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Y’en a marre du cout des ambassades

Posté par ippolito le 11 juillet 2012

Le coût des ambassadeurs “thématiques”, bel exemple des gaspillages de la République irréprochable …

Afin d’économiser fissa « 10 millions » en ces temps de disette, la sénatrice centriste Nathalie Goulet propose de sabrer la vingtaine d’ambassadeurs « thématiques », instaurés d’abord sous Chirac et multipliés par Sarkozy (France Inter, 8/11) : « Ce sont des postes créés pour recaser des copains politiques en mal d’exotisme ! »

Ces postes d’ambassadeurs, avec bureau, chauffeur, frais de réception et de déplacement, servent à recycler les ministres : Gilles de Robien (UMP), « chargé de la cohésion sociale » et Serge Lepeltier, qui a remplacé au printemps Brice Lalonde aux « négociations sur le changement climatique ».

Le sénateur UMP Jacques Valade a été bombardé « ambassadeur itinérant en Asie » afin de libérer son siège pour un juppéiste. Mais il existe aussi des ambassadeurs à «  la prévention des conflits en Afrique », ou à « la lutte contre la piraterie maritime ». Le plus folklo est sans doute l’ambassadrice chargée d’une « réflexion sur la rénovation des sommets France-Afrique ».

Avec Robert Bourgi comme conseiller ?…

De 2002 à 2007, le centriste Gilles de Robien a participé à tous les gouvernements Raffarin et Villepin. Ecarté du gouvernement, déchu de ses mandats, Gilles de Robien a tout de même trouvé une porte de sortie. Le pouvoir parvient toujours à recaser ses cadres. 

En août 2007, il a ainsi été nommé représentant français au conseil d’administration du Bureau international du travail. En octobre 2007, il est aussi nommé en toute discrétion “ambassadeur, chargé de promouvoir la cohésion sociale” selon le décret signé par Nicolas Sarkozy. Enfin, en janvier 2008, il fait partie de la promotion pour la Légion d’honneur.

Ancien ministre, ancien député et ancien maire, Gilles de Robien a donc réussi sa reconversion hors de la politique active grâce au soutien du pouvoir qui s’attache à ne jamais laisser sur le côté des responsables politiques déchus.

Nathalie Goulet a déclaré « A-t-on vraiment besoin d’un ambassadeur chargé de la Shoah, de l’adoption, du climat, itinérant pour l’Asie, de la lutte contre la piraterie maritime, de la rénovation des sommets France-Afrique, de la criminalité organisée, etc…

Tous ces ambassadeurs peuvent être remplacés par des fonctionnaires des ministères concernés à moindre coût », le jour où  François Fillon, premier ministre a annoncé un effort supplémentaire de près de 19 milliards d’euros pour 2012 et 2013. L’état pourrait montrer l’exemple concrètement et pas uniquement  sur des mesures de façade. »

Le Canard Enchaîné du mercredi  9 novembre 2011

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2011/11/12/le-cout-des-ambassadeurs-thematiques-bel-exemple-des-gaspillages-de-la-republique-irreprochable/

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Y’en a marre des suppressions de postes, du gel des pensions et des prestations

Posté par ippolito le 11 juillet 2012

Suppressions de postes, gels de pensions et de prestations, réformes : des leviers d’action sensibles

Les économies identifiées par l’IGF impliquent de prendre des mesures socialement et politiquement difficiles. Et à engager des réformes structurelles.

«  Tous les scénarios étudiés sur la croissance et la répartition de l’effort entre dépenses et recettes conduisent à la nécessité d’engager d’importantes réductions des dépenses de l’Etat sur la durée de la prochaine mandature. » Pour l’IGF, l’Etat «  devra donc mobiliser une large palette de leviers portant sur l’ensemble des dépenses. »
Effectifs de fonctionnaires

Ce n’est pas l’orientation de François Hollande, mais c’est un levier essentiel pour modérer la «  croissance spontanée importante » des dépenses de personnel (81 milliards en 2012). Si la poursuite du non-remplacement d’un départ en retraite sur deux est évoquée, voire même le passage au « deux sur trois », les rapporteurs soulignent que «  compte tenu de la baisse à venir des départs à la retraite (50.000 en 2016) et des difficultés de prévision de ces départs, la norme pourrait être exprimée en un pourcentage de réduction annuelle du plafond d’emploi. » En appliquant une baisse de 1,5 % par an (soit 28.000 suppressions), comme pour les opérateurs de l’Etat, l’économie serait de 900 millions par an.

Salaires et évolutions de carrière

Deuxième grande variable pour limiter la masse salariale : les rémunérations. La poursuite du gel du point d’indice de la fonction publique (augmentations générales) est mise en avant (510 millions d’économies), mais pas seulement. 

Autres leviers : la limitation, voire le gel des mesures catégorielles (550 millions) qui, accordées en échange des suppressions de postes, ont conduit à des économies nettes «  relativement faibles » pour le « un sur deux ». 

