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Y’en a marre des JO et de monsieur Estrosi

Posté par ippolito le 10 septembre 2012

Christian Estrosi et les JO d’hiver à Nice : une note de 1,8 million d’euros et une retouche Photoshop

La ville de Nice n’organisera pas les Jeux Olympiques d’hiver en 2018. 

Plusieurs villes étaient sur les rangs et c’est finalement Annecy qui a été retenue pour représenter la France. L’annonce a été faite le 18 mars 2009. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a tout tenté pour faire gagner sa ville et n’a pas lésiné sur les moyens. Depuis plusieurs mois, le Canard Enchaîné suit l’histoire de cette candidature.

Retour sur le feuilleton des JO d’hiver à Nice.

Combien coûte une candidature à la candidature pour les Jeux Olympiques ? 

Le Canard Enchaîné révèle la somme dépensée par le maire de Nice : « Christian Estrosi est vite redescendu de la montagne après la sanction du comité olympique français. Le 18 mars, à peine sa ville était-elle écartée des JO d’hiver 2018 que le député-maire UMP annonçait « réfléchir » aux JO d’été 2024. 

Mais en attendant ces jours heureux l’heure est au règlement de facture. « 808 975 euros précisément »; c’est la douloureuse de la com’ olympique d’Estrosi. (…) Le contribuable niçois, qui vient d’essuyer une hausse de 15% des impôts locaux, n’a pas fini de digérer l’aventure Nice 2018″.

Si la note paraît salée, c’est tout simplement parce que Christian Estrosi était convaincu que sa ville allait être retenue, la municipalité a donc dépensé en conséquence. Pour s’assurer d’un succès à portée de mains, le maire de Nice a confié la campagne de communication à Havas, dirigé par Vincent Bolloré, à travers l’agence Euro RSCG (Jacques Séguéla aurait aidé la mairie gratuitement). La collaboration avec Vincent Bolloré a même été plus loin, révèle le Canard Enchaîné, puisque la mairie de Nice a payé de nombreux encarts publicitaires dans « DirectNice » lancé le 22 janvier dernier et détenu par… Vincent Bolloré.

La candidature de Nice a également coûté 982 441 euros au conseil général

Pour bouclier le budget de communication, la ville de Nice a bénéficié du soutien du conseil général des Alpes-Maritimes qui a déboursé, selon l’hebdomadaire, 982 441 euros. Cette somme colossale s’explique certainement par les liens qui unissent le président du conseil général des Alpes-Maritimes et l’actuel maire de Nice. 

Les deux hommes se connaissent bien puisque l’actuel président du conseil général était l’ancien bras droit de Christian Estrosi. Et ce dernier a tout fait pour que son numéro 2 lui succède au conseil général comme l’avait raconté le Canard Enchaîné en décembre 2008. 

Depuis son départ du gouvernement, Christian Estrosi avait prévu de confier la présidence du conseil général des Alpes-Maritimes à son fidèle-lieutenant, le député-maire Eric Ciotti. Sauf que pour prendre la succession de Christian Estrosi, il fallait bien évidemment être membre du conseil général.

 Le poulain du maire de Nice s’est donc présenté aux cantonales en mars 2008… et a perdu. Mais le maire de Nice a convaincu un conseiller général d’un autre canton de démissionner six mois plus tard pour que son poulain retente sa chance. La deuxième tentative a été la bonne. L’UMP étant majoritaire au conseil général, le bras droit de Christian Estrosi n’a eu aucun mal à être élu président du conseil général. 

C’est dans ce contexte que le conseil général a donc consenti à faire un chèque de plus de 900 000 euros pour la candidature de Nice aux Jeux Olympiques d’hiver en 2018.
La mairie avait pourtant rajouté des montagnes pour renforcer son dossier

La mairie de Nice a tout tenté pour obtenir les JO d’hiver, quitte à rajouter quelques montagnes sur une photographie qui figurait en page d’accueil du site Internet de la mairie. C’est le Canard Enchaîné (encore lui) qui avait repéré la supercherie dans son numéro du 14 janvier 2009 : 

la différence entre les deux photos « est simple comme un coup de Photoshop du maire Christian Estrosi. Ses services, des as de la retouche, n’ont pas lésiné sur le montage grossier. Ils ont utilisé plusieurs photos panoramiques de la ville, prises en hiver et sous des angles différents, qu’ils ont ensuite agrandies, coupées, copiées et collées les unes à côté des autres. Résultat : le massif du Mont-Blanc n’a qu’à bien se tenir ! »

La semaine suivante, alors que l’anecdote n’avait été relayée par aucun média, Christian Estrosi a contre-attaqué en faisant une déclaration à l’AFP : « Je suis franchement mécontent. Autant je comprends l’esprit du Canard dans la vie publique, autant là ce n’est pas à une personne mais à une population et à un territoire de près d’un million d’habitants que s’attaque le Canard pour les discréditer ». 

