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Y’en a marre de la dette publique

Posté par ippolito le 30 juillet 2012

La dette publique en France et en Europe

 Tous les pays européens se trouvent confrontés au problème de la dette, lequel affecte durablement les finances publiques. La France, cinquième puissance du monde, n’échappe pas non plus à la crise, qui fait le bonheur des banques privées.

 Aucune nation européenne n’est épargnée par le problème de la dette publique, même si la gravité de la crise est différente d’une capitale à l’autre. D’un côté se trouvent les « bons élèves » tels que la Bulgarie, la Roumanie, la République tchèque, la Pologne, la Slovaquie, accompagnés des pays baltes et scandinaves, avec un endettement inférieur à 60% du PIB.

 De l’autre côté se côtoient les quatre « cancres », dont la dette publique dépasse 100% du PIB : l’Irlande (108%), le Portugal (108%), l’Italie (120%) et la Grèce (180%). Entre ces deux extrêmes se trouvent le reste des pays de l’Union européenne, telle que la France (86%), dont la dette oscille entre 60% et 100% du PIB[1].

 Les gouvernements européens de philosophie libérale, symbolisés par l’Allemagne d’Angela Merkel, sont tous unanimes quant à l’importance qu’il convient d’accorder au désendettement public, en appliquant des politiques d’austérité. De la même manière, Pierre Moscovici, pourtant ministre français de l’économie du gouvernement socialiste de François Hollande, a fixé comme objectif prioritaire de « réduire les déficits », et s’est engagé à les limiter à 3% du PIB, par le biais, entre autres, d’une baisse des dépenses publiques[2].

Pourtant, il est de notoriété publique que les politiques d’austérité, promues par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, appliquées à travers le Vieux Continent, sont économiquement inefficaces. 

Elles ont même un effet inverse puisque, loin de relancer la croissance, la réduction des dépenses, la diminution des salaires et des pensions de retraite, le démantèlement des services publics, y compris d’éducation et de santé, la destruction du code du travail et des acquis sociaux – en plus des conséquences sociales et humaines catastrophiques qu’elles occasionnent – conduisent inévitablement à une contraction de la consommation.

 De ce fait, les entreprises se trouvent dans l’obligation de réduire leur production ainsi que les salaires, allant jusqu’à se séparer de leurs employés. Conséquence logique, les ressources tributaires de l’Etat s’en trouvent diminuées alors que ses dépenses – pour atténuer les effets du chômage – explosent, créant ainsi un interminable cercle vicieux, dont le symbole est la crise grecque. Plusieurs pays européens se trouvent ainsi actuellement en récession.

Comment est née la dette publique de la France

 En 1973, la France n’avait pas de problème de dette et le budget national était équilibré. En effet, le Trésor Public pouvait se financer directement auprès de la Banque de France pour construire les écoles, les infrastructures routières, portuaires et aériennes, les hôpitaux et centres culturels, sans avoir à payer un taux d’intérêt exorbitant, et se trouvait donc rarement en déficit. 

Néanmoins, le 3 janvier 1973, le gouvernement du président George Pompidou, lui-même ancien directeur général de la Banque Rothschild, influencé par la Finance, a adopté la loi n°73/7 sur la Banque de France, surnommée la « loi Rothschild » en raison du lobbying du secteur bancaire en faveur de son adoption. 

Elaborée par Olivier Wormser, gouverneur de la Banque de France, et Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’économie et des finances, elle stipule, dans son article 25, que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France[3] ».

En clair, l’Etat français ne peut plus financer le Trésor Public en empruntant sans intérêt à la Banque de France, mais doit s’approvisionner auprès des marchés financiers. Ainsi, l’Etat se trouve contraint d’emprunter et de payer des intérêts auprès d’institutions financières privées, alors qu’il pouvait, jusqu’en 1973, créer de la monnaie pour équilibrer son budget, par le biais de la Banque centrale.