Une baisse de 5 % des primes des agents de catégorie A (la plus élevée) et B (intermédiaire) économiserait 640 millions. Le gel des évolutions individuelles de carrière (avancements d’échelons et de grades) rapporterait 1,2 milliard sur une année. L’IGF ne recommande pas, bien sûr, d’utiliser tous ces leviers en même temps mais estime que les rémunérations doivent être «  maîtrisées ».
Retraites

Nicolas Sarkozy s’y est refusé, mais la mission, outre un nouveau durcissement des conditions de départs (dans le cadre d’une réforme globale), souligne que le gel des pensions des agents rapporterait 700 millions par an (500 millions en bloquant la hausse à 0,5 %). Et cela ferait contribuer les retraités aux efforts.
Dépenses de fonctionnement

Elles s’élèvent à 19,3 milliards (dont près de la moitié pour la défense). En les diminuant de 2,5 % par an, l’économie par rapport à l’évolution naturelle serait de 800 millions. Mais cela nécessiterait «  la mise en oeuvre de réformes structurelles de grande ampleur », comme le format des armées.
Prestations, subventions

Mêlant des dépenses dites de « guichet » (AAH, aides au logement, anciens combattants, etc.) et des dépenses « discrétionnaires » (dotations à RFF, contrats aidés, hébergement d’urgence, etc.), les dépenses d’intervention sur lesquelles l’Etat peut vraiment agir représentent 57 milliards par an. «  L’examen attentif de ces dépenses ne peut plus être différé », souligne l’IGF. 

Les dépenses de prestations sont assez concentrées (lire ci-dessus) et évoluent de façon dynamique (+ 2,9 % par an). La mission estime qu’il faudrait les stabiliser, voire les diminuer de 2 % par an. Avec plusieurs façons d’agir : 

l’amélioration de la gestion et la lutte contre la fraude (rendement faible), ou «  le ciblage, la réduction ou encore la suppression de dispositifs ». La désindexation des prestations (600 millions d’économies) «  pourrait constituer un outil relativement puissant, tout en limitant l’impact sur les bénéficiaires ». 

Pour engager des réformes plus profondes, «  il serait utile de conduire des travaux d’évaluation des politiques d’intervention sur l’ensemble des administrations publiques dans un périmètre comprenant à la fois les dépenses budgétaires et fiscales.

 » De tels travaux avaient été menés en 2007-2008 dans le cadre de la fameuse « RGPP », mais ils n’avaient pas été publiés et n’avaient été que très partiellement suivis d’effets.

Opérateurs de l’Etat

Les 560 opérateurs (Pôle emploi, Météo France, le CNRS, le CEA, l’Anru, les universités, les musées, etc.) bénéficient de 25 milliards de subventions (ils ont aussi des recettes propres) qui progressent plus vite que l’inflation depuis 2007. 

L’IGF estime qu’une réduction des autorisations d’emplois de 1,5 % par an et une baisse de 2,5 % par an des dépenses de fonctionnement pourraient être imposées durablement, générant 700 millions d’économies annuelles.

Investissements militaires

Représentant les trois quarts des investissements de l’Etat, les investissements militaires (9,3 milliards) pourraient être stabilisés en valeur absolue, mais cela «  représenterait une contrainte non négligeable sur la capacité à lancer de nouveaux engagements » et impliquerait là encore une «  réflexion sur la stratégie et le format des armées. »

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202092406038-suppressions-de-postes-gels-de-pensions-et-de-prestations-reformes-des-leviers-d-action-sensibles-329744.php

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Y’en a marre de la hausse du chômage

Posté par ippolito le 11 juillet 2012

Le chômage en forte augmentation en mai : +1,2%

Le nombre des demandeurs d’emploi en catégorie »A » a fortement augmenté de 33.300 en mai, soit une progression de 1,2% sur un mois et de… 8% sur un an. Tous les clignotants sont au rouge. Dans ce contexte, impossible pour le gouvernement d’inverser la tendance avant au moins la mi 2013.

Et de treize… Pas de miracle. Depuis maintenant plus d’un an le nombre des demandeurs d’emploi ne fait qu’augmenter. Et les perspectives de croissance, quasi nulles, ne laissent rien augurer de bon pour les mois à venir. En mai, le nombre des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie  » A » en métropole s’établit désormais à 2.922.100, soit une très forte progression de 1,2% (33.000 personnes). 

Plus significatif encore, sur un an, la hausse atteint 8%. Si, cette fois, on intègre les catégories « B » et « »C » (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre des demandeurs d’emploi (y compris dans les Dom) s’élève fin mai à 4.621.000. Globalement, si l’on additionne les catégories « A,B et C », le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi a progressé de 6,4%. 

Ce qui est inquiétant pour le nouveau gouvernement socialiste, qui aura bien du mal à inverser cette tendance à court terme, c’est que tous les clignotants sont au rouge. Le chômage des jeunes de moins de 25 ans progresse de 1,7% sur un mois et de 6,7% sur un an. Idem pour celui des seniors de plus de cinquante ans (respectivement 1,6% et… 16,1%).

