de 12 millions d’euros. Surtout, la première actionnaire de Publicis, Elisabeth Badinter, a favorisé l’entrée de Lévy au capital du groupe en 1998. Certes, il a pris un risque et s’est endetté. 

Mais il a fait fortune: ses 2,57 % lui rapportent chaque année 3,5 millions de dividendes, et le dotent d’un patrimoine de 180 millions (238e rang français selon le classement de Challenges). Avait-il besoin dès lors d’un instrument de fidélisation supplémentaire?

Enfin, Publicis a fait repousser la limite d’âge pour la présidence du directoire à 75 ans afin que Maurice Lévy, qui en a 70, puisse encore rester quatre années. Il a alors annoncé qu’il abandonnait son salaire fixe à partir de 2012 pour n’être rémunéré qu’à la performance. 

« Je veux hypermériter ma rétribution », s’enflammait-il dans Le Monde, sans préciser que le plafond de son variable serait remonté de 2,7 à 5 millions. Surtout, le patron de Publicis souligne souvent qu’il ne bénéficiera pas d’une retraite chapeau, à l’inverse de nombre de ses pairs. Mais est moins disert sur la clause de non-concurrence de 5,4 millions qui lui sera versée à son départ. 

Cette clause est pourtant en contradiction avec le code Afep-Medef, qui stipule que tout versement de ce type « doit être exclu si le dirigeant a possibilité de faire valoir ses droits à la retraite ». Or, depuis le 1er janvier, Maurice Lévy touche une retraite (10.000 euros par mois). Difficile d’être, comme il le revendique, « un patron exemplaire ».

http://www.challenges.fr/media/20120524.CHA6693/la-verite-sur-le-bonus-differe-de-maurice-levy.html

Publié dans Y'en a marre des scandales financiers, Y'en a marre du CAC 40 | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des gaspillages des conseils municipaux

Posté par ippolito le 2 juin 2012

450 000 euros pour un skate-parc à Bruay La Buissière

Le conseil municipal de Bruay La Buissière ( Pas-de-Calais) a décidé de faire construire un skate-parc dans le quartier du stade-parc.

Bruay La Buissière aura donc son skate parc. Un projet qui va coûter cher à la ville de Bruay La Buissière, puisqu’un marché va être signé avec une entreprise lensoise pour un montant de 457 256 euros HT pour la construction de l’équipement, de la clôture et des gradins.

Cependant, la ville de Bruay La Buissière n’aura pas a financer entièrement ce skate-parc, puisque ce projet entre dans le cadre du projet ANRU, et bénéficiera donc d’une subvention du Centre national pour le développement du sport, à hauteur de 20 % du montant total, soit une subvention de plus de 90 000 euros pour le skate-parc de Bruay La Buissière.

La conseil municipal de Bruay La Buissière espère que ce coûteux skate-parc aura une envergure régionale. A ce prix là…

source: lavoixdunord.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/450-000-euros-pour-un-skate-parc-a-bruay-la-buissiere/

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des gaspillages

Posté par ippolito le 1 juin 2012

Internats d’excellence : un fiasco à 200 millions d’euros que Sarkozy et Chatel ont voulu cacher

17 rapports non publiés. Le tout nouveau ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, a joué la transparence en autorisant la publication de plusieurs rapports de l’inspection générale de l’éducation nationale que son prédécesseur, Luc Chatel, n’avait pas jugé utile de rendre publiques. 

Et on comprend pourquoi : certains de ces rapports sont accablants pour le pouvoir sortant. Illustration avec celui sur les internats d’excellence, des structures créées par Sarkozy et censées accueillir les élèves méritants des quartiers populaires.

Des internats créés en 2009 et 2010

Nicolas Sarkozy et Luc Chatel en avaient fait un argument de campagne : alors que l’Education nationale était fortement touchée par les restrictions budgétaires depuis 2007, ils brandissaient la création de ces internats d’excellence pour justifier la politique de « concentration » des moyens sur les élèves qui en avaient le plus besoin. Traduction : les internats d’excellence devaient cacher le manque de moyens dans les autres établissements. 

Douze internats d’excellence ont donc été créés et Sarkozy s’apprêtait à doubler les capacités d’accueil de 10 000 à 20 000 élèves. Preuve de son efficacité ? Raté ! Les internats d’excellence sont un véritable fiasco d’après un rapport de juin 2011, jamais publié à ce jour.

