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Y’en a marre des augmentations du prix du gaz

Posté par ippolito le 3 juillet 2012

Vers une flambée des prix du gaz ?

Le Conseil d’Etat pourrait, selon «les Echos», revenir sur le gel du tarif règlementé décidé par le gouvernement de François Fillon.

Le rapporteur public du Conseil d’Etat a estimé que le gel du tarif réglementé du gaz décidé en octobre par le gouvernement Fillon devait être annulé, ce qui pourrait conduire à une hausse rétroactive des tarifs pour les particuliers, indique mercredi le quotidien les Echos.

Selon le journal, le rapporteur estime que le gel n’a pas permis de compenser la hausse des coûts d’approvisionnement en gaz naturel pour GDF-Suez. L’application rétroactive de cette règle pourrait conduire à une augmentation d’environ 10% des tarifs pour les particuliers.

La loi prévoit normalement que le tarif réglementé couvre intégralement les coûts d’approvisionnement et d’acheminement de GDF Suez, eux-mêmes en grande partie alignés sur les cours du pétrole.

Le rapporteur préconise en conséquence un nouvel arrêté gouvernemental prévoyant «une facture rectificative par voie de complément de prix», précisent les Echos. Les conclusions du rapporteur public n’ont pas de caractère contraignant, mais elles sont généralement adoptées par les juges du Conseil d’Etat.

L’affaire a été mise en délibéré, et un jugement est attendu d’ici trois semaines à un mois. Les tarifs du gaz doivent augmenter en principe d’au moins 2% et peut-être de jusqu’à 5% au 1er juillet, en vertu de la décision du gouvernement de François Fillon de procéder à leur révision le 1er juillet, après la présidentielle et les législatives.

http://www.liberation.fr/economie/2012/06/21/vers-une-flambee-des-prix-du-gaz_828050

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du train de vie du gouvernement

Posté par ippolito le 3 juillet 2012

« L’argent de l’Etat, un député mène l’enquête » ou le train de vie du gouvernement expliqué aux nuls

Les bons comptes font les bons ennemis

113 millions par an pour le budget de l’Elysée ; 450 000 euros – par déplacement – pour l’escorte policière de Sarkozy ; 259 millions pour l’avion présidentiel au lieu des 179 millions prévus ; 5 millions partis dans la poche des intermédiaires le jour de l’achat ; 75 000 euros pour l’équipement de deux fours à grillades ; 1 million d’euros pour une porte isolant la partie privée du reste du cockpit ; 17 millions d’euros par an le coût d’un ministre (Ce gouvernement compte 34 membres dont le Premier ministre); 1,5 milliard d’euros le coût des élus locaux…

Epinglant avec méthode les budgets de l’Elysée, de Matignon, des cabinets ministériels et des collectivités locales, dénonçant l’augmentation de leurs dépenses, réclamant la fin de leur opacité, René Dosière, député de l’Aisne, apparenté PS, nous livre en avant-première les chiffres qu’il publie en février dans son livre « L’argent de l’Etat, un député mène l’enquête ».

René Dosière : Comme je m’intéresse aux comptes des collectivités locales, je lis chaque été le rapport de la Cour des comptes, traditionnellement publié en juillet et portant sur les dépenses de l’année précédente. A l’été 2001, je tombe par hasard sur la page concernant l’Elysée. 

Avec stupéfaction, j’y découvre qu’en 2000 était dépensé le double de la dotation annuelle allouée par l’assemblée nationale et que cela n’étonnait pas les magistrats de la Cour puisqu’il était acquis que l’Elysée pouvait dépenser sans compter et sans tenir aucune comptabilité.

 J’ai commencé un travail systématique d’investigation, d’abord sur l’Elysée, puis sur Matignon, les cabinets ministériels. A force de harcèlement, j’ai fini par obtenir que les dépenses, y compris celles payées par divers ministères pour la présidence, soient cumulées. 

Du coup, les dépenses réelles de l’Elysée sont passées de 32 millions à 113 millions. Certaines dépenses sont pourtant encore payées par les budgets ministériels de la Culture et de l’Intérieur.

La Cour des comptes peut désormais analyser comment sont répartis les fonds. Il existe cependant quelques zones d’ombre sur le détail des dépenses. Elle s’est aperçue, par exemple, que les voyages à l’étranger étaient très mal gérés.

 N’importe qui accompagnait le Président, partait en mission, etc. Ces dépenses ont été réduites de 30% et désormais il faut l’autorisation du directeur de cabinet pour voyager.

Le coût des déplacements du candidat Sarkozy

Il n’est pas officiellement en campagne, donc c’est l’Elysée qui paye les déplacements. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est chargée de comptabiliser les dépenses faites par tous les candidats et leurs soutiens. 

Même quand il sera officiellement en campagne, Sarkozy continuera ses déplacements en tant que président. Selon moi, la protestation du PS a peu de chances d’aboutir car toutes ces dépenses seront validées comme des dépenses du président et non du candidat. Il y a un défaut dans la législation qu’il faudrait corriger.

Le coût de son escorte policière

A raison de deux ou trois déplacements par semaine, Sarkozy mobilise un nombre invraisemblable de policiers. Le ministère de l’Intérieur refuse de répondre à mes questions, mais on sait que chaque voyage mobilise près de 1 000 policiers et gendarmes, soit, compte tenu des récupérations et congés, un coût moyen de 450 000 euros par déplacement, et pendant ce temps-là, ils ne s’occupent pas de la délinquance.

Le vrai coût de l’avion présidentiel

L’armée a officiellement parlé d’un budget de 179 millions d’euros. Mais en réalité, si on ajoute l’achat de nouveaux moteurs et l’aménagement intérieur, il a coûté 259 millions d’euros selon la Cour des comptes. Le président, pressé, ne voulait pas attendre un avion quasiment neuf. La Défense, chargée d’acheter l’avion, lance un appel d’offres auquel répond immédiatement la Sabena Technics.

 L’avion finalement trouvé appartenait à ILFC, une compagnie américaine de location d’avions qui le vend pour 45 millions HT à une de ses filiales. Laquelle le revend pour 48 millions à Sabena Technics qui le revend à la DGA pout 50 millions. Chaque intermédiaire y a trouvé son intérêt, sauf le contribuable français qui a perdu 5 millions dans la journée.

 Puis les caprices présidentiels ont fait grimper la note. Sarkozy a fait installer une fermeture automatique de tous les hublots qui a été très chère à concevoir. Comme le président aime les grillades, son cabinet militaire à demandé à l’armée d’installer deux fours à griller qui ont coûté 75 000 euros et 300 000 euros supplémentaires d’études pour les installer en toute sécurité, selon les normes requises par l’aviation. Pour isoler du bruit sa partie privée, il s’est fait installer une porte à 1 million d’euros. 

Ils ont également dû changer les moteurs car il y avait un risque – très minime – de panne, mais Sarkozy ne voulait en aucun cas être privé de SON avion et devoir en prendre un autre.

Les chiffres comme arme politique ou l’exemple de Gaston Flosse

En analysant le budget de la Polynésie, je me suis demandé si je n’étais pas victime d’une hallucination et si je ne le confondais pas avec celui de la présidence française. Ici, on laissait tout faire. Gaston Flosse avait un cabinet de 600 personnes et son budget était supérieur à celui – connu – de la présidence française.

 Tout puissant, il a obtenu de modifier – en 2004 -le statut de la Polynésie. Quand ce texte est passé à l’Assemblée, j’ai débattu pendant cinq heures pour exposer les dérives du système Flosse. Cela n’a servi à rien car la droite a refusé tous les amendements et mes propositions.

 Mais mon intervention a été retransmise via RFO en Polynésie, et les opposants à Flosse m’ont invité  à venir participer à la campagne électorale car j’étais devenu une sorte de héros national. 

Les Polynésiens sont parvenus à déboulonner Flosse, avec l’aide du PS. Le gouvernement a tout fait pour le sauver. Aujourd’hui, il l’a abandonné à la justice.

Les abus de notes de frais

Evidemment on pense aux notes de frais de jean-Marc Pastor, ancien questeur du Sénat. 2 500 euros de frais de restaurant, c’est déplorable. Quand on a découvert cela, on aurait pu mettre fin à ses fonctions. L’enquête de Médiapart a révélé en outre que les questeurs du Sénat ont droit à une indemnité complémentaire qui leur permet de percevoir une retraite supplémentaire. 

Mais pour l’obtenir, il faut avoir exercé cette fonction pendant trois ans. On a donc maintenu monsieur Pastor pendant les trois mois nécessaires pour qu’il l’obtienne. Tout ça n’est pas très convenable.

La corruption

Ce type de comportement est trans-partisan. C’est de la solidarité mal placée. J’espère que les socialistes vont remettre de l’ordre. Mais étant réaliste, je suis sûr que ça n’ira jamais aussi loin que je le souhaite…

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2012/01/05/largent-de-letat-un-depute-mene-lenquete-ou-le-train-de-vie-du-gouvernement-explique-aux-nuls/

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Y’en a marre du Qatar

Posté par ippolito le 3 juillet 2012

Quatre hôtels de luxe français passent aux mains du Qatar

Le fonds américain Starwood Capital, qui avait déjà vendu le Crillon, a cédé quatre hôtels de luxe à un investisseur du Qatar. Il s’agit du Martinez à Cannes, du Concorde Lafayette à Paris, de l’Hôtel du Louvre également à Paris, et du Palais de la Méditerranée à Nice.

Ils sont partout. Après être entré dans le capital de bon nombre de fleurons industriels français (Total, Veolia, Lagardere…), débarqué dans le sport français en rachetant le PSG et en lançant la chaîne Bein Sport, les Qatariens déboulent dans l’hôtellerie de luxe française. 

Un investisseur du Qatar, probablement Katara Hospitality (ex- Qatar National Hotels Co.) selon des sources proches du dossier citées par l’AFP, a acheté au fonds américain Starwood Capital quatre de ses plus gros établissements hôteliers français, dont le Martinez à Cannes et le Concorde Lafayette Porte Maillot à Paris.

 A ces deux établissements s’ajoutent aussi l’ l’Hôtel du Louvre dans le deuxième arrondissement parisien et le Palais de la Méditerranée à Nice. La direction ne fait pas de commentaires.

La vente à l’ordre du jour du CCE du 28 juin

La vente de ces quatre hôtels est à l’ordre du jour du comité central d’entreprise (CCE) du Groupe du Louvre (Starwood Capital), prévu jeudi 28 juin. « Une promesse de vente a été signée ces jours-ci et ils font une première information à ce sujet jeudi 28 juin. 

Cela fait un petit moment que la vente était imminente », a déclaré à l’AFP Claude. Levy, de la CGT. Selon lui, l’ensemble des quatre établissements emploie 1.200 salariés.

Katara Hospitality est à la fois propriétaire et gestionnaire d’un portefeuille hôtelier de luxe dans les Emirats et dans le monde. Il détient notamment le Peninsula, un hôtel de luxe qui doit ouvrir en 2013 avenue Kléber à Paris.

Starwood Capital, avait déjà cédé début 2011 le Crillon (250 millions d’euros) et le Concorde Montparnasse (87 millions) fin 2011. Les changements de mains dans l’hôtellerie de luxe parisienne va bon train. Selon le Figaro, Le Mandarin Oriental, qui a ouvert en juin 2011 va changer de mains. SFL (Société foncière lyonnaise), propriétaire des murs de ce palace, l’aurait mis en vente il y a un mois.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/tourisme-loisirs/20120622trib000705318/quatre-hotels-de-luxe-francais-passent-aux-mains-du-qatar.html

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Y’en a marre de la dette publique

Posté par ippolito le 3 juillet 2012

« Tous ruinés dans dix ans ? », essai de Jacques Attali sur la dette publique

Je viens de lire le livre de Jacques Attali (un des trois récemment paru), intitulé « Tous ruinés dans dix ans ?  ». Le titre est accrocheur et alarmiste mais pas vraiment approprié au contenu. 

Il traite en fait de la dette publique, remontant d’abord aux tréfonds de l’histoire pour en tirer des leçons, avec une vision quasi-philosophique, par des exemples variés. 

Il décrit ensuite la situation inédite dans laquelle se trouvent les nations occidentales suite à la crise financière, qui a en fait transféré aux Etats, sous forme de dette publique, des dettes privées générées par l’éclatement de la bulle des crédits immobiliers américains subprime, nécessitant nationalisation ou soutien des banques et plans de relance de l’économie, donc accroissement des dépenses publiques, en même temps que les recettes fiscales rétrécissaient par l’effet de la récession économique.

Jacques Attali argumente d’une manière très pédagogique et chiffrée, extrêmement bien documentée, compréhensible par un non expert de la finance, sur la composition de la dette publique, sur l’engrenage infernal et la réaction presque thermonucléaire d’une dette devenue trop importante et quasi-irréversible, de surcroît très sensible au marché, à une hausse inattendue des taux d’intérêt. 

Il compare la situation de la France aux autres pays. Il ose faire des projections alarmistes mais je pense très réalistes, ce que peu d’économistes et de politiques se permettent de faire car alarmer, c’est risquer d’entamer encore plus la confiance, donc le crédit, ce qui n’est pas bon pour la dette ni pour le moral …

Enfin, il fait des propositions très intéressantes et constructives pour enrayer ce fléau.
 
Je ne veux pas déflorer le sujet pour vous inciter à lire ce livre. Je partage à la fois l’analyse et les pistes de solution. Ses propositions d’orientation, de principes, sont constructives, concrètes (même si elles auraient dû être plus chiffrées). 

Outre la manière de renflouer le trou abyssal, qui nécessitera des efforts très importants et précaution pour ne pas trop entamer la croissance nécessaire au remboursement de la dette, il propose d’assainir les finances publiques en regroupant les recettes et les dépenses selon trois catégories à gérer différemment, à financer la l’impôt pour l’une (dépenses de fonctionnement de l’Etat et de santé), éventuellement par la dette ou des impôts affectés pour l’autre (investissements d’avenir qui profiteront aux générations futures) et un fonds de réparation pour traiter en dix ans le solde actuel de dettes engendré par des dépenses actuelles pesant sur les générations futures (retraites et dommage sur l’environnement notamment).
 
Autrement dit il ne faut pas mélanger « la « bonne dette », qui finance des investissements qui profiteront aux générations futures (éducation, infrastructures, hôpitaux, universités, recherche, …) et la « mauvaise dette », qui finance à crédit les besoins de fonctionnement de la génération actuelle (déficit de santé, coût de fonctionnement des administrations, de la défense, de la police,…). C’est ce que disait déjà François Bayrou pendant sa campagne présidentielle de 2007 !
 
Je rappellerai quelques chiffres clés :

- en 2010 le déficit public dépassera 8% du PIB et la dette publique atteindra 1500 milliards d’euros, dépassant 83% du PIB,
- entre 1996 et 2008, les dépenses de l’Etat ont augmenté de 35%, celles de la sécurité sociale de 61% et celles des collectivités locales de 78%,
- les dépenses réparties en % du PIB :
- 17% en dépenses de l’Etat,
- 26,5% en protection sociale,
- 10% pour les collectivités territoriales,
- 18% en investissement public,
- les recettes fiscales et sociales (prélèvements obligatoires) représentent 45% du PIB, alors que les dépenses de l’Etat et sociales représentent 55% du PIB,
- le service de la dette (amortissement et charges financières) s’élève à 5% du PIB,
- le déficit primaire (avant prise en compte de la charge financière des intérêts de la dette) représente 6% du PIB,
- la charge financière (intérêts) de la dette représente 3% du PIB (45 milliards), sur un déficit total de 173 milliards d’euros en 2009 (9% du PIB),
- le déficit public s’élève à 55% des recettes fiscales. Pour un euro dépensé par l’Etat, un euro est emprunté. LE déficit représente l’équivalent de 20% des prélèvements obligatoires,
- les emprunts annuels s’élèvent à 130% de la recette fiscale et à 160% des dépenses souveraines,
- depuis 1980, la dette publique a été multipliée par 5, passant de 40% du PIB à 80% du PIB. Elle s’élève à 5 fois les revenus fiscaux !
- l’Etat français est le 1er emprunteur d’Europe (avec 454 milliards d’euros), avant l’Italie et le Royaume Uni,
- si chaque Français devait rembourser cette dette, il devrait prendre 9 mois de ses revenus, 3 ans s’il s’agit d’un père de famille de 4 personnes seul à gagner un revenu !
 