La charge est violente, on comprend alors que l’hebdomadaire satirique a été malveillant et que tout est faux. Pourtant, deux phrases plus tard, le maire de Nice va reconnaître implicitement le trucage : « Nice bénéficie d’une situation exceptionnelle alliant mer et montagne (…) 

Le photomontage publié sur le site Internet de la ville n’était qu’une évocation graphique de cette proximité réelle ville-montagne ». Le maire de Nice a donc inventé le synonyme de « retouche Photoshop » : « évocation graphique ».

Au total, la candidature de Nice a quasiment coûté deux millions d’euros… pour rien.

*** Liens
Le Canard enchaîné · 31 mar. 2009 à 23:05 ·   
Revue de presse « Canard Enchaîné »

- Christophe Nobili, « Adieu Chamonice », Le Canard Enchaîné n°4613, 25 mars 2009
- C.N, « Chamonice ou l’évocation graphique d’Estrosi », Le Canard Enchaîné n°4604, 21 janvier 2009
- Christophe Nobili, « Estrosi invente la ville de Chamonice », Le Canard Enchaîné n°4603, 14 janvier 2009
L’échec de la candidature de Nice a coûté 809 975 euros à la mairie

http://www.politique.net/2009033103-estrosi-jo-nice-photoshop-et-une-note-de-1-million-d-euros.htm

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Y’en a marre des taxes sur les carburants

Posté par ippolito le 10 septembre 2012

Carburant : ce que rapporte un plein à l’Etat

TICPE et TVA rapportent 34 milliards d’euros à l’Etat. 

La fiscalité sur les carburants, que le gouvernement veut diminuer provisoirement afin de contrer l’envolée des prix à la pompe, représente entre la moitié et les deux tiers d’un plein de gazole ou d’essence. C’est une source de recettes considérables pour le budget de l’Etat.

D’après la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), la fiscalité représentait en 2010 plus de 60% du prix de l’essence (61,4% pour le sans plomb 95 et 60,3% pour le sans plomb 98) et 53,7% pour le gazole. 

Cette proportion a diminué ces dernières années (en 2004, elle dépassait 70% pour l’essence et 60% pour le gazole), la part de la fiscalité diminuant mécaniquement lorsque les prix du pétrole brut augmentent.

TICPE et TVA rapportent 34 milliards dans les caisses de l’Etat

Ces taxes (qui ont rapporté plus de 34 milliards d’euros en 2010, soit plus de 10% des recettes fiscales) sont constituées par l’ex- »taxe intérieure sur les produits pétroliers » (TIPP), rebaptisée en 2010 « taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques » (TICPE), et par la TVA.

La TICPE varie selon les catégories de carburants: plus de 60 centimes par litre pour l’essence contre une quarantaine pour le gazole. Une partie est reversée aux départements et aux régions. Depuis 2007, ces dernières peuvent moduler la tranche qui leur est réservée, dans des limites fixées par l’Etat.

Toujours selon la DGEC, la TICPE a rapporté, en 2010, 23,9 milliards d’euros, ce qui en fait à elle seule le quatrième poste de recettes de l’Etat, derrière la TVA, l’impôt sur le revenu et celui sur les sociétés.
Sur ce total, 14,2 milliards sont revenus à l’Etat, 6 milliards aux départements et près de 4 milliards aux régions.

De nombreux secteurs économiques bénéficient de réductions ou d’exemptions par rapport à cette taxe (transport routier, transport en commun, taxis, agriculture, pêche, transport fluvial, compagnies aériennes…).

A cela s’ajoute la TVA. Les ventes de carburants sont assujetties au taux normal de 19,6%, hormis les taux réduits accordés aux marins-pêcheurs et en Corse. Les recettes liées aux produits pétroliers ont représenté en tout environ 8,3 milliards en 2010.

http://www.leparisien.fr/economie/carburant-ce-que-rapporte-un-plein-a-l-etat-22-08-2012-2133393.php

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Y’en a marre des fonctionnaires qui gagnent plus que Hollande

Posté par ippolito le 10 septembre 2012

Ces fonctionnaires qui gagnent mieux qu’Hollande et Ayrault

Selon Challenges, 656 hauts fonctionnaires sont mieux payés que le président de la République et le premier ministre. Au Quai d’Orsay et à Bercy, les rémunérations sont particulièrement élevées.