Coût : 200 millions d’euros sur fonds publics, et un financement privé aléatoire

D’après ce rapport, relayé notamment par Mediapart, les internats d’excellence ont comme première caractéristique d’être avant tout des gouffres financiers : 200 millions d’euros en 2010 pour seulement douze internats. 

Outre les contributions de différents fonds publics comme l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) ou l’Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances), des groupes privés ont participé au financement de ces internats.

  »À Montpellier, la Fondation Total contribue au financement à hauteur de 1,2 M €, à quoi s’ajoutent 300 000 € de la Fondation HSBC », indique par exemple le rapport, cité par Mediapart. Or, ce financement privé, nécessaire en raison du coût exorbitant du dispositif (entre 2 000 et 10 000 euros par élève, hors coût du personnel), inquiète l’inspection générale car il est trop aléatoire : 

« la soutenabilité financière est incertaine pour des projets qui exigent des moyens exorbitants du droit commun et qui ne peuvent être mobilisés que dans le cadre d’une opération exceptionnelle comme celle du grand emprunt », relève le rapport.
Les limites de ce dispositif

C’est surtout le recrutement incohérent des élèves et l’absence de résultats qui sont fortement critiqués dans ce rapport. Les internats d’excellence avaient été mis en place pour des élèves issus des quartiers populaires. Sauf qu’en moyenne, seulement 60% des élèves sont boursiers dans ces internats d’excellence où l’on n’y trouve pas que des élèves de milieu modeste.

  »Comment ne pas s’étonner, dans tel internat, de la présence d’un enfant de professeur des écoles, d’un enfant de notaire, de vétérinaire et même… de proviseur », relèvent par exemple les rapporteurs. 
Dans d’autres cas, c’est l’inverse : certains internats d’excellence ont permis à des établissements de « se débarrasser de perturbateurs » en montant des dossiers de candidature mensongers.

  »Le proviseur de l’internat d’excellence de Langres parle de son côté de « mensonges éhontés » et cite le cas d’un élève que son dossier qualifiait de « timide mais brillant » alors qu’il s’est révélé très faible et présentant des problèmes de comportement », peut-on lire dans le rapport.

Mais il y a pire : les mauvais résultats de ces établissements hors de prix. Selon le rapport, entre 10% et 30% des effectifs des internats ne terminent pas l’année dans ses établissements. En cause, des règles trop strictes mais aussi un emploi du temps surchargé d’activités en tout genre (ateliers théâtre, kayak ou karaté). 

Question d’affichage toujours : sous l’œil des caméras du 20 heures de TF1, Sarkozy avait ainsi pu assister en septembre 2010 à un atelier karaté dans un internat d’excellence pour vanter la réussite du dispositif. On a presque failli le croire.

*** Sources
- Lucie Delaporte, « Internats d’excellence, un naufrage à prix d’or », Mediapart, 28.05.2012
- Rapport n° 2011-057, « La mise en place des premiers internats d’excellence », juin 2011
- « Dans un internat d’excellence, Sarkozy rééquilibre son discours », 20 heures de TF1, 09.09.2010

http://www.politique.net/2012052801-internats-excellence-fiasco.htm

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des magouilles

Posté par ippolito le 1 juin 2012

Une députée PS soupçonnée de détournement de fonds 

Sylvie Andrieux, la député socialiste de Marseille, actuellement en campagne dans les quartier Nord pour sa réélection, sera jugée en correctionnelle d’ici la fin de l’année.

Cela fait désordre en pleine campagne pour les législatives. La députée socialiste de la 3ème circonscription des Bouches du Rhône, actuellement en campagne pour sa réélection pour un quatrième mandat dans les quartiers nord de Marseille, est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics.

Le juge d’instruction marseillais Franck Landou vient de signer l’ordonnance de renvoi de l’élue et de vingt-et-un co-prévenus. Il a suivi à la lettre les réquisitions que le parquet lui avait transmises en février dernier.

Le procès pourrait intervenir avant la fin de l’année. L’élue qui avait été mise en examen le 8 juillet 2008 pour complicité de détournement de fonds publics et complicité d’escroquerie, se voit reprocher un vaste système clientéliste à visée électoraliste dont elle était l’auteur principal. 720.000 euros de subventions du Conseil régional dont elle était vice présidente en charge de la politique de la ville auraient été détournée «au profit de sa carrière politique personnelle».