 Les banques commerciales disposent désormais du pouvoir de création monétaire par le crédit, alors qu’auparavant celui-ci était une prérogative exclusive de la Banque centrale, c’est-à-dire de l’Etat, et s’enrichissent sur le dos des contribuables, avec un statut de quasi-monopole.

Ainsi, les banques privées peuvent prêter, grâce aux systèmes des réserves fractionnaires, plus de six fois, le montant de ce qu’elles possèdent en monnaie centrale. En clair, pour chaque euro dont elles disposent, elles peuvent prêter 6 euros grâce à la création monétaire par le crédit. 

Si cela n’est pas suffisant, elles peuvent emprunter autant de fonds que nécessaire auprès de la Banque centrale à un taux souvent de 0%, afin de le prêter ensuite… aux Etats à un taux de 3% à 18%, comme c’est le cas pour la Grèce. Ainsi, la création monétaire par le crédit représente 90% de la masse monétaire en circulation dans la zone euro.

Cette situation a été dénoncée par le Prix Nobel d’économie français Maurice Allais qui souhaite que la création monétaire soit réservée à l’Etat et la Banque centrale. Selon lui,

« Toute création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul : Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les  » faux droits  » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire […]. 

Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents[4] ».

Aujourd’hui, la dette de la France s’élève à plus de 1 700 milliards d’euros. Or, entre 1980 et 2010, le contribuable français a remboursé plus de 1 400 milliards d’euros aux banques privées au seul titre de l’intérêt de la dette. Ainsi, sans la loi de 1973, le traité de Maastricht et le traité de Lisbonne, la dette française serait à peine de 300 milliards d’euros[5].

La France paye chaque année 50 milliards d’euros en intérêts, ce qui en fait le premier poste du budget, avant l’éducation. Avec une telle somme, le gouvernement pourrait construire 500 000 logements sociaux à 100 000€ ou créer 1,5 millions d’emplois dans la fonction publique (éducation, santé, culture, loisir) avec un salaire mensuel net de 1 500€. 

Le contribuable se voit déposséder de plus 1 milliard d’euros chaque semaine au profit des banques privées. Ainsi, la catégorie la plus riche de la population a reçu de l’Etat le fabuleux privilège de s’enrichir aux frais du contribuable, sans absolument aucune contrepartie et sans fournir le moindre effort.

Par ailleurs, ce système permet à la Finance de soumettre la classe politique à ses intérêts et de lui dicter une politique économique par le biais des agences de notations, elles-mêmes financées par les banques privées. En effet, si un gouvernement adopte une politique contraire aux intérêts du marché financier, ces agences baissent la note attribuée aux Etats, ce qui a pour effet immédiat d’augmenter les taux d’intérêts.

Dans le même temps, lorsque l’Etat et la Banque centrale européenne renflouent les banques privées en difficulté – c’est-à-dire qu’ils procèdent à leur nationalisation de facto sans bénéficier d’aucun avantage, comme par exemple un pouvoir de décision au sein du Conseil d’administration, ils le font avec des taux d’intérêts moins élevés que ceux que ces mêmes entités financières appliquent à l’Etat.

Le système de crédit établi en France depuis 1973 et ratifié depuis par les traités de Maastricht et de Lisbonne n’a qu’un but : enrichir les banques privées sur le dos des contribuables. Il est regrettable qu’un débat sur les origines de la dette publique en France n’ait lieu ni dans les médias ni au sein du Parlement. Pourtant, il suffirait de redonner l’exclusivité de la création monétaire à la Banque centrale pour résoudre le problème de la dette.

[1] Eurostat, « La dette publique des Etats membres », décembre 2011. http://www.touteleurope.eu/fr/actions/economie/euro/presentation/comparatif-le-deficit-public-dans-la-zone-euro.html (site consulté le 12 juin 2012).

[2] Le Point, « Moscovici : l’Europe, dossier prioritaire, la dette publique est un ‘ennemi’ », 17 mai 2012.

[3] Loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000334815&dateTexte=19931231 (site consulté le 13 juin 2012)

[4] Maurice Allais, La crise mondiale d’aujourd’hui, Editions Clément Juglar, 1999.

