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Y’en a marre de l’équipe de France

Posté par ippolito le 26 juillet 2012

Quel est le montant de la prime reçue par les joueurs de l’ équipe de France de football pour l’ Euro 2012 ?

Grâce à leur qualification pour les 1/4 de finale de l’ Euro 2012, les Bleus de Laurent Blanc vont recevoir une prime de 100 000 euros ! Chaque joueur de l’ équipe de France va donc recevoir une jolie prime de 100 000 euros. C’est bien cher payé pour une si médiocre prestation ( 1 seule victoire, 1 nul et 2 défaites).

C’est la Fédération Française de Football qui avait négocié le montant de cette prime en cas de qualification des Bleus en 1/4 de finale de l’ Euro 2012. Un joli pactole de 100 000 euros que les joueurs de l’ Equipe de France vont s’empresser d’empocher sans broncher, alors que les joueurs italiens ont tous décidé de reverser leur prime aux sinistrés de la région d’Emilie-Romagne…

source: menly.fr

http://www.impots-economie.com/prime-des-bleus-pour-l-euro/

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Y’en a marre de l’équipe de France

Posté par ippolito le 26 juillet 2012

Equipe de France de football : petit jeu, gros salaires

Moins d’argent et plus de résultats, avaient promis les nouveaux dirigeants du foot français après le désastre de l’Afrique du Sud en 2010. Raté !

On a les cocoricos qu’on peut… Avant même que soit donné le coup d’envoi de l’Euro 2012, le 8 juin à Varsovie, l’équipe de France pouvait s’enorgueillir d’en détenir d’une certaine façon la première place : elle est la formation la plus chère de la compétition. 

Selon nos calculs exclusifs, ses onze joueurs les plus capés ont perçu cette année 65 millions d’euros de salaire de leurs clubs respectifs, contre à peine 55 pour les Anglais, 52 pour les Italiens et 53 pour les Espagnols, champions du monde. Côté résultats sportifs, en revanche, le tableau est un peu moins brillant. Avec un score de 21 points obtenus lors des qualifications, les Bleus ont fait moins bien que la plupart de leurs adversaires. Les Russes, qui ne sont pourtant pas des foudres de guerre, ont récolté 23 points, et les Grecs, pourtant payés quatre fois moins, en ont arraché 24. Petit jeu, gros salaires, voilà où en est l’équipe de France…

Nom d’un penalty raté, on croyait pourtant en avoir fini avec cette impossible équation ! Après le désastre de la Coupe du monde sud-africaine, les dirigeants du foot français n’avaient-ils pas promis de remettre les choses en ordre ? De supprimer une fois pour toutes les dépenses somptuaires et de pousser sérieusement l’entraînement des joueurs. Eh bien, ils ont encore du chemin à faire.

 Bien sûr, ce n’est pas de leur faute si la cote des stars tricolores n’a cessé de grimper ces dernières années dans leurs clubs respectifs. Si le Bayern de Munich ou Manchester City versent respectivement 10,5 millions d’euros à un Franck Ribéry et 10,7 à un Samir Nasri, qu’y peuvent-ils ? Mais les dirigeants de la Fédération française de football (FFF) auraient au moins pu veiller à ne pas en rajouter dans le bling bling.

Au lieu de quoi, ils se sont contentés de faire semblant de jouer les modestes. Prenons par exemple les primes de match. Elles ont bien été revues à la baisse, comme annoncé : depuis l’arrivée de Laurent Blanc, les Bleus ont touché 10 000 euros par victoire, 5 000 euros pour un nul, et zéro euro en cas de défaite, contre 15 000 euros auparavant par rencontre gagnée.

 Mais la Fédération a arrondi ce pécule, en offrant à ses poulains 10 000 euros de droit à l’image à chaque match. Et pour la qualification à l’Euro, chaque Bleu a reçu 140 000 euros, auxquels il faudra bientôt ajouter un bonus au titre de leur… participation à l’Euro. Nuance. A combien s’établira ce dernier chèque ? Pour l’instant, aucun chiffre ne filtre, même si l’on sait déjà que Noël Le Graët, le patron de la FFF, ne veut pas entendre parler des 300 000 euros par joueur octroyés avant la Coupe du monde 2010. Mais il est certain que les vedettes de l’équipe tricolore ne jouent pas pour rien.