Des non lieux ont toutefois été prononcés par le juge d’instruction en faveur de Franck Dumontel, ancien directeur de cabinet de Michel Vauzelle, président (PS) du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, et de Jules Nyssen, son ex-directeur général des services, qui avaient été mis en examen, eux aussi, pour complicité de détournement de fonds publics.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/05/30/01016-20120530ARTFIG00517-une-deputee-ps-soupconnee-de-detournement-de-fonds.php

Publié dans Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des promesses

Posté par ippolito le 1 juin 2012

François Hollande pourra-t-il tenir ses promesses?

Le socialiste François Hollande succède à Nicolas Sarkozy à la tête de la République française. Il promet de redresser la France. Mais sa tâche ne sera pas aisée, tant l’économe tricolore est déprimée et sa marge de manoeuvre budgétaire limitée.

François Hollande a été élu dimanche 6 mai président de la République française, avec presque 52% des voix contre 48% pour le candidat UMP et président sortant, Nicolas Sarkozy. 

Le socialiste hérite d’une économie en berne, qu’il promet de redresser. Sa marge de manoeuvre est toutefois très étroite. La France, deuxième économie de la zone euro, a certes échappé à la récession, contrairement à certains de ses voisins comme l’Espagne, mais sa croissance est atone.

Compte tenu du marasme en zone euro, le PIB devrait fortement décélérer cette année, après une hausse de 1,7% en 2011. L’Insee table sur une progression du PIB nulle au premier trimestre et très faible au deuxième (+0,2%). 

Sur l’ensemble de l’année, le FMI prévoit une croissance de +0,5% seulement et de 1% en 2013. Le 11 mai prochain, la Commission européenne publiera ses nouvelles prévisions économiques et devrait également réviser à la baisse la croissance de la France en 2013.

Or François Hollande a bâti son programme sur une hypothèse de croissance de 1,7% en 2013 et de 2% voire 2,5% à compter de 2014. S’il entend respecter son engagement à revenir dans les clous du Pacte de stabilité -3% de déficit- en 2013, contre 5,2% en 2011, le nouveau président sera contraint de faire des ajustements qui risquent de se traduire par un nouveau tour de vis budgétaire. Ou à renoncer à certaines de ses promesses de campagne. François Hollande a en effet déjà détaillé l’agenda de sa première année au pouvoir.

5 milliards d’euros de dépenses en 2012

Parmi les premières mesures qu’il entend prendre: un coup de pouce au smic en juillet (non chiffré), le blocage pendant trois mois des prix de l’essence (coût: 480 millions d’euros selon l’Institut Montaigne), le droit de partir en retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et cotisé 41 annuités (coût: 

941 millions d’euros selon l’Institut de l’entreprise), l’abaissement de l’impôt sur les sociétés à 15% pour les très petites et 30% pour les moyennes (coût: 2,2 milliards d’euros selon l’Institut Montaigne, 2,8 milliards selon l’Institut de l’entreprise), le recrutement de 1000 personnes dans l’éducation nationale (coût: 9 millions en 2012, 7 milliards sur l’ensemble du quinquennat) ou encore la revalorisation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire (400 millions d’euros).

Soit environ 5 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en 2012, et 20 milliards sur l’ensemble du quinquennat. Pour les financer, le nouveau chef de l’Etat va augmenter la pression fiscale sur les ménages aisés et les grandes entreprises. 

Outre l’impôt à 75% qui est plus symboloque que rentable, les riches devront supporter près de 12 milliards d’euros d’impôts supplémentaires. Les grands groupes passeront eux à la caisse à hauteur de 17 milliards. Mais selon les cellules de chiffrage de l’Institut Montaigne et de l’Institut de l’entreprise, ce programme est sous-financé à hauteur de 9,7 à 12,1 milliards d’euros.

La dette française sous surveillance

Face à ces défis, le nouveau président devra donc jouer serré, d’autant plus que son action sera scrutée par les marchés financiers et que les agences de notation Moody’s et Fitch pourraient, après Standard and Poor’s, à leur tour priver la France de son triple A. François Hollande peut toutefois espérer une bouffée d’air du côté de l’Europe.

