Y’en a marre de l’inflation

Posté par ippolito le 25 juin 2012

Crise : la guerre des prix

En ces temps de crise, sur fond de flambée des prix de l’énergie et de retour de l’inflation, il ne fait aucun doute que le pouvoir d’achat reste la priorité majeure des Français et réveille la concurrence dans plusieurs secteurs, où une bataille des prix est désormais ouverte.
 
Le pouvoir d’achat est devenu la première préoccupation des Français, et par la force des choses, nombreux sont les consommateurs à réfléchir à deux fois avant d’acheter. 

Une vigilance justifiée, selon l’UFC-Que choisir, qui relève dans sa dernière enquête, publiée en janvier 2012, que son panier moyen (de vingt-six produits de marques nationales) a connu une hausse de 6,8 % au cours de l’année dernière, toutes enseignes confondues. 

Tandis que l’Institut national de la statistique et des études économiques indique constater une augmentation moyenne de 2,1 % des prix à la consommation sur l’ensemble de l’année 2011. 

Une inflation largement due, selon l’INSEE, à la flambée des prix des produits pétroliers (+ 15,8 %), dans le sillage des cours du pétrole brut. Soit + 23,1 % pour les fiouls domestiques et + 14,3 % pour les carburants. L’institut l’attribue également à l’envolée des tarifs de l’électricité (+ 6,5 %), du gaz de ville (+  8,5 %) et à un renchérissement des produits alimentaires (+ 2,4 %).

Ainsi, dans le détail, la hausse des cours des produits alimentaires aurait notamment entraîné une nette augmentation des prix du café (+ 10,3 %), des huiles et margarines (+ 5 %), des denrées à base de sucre (+ 2,7 %) ou du pain (+ 2,4 %). D’autres produits, tels que les boissons gazeuses, jus et sirops (+ 3,6 %), le lait et la crème (+ 3,4 %) et la viande (+ 2,6 %), ont également connu de fortes hausses l’année dernière.

Une flambée des étiquettes qui, en ces temps de crise, s’est traduite par une baisse de la consommation des ménages et semble avoir réactivité une bataille des prix dans plusieurs secteurs. Ainsi, alors que les offres se multiplient dans le domaine de la téléphonie mobile depuis l’arrivée, en ce début d’année, d’un quatrième opérateur, Free, le géant de la distribution Carrefour a décidé de baisser les tarifs de 500 produits dans l’espoir de contrer son grand concurrent E.Leclerc et d’enrayer l’érosion de ses parts de marché.

Toutefois, si distributeurs et opérateurs rivalisent d’ingéniosité pour convaincre les consommateurs, ces derniers en ces temps de crise se montrent plus prudents dans leurs achats et bien plus réticents vis-à-vis des emprunts. En effet, selon le baromètre de l’Observatoire du crédit aux ménages, alors que fin 2011, 49,4 % des foyers avaient eu recours à un prêt, seuls 4 % envisageraient de souscrire un crédit immobilier en 2012 et 3,6 % pour la consommation.

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/economie/crise-la-guerre-des-prix-35334

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Y’en a marre des conditions de travail chez Ikea

Posté par ippolito le 24 juin 2012

Conditions de travail : Ikea a perdu la notice

«Nous acceptons que l’on fasse des erreurs.» Voici la troisième bonne raison pour laquelle «les gens restent chez Ikea». C’est, en tout cas, ce dont se vante le site internet de la marque. Un adage suédois dont doutent les salariés du numéro 1 français de l’ameublement en kit.

Encore plus depuis qu’une affaire d’espionnage, entachant la filiale française de l’entreprise, a été révélée par le Canard enchaîné le 29 février dernier. 

Entre 2003 et 2009, clients et salariés auraient été mis sur écoute, et la direction aurait eu accès à des renseignements issus du Stic, le Système de traitement des infractions constatées des forces de l’ordre ainsi qu’aux fichiers de cartes grises et permis de conduire. 

Récidive en 2010, lorsque deux salariées recrutées par une officine privée auraient eu pour mission d’épier le personnel au travail, et notamment les syndicats du magasin Ikea de Franconville (Val-d’Oise). Le 11 mai dernier, une information judiciaire a été ouverte au parquet de Versailles, pour la première affaire.