Parmi les hauts fonctionnaires de l’État français qui gagnent le mieux leur vie, beaucoup travaillent pour le ministère des Affaires étrangères, à l’étranger. Selon des données demandées à Matignon par nos confrères de Challenges , certains ambassadeurs peuvent toucher jusqu’à 35.000 euros brut par mois, notamment ceux qui exercent dans des régions à haut risque. Comme l’ambassadeur de France en Afghanistan: en plus de son salaire brut par mois, il touche une indemnité de résidence de 25.000 euros.

Des rémunérations qui dépassent largement celles de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, qui viennent de réduire leur salaire de 30%, à 14.910 euros brut par mois, et des ministres, à 14.200 euros brut mensuel. Selon Challenges, depuis ce coup de rabot, les chefs de l’exécutif français ont chuté de la 52e à la 657e place des fonctionnaires français les mieux payés.

Sur les 656 hommes et femmes qui gagnent plus que le président de la République et le premier ministre, 39 travaillent au ministère de l’Économie et des Finances. Les bulletins de paie sont particulièrement généreux pour les chefs de services économiques, précise Challenges.

http://www.lefigaro.fr/argent/2012/08/30/05010-20120830ARTFIG00597-ces-fonctionnaires-qui-gagnent-mieux-qu-hollande-et-ayrault.php

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Y’en a marre du prix des carburants

Posté par ippolito le 10 septembre 2012

Prix de l’essence: pourquoi, avec sa baisse de 6 centimes d’euro par litre, l’État n’a pas résolu le problème

Six centimes de moins par litre… C’est la baisse que pourront constater les automobilistes en se rendant dans leur station-service, à partir du 29 août, pendant 3 mois, avant de « mettre en place un mécanisme plus pérenne », s’est empressé d’ajouter le ministère des Finances. Ils ont raison de s’en préoccuper, car ce coup de pouce reste très ponctuel.

Trois centimes seront à la charge de l’État, au moyen d’une réduction des taxes, tandis que les pétroliers s’acquitteront des trois centimes restant. Mais cela reste bien une mesure d’urgence, car si le cours du carburant augmentait de 6 centimes, l’effort serait vain.

Le gazole a atteint la semaine dernière un record historique, à 1,4592 euro le litre en moyenne, et le sans-plomb est proche de ses plafonds. Le sans-plomb 95 a même été enregistré à 2,05 euros par litre dans une station-service parisienne, la semaine passée…

« Nous avons peur que cette légère baisse suscite beaucoup de désillusions », avait lancé la veille Michel Fréchet, président de la Confédération générale du logement (CGL), au sortir d’une réunion à Bercy, tandis que l’association Familles rurales soulignait qu’en-dessous de 10 centimes par litre, il n’y aurait « aucun impact » sur le pouvoir d’achat des ménages.

Pourquoi l’État ne dispose-t-il pas de leviers efficaces pour faire chuter de façon satisfaisante le cours du carburant ? Manque de moyens financiers ? De courage politique ? Main-mise des groupes pétroliers ? Le HuffPost a fait le tour de la question, en présentant chacune des principales solutions évoquées.

Solution n°1 – La baisse de la TICPE. Un simple déplacement du problème
C’est l’option choisie par le gouvernement. Avec la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (ex-TIPP), l’État récupérait auparavant 0,6069 euros sur chaque litre de sans-plomb et 0,4284 euros sur le litre de gazole, ramenant des recettes substantielles. La TICPE a rapporté 23,9 milliards d’euros en 2010, dont 14,2 milliards pour l’État, le reste étant réparti entre les départements et les régions.

Pour chaque centime en moins sur la TICPE, l’État se prive ainsi de 1,4 million d’euros de rentrées fiscales par jour. En prenant en compte les annonces de Pierre Moscovici, c’est 300 millions d’euros qui manqueront dans les caisses. Pour équilibrer son budget, le gouvernement devra donc trouver d’autres sources de revenus.

L’association 40 millions d’automobilistes s’est déjà inquiétée lundi « de la compensation qui pourrait être envisagée par le gouvernement pour amortir cette perte ».

Solution n°2 – Le blocage des prix. Pourquoi ça ne sert à rien
Le blocage des prix à la pompe aurait eu pour conséquence d’impacter les professionnels du secteur, comme les chaînes de supermarchés. En fonction de la hausse du baril, certaines stations auraient été contraintes de vendre à perte, ce qui aurait mis en péril plusieurs maillons de la filière française du raffinage et de la distribution et, de surcroît, est tout simplement illégal. Le secteur, qui se dit mal en point, a déjà subi une surtaxe d’un demi-milliard d’euros par le nouveau gouvernement cet été.