J’aurais aussi pour ma part développé trois points évoqués trop rapidement dans l’essai :
 
1- la dette de l’Etat face au patrimoine de l’Etat
Le patrimoine propre à l’Etat est de 700 milliards d’euros, donc théoriquement face à une dette de 1500 il est en faillite. Mais si on regarde l’ensemble des actifs des administrations publiques, le chiffre est de 2 273 milliards euros.
Voir Patrimoine des administrations publiques françaises.

La dette publique peut être mise en regard avec les actifs des administrations publiques, d’une valeur comptable, selon la banque de France, de 2 273 milliards d’euros fin 2007 (dont 847 milliards d’euros pour les actifs financiers soit 45 % du PIB) et 1 362 milliards d’euros pour les actifs non financiers, dont la valorisation comptable est difficile (bâtiments et terrains, infrastructures, etc.). Le patrimoine total des administrations publiques est positif d’environ 700 milliards d’euros.

Idée originale à soumettre : peut-être pourrait-on proposer que les citoyens français achètent des parts du patrimoine public, un bout de château de Versailles par exemple, … avec éventuellement un versement de dividende et la garantie de rachat par l’Etat en cas de vente. Une cotation pourrait être faite sur ces actifs. En quelque sorte titriser le patrimoine de l’Etat en partie en faveur des citoyens eux-mêmes, en émettant des actions gagées sur ce patrimoine.
 
2- Détenteurs de la dette publique : privilégier la dette interne
Comme Jacques Attali l’a esquissé avec l’exemple du Japon, la détention « interne » de la dette publique, par les citoyens ou institutions du pays (95% pour le Japon), protège contre la volatilité du cours des titres publics, des taux d’intérêt, des CDS souverains, donc de la dépendance aux marchés, aux agences de notation. Elle garantit une stabilité dont la limite est la capacité d’épargne des créanciers. Elle correspond à une avance sur impôts futurs …

Le site de l’AFT (Agence France Trésor) indique que 2/3 de la dette publique française (2009) est détenue par des créanciers étrangers. Sans avoir la répartition entre les acteurs européens et hors Europe. Il semble que le chiffre indiqué dans le livre (50%) provienne d’une autre source (FMI je pense) peut-être sur un périmètre différent.

Comme je l’ai suggéré dans un article précédent « L’épargne privée au secours de la dette publique ? », nous pourrions proposer que les citoyens fassent acte de soutien patriotique en souscrivant des OAT, bons du trésor, ou OPCVM en contenant, plutôt que d’autres actifs, pendant cette période difficile.

3- Engagements sur les retraites des fonctionnaires

Comme l’avait dit le rapport Pébereau et comme le rappelle Jacques Attali mais très furtivement, la dette publique française ne comprend pas l’engagement sur les retraites des fonctionnaires, payées sur le budget de l’ETat. Contrairement à d’autres pays, surtout ceux qui fonctionnent sur un système de retraites par capitalisation (Etats-Unis, Royaume Uni). Ce qui rend la comparaison des taux dette/PIB non incohérente.

 Par exemple j’avais calculé que sur les chiffres basés sur 2007, la dette publique US qui était de l’ordre de 60% comparable à la France, était de 39% si on retirait la valeur du fonds investit pour payer les retraites des fonctionnaires. En France, il fallait ajouter 1000 milliards d’euros aux 1250 milliards de dette en 2007, ce qui faisait passer le taux à 120% du PIB !
 

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/tous-ruines-dans-dix-ans-essai-de-76310

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