[5] Une histoire de la dette, « Comprendre la dette publique », 7 octobre 2011. http://www.unehistoiredeladette.fr/2011/10/07/video-comprendre-la-dette-publique-en-quelques-minutes-et-drcac/ (site consulté le 13 juin 2012). Sociétal, « L’arnaque de la dette publique », http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm (site consulté le 13 juin 2012).

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-dette-publique-en-france-et-en-119457

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Y’en a marre des prélèvements

Posté par ippolito le 30 juillet 2012

Les prélèvements, c’est maintenant
 
La formule est facile mais on peut dire que le collectif budgétaire présenté mercredi est très singulier ! Le premier acte économique important du gouvernement est de remonter les impôts – pour tenir les engagements pris vis-à-vis de nos partenaires. C’est singulier parce que, en 2007, avant la crise, le premier acte de Nicolas Sarkozy avait été le fameux paquet fiscal, qui baissait les impôts.

Ce qui frappe, au-delà des mesures détaillées depuis mercredi, c’est un petit tableau du dossier de presse. Sur ce tableau figure la trajectoire prévue des prélèvements obligatoires jusqu’à la fin du quinquennat. On y découvre un chiffre : en 2017, le taux de « PO », c’est-à- dire de l’ensemble des impôts et cotisations, sera égal à 46,5 % de la richesse nationale.

C’est un niveau, sauf erreur que corrigeront les historiens, jamais été atteint dans l’histoire de France en temps de paix. 46,5% en 2017, contre 45% cette année, autour de 44% depuis vingt ans et … aux alentours de 37% avant 1980 sous Raymond Barre. La poussée a commencé avec François Fillon, Nicolas Sarkozy réélu l’aurait poursuivi, mais elle s’amplifie.

On peut trouver nécessaire un tour de vis fiscal pour baisser les déficits ; ou au contraire juger que ce n’est pas le bon moment quand la croissance s’évanouit. Ce qui est sûr est que c’est un vrai record. Mais ce n’est pas tout. A lire ce tableau, toujours, on voit que c’est en 2013 que la marche (à la montée) sera la plus haute. 1,2 point de PIB. On n’a donc pas fini d’entendre parler d’impôts.

Pour l’instant, ce sont les entreprises et les ménages aisés qui vont en payer le plus. Le gouvernement assure que ce seront, dans le budget 2013, encore les entreprises et les ménages aisés. Mais la question sera posée de savoir s’il faut serrer la vis sur les entreprises au moment où leurs marges sont historiquement faibles. Et de savoir si resserrer le filet sur le patrimoine ou l’épargne ne finira pas par avoir des effets contre-productifs. 

Avec ce qui est prévu, l’impôt sur la fortune, par exemple, rapportera plus qu’il n’a jamais rapporté : le rétablissement du barème antérieur à 2011 s’accompagne de la suppression du bouclier fiscal et du plafonnement qui existait depuis le gouvernement Rocard en 1988 ! Sur les revenus du capital, d’ici un an, la fiscalité sera plus lourde qu’elle ne l’a jamais été – même en 1981. On peut en penser ce que l’on veut mais c’est un fait.

Une petite précision : le concept de prélèvements obligatoires est contesté. Notamment en matière de comparaisons internationales. La prise en charge des dépenses de santé et de retraite est collective et obligatoire dans certains pays, au libre choix dans d’autres. Mais, dit-on, elles existent de toute façon. 

Peut-être. Il n’en reste pas moins que la tendance haussière est claire et que la France se distingue. Vous apprendrez aussi que la redevance télévision, les droits de timbre sur les passeports, les cartes grises ou les taxes d’enlèvement des ordures ménagères ne sont pas inclus dans les prélèvements obligatoires parce qu’ils sont, paraît-il, volontaires. Au total, cela équilibre !

http://blogs.lesechos.fr/dominique-seux/les-prelevements-c-est-maintenant-a11234.html

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Y’en a marre du laxisme des mairies

Posté par ippolito le 27 juillet 2012

Le laxisme de la mairie de Saint-Ouen
 
La Chambre régionale des comptes d’Ile de France pointe les dérives de la mairie de Saint Ouen (93). Les finances laissent à désirer. L’endettement a augmenté d’un tiers entre 2007 et 2009, pour atteindre aujourd’hui « des niveaux inquiétants ». 

Les travaux d’urbanisme doivent être mieux suivis, notamment l’aménagement des docks de la ville, pointe la Chambre.

La gestion du personnel laisse à désirer : hausse des effectifs, masse salariale en hausse de 23% entre 2004 et 2009. Le problème de l’absentéisme, déjà pointé par la Chambre, n’a toujours pas été réglé. 

Les agents de la municipalité ont une durée de travail annuelle inférieure de 60 heures par rapport au plancher légal. Le surcoût représente 2,2 millions €.

Des logements de fonction à loyer très modéré

La chambre détaille également plusieurs dérives. Une prime informatique de 6 000 € à certains agents, l’attribution de logements de fonctions aux loyers anormalement bas ou encore l’utilisation, sans autorisations, des véhicules communaux.

Enfin, au niveau administratif, la Chambre dénonce « l’absence d’outils efficaces d’aide à la passation de marché publics ». A titre d’exemple, un promoteur immobilier a acheté 70 logements au prix unitaire de 19.000 à 21.000 €. Un prix étrangement bas, même pour des logements insalubres.

http://www.lecri.fr/2012/04/09/le-laxisme-de-la-mairie-de-sait-ouen/30969

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Y’en a marre de la fraude fiscale

Posté par ippolito le 27 juillet 2012

Les redressements fiscaux ont rapporté 16,41 milliards d’euros à l’Etat en 2011

Les contrôles fiscaux ont rapporté 16,41 milliards d’euros à l’Etat français en 2011, légèrement plus qu’en 2010, selon le rapport d’activité de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) publié lundi 2 juillet. Les contrôles fiscaux avaient permis de récupérer 16 milliards en 2010.

Dans le détail, 10,81 milliards d’euros ont été récupérés grâce à des contrôles sur place, réalisés directement dans près de 47 500 entreprises et chez 4 000 particuliers, contre 10,4 milliards d’euros en 2010.

Les contrôles sur pièces, réalisés dans les bureaux du fisc, ont pour leur part permis de récupérer 5,59 milliards d’euros, contre 5,2 milliards en 2010.

966 PLAINTES POUR FRAUDE FISCALE

L’an passé, 15 402 contrôles fiscaux comportaient une action répressive pour sanctionner les manquements les plus graves, soit 30 % du nombre total des opérations, précise la Direction générale des finances publiques. Elle ajoute que 966 plaintes pour fraude fiscale ont été déposées.

Soulignant le renforcement des moyens de lutte contre la fraude, avec vingt-cinq mesures législatives prises et trente-six conventions d’assistance administrative signées avec d’autres Etats, la DGFIP indique que 79 370 comptes détenus par des Français ont été déclarés en 2011, contre 75 468 en 2010 et 51 960 en 2009.

Concernant les entreprises, le fisc a récupéré 3,6 milliards d’euros d’impôt sur les sociétés, près de 3 milliards de taxes sur le chiffre d’affaires et 1,6 milliard d’euros d’impôts sur le revenu.

En 2011, le nombre de demandes concernant un allègement total ou partiel à titre gracieux de l’impôt s’est élevé à 1,09 million d’euros, soit pratiquement autant qu’en 2010 (1,10 million). Les impôts locaux et la redevance audiovisuelle des particuliers représentaient 73 % de ces demandes, selon la DGFIP.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/07/03/les-redressements-fiscaux-ont-rapporte-16-41-milliards-d-euros-a-l-etat-en-2011_1728229_823448.html

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Y’en a marre du déficit de la securite sociale

Posté par ippolito le 27 juillet 2012

 Le déficit 2012 de la Sécu dépassera les prévisions

Le trou atteindra 14,5 milliards pour le régime général, révèle la Cour des comptes. Qui propose de désindexer pensions de retraite et allocations familiales.