Et la Fédé n’a pas lésiné non plus sur leur installation. Pas question, bien sûr, de renouveler la bourde du Mondial 2010, lorsque le onze français avait pris ses quartiers dans un palace à 600 euros la nuit. Le nouveau sélectionneur, Laurent Blanc, qui rêvait d’un hôtel de luxe en Pologne, a dû se rabattre sur un établissement moins tape-à-l’œil en Ukraine.

 Mais, en compensation, la FFF s’est lâchée sur le centre d’entraînement : nos footballeurs préparent leurs matchs dans le somptueux Kirsha Training Facility du Shakhtar Donetsk, le club de Rinat Akhmetov, un milliardaire sulfureux dont la fortune est estimée à 21 milliards d’euros. Quarante-trois hectares d’installations avec piscine, spa, huit terrains en herbe et une pelouse synthétique couverte sont mis à leur disposition. 

Résultat : à en croire certains à la FFF, ce séjour reviendra presque aussi cher que les frasques sud-africaines. D’autant que le staff de Laurent Blanc coûte aujourd’hui deux fois plus cher que celui de son prédécesseur Raymond Domenech.

Mais, au moins, l’image sera sauve : on ne pourra pas dire que les Bleus sont en vacances dans un palace ! Pour le moment, du reste, la FFF peut se permettre ce luxe : en dépit de quelques défections, elle est en effet parvenue à maintenir ses formidables recettes de pub après l’épisode désastreux du bus de Knysna. 

«Le football reste le sport numéro 1, et nous ne pensons pas qu’un tel scandale puisse se reproduire avec Laurent Blanc», parie le responsable marketing d’une marque partenaire des Bleus. L’équipe de France peut d’abord compter sur TF1 (la chaîne lui verse 45 millions par an pour retransmettre ses matchs) et sur Nike, qui lui apporte chaque année un vrai trésor.

 Mais elle bénéficie aussi des largesses d’une pluie de sponsors. Ses «partenaires majeurs» (Crédit agricole, PMU, GDF Suez) lui versent aux alentours de 4 millions par an, ses «partenaires officiels» (Carrefour, SFR, Sport 2000 ou Citroën, qui a remplacé Toyota) 1,5 million, et ses «fournisseurs officiels», comme Brioche Pasquier ou Coca-Cola, 500 000 euros par an. En somme, l’argent coule à flots.

Mais cette prospérité est bien plus fragile qu’il n’y paraît. Venant après celui de l’Afrique du Sud, un nouvel échec sportif à l’Euro pourrait en effet pousser beaucoup de sponsors à quitter le navire tricolore. Fous de rage après l’épisode de Knysna, certains d’entre eux ont d’ailleurs exigé dès juin 2010 une modification de leurs engagements.

 Jusqu’en 2014, tous les contrats passés avec les partenaires sont désormais assortis d’un système de «bonus-malus», calculé en fonction des performances sportives de l’équipe de France mais aussi de l’image des Bleus auprès du public. Grâce à sa qualification pour l’Euro 2012, la première partie du contrat a été remplie – temporairement, du moins. Le second indice, bien plus aléatoire, se fonde sur la «cote d’amour» des Bleus dans l’opinion.

 Pour la mesurer, la Fédération française de football a fait appel à Kantar Média, une société d’études et de conseil, qui prend le pouls du grand public tous les mois auprès d’un échantillon représentatif de la population. Au total, ce sont 20% des sommes versées par les sponsors qui dépendent de ce baromètre.

Avant l’Euro, la note était très bonne puisque, selon nos informations, elle tournait aux alentours de 8/10, ce qui équivaut à un triple A. Mais, Noël Le Graët le sait, il suffirait d’une nouvelle déception sportive en Ukraine et en Pologne pour la faire dégringoler dans les profondeurs. Surtout si l’échec sur le terrain était assorti d’un nouveau caprice financier de nos stars surpayées.

 Les premiers sondages, réalisés à l’automne 2010 au retour d’Afrique du Sud, donnaient une note de 2/10 ! Autant dire que la déclaration de Laurent Blanc, en février dernier, n’a pas dû mettre en joie le patron de la Fédé. «Mon objectif à l’Euro ? a annoncé le sélectionneur dans les colonnes du “Monde”. Gagner un match…» Il veut la faillite ou quoi ?

210 millions d’euros : 
C’est le budget prévisionnel de la Fédération française de football pour l’année 2012. Près de 32 millions d’euros seront consacrés au paiement des salaires de ses 250 employés.

42,7milliards d’euros : 

C’est ce que verse chaque année Nike à l’équipe de France, pour assurer sa promotion. L’équipementier américain regretterait amèrement d’avoir signé ce contrat mirifique… quelques mois avant le désastre de l’Afrique du Sud.

Le staff de Blanc coûte le double de celui de Domenech

Laurent Blanc a redressé l’équipe de France, mais certainement pas les finances de la FFF. Selon nos informations, son staff a coûté, pour la qualification à l’Euro, 91 000 euros par point marqué, contre 47 000 pour celui de Domenech lors des qualifications à la Coupe du monde 2010. Il faut dire que le nouveau sélectionneur est payé deux fois plus que son prédécesseur. 

Son salaire, négocié avec Jean-Pierre Escalettes, l’ex-président de la Fédé, agace le nouveau patron, Noël Le Graët. D’autant que le staff de Blanc coûte lui aussi deux fois plus cher. Chaque année, la FFF doit sortir 2 millions d’euros pour payer les salaires des 22 personnes qui encadrent l’équipe de France. Alain Boghossian, l’entraîneur adjoint, empoche 30 000 euros par mois et Marino Faccioli, le directeur administratif, près de 14 000. 

Plus verni encore, Fabien Barthez, grand ami du sélectionneur, toucherait pour sa part 90 000 euros par mois pour un rôle de consultant, que de nombreux spécialistes jugent franchement exagéré. Le divin chauve se contenterait de passer quelques heures de temps à autre au centre d’entraînement de Clairefontaine.

© Capital

http://www.capital.fr/enquetes/revelations/equipe-de-france-de-football-petit-jeu-gros-salaires-734190

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Y’en a marre du prix de l’essence

Posté par ippolito le 26 juillet 2012

La surtaxe pétrolière pourrait provoquer une petite hausse à la pompe

Les prix à la pompe pourraient augmenter d’un centime par litre suite à l’instauration d’une taxe sur les pétroliers.
 
La nouvelle taxe confirmée par le gouvernement ce mercredi sur le secteur pétrolier aura-t-elle une incidence sur les prix à la pompe ? 

Selon les calculs du ministère des finances, la hausse est possible, mais elle devrait rester minime, de l’ordre de 1 centime par litre. 

Présentée ce mercredi au collectif budgétaire, la mesure doit rapporter 550 millions d’euros en 2012. Elle prendra la forme d’une taxe de 4 % sur les stocks des produits pétroliers. La somme devra être acquittée par les raffineurs tels que Total et les distributeurs comme Leclerc, Auchan et Carrefour avant le 15 décembre. 

Pour justifier ce régime spécial, le gouvernement rappelle que les bénéfices des opérateurs pétroliers «échappent parfois à toute imposition en France» et que leurs marges «ont été longtemps soutenues par la flambée des prix du pétrole».

«Un mauvais coup pour le raffinage français»

« C’est fondamentalement un mauvais coup pour le raffinage français », a réagi mercredi auprès de l’AFP le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky. « Il y a une contradiction entre le fait de vouloir sauver les raffineries françaises et les taxer. »

En revanche, Jean-Louis Schilansky ne croit pas en la répercussion de cette taxe sur les prix à la pompe. Pour lui, la concurrence entre les raffineurs français et étrangers devrait prévenir l’augmentation des prix.

Pour ne pas grever encore le pouvoir d’achat des français, le candidat Hollande avait annoncé pendant sa campagne le blocage des prix à la pompe. Mais après avoir atteint des records en mars-avril, le prix du gazole et du sans plomb a chuté ces dernières semaines. En un mois, le prix du baril a baissé de 20%.

http://www.leparisien.fr/economie/la-surtaxe-petroliere-pourrait-provoquer-une-petite-hausse-a-la-pompe-04-07-2012-2077500.php

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Y’en a marre de la crise

Posté par ippolito le 26 juillet 2012

Les pauvres fauchés par la crise

 En 2009, la baisse du niveau de vie a surtout pesé sur les plus fragiles, accentuant les inégalités.

Injuste crise. La récession qui a touché la France en 2009, avec un recul de 3,1% du PIB, le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale, n’a pas touché tous les Français de la même manière. Loin de là. 

Selon l’Insee, qui rend publique aujourd’hui l’édition 2012 de son étude «Revenus et patrimoines des ménages», ce sont avant tout les plus modestes, et dans une moindre mesure, et pour des raisons de structure des revenus, les 10% les plus riches, qui ont connu un recul de leur niveau de vie entre 2008 et 2009.

 Davantage touchés, les plus pauvres concentrent aussi des caractéristiques sociologiques qui en font les amortisseurs de la crise au profit du reste de la population, divisant un peu plus la société entre précaires et protégés. Sur une période plus longue, enfin, l’Insee met en lumière une autre injustice : celle de l’accentuation des inégalités de patrimoine.

La situation des plus modestes s’aggrave

En 2009, le niveau de vie (1) médian des Français (qui partage la population en deux moitiés égales, l’une disposant de plus, l’autre de moins) s’établissait à 19 080 euros par an, soit 1 590 euros par mois. 

Ce montant n’a progressé que de 0,4% (hors inflation) par rapport à 2008, contre 1,4% par an en moyenne entre 1996 et 2008. Soit une quasi-stagnation. Mais au-delà de cette médiane, la crise a avant tout concerné les 40% les moins aisés, et surtout les 10% les plus pauvres (moins de 10 410 euros par an) qui ont subi une chute de 2,1% de leur niveau de vie en 2009 par rapport à 2008. 

Un recul «lié en premier lieu à la dégradation du marché du travail, le taux de chômage étant passé de 7,4% en 2008 à 9,1% en 2009», note l’Insee. Et qui explique que le taux de pauvreté ait progressé de 0,5 point, passant de 13% à 13,5% de la population.

 A l’inverse, au-delà des 40% des plus modestes, le niveau de vie a crû, d’abord modérément, puis plus nettement, pour les 60% de Français les plus aisés. Parmi eux, seuls les 10% les plus riches (plus de 35 840 euros par an, ou 2 987 euros par mois), ont connu un recul de 1,2% de leur niveau de vie. Une baisse cependant moins importante que celle des 10% les plus pauvres et qui provient, selon l’Insee, «d’un recul des revenus d’activité des indépendants et des revenus du patrimoine».

 Et avec des conséquences d’autant moins fortes que le niveau de vie de cette population «avait progressé plus rapidement que celui des autres personnes, porté par la dynamique des très hauts revenus» lors de la décennie précédente. Ce phénomène, qui a conduit la crise de 2009 à toucher avant tout les plus modestes, tranche avec le dernier ralentissement économique de 2002-2004, dont l’impact avait été plus équitablement réparti (voir graphique).

Jeunes et précaires dans la tourmente

L’Insee a également découpé la population en six ensembles. Le premier, qui regroupe le quart des Français les moins aisés, ne profite que de 11,5% de l’ensemble des revenus. Sans surprise, les jeunes y sont surreprésentés, mais aussi les familles monoparentales ou nombreuses. Ainsi que les chômeurs, les inactifs et les non-diplômés. 

Mais aussi les précaires (CDD, intérim, apprentis…), deux fois plus nombreux, en proportion, que dans le reste de la population. Les précaires, premières victimes de la crise ? L’Insee confirme ainsi ce qui s’est passé sur le marché du travail durant cette période : à savoir que les CDI ont été largement épargnés, alors que les précaires constituaient les plus gros bataillons d’inscriptions à Pôle Emploi. Une confirmation d’une société à deux vitesses, où la variable d’ajustement reste la partie la plus fragile.

Des inégalités de patrimoine accrues

L’Insee s’est également penché sur les inégalités de patrimoine et leur évolution sur une décennie. Début 2010, la moitié des ménages vivant en France déclaraient un patrimoine brut (avant remboursement des emprunts) supérieur à 150 200 euros. Ces 50% les «mieux dotés» accaparent ainsi 93% du patrimoine brut total en France.

 Les 10% les plus riches en concentrent même 48%. A l’autre bout de la chaîne, les 10% les plus pauvres possèdent moins de 0,1% du patrimoine total… Et ces disparités ne se sont pas vraiment rééquilibrées. Selon l’Insee, la masse de patrimoine détenue par les ménages français a été multipliée par 2,3 entre 1998 et 2010. 

Mais il ne s’agit que d’une moyenne. Car celle des 10% les mieux dotés a crû de 131% sur la même période, quand la masse des moins aisés n’a progressé que de 20%. Du travail en perspective pour Hollande…

(1) Niveau de vie par unité de consommation : ensemble des revenus d’un ménage (travail, capital, transferts sociaux…), net d’impôts, et divisés par le nombre d’unité de consommation (1 UC pour le 1er adulte, 0,5 pour le suivant, 0,3 pour les moins de 14 ans).

http://www.liberation.fr/economie/2012/07/03/les-pauvres-fauches-par-la-crise_830991

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Y’en a marre de la fraude fiscale

Posté par ippolito le 25 juillet 2012

Combattre la fraude fiscale : un enjeu prioritaire, des emplois nécessaires

Des rapports récents montrent que la fraude fiscale s’intensifie et se développe. Pour Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national Solidaires Finances Publiques, l’amélioration du contrôle passe par une augmentation des effectifs chargés de la lutte contre la fraude.

La fraude fiscale a atteint un niveau préoccupant. Les quelques estimations qui existent montrent toutes que la fraude est colossale : le Syndicat national Solidaires Finances Publiques (ex SNUI) l’évalue entre 42 à 51 milliards d’euros par an et la Commission européenne avance pour sa part une fourchette moyenne de 2 à 2,5 % du produit intérieur brut (PIB), soit 39 à 49 milliards d’euros pour la France). 
  
Tous les travaux montrent que la fraude fiscale est importante et qu’elle se développe, se diversifie, se complexifie et s’internationalise. Pourtant, les moyens humains alloués au contrôle fiscal diminuent alors que le contrôle fiscal est budgétairement et socialement utile. 

Un rapide calcul montre que chaque agent, quelle que soit sa catégorie et son service (brigades de vérification, pôles de contrôle et d’expertise, services de recherche…), travaillant dans la sphère du contrôle fiscal présente un niveau annuel de redressement moyen par agent d’environ 1,4 million d’euros (en clair, en quelques mois d’activité, un agent a en quelque sorte payé toute sa carrière, retraite comprise !).

 Autant dire que les missions de détection, de programmation du contrôle et de contrôle fiscal sont particulièrement rentables (le même raisonnement pourrait s’étendre aux autres missions de la Direction générale des finances publiques : accueil, conseil aux collectivités locales, gestion publique…). 

Malgré tout, l’idée fausse selon laquelle il y aurait trop de fonctionnaires à Bercy, solidement ancrée dans l’esprit des responsables politiques, bloque toute possibilité de renforcement en emplois et, pire, a conduit à supprimer près de 25 000 emplois entre 2002 et 2012 au sein de la Direction générale des finances publiques (rattachée au Ministère du budget). Toute la chaîne de travail mifiscale et financière de l’Etat est touchée : accueil, gestion, programmation, recouvrement, contrôle.

CRÉER DES EMPLOIS PUBLICS POUR FAIRE DES ÉCONOMIES

La sphère du contrôle dans son ensemble souffre de ces réductions d’effectifs. Faute d’agents donc de temps, c’est l’urgence et la gestion statistique qui rythment le quotidien, au détriment des investigations de fond. Pourtant, les enjeux sont immenses, mais le décalage entre la réalité économique et les moyens dont dispose le contrôle fiscal continue de s’accroire. 