«L’homonyme braqueur»

Quant à savoir si ces présumés espionnages ont été préjudiciables à certains employés, «les juges travaillent, nous leur faisons confiance», répond Patricia Alonso, responsable de la branche ameublement à la CGT. 

Sur le sujet, les salariés s’expriment peu. «Lors d’une visite récente dans divers Ikea, j’ai senti des salariés fermés», poursuit la représentante syndicale. S’insurger mais travailler avec la crainte des représailles, au quotidien. Ou se taire, et subir.

 Un dilemme pour ces femmes et hommes en jaune et bleu. «Quand vos collègues se font virer du jour au lendemain, ça ne donne pas tellement envie de se révolter», explique Dominique Nikonoff, vendeur à Franconville et syndiqué à FO. 

Certains, indignés, refusent de céder à la peur. Hocine Redouani, responsable des caisses à Ikea Roissy Paris-Nord (Seine-Saint-Denis) est à l’initiative de la plainte déposé au parquet de Versailles. Il en est convaincu : «Le lien entre les affaires d’espionnage et les licenciements abusifs est avéré. J’ai été mise en cause parce que, par malchance, j’ai un homonyme braqueur à main armée. J’ai dû faire une demande de casier judiciaire pour sauver mon poste.»

« Les salariés deviennent paranos»

De son côté, la direction reste muette. Quatre hauts cadres ont déjà été écartés. Une stratégie pour calmer le jeu, insuffisante pour les salariés. «Ils sont attachés à défendre leur image de marque. Ils ne sont pas dans la repentance. Rien ne change», lâche Dominique Nikonoff, 29 ans.

 La colère des salariés dans les semaines qui ont suivi l’annonce du Canard enchaîné laisse aujourd’hui place à la frustration. «L’ambiance est encore plus tendue. Les gens deviennent paranos, nous craignons d’avoir été surveillés, écoutés», s’inquiète Hocine Redouani.

Aussitôt les affaires d’espionnage découvertes, l’entreprise a annoncé la publication prochaine d’une charte éthique. Elle est encore en discussion, mais concernerait les salariés, leur mode de recrutement… 

Or, Dominique Nikonoff, syndiqué et informé, indique que le principe d’une charte a été décidé il y a un an en Suède. Elle n’est en rien une prise de conscience, une réaction à des prétendus mauvais agissements. «Les dirigeants transforment une menace de déclassement en une opportunité pour redorer leur image», s’indigne-t-il.

Une «vulgaire grande surface»

Hocine Redouani est arrivé à Ikea il y a dix ans, et est syndiqué à FO depuis trois ans. Il y a occupé la plupart des postes, avant de devenir responsable des caisses. Depuis avril dernier, il est secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) à Ikea Roissy Paris-Nord. Une place privilégiée pour constater qu’«en dix ans, les conditions de travail se sont dégradées». 

Lors de son implantation en France, il y a trente ans, «Ikea affichait de belles valeurs éthiques, c’est désormais une vulgaire grande surface, obstinée par ses objectifs commerciaux», poursuit-il. Hocine Redouani, avoue être un syndiqué «très revendicatif », de plus en plus regardant des conditions de travail. Une menace pour la direction. «Si ça continue je vais être dans l’obligation de saisir l’inspection du travail. Ikea n’a jamais été condamnée. 

Mais même les règles basiques de sécurité ne sont pas respectées»,se scandalise-t-il. Il raconte que récemment, dans le magasin où il travaille, un prestataire de service a été électrocuté. Il s’en est sorti indemne, mais il était seul. C’est contraire aux normes sécuritaires.

A Franconville, 150 salariés licenciés en un an

 «Socialement, Ikea est pire qu’une autre boîte», assure Patricia Alonso, qui dispose d’éléments de comparaison. La responsable de la branche ameublement de la CGT se rend régulièrement chez la concurrence, où le syndicat est représenté. 

A Ikea, il arrive que les plannings soient changés le soir pour le lendemain, alors que la loi prévoit trois jours de délais et l’avis du salarié concerné. «Des employés de mon service, alors que je n’étais pas là, ont fini deux heures en retard et n’ont pas pu aller chercher leurs gamins à l’école , se souvient Hocine Redouani. 