Il y a moins de deux semaines, c’était la bonne nouvelle: un déficit 2011 du régime général de la Sécu inférieur aux prévisions, à 17,4 milliards d’euros. Voici déjà la mauvaise: le «trou» sera plus profond que prévu cette année. Il devrait atteindre 14,5 milliards, soit 700 millions de plus que le montant voté par les parlementaires. 

Le chiffre émane de la direction de la Sécurité sociale, citée dans le rapport de la Cour des comptes. S’y ajoute un déficit de 4,4 milliards pour le Fonds de solidarité vieillesse (qui finance la retraite des chômeurs, le minimum vieillesse…) au lieu des 4,1 milliards annoncés.

Explication de cette détérioration: côté recettes, le chômage limite la progression de la masse salariale, donc des cotisations sociales. Côté dépenses, l’inflation entraîne une hausse des pensions de retraite. Les dépenses de santé sont jusqu’ici conformes aux prévisions mais la Cour juge obligatoire de comptabiliser dès cette année la «prime à la performance» qui sera versée en 2013 aux généralistes qui atteignent en 2012 leurs objectifs (vaccinations, dépistages, prescription de génériques…). Soit 350 millions d’euros.

Économies à court terme

La juridiction financière ne manque pas d’idées pour générer des économies «à court terme». Elle rappelle sa proposition de désindexer provisoirement les pensions de retraite – qui sont alignées sur l’inflation dans les régimes de base -, soulignant qu’un point de «non-revalorisation» représente 750 millions de dépenses évitées pour la seule caisse des salariés du privé (Cnav).

 Elle envisage aussi de reconduire la mesure prise en 2012 sur les allocations familiales, à savoir une indexation sur la croissance et non les prix. Le gouvernement voudra-t-il s’engager sur des voies si impopulaires?

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/02/20002-20120702ARTFIG00542-le-deficit-2012-de-la-secu-depassera-les-previsions.php

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Y’en a marre des plans sociaux

Posté par ippolito le 27 juillet 2012

Le chômage ne se résume pas à la vague des plans sociaux

Selon la CGT, les plans sociaux actuellement en préparation pourraient détruire 75.000 emplois en France. Que signifie ce chiffre? Que peut faire le gouvernement? Les réponses de L’Expansion.com.

L’été risque d’être meurtrier sur le front de l’emploi. Comme certains l’avaient prévu, la déferlante de plans sociaux a attendu les élections pour s’abattre sur l’Hexagone. Et depuis quelques semaines les annonces de restructuration se multiplient. Au point que selon la presse, la CGT aurait révisé à la hausse ses prévisions de destructions d’emplois: 75.000 postes seraient menacés par les plans sociaux en préparation.

Ces plans qui font l’actualité

Entreprises.    Suppressions annoncées
Air France.      5122
PSA.    de 8000 à 10.000
Carrefour 3000
Hewlett-Packard 520
Bouygues.      556
Sanofi          4000
Tui France.    484

Le nom des entreprises concernées bien sûr n’est plus un mystère : PSA, où les syndicats craignent entre 8000 et 10.000 suppressions de postes, Air France où la direction a annoncé 5122 suppressions d’emplois ou encore HP, Arcelor Mittal, Conforama, Petroplus, la Fnac, et depuis hier Bouygues et SFR (Mieux vaut s’en référer à la longue liste de la CGT pour se faire une idée). 

« Ces plans sociaux opportunément retardés font courir le risque du chômage à plusieurs milliers de familles supplémentaires », a déploré mardi Jean-Marc Ayrault, dans son discours de politique générale. Mais quels sont ses moyens d’actions? Les réponses de L’Expansion.com.

