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Y’en a marre des grèves de la fonction publique

Posté par ippolito le 6 juillet 2012

Fonction publique : la grève à nos frais

Dans la fonction publique française, la grève est une institution.C’est même une institution vénérable puisqu’elle constitue l’un des principaux droits nouveaux contenus dans le statut Thorez de 1946.

Le remettre un tant soi peu en cause, c’est s’en prendre aux fonctionnaires, c’est-à-dire aux gardiens de l’intérêt national et mieux encore, aux gardiens de la justice sociale. 

On l’a vu lors de la tentative de mettre en place un service minimum élargi, au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’idée même de service minimum résonnait comme un blasphème épouvantable.

Selon l’administration, le nombre de jours perdus pour « fait de grève » a été de 1 851 083 en 2010, uniquement pour les ministères. Entre 1999 et 2010, 1,45 million de jours ont été perdus en moyenne chaque année. Ce chiffre concerne les personnels de l’État, de la Caisse des dépôts, de France Télécom et de La PosteIl est vrai que fonctionnaires et para-fonctionnaires du secteur public font volontiers la grève.

On a vu ainsi, en 2010, les agents des transports en commun (SNCF, RATP)  débrayer contre un texte qui ne les concernait nullement.Incitation à la grèveIl est vrai que les fonctionnaires grévistes ne risquent pas grand-chose pour leur salaire. Aux termes de la loi, une journée  de grève donne lieu à une retenue d’une journée de salaire sur un mois.

C’est ce que l’on appelle le « trentième indivisible ». Dans la réalité, les retenues prévues sont appliquées plus que mollement au point que l’on peut parler d’une véritable incitation à la grève. En dépit des rodomontades des différents gouvernements, on paie toujours les jours de grèves, sinon en totalité, du moins en grande partie.

Mieux encore : plus la grève est longue, plus le paiement des jours de grève fait partie des revendications non négociables, ce qui entraîne trop souvent le durcissement des conflits et un véritable désastre économique puisque l’argent dépensé est le fruit d’un non-travail. C’est à nous que la grève coûte cher.

http://www.lecri.fr/2012/05/23/fonction-publique-la-greve-a-nos-frais/32342

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Y’en a marre des parachutes dores

Posté par ippolito le 6 juillet 2012

Carrefour : le PDG part avec 1,5 million d’euros

Les actionnaires de Carrefour ont accepté ce lundi la retraite-chapeau et l’indemnité de 1,5 million d’euros accordées à l’ex-PDG Lars Oloffson, débarqué faute de résultats. 

Des conditions de départ qui provoquent la colère des salariés, 12 000 emplois ayant été supprimés ces 3 dernières années…

lundi à Paris, des syndicalistes et salariés de Carrefour ont manifesté devant l’entrée de l’assemblée générale du groupe, pour dénoncer la retraite-chapeau et l’indemnité de 1,5 million d’euros accordées à leur ancien PDG, Lars Oloffson, jugeant qu’il « n’y avait pas lieu de rémunérer l’échec ».  

Car le groupe Carrefour est en difficulté ; son ancien dirigeant n’a pas réussi à le redresser : ses ventes ont baissé de 1,2 % en 2011 et l’action a été divisée par 2.

Le PDG de Carrefour part avec 1,5 M€ : choquant ?
Entrez dans le débat !

« S’il faut venir à Paris et tout péter, on le fera ! »
Ces conditions de départ soulèvent donc la colère des salariés, d’autant que 12 000 emplois ont été supprimés ces 3 dernières années.  Une colère noire même. 

Vincent, salarié depuis 17 ans : « Le côté convivial qu’on avait il y a quelques années à Carrefour, n’existe plus. Maintenant, c’est « on bosse » et en clair, c’est « ferme ta gueule ! » ».

En cause : un plan de restructuration sur 3 ans, avec notamment la suppression des stations-services. Mais aussi une retraite salée pour l’ex-PDG, dont une clause de non-concurrence à 1,5 million d’euros… Franck est délégué CGT : « C’est un des trucs magnifiques de l’ultra-libéralisme moderne : 

on peut être dans un groupe où on dit que tout va mal, partir avec 500 000 euros par an et à vie, être un nouveau PDG et s’augmenter de 11% ! ». Les petits actionnaires comme Didier sont aussi choqués : « Qui ne le serait pas ? On se rend compte qu’il y a une perversion du système ».

La CGT a demandé l’ouverture d’une table ronde sur l’emploi. Et Vincent prévient : « S’il faut venir à Paris et tout péter, on le fera ! Le jour où les gens se réveilleront et pèteront tout là-dedans, peut-être qu’on sera écoutés ».

http://www.rmc.fr/editorial/268698/carrefour-le-pdg-part-avec-1-5-million-d-euros/

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 6 juillet 2012

Taux de chômage au plus haut depuis treize ans

Le taux de chômage au sens du BIT a nettement progressé au premier trimestre (+ 0,3 point) pour atteindre 9,6 % de la population active, son plus haut niveau depuis 1999. Avec les DOM, il atteint même le seuil des 10 %. Le gouvernement fustige l’« héritage » de Nicolas Sarkozy.

Si l’augmentation continue du nombre d’inscrits à Pôle emploi ne laissait espérer aucune bonne surprise, les chiffres du chômage de l’Insee en disent long sur le défi qui attend le nouvel exécutif. 

Le taux de chômage au sens du BIT a nettement progressé au premier trimestre (+ 0,3 point) pour toucher 9,6 % de la population active en métropole. Le pic de la crise de 2009 est désormais dépassé, avec un taux de chômage à son plus haut niveau depuis… 1999. DOM compris, il atteint le seuil des 10 % (+ 0,2 point par rapport au trimestre précédent).