Bien que très satisfaisante pour les automobilistes, cette mesure ne peut être mise en place que sur une période maximum de six mois, comme le prévoit le Code du commerce, se basant sur le principe de libre concurrence. La conséquence, c’est le risque d’ajustement, qui peut être extrêmement violent au sortir de cette période.

Leclerc et Super U ont d’ailleurs annoncé dans les médias » Leclerc: un coup de pouce pour un coup de pub » target= »_hplink »>lundi 27 août qu’ils comptaient vendre leur essence à prix coûtant.

Solution n°3 – Surtaxer les pétroliers. La DGCCRF est contre
D’après la direction de la concurrence (DGCCRF), les pétroliers ne sont pas les grands « méchants capitalistes » sur lesquels il faut cogner dur. Selon un rapport rédigé en avril 2011 que La Tribune s’est procurée, les distributeurs sont blanchis sur la plupart des soupçons qu’on leur portait.

En effet, la marge brute des distributeurs a explosé en raison « de l’augmentation des charges d’exploitation et des obligations réglementaires ». Parmi elles: de nouvelles normes environnementales des stations, certificats d’économie d’énergie, taxes sur les activités polluantes, interdiction de la vente d’alcool dans les stations, hausse des redevances sur les concessions d’autoroutes… Au final, la direction de la concurrence valide une marge nette de 1 centime d’euros par litre, que revendiquent les pétroliers.

Elle balaie aussi les soupçons de non-répercution à la pompe des baisses des produits raffinés. En effet, lors d’une hausse du prix du pétrole, les distributeurs ne la répercutent pas entièrement, tout comme ils ne répercutent pas toute la baisse lorsque les prix baissent. « Pris sur une période assez longue, le différentiel hausse-baisse est bien répercuté sur les prix mais avec une moindre amplitud », poursuit la DGCCRF.

Concernant les groupes comme Total, il peut être tentant de hurler avec les loups, mais la vérité se trouve tronquée. En effet, sur 12,3 milliards d’euros de profits en 2011, le groupe tire 10 milliards de l’amont, c’est-à-dire de l’exploration et de la production. Sur son activité d’aval (raffinage, distribution et trading), Total n’enregistre « que » 2 milliards.

Au final, la France représente moins de 15% de ces profits, qui sont principalement réalisés sur les bitumes, les lubrifiants et le fuel pour les entreprises, note Le Monde. Pour les seules stations, Total ne peut qu’imiter les autres, en tentant de se rattraper sur les produits annexes: alimentation, lubrifiants, gadgets etc.

Solution n°4 – Piocher dans les réserves stratégiques. En cas de « grave crise »
Cette réserve représente trois mois d’importations nettes, mais la France ne peut l’utiliser qu’à moins d’une grave crise internationale. La décision doit également être prise en coopération avec l’Union européenne et l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dont Paris est membre.

Au final, seule une crise pétrolière ou le boycott d’un pays producteur peut en théorie aboutir à une telle décision, à laquelle Barack Obama n’était pas opposé il y a quelques mois.

Les autres solutions…
Ressusciter la TIPP flottante: Cela consiste à adapter le niveau de taxe des carburants aux fluctuations du prix du brut, pour pouvoir obtenir un prix relativement stable dans le temps à la pompe. Instituée à entre 2000 et 2002 par le gouvernement Jospin, elle avait été abandonnée suite à la hausse continue des prix qui creusait les comptes de l’État.

Ressusciter la vignette automobile: La vignette, créée en 1984 et supprimée en 2000 par Laurent Fabius, a de nouveau été envisagée. En prenant en compte la puissance fiscale du véhicule, elle incite à acheter des voitures moins puissantes donc moins gourmandes en carburant. Une nouvelle version de la vignette pourrait également prendre en compte la zone géographique, et donc l’offre de transports disponible. Mais c’est encore l’automobiliste qui passe à la caisse.

Chèque carburant: Sur le modèle des tickets restaurant, ce dispositif permettrait à l’employeur d’assumer une partie du coût du déplacement domicile-travail du salarié. Déjà répandus à l’échelle locale, ces coupons ont aussi un prix que les entreprises ne peuvent pas toutes supporter. Qui alors pour payer ?

Favoriser l’achat de véhicules hybrides ou électriques: C’est la solution à long terme choisi par la France pour se mettre à l’abri de la raréfaction et la flambée des prix. Le gouvernement prévoit un super bonus de 7000 euros pour les véhicules électriques et de 4000 euros pour les véhicules hybrides.

http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/28/prix-essence-taxe-total-tipp-baisse-petrole-gazole_n_1835519.html

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