A Franconville, Dominique Nikonoff désespère face aux 150 salariés licenciés en un an. Les dirigeants profitent de la réduction des horaires d’ouverture pour taper dans les effectifs. «Tous les jours, nous sommes dépassés. Il est fréquent que des clients restent près de trois heures dans le magasin, ils s’énervent», regrette-t-il.

Un manque d’effectifs intolérable, selon les organisations syndicales : «Je n’ aurais jamais imaginé qu’un employeur puisse débourser des sommes pareilles pour espionner ses salariés, alors qu’ils se refusent à embaucher», s’indigne Dominique Nikonoff. Cette surcharge de travail n’est pas sans conséquences pour les salariés. 

«Beaucoup souffrent de troubles musculo-squelettiques», continue l’employé de Franconville. Il dénonce aussi des licenciements abusifs. «Lors de la vague de froid de février dernier, Ikea ne fournissait pas d’équipements individuels contre le froid pour les salariés travaillant dehors. Un collègue s’est mis à l’abri un moment, le chef est passé. Il a été accusé de ne rien foutre.» Viré.

Ces cas ne semblent pas être isolés, selon Hocine Redouani, «J’ai visité presque tous les magasins Ikea de France, parfois c’est pire, j’ai vu des personnes travailler huit heures par jour, en ne prenant presque pas de pause ».

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/01/conditions-de-travail-ikea-a-perdu-la-notice_822901

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Y’en a marre du train de vie de nos élus

Posté par ippolito le 24 juin 2012

Restauration : le self-service gratuit des ministères

Pour être performant, il faut du carburant. Dans les ministères, de grands chefs cuisiniers concoctent quotidiennement des mets savoureux pour ministres et conseillers. Dans les grands ministères comme celui de l’Intérieur, entre 50 et 100 repas peuvent être servis chaque jour. Les conseillers n’ont nullement besoin de ticket repas, tout est gratuit.

Episode 12 : Une addition salée pour le contribuable

Politique.net propose une série sur l’argent du pouvoir en 30 épisodes : Quels sont les avantages des collaborateurs des ministères ? Quels sont les revenus des députés ? Comment les partis politiques étaient-ils financés dans les années 1980 ? Les fonds secrets ont-ils disparu ? A chaque fois, les sources sont publiées en bas de page et les estimations recoupées à partir de plusieurs enquêtes pour essayer de s’approcher au plus près de la réalité.

Des cuisiniers de la République formés dans les grands restaurants

Tous les anciens responsables politiques de premier plan qui ont goutté aux joies du pouvoir sont unanimes : bien manger fait partie des privilèges des hôtes des palais de la République. La plupart des cuisiniers des ministères ont été formés dans les grands restaurants et les grands hôtels parisiens. Selon l’importance du ministère, la brigade est plus ou moins fournie. Nappes blanches, couverts en argent, le service est impeccable et assuré par des Garçons en costume sombre, attentifs au moindre verre de vin vide.

De nombreux journalistes politiques ont eu le plaisir de déjeuner dans un ministère à l’invitation d’un ministre décidé à expliquer ses réformes. Lors des cérémonies de voeux à la presse, les journalistes politiques ont aussi l’occasion d’apprécier de grands buffets aux amuse-bouches raffinés. Champagne et petits-fours sont à volonté. Du temps de Jacques Chirac, « le tartare de Saint Jacques au vinaigre de réglisse » faisait l’unanimité.

La surcharge pondérale guette les collaborateurs et les ministres

Interrogé par un journaliste du Point, un ancien collaborateur de Pascal Clément, prédécesseur de Rachida Dati au ministère de la Justice, explique qu’il a pris plus de 5kg en quelques mois. Outre les déjeuners de travail, des collations sont en libre service gratuitement tout au long de la journée : cafés, thés, boissons pétillantes, croissants le matin. 

Pour s’inviter à la Salle à manger du ministère pour déjeuner, un membre de cabinet d’un ministre doit simplement s’inscrire avant 10 heures. Les vacataires et autres collaborateurs occasionnels sont parfois invités à ces déjeuners « de travail ». Quand Nicolas Sarkozy était au ministère de l’Intérieur, entre 50 et 100 repas étaient servis quotidiennement. A l’époque, il y avait un maître pâtissier expert dans la confession d’un dessert au fenouil et au chocolat. 