L’Insee dénombre 2,75 millions de chômeurs, du jamais-vu depuis quinze ans. « Plus généralement, en métropole, 3,5 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler. » Le taux de chômage des jeunes remonte à 22,5 % (+ 0,2).

 C’est sur la tranche des 25-49 ans que le taux progresse le plus, à 8,9 % (+ 0,3), quand il se situe à 6,6 % chez les 50 ans ou plus (+ 0,2).

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a aussitôt fustigé l’ « héritage » légué par Nicolas Sarkozy. Ce dernier avait commencé son quinquennat avec un taux de chômage à 8,5 % (8,8 % avec les DOM) et sur une pente favorable. Aujourd’hui, il progresse pour le 3 e trimestre d’affilée

Les destructions silencieuses

Et cela devrait durer. « Durant la première phase de la crise, les entreprises avaient adopté un comportement de rétention de main-d’oeuvre, préférant réduire les heures travaillées ou le nombre d’intérimaires au lieu de licencier massivement dans l’attente du rebond de l’activité, explique Fabrice Montagné, économiste chez Barclays. 

La prolongation de la crise et la faiblesse des perspectives de croissance les contraignent aujourd’hui à réaliser les ajustements qu’elles avaient repoussés. » Au-delà des plans sociaux, médiatisés, il y a surtout les destructions silencieuses. « Vu les volumes, il suffit que le recours aux CDD baisse légèrement pour que cela ait un impact important sur le taux de chômage », rappelle Benoît Heitz (Société Générale) . 

Au regard de l’évolution de la population active, il estime qu’il faudrait plus de 100.000 créations net d’emplois par an pour faire refluer le chômage. On en est loin. 

L’économie a détruit des emplois au second semestre 2011 et les experts s’attendent à ce que les maigres créations estimées provisoirement pour le premier trimestre soient révisées en baisse. L’OCDE voit le taux de chômage atteindre 10 % en métropole en fin d’année, avant un très léger repli à partir du printemps 2013.

Le gouvernement y voit la nécessité d’agir à la fois sur la croissance (plan pour l’industrie, Europe) et sur la politique de l’emploi (contrat de génération, emplois d’avenir, fin de l’exonération des heures supplémentaires). Hier, Michel Sapin, ministre de l’Emploi, a promis aussi des moyens supplémentaires pour Pôle emploi «  sans attendre 2013 ».

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202103194634-taux-de-chomage-au-plus-haut-depuis-treize-ans-331583.php

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Y’en a marre des sociétés D’autoroute

Posté par ippolito le 6 juillet 2012

Assez du racket des sociétés d’autoroutes. Renationalisons-les !

Mercredi 1er février, les tarifs autoroutiers augmentent de 2,33%.

Cette hausse autorisée par le gouvernement s’ajoute à beaucoup d’autres. Depuis 2007, la moyenne de l’augmentation a progressé du double de celle de l’inflation (+10%). 

Pire encore, les sociétés ont augmenté beaucoup plus fortement, dans l’opacité totale, les tronçons où le trafic est le plus important et qui d’ailleurs ont été amortis depuis longtemps.

Le constat est clair. Les sociétés d’autoroutes accumulent les profits en profitant de leur situation de monopole. Depuis 2007, elles ont perçu plus de 6 milliards d’euros de bénéfices alors qu’elles n’ont acheté les autoroutes en 2006 que 14,8 milliards d’euros. Dans son rapport de 2008, la Chambre des Comptes avait d’ailleurs estimé la valeur réelle à 24 milliards.

On comprend, dès lors, que les concessionnaires aient envisagé de débourser jusqu’à 40% de plus pour mettre la main sur la poule aux œufs d’or, opération que le très libéral Financial Times avait qualifié en son temps d’« absurde » pour l’Etat.

Comment expliquer la faiblesse des gouvernements qui ferment les yeux sur la baisse des effectifs, le laxisme sur la sécurité, la faiblesse des dépenses d’entretien ou de modernisation des infrastructures, les inégalités tarifaires ?

Pire, l’Etat leur a offert une année supplémentaire de droit d’exploitation contre des engagements écologistes totalement fantaisistes.

En matière d’autoroutes aussi, la fameuse « République irréprochable » n’est en réalité que la « République des copains » ! Tout ceci ne peut plus durer. Si le scandale du racket autoroutier est insupportable en soi, il dépasse toutes les bornes en période de crise, à l’heure où chacun (surtout les moins favorisés) est appelé à se serrer la ceinture et où les entreprises de transport françaises sont en danger de mort à cause d’une concurrence européenne déloyale.

Le gouvernement doit revenir immédiatement sur sa décision, qui va condamner un peu plus nos concitoyens les plus modestes à emprunter le réseau secondaire, bien plus accidentogène.

Mais il faudra évidemment aller beaucoup plus loin : il faut rendre à la Nation ce patrimoine dont elle a été spoliée sans nécessité ni justification aucune. C’est pourquoi je propose la renationalisation de l’ensemble du réseau autoroutier, au prix où ils l’ont bradé.

Cela permettrait enfin de supprimer les péages pour les tronçons amortis évitant la surcharge des routes secondaires et de modérer les tarifs sur les autres secteurs. Et contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, cela serait une très bonne affaire pour les finances de l’Etat.

http://www.agoravox.fr/auteur/nicolas-dupont-aignan

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/politiques-citoyens/article/assez-du-racket-des-societes-d-109354

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