Le chiffre de 75.000 postes menacés est-il crédible ?
C’est difficile à dire. La liste noire des plans sociaux établie fin mai par la CGT faisait état de 45.000 emplois menacés dans 46 grands groupes ou PME. Un chiffre alors jugé crédible par le ministre du travail, Michel Sapin. En un mois, 30.000 emplois supplémentaires seraient donc en danger. 

Certains plans sociaux risquent d’être plus destructeurs que ce qui était envisagé, comme celui de PSA, où l’on évoquait dans un premier temps 4000 suppressions de postes, ou celui de Sanofi qui selon la CGT pourrait atteindre 4000 postes contre 1000 il y a encore un mois. Reste qu’il est difficile de savoir où la CGT a trouvé les milliers d’emplois restants. 

Interrogée par L’Expansion.com, la confédération indique qu’elle se donne encore un peu de temps pour confirmer ces chiffres. « Mais il est certain que si l’on arrivait à répertorier toutes les entreprises dans lesquelles l’emploi est menacé, nous dépasserions allégrement ces estimations », explique Mohammed Oussedik de la CGT, qui admet volontiers que ces chiffres ont pour vocation de peser dans les négociations du prochain sommet social.

Qu’est-ce que cela signifie pour la situation de l’emploi en France ?

C’est évidemment un très mauvais signal. Lorsque les entreprises commencent à tailler dans leurs effectifs, c’est qu’elles sont au plus mal. Avant d’en arriver là, elles commencent généralement à geler les embauches, supprimer le recours à l’intérim et aux CDD. « Les licenciements ou plans de départs volontaires, appelez ça comme vous voudrez, n’arrivent que dans un second temps, lorsque les entreprises n’ont plus aucune marge de manoeuvre, notamment par la réduction du recours à la sous-traitance », explique ainsi Gilles Saint Paul de l’Ecole d’économie de Toulouse.

En un sens, cela signifie aussi que cette vague de plans sociaux ne sera pas à l’origine d’une explosion des chiffres du chômage à la rentrée. De fait on oublie trop souvent de dire que ces plans sociaux, aussi catastrophiques et spectaculaires soient-ils, ne sont pas l’essentiel des destructions d’emplois en France. Ils représentent moins de 20% des ces destructions, qui sont essentiellement le fait des petites entreprises (au premier trimestre 65200 emplois ont été détruits à la suite défaillances d’entreprises, dont plus de 90% de moins de 10 salariés), de la situation de l’intérim et du non renouvellement des CDD.

Que compte faire le gouvernement ?

Pour le moment, cela reste assez flou car tout est renvoyé à la conférence sociale des 9 et 10 juillet prochain, qui doit être l’occasion pour le gouvernement de discuter de ces problématiques avec les partenaires sociaux. Ce mercredi Michel Sapin a toutefois précisé qu’il prévoyait de faire passer une loi sur les licenciements abusifs d’ici la fin de l’année. Ce dernier se dit favorable à un alourdissement de ces licenciements pour les patrons qui décident « de fermer quelque part une unité rentable parce qu’il veut pouvoir gagner encore plus d’argent qu’avant ». Une façon de remettre sur la table l’autorisation judiciaire des licenciements, idée chère au nouveau ministre du travail.

Sauf que son efficacité sera forcément relative. Quand bien même les juges auraient un mot à dire sur certains licenciements qu’ils ne trouveraient pas justifiés, ils ne pourront pas empêcher l’ensemble des plans sociaux en préparation.

En réalité, la situation de l’emploi n’a aucune chance d’évoluer sans croissance économique. Selon les calculs de l’OFCE, il faudrait une croissance supérieure à 1% pour créer de l’emploi, et supérieure à 1,5% pour repasser sous la barre des 10% de chômage qui devrait être franchie cet été en France métropolitaine. D’ici là le gouvernement -qui vient d’annoncer un tout petit 0,3% de croissance pour 2012- peut continuer d’appliquer quelques morceaux de sparadrap, en créant notamment 150.000 emplois d’avenir, mais il ne résoudra pas le problème de fond.

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/le-chomage-de-se-resume-pas-a-la-vague-des-plans-sociaux_310649.html

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