Ces mets délicieux ne sont pas sans conséquences. Daniel Vaillant, ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Jospin, avait pris plus de 10kg en quelques mois. Image désastreuse pour un pouvoir qui se doit d’être modeste aux yeux de l’opinion.

Déjeuner et dîner de travail… gratuits

Jusqu’à présent, tous les collaborateurs du chef de l’Etat étaient nourris gratuitement par l’Elysée. Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de l’Elysée jusqu’en juillet 2008, a mis fin à ce privilège. Désormais, les notes de frais ne sont acceptées que si le conseiller peut justifier qu’il s’agissait d’un déjeuner de travail. Dans le cas contraire, les conseillers dégustent des plateaux-repas sur le coin de leur bureau, moyennant la somme de 6 euros.

Dans les autres ministères, des consignes ont aussi été données pour réduire le coût de la restauration. Mais les « déjeuners » de travail restent gratuits. Plus de 50 couverts sont dressés quotidiennement dans chaque ministère et le couvert est également mis le soir à dîner pour les conseillers qui s’attardent sur leurs dossiers. Tous ces repas offerts par les ministres à leurs collaborateurs ont un coût, dont les ministères se gardent bien de communiquer le montant.

Le tabou des frais de réception

Outre ces self-services gratuits, il y a aussi les invitations à dîner et les réceptions organisées par le ministre. A l’Elysée, l’heure est aux économies. Jusqu’à présent, le sommelier de l’Elysée traitait tous les hôtes de la même manière, qu’ils soient ministres, parlementaires ou simple élu, en leur servant systématiquement des grands crus. Emmanuelle Mignon a demandé à ce que des vins intermédiaires soient achetés pour les visiteurs de second rand. L’économie réalisée serait de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.

Mais les dérives fastueuses restent légion. En mars 2008, le site d’information Mediapart avait révélé que Rachida Dati avait fait exploser le budget de fonctionnement de son ministère. Dès l’arrivée de la ministre Place Vendôme, les dépenses de réception ont littéralement explosé pour atteindre la somme record de 270 000 euros à la fin de l’année, soit 60 000 euros de plus que le budget prévisionnel.

 Ainsi, le 21 juin 2007, le ministère a organisé une manifestation dans les jardins de la Chancellerie pour la fête de la musique. Les frais de bouche se sont élevés à plus de 25 000 euros. Un mois plus tard, le 13 juillet, la Garden party du ministère de la justice a coûté plus de 50 000 euros en frais de réception. 

A la mairie de Paris, Jacques Chirac avait été inquiété par la justice à cause de ses frais de bouche mais l’affaire avait finit par être classée. Depuis, l’omerta est de nouveau la règle sur ce sujet.

*** Sources
- Sylvie Pierre-Brossolette, « Enquête sur l’Etat Sarkozy », Le Point, décembre 2007
- Vincent Quity, Abus de pouvoir, Editions du moment, septembre 2007

http://www.politique.net/2008081701-le-self-service-des-ministeres.htm

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 24 juin 2012

Jeunes et vieux, hommes et femmes : qui a été touché par le chômage depuis 2007 ?

Près d’un million de demandeurs d’emploi en plus. Le bilan global sur le front de l’emploi du quinquennat de Nicolas Sarkozy, frappé par deux récessions, est désormais célèbre. Mais dans les détails, cette hausse du chômage ne s’est pas traduite de la même façon pour tous les Français.

Les catégories A sont les personnes sans aucune activité. Les catégories B et C sont ceux ayant eu une activité réduite.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a donné lieu à une inversion statistique intéressante. Pour la première fois depuis 1997, date des statistiques les plus anciennes, les hommes demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) sont devenus plus nombreux que les femmes, au cours du dernier trimestre 2008. 

Une raison simple : c’est surtout l’industrie qui a supprimé des emplois au cours de la crise. En comptant, en plus les chômeurs en activité réduite (catégorie A,B et C), les femmes sont globalement toujours restées plus nombreuses. D’autant plus que la seconde partie de la crise, en 2011, s’est traduite cette fois-ci par une dégradation plus prononcée pour elles que pour les hommes.