Améliorer le contrôle passerait par : 

- un contrôle plus présent et plus réactif dans ces procédures, 
- le développement de la coopération internationale et de la coopération entre administrations françaises, 
- des moyens humains, même si le propos peut paraître incongru aux tenants du «moins d’État, moins de fonctionnaires». Les faits sont têtus : même avec l’aide précieuse de l’informatique, on n’a pas trouvé mieux que l’être humain pour ; gérer l’impôt, renseigner le public, détecter la fraude, vérifier les dossiers, contrôler les comptes ou encore recouvrer l’impôt. 
  
Le gouvernement a annoncé que les Ministères de l’économie et des finances et du budget n’étaient pas prioritaires en termes d’emplois publics. Or, à l’évidence, la lutte contre la fraude fiscale dans toutes ses composantes constitue un enjeu central, donc prioritaire, pour l’action publique. Sauf à expliquer aux contribuables honnêtes qu’il est normal qu’ils paient ce que d’autres fraudent, la nécessité du développement et du renforcement du contrôle fiscal doit donc être reconnu comme un enjeu central des politiques publiques. La légitimité d’un système fiscal passe en effet par un contrôle efficace et adapté aux enjeux.

http://www.marianne2.fr/Combattre-la-fraude-fiscale-un-enjeu-prioritaire-des-emplois-necessaires_a220371.html

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Y’en a marre du déficit

Posté par ippolito le 25 juillet 2012

Le déficit de l’Etat s’est creusé de 1,2 milliard sur un an

Le compteur des dépenses de l’Etat affichent 159,5 milliards d’euros en mai, soit 7 milliards de plus qu’il y a un an. Le déficit atteint désormais 69,6 milliards d’euros.

Le déficit de l’Etat a augmenté de 1,2 milliard d’euros en mai sur un an, à 69,6 milliards d’euros, du fait du rythme de comptabilisation des dépenses en début d’année plus soutenu que l’année précente, a annoncé vendredi 6 juillet le ministère du Budget.

Au 31 mai, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont atteint 159,5 milliards d’euros contre 152,7 milliards un an plus tôt. Cette progression des dépenses est en ligne avec la loi de finances rectificative de mars 2012, a souligné Bercy.

Les difficultés liées à la mise en place du nouveau système informatique de comptabilité Chorus étant terminées, « les ministères ont pu démarer leur gestion 2012 plus rapidement qu’en 2011″, a expliqué le ministère. A fin mai, « la dépense évolue à son rythme de croisière », a-t-il ajouté.

« Surévaluation des recettes fiscales du gouvernement précédent »

A l’issue des cinq premiers mois de l’année, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) se sont établies à 111,2 milliards d’euros contre 108,8 milliards à fin mai 2011.

« Cette situation confirme la surévaluation manifeste des recettes fiscales de la loi de finances rectificative du 14 mars 2012″, sous le précédent gouvernement, a estimé le ministère, qui rappelle que dans le cadre du projet de loi de finances rectificative adopté mercredi en conseil des ministres, les produits de l’impôt sur les sociétés et de la TVA ont été revus à la baisse de 3,4 milliards et 1,4 milliard d’euros respectivement.

Recette exceptionnelle de la 4G

Quant au produit des recettes non fiscales, il s’élevait fin mai à 4,9 milliards d’euros, contre 4,3 milliards un an plus tôt, écart qui résulte, pour l’essentiel, de la recette exceptionnelle enregistrée par la vente des fréquences de la4G.

Le déficit des comptes spéciaux s’est établi à 21,2 milliards d’euros contre 24,4 milliards à fin mai 2011, évolution « encore peu significative », exception faite également de l’enregistrement de la quote-part des recettes de la 4G.

(Avec AFP)

http://www.challenges.fr/economie/20120706.CHA8693/budget-le-deficit-de-l-etat-s-est-creuse-de-1-2-milliard-en-mai-sur-un-an.html

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