 L’ancienneté moyenne dans le chômage est aussi en hausse (468 jours, soit… 17 jours de plus en un an). Bien entendu, cette augmentation de l’ancienneté entraîne une baisse du nombre des chômeurs indemnisés par l’assurance chômage : il sont 2.412.300 dans ce cas, soit moins d’un chômeur sur deux (49%)…

Le gouvernementt réduit à des mesures défensives, faute de croissance

Quant au motif d’inscription à Pôle Emploi, encore une fois, ce sont les fins de CDD qui représentent la cause principale avec 25% des entrées. Et, comme d’habitude, malgré l’effet loupe, les licenciements économiques, eux, ne sont responsables « que » de 2,3% des inscriptions. Loin derrière les fins de mission d’intérim (6,3%).

 Dans ce contexte désastreux, sans croissance, le gouvernement se trouve donc bien dépourvu. Dans un premier temps, pour tenter de freiner la progression, le ministre du Travail Michel Sapin est parvenu à débloquer une rallonge budgétaire pour financer dans l’urgence 80.000 contrats aidés supplémentaires d’ici la fin de l’année. Pôle Emploi va aussi pouvoir bientôt bénéficier de quelques moyens supplémentaires, notamment s’agissant des effectifs.

 Arnaud Montebourg, pour sa part,  a aussi décidé de mettre en place dans les régions « 22 commissaires au redressement productif » afin d’accompagner plus efficacement les entreprises en difficultés et pour limiter les plans sociaux.

Il n’en reste pas moins que toutes ces mesures défensives, bien que nécessaires, s’avèreront totalement insuffisantes sans croissance supplémentaire.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120626trib000705877/le-chomage-en-forte-augmentation-en-mai-12.html

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Y’en a marre de la pauvreté

Posté par ippolito le 11 juillet 2012

Les mirages de la hausse du smic

Jean-Louis Borloo a raison. Pour le président du Parti radical, le coup de pouce au smic qui va être annoncé mardi 26 juin – il devrait être porté à 1425,67 euros mensuels sur la base de 35 heures, soit + 21,50 euros net (+2 %) – n’est pas « une catastrophe nationale ». Mais la vraie question est de savoir s’il s’agit d’une arme efficace pour lutter contre les inégalités et la pauvreté.

La gauche a fait du smic – qui n’existe pas en Allemagne et que Tony Blair a instauré, en 1999, en Grande-Bretagne – un symbole fort de justice sociale. En 1981, François Mitterrand l’avait augmenté de 10 %, en compensant la hausse pour les entreprises par une baisse de charges.

A la fin des années 1980, les ultralibéraux rêvaient de le supprimer. Plus personne n’en parle aujourd’hui, alors qu’il concerne 10 % des salariés, très majoritairement dans les services, et un quart dans des entreprises de moins de 10 salariés. 

Il reste que, dans 15 % des branches, les minima salariaux sont toujours inférieurs au smic, qui n’est atteint que grâce à des compléments de rémunération (heures supplémentaires, primes, etc.). Cette anomalie mériterait, pour le moins, d’être corrigée.

François Hollande, qui aimerait réformer le smic, pour l’indexer en partie sur l’inflation, en partie sur la croissance, est resté très prudent. La hausse du smic ne figurait pas parmi ses 60 engagements, et il a toujours expliqué qu’elle serait limitée pour ne pas aggraver les difficultés des entreprises.

 Mais ce modeste coup de pouce – de 0,6 % compte tenu de l’inflation, soit le double du précédent, en 2006 – va mécontenter tout le monde. La CGT et FO vont dénoncer une aumône dérisoire. Le patronat va s’insurger contre un cadeau excessif. La hausse du smic répond à une attente sociale face à l’envolée des dépenses contraintes (énergie, logement, transports, santé). 

Mais son effet sur la consommation sera limité. Pis, l’emploi risque d’en souffrir, même si les employeurs limitent le « choc » en modulant à la baisse les compléments de rémunération.

Pour Paul Champsaur, président du groupe d’experts sur le smic, « 20 000 emplois peu qualifiés pourraient être supprimés par point supplémentaire de smic ». Déjà, en 2009, Terra Nova, think tank proche du PS, avait averti : « Une hausse du smic ne bénéficierait que très marginalement aux publics les plus touchés par la crise. »

Le mini coup de pouce de M. Hollande ne mettra pas à genoux l’économie française. Mais, au regard de l’objectif de justice sociale, que la crise rend pressant, il aura l’efficacité d’un sabre de bois pour lutter contre la pauvreté et les inégalités.

 Nombre d’études ont montré qu’au bas de l’échelle sociale le revenu des salariés dépend plus de la quantité de travail que du salaire horaire. La crise frappe d’abord les précaires en CDD ou à temps partiel, les chômeurs et les jeunes qui restent aux portes du marché du travail.

Les pauvres resteront donc pauvres. Les exclus ne se mueront pas en inclus. Les emplois peu qualifiés seront pénalisés. Voilà qui élève le coût du symbole ou du mirage !

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/les-mirages-de-la-hausse-du-smic_1724643_3232.html

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