Quelle que soit leur catégorie, les jeunes de moins de 25 ont été les plus fortement et les plus rapidement touchés par la hausse du chômage au début de la crise. Entre août 2008 et août 2009, ils sont ainsi 150 000 de plus en catégorie A,B et C, quand le nombre de chômeurs de plus de 50 ans augmente de 100 000. 

La dégradation de la situation s’est en effet d’abord traduite par un gel des embauches (qui concerne avant tout les plus jeunes), avant d’aboutir à une hausse des licenciements (qui concerne les plus âgés). 

La tendance s’inverse dès la fin de 2009, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans stagne depuis, alors que les plus âgés sont toujours plus nombreux. Les jeunes « surréagissent » à la situation économique, qu’elle soit à la baisse ou à la hausse. 

La petite amélioration de la situation dans le courant de l’année 2010 s’est ainsi traduite immédiatement pour eux, contrairement aux plus âgés. Résultat, fin 2011, les demandeurs d’emplois de plus de 50 ans sont 200 000 de plus que les moins de 25 ans. 

Le taux de chômage des moins de 25 ans reste toutefois bien plus élevé : 21,6 %, contre 6,6 % pour les plus de 50 ans !

Les courbes du nombre de demandeurs d’emploi selon leur durée d’inscription montrent clairement le choc de 2008, qui s’est traduit par une hausse des demandeurs d’emploi inscrits depuis moins d’un an. 

Certains de ces chômeurs ne sont pas parvenus à retrouver un emploi et sont ainsi restés inscrits, faisant augmenter avec un décalage (à partir de mi-2009) le nombre de demandeurs d’emplois depuis plus d’un an, puis ceux depuis plus de deux ans.

http://www.lemonde.fr/economie/visuel/2012/01/25/jeunes-et-vieux-hommes-et-femmes-qui-a-ete-touche-par-le-chomage-depuis-2007_1634519_3234.html

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Y’en a marre des dépenses de l’état

Posté par ippolito le 24 juin 2012

Dépenses de l’Etat : le rapport choc de Bercy

L’Inspection générale des finances chiffre à 5 milliards par an les économies à réaliser par l’Etat pour redresser les comptes. Les leviers identifiés sont sensibles : prestations, subventions, nombre de fonctionnaires, salaires, niveau des pensions. Le gouvernement devra trancher rapidement.

Après la Commission européenne et la Cour des comptes, l’avertissement émane des propres services de Bercy. Un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) intitulé « Maîtriser les dépenses de l’Etat » est dans les mains du nouveau gouvernement, alors que celui-ci vient de lancer la préparation du budget 2013. 

Commandé à l’automne par François Fillon pour déterminer les « leviers d’action » permettant de faire contribuer l’Etat au retour des comptes à l’équilibre, il a été remis juste avant la présidentielle (période de réserve) et n’a donc pas été publié.

Ce document de 122 pages (qui doit être complété par un autre rapport non finalisé sur l’assurance-maladie) est riche d’enseignements. D’abord, les auteurs (Jean-Michel Charpin et Martine Marigeaud) soulignent qu’il faut faire porter l’essentiel de l’effort sur les dépenses : 

«  Une trajectoire de retour à l’équilibre qui reposerait essentiellement sur une hausse des recettes [...] singulariserait la France et serait contradictoire avec les efforts visant à améliorer la compétitivité de son économie et le pouvoir d’achat des ménages. »
Ce jalon posé, plusieurs scénarios sont envisagés, en fonction de la croissance et de la répartition des efforts. 

Le scénario central reprend la stratégie du précédent gouvernement, avec une action visant principalement (aux trois quarts) les dépenses publiques : 56 milliards d’économies devraient être réalisées d’ici à 2016. Pour le seul Etat, cela implique de trouver 21 milliards, soit 5,3 milliards d’économies par an, calcule l’IGF. 

Cela ne veut pas dire que les dépenses de l’Etat (365 milliards) baisseraient, mais que leur progression naturelle, évaluée à 42 milliards d’ici à 2016 (voir graphique), serait ralentie de moitié.
Des choix très difficiles

Autre enseignement clef : de nombreuses dépenses sont quasiment incompressibles, à l’instar de la charge de la dette de l’Etat, des dotations à l’Europe, etc. En mettant ces postes de côté, les économies à trouver par rapport à l’évolution tendancielle représentent une baisse de 8 % (taux d’effort) des autres dépenses. 

Un niveau considérable. Car les leviers identifiés sont très sensibles : baisse du nombre de fonctionnaires, gel de leur salaire et/ou de leur avancement, gel des pensions, réexamen des dépenses d’intervention (prestations, subventions), etc. Des gains peuvent certes encore être obtenus sur les dépenses de fonctionnement mais «  les marges de manoeuvre semblent désormais limitées ». En clair : il faudra faire des choix très difficiles.

Le gouvernement sera cependant intéressé par un autre scénario évoqué par l’IGF, à savoir le report de l’équilibre à 2017, qui correspond au calendrier du PS. Report jugé d’ailleurs «  utile » en cas de «  faible vigueur de la reprise ». 

Cela ramène l’effort d’économie pour l’Etat à 3,9 milliards par an, et même encore moins en réalité, puisque le PS entend faire porter l’effort à 50 % sur les dépenses et 50 % sur les recettes. La contrainte restera néanmoins très forte sachant que la gauche a promis l’arrêt des suppressions de postes, se privant dès lors d’un levier important.

des prestations assez concentrées

Sur 57 milliards de dépenses d’intervention, une dizaine pèsent pour la moitié. Du côté des prestations, l’allocation adulte handicapé (7,5 milliards) est suivie des aides au logement (5,6 milliards), des retraites de la SNCF (3,4), des prestations aux anciens combattants (3) et des bourses aux étudiants (1,7 ). 

Côté subventions : après les dotations à Réseau Ferré de France (2,6 milliards), viennent les contrats aidés (1,8), l’assistance éducative (1,5), le Fonds européen de développement (0,9) et l’hébergement d’urgence (0,6).

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202092405879-depenses-de-l-etat-le-rapport-choc-de-bercy-329724.php

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Y’en a marre du déficit de l’état

Posté par ippolito le 23 juin 2012

Le déficit de l’État atteint 59,9 milliards fin avril

Les dépenses publiques ont fortement progressé au cours des quatre premiers mois, sous l’effet notamment du renforcement des contrats aidés. Mais cette hausse est compensée par les recettes exceptionnelles de la 4G.

L’épaisseur du trait: fin avril, le déficit budgétaire (État) atteignait 59,9 milliards d’euros, contre 61,4 milliards d’euros un an plus tôt. Un solde qui s’améliore malgré une progression des dépenses, qui se sont élevées à 133,6 milliards au cours des quatre premiers mois, contre 128,2 sur la même période un an plus tôt.

Cette accélération des dépenses s’explique en partie par la progression des dépenses d’intervention, au premier rang desquelles les contrats aidés, dont le gouvernement précédent a accéléré la mise en œuvre en début d’année pour limiter la hausse du chômage. 

Toutefois, cette envolée des dépenses est compensée par des recettes exceptionnelles, notamment l’attribution d’autorisations d’utilisation des fréquences hertziennes dans la bande de 800 MHz et pour exploiter le réseau 4G, qui a représenté un peu moins de 1,3 milliard d’euros.

Globalement donc, entre dépenses et recettes «exceptionnelles», les résultats budgétaires «sont, à ce stade de l’année, conformes aux prévisions de la dernière loi de finances préparée par le précédent gouvernement», se contente de dire laconiquement le ministère du Budget dans son communiqué. 

Une manière prudente d’attendre l’audit de la Cour des comptes, dont les résultats, prévus fin juin, doivent donner des indications sur l’exécution du budget 2012. À partir de cet audit, le nouveau gouvernement doit caler ses nouvelles mesures fiscales de telle sorte que le déficit public retombe à 4,5 % du PIB fin 2012.

Dans le détail des recettes fiscales, tous les impôts sont en progression, à l’exception notable de l’impôt sur les sociétés, dont les recettes s’élèvent à 11,36 milliards au cours des quatre premiers mois, soit 635 millions de moins qu’entre janvier et avril 2011. Une évolution qui masque un léger ralentissement du côté de l’activité des entreprises.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/08/20002-20120608ARTFIG00380-le-deficit-de-l-etat-atteint-559-milliards-fin-avril.php

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