La France n’est pas le seul pays qui risque de voir son déficit déraper. L’Espagne est dans la même situation, les Pays-Bas aussi. D’autres pourraient suivre en raison de la croissance en berne dans la zone euro. Du coup, de nombreux diplomates s’attendent à ce que la Commission fasse preuve d’un peu de souplesse fin 2012 ou début 2013.

Mais à n’en pas douter, l’équilibre budgétaire restera l’objectif prioritaire. Car l’Allemagne, première économie de la zone euro, restera inflexible sur ce point – si la chancelière Angela Merkel est réélue en 2013 tout du moins. 

François Hollande a toutefois eu la prudence de souligner qu’un bon nombre de ses ses dépenses seront conditionnées à l’objectif de réduction du déficit et de retour de la croissance, hormis celles pour les PME et l’emploi. C’est notamment le cas de l’allocation autonomie pour les jeunes, du financement de la dépendance ou encore de la création de centres éducatifs fermés.

http://lexpansion.lexpress.fr/election-presidentielle-2012/francois-hollande-pourra-t-il-tenir-ses-promesses_293500.html

Publié dans Y'en a marre des promesses non tenues | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la crise

Posté par ippolito le 1 juin 2012

Les mauvaises nouvelles pleuvent sur la zone euro et la France

François Hollande maintient ses prévisions malgré celles de la Commission, nettement plus pessimistes.

Douche froide pour la zone euro… et pour François Hollande ! Les prévisions économiques publiées ce matin par la Commission européenne sont globalement mauvaises. 

La dette publique continue d’augmenter, à 93 % du PIB l’an prochain, Le chômage atteindra 11 %. En 2012, la zone euro est en légère récession. 

« La route vers la reprise sera longue et chaotique », pronostique Olli Rehn, commissaire chargé de l’euro, qui décerne toutefois quelques bons points à l’Irlande et au Portugal, deux pays sous assistance financière de l’UE qui sont « sur la bonne voie ».

Deux pays ressortent plus particulièrement de ce sombre tableau. En Espagne, le déficit budgétaire atteindra 6,4 % du PIB cette année, puis 6,3 % en 2013. 

C’est le double des 3 % fixés comme objectif. Parallèlement, l’Espagne restera en récession. Enfin, « une intensification de la crise de la dette pourrait accroître la prime de risque de l’Espagne. Une plus grande détérioration du bilan des banques pourrait avoir des conséquences négatives pour les prêts et les finances publiques », conclut Olli Rhen.

Héritage

Le cas de la France est moins catastrophique en termes de chiffres, mais plus embarrassant politiquement. 

L’an prochain, le déficit public français sera de 4,2 %. Loin des 3 % pronostiqués par le gouvernement sortant, conformément au maximum autorisé par le Pacte de stabilité. La dette publique représentera 90,5 % du PIB en 2012, après 85,8 % en 2011, pour atteindre 92,5 % l’an prochain. 

La croissance sera de 1,3 % en 2013, une performance inférieure au 1,7 % prévu par le nouveau président. C’est trop faible pour empêcher la détérioration du marché du travail : la Commission prévoit 10,3 % de chômeurs en France l’an prochain. « Nous nous attendons à ce que les dirigeants français nous spécifient les mesures qu’ils comptent prendre », commente Olli Rehn.

Mais François Hollande conteste ces chiffres. « Ils sont le reflet de la politique menée jusqu’à présent par le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement », affirme Michel Sapin, possible nouveau maître de Bercy. 

En déplacement à Tulle, le président élu rappelle « avoir demandé une évaluation par la Cour des comptes de la réalité budgétaire de notre pays. Je savais déjà depuis plusieurs semaines qu’il y avait une dégradation plus grande que le gouvernement sortant ne le disait de nos comptes publics. »

Le nouveau président reproche à l’ancien d’avoir dissimulé la vraie situation. Mais il maintient l’objectif de 3 % l’an prochain. On voit mal, dans les institutions européennes, comment François Hollande arrivera à éviter de mettre en place, assez rapidement, un plan de rigueur : pour réaliser 1,2 point de déficit en moins, avec une croissance faible, il faut économiser au moins 24 milliards d’euros.

http://www.lepoint.fr/economie/les-mauvaises-nouvelles-pleuvent-sur-la-zone-euro-et-la-france-11-05-2012-1460519_28.php

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette, Y'en a marre du chômage | Pas de Commentaire »

1...1617181920
 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN