• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 12 septembre 2012

Y’en a marre du travail au noir

Posté par ippolito le 12 septembre 2012

Travail au noir : seulement 1,5 % de la fraude récupérée par l’Etat
  
L’Urssaf vient de publier ses comptes, et trompette sur les sommes récupérées, notamment grâce aux redressements d’entreprises ayant recours au travail dissimulé. Les sommes récupérées sont de 219,6 millions d’euros, bien loin du coût réel de la fraude, qui toucherait 7,3 % des entreprises.

La fraude sociale, à la fois par les particuliers et les entreprises, grève le budget de l’Etat chaque année. Selon le rapport du député Dominique Tian, rédacteur d’un rapport sur le sujet, le travail au noir représenterait à lui seul un coût de 15 Milliards d’euros par an.

 Le taux de redressement de l’Urssaf est donc loin d’être efficace, puisqu’il ne représente que 1,5 % des montants échappant chaque année à l’Etat.

Plusieurs raisons expliquent la fraude. Outre la triche volontaire, due à la malveillance et encouragée par des prélèvements trop lourds, on trouve aussi les oublis et erreurs des entreprises, conséquence d’une législation incompréhensible et fluctuante, auxquelles les entreprises ont du mal à s’adapter.

Contribuables Associés avait d’ailleurs calculé que le seul système d’exonération sociales, par sa complexité, engendre environ 600 millions d’euros de coûts inutiles par an. La complexité administrative et juridique coûte quant à elle près de 700 millions d’euros par an aux entreprises, simplement pour comprendre les textes de l’administration !

Simplifier le système et abaisser les charges permettrait de diminuer l’emploi du travail dissimulé et réduirait les fraudes de manière bien plus efficace que les 7854 contrôles ciblés de l’Urssaf…

http://www.lecri.fr/2012/08/02/travail-au-noir-seulement-15-de-la-fraude-recuperee-par-l’etat/35179

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | 2 Commentaires »

Y’en a marre des marges des raffineurs

Posté par ippolito le 12 septembre 2012

Les associations ciblent les marges du raffinage pour l’essence

La baisse du prix des carburants doit passer par une diminution des marges des raffineurs et par une politique…

Dans une station-service à Strasbourg. Alors que le gouvernement s’est engagé à agir sur l’augmentation du prix du carburant, selon des associations de consommateurs, la baisse doit passer par une diminution des marges des raffineurs et par une politique

La baisse du prix des carburants doit passer par une diminution des marges des raffineurs et par une politique d’investissement de l’Etat, notamment dans les transports en commun, ont estimé lundi des associations de consommateurs interrogées par Reuters.

Ces associations, qui rencontrent lundi après-midi les ministres de l’Economie Pierre Moscovici et de la Consommation Benoît Hamon, estiment que cette baisse serait satisfaisante à partir de 6 ou 7 centimes par litre.

Le gouvernement s’est engagé la semaine dernière à agir sur l’augmentation du prix du carburant, en évoquant une baisse « modeste et provisoire » de la fiscalité et un effort du secteur pétrolier
« On ne comprend pas pourquoi le débat se positionne aujourd’hui uniquement sur la distribution, où il n’y a pas énormément de marge de manoeuvre », a dit à Reuters Nicolas Mouchnino, de l’UFC-Que Choisir.

« Les marges de raffinage sont extrêmement élevées à l’heure actuelle, notamment sur le diesel. Les pétroliers peuvent aujourd’hui faire un effort là-dessus », a-t-il dit.

Ces marges ont augmenté de 50% sur le gazole – 80 % de la consommation – et de 100% sur l’essence depuis le début de l’année, selon lui. Après avoir fortement chuté ces dernières années, les marges de raffinage ont connu une reprise en 2012, liée à l’augmentation des cours du pétrole.

Le raffinage représente en moyenne 9 centimes par litre de gazole et 6 centimes par litre d’essence, tandis que les taxes totalisent respectivement 65 et 86 centimes par litres.

Mais les associations de consommateurs interrogées estiment qu’une baisse de la fiscalité ne sera pas la mesure la plus efficace car le manque à gagner pèsera trop lourd sur le budget de l’Etat et, à terme, sur le contribuable.

« Pour que la baisse devienne significative, il faut qu’elle atteigne au minimum 6 à 7 centimes par litre. Mais le problème, c’est que ca ne va pas s’arrêter, le coût du pétrole va continuer à augmenter », a dit Thierry Vidor, directeur général de Familles de France.

DÉPENDANCE À LA VOITURE

Chaque centime de baisse représentera un coût de 125 millions d’euros par trimestre pour l’Etat, selon les estimations du secteur pétrolier. Une baisse de 8 centimes sur trois mois coûterait ainsi 1 milliard d’euros par trimestre.

Selon Familles de France et l’UFC-Que Choisir, le gouvernement, qui fait face à une équation budgétaire complexe, devrait plutôt chercher à réduire la dépendance à l’automobile des ménages et soutenir les technologies alternatives.

« Les voies ferrées, les transports en commun, il faut les développer. Combien de communes sont aujourd’hui très difficilement accessibles par ces transports ? Il y a donc obligation d’avoir une voiture », a dit Thierry Vidor.

En plus de ces mesures, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) demande au gouvernement des incitations à réduire la consommation, comme une baisse des vitesses maximales autorisées et des campagnes d’informations sur l’éco-conduite.

Les Français consomment 50 millions de mètres cubes de carburant chaque année, selon l’Ufip.

Après les associations de consommateurs, les représentants du secteur pétrolier seront reçus mardi par des membres du gouvernement.

Edité par Patrick Vignal

http://www.rmc.fr/editorial/293960/les-associations-ciblent-les-marges-du-raffinage-pour-lessence/

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat, Y'en a marre du prix des carburants | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la dégringolade de l’interim

Posté par ippolito le 12 septembre 2012

L’inquiétante dégringolade de l’intérim en France

Le secteur de l’intérim est à son plus bas niveau depuis 2006. Une dégringolade de mauvaise augure pour le marché du travail, déjà fortement touché.

Avec près de 60.000 emplois rayés de la carte en un an, le secteur de l’intérim a atteint en juin son plus bas niveau depuis mai 2010, une dégringolade de mauvais augure pour un marché du travail déjà sinistré.

Selon Pôle emploi, le secteur accusait en juin un repli de 9% sur un an (en avril il avait chuté de 11%), recensant 605.200 emplois, soit 59.600 de moins qu’un an plus tôt. Et les chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi parlent de près de 20.000 emplois détruits pour le seul 2e trimestre.

Eric Heyer, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), souligne que « les destructions d’emplois dans l’industrie tapent d’abord dans l’intérim ». Cette thèse est confirmée par le récent cas PSA Peugeot Citroën, où les intérimaires figurent au premier rang des salariés menacés par le plan social annoncé avec fracas en juillet.

 Les syndicats redoutent ainsi la disparition de 1.500 postes à Poissy (Yvelines), alors que 300 intérimaires seront congédiés de l’usine de Sochaux (Doubs) en octobre, emboîtant le pas à 300 de leurs collègues remerciés en juin.

Le travail temporaire, auquel a notamment recours l’industrie (45% des effectifs), est réputé précurseur des évolutions du marché de l’emploi. « L’intérim conserve une légère avance sur le cycle économique, mais cet effet s’est atténué. 

L’emploi est devenu plus flexible, les contrats plus temporaires et, de ce fait, il réagit beaucoup plus vite aux inflexions de l’activité », analyse Philippe Waechter, directeur de recherche chez Natixis Asset Management.

Hémorragie dans la construction

Après l’effondrement lié à la crise de 2008, l’emploi intérimaire avait connu un rebond, avant de se replier de façon quasi-continue depuis l’été 2011. Entre mai 2011 et mai 2012, la baisse des effectifs serait, de 11,7% dans le BTP. Au premier trimestre 2012, la construction a perdu 4.300 postes, 1.800 au 2e selon l’Insee, période où le travail temporaire a poursuivi sa baisse (-19.900 postes, soit -3,5 %).

Les intérimaires dans le bâtiment font les frais d’un climat conjoncturel qui se dégrade, les entrepreneurs du secteur restent pessimistes concernant leur activité dans les prochains mois, avec des commandes inférieures à la normale, selon l’Insee, et un risque de voir 15.000 emplois permanents supprimés d’ici mi-2013. 

Pour le seul premier semestre, les heures travaillées par les ouvriers permanents et intérimaires sont en baisse de 7,5% par rapport aux six premiers mois de 2011 et l’activité a reculé de 2,7% en volume. La FNTP table sur une baisse d’activité de 3% en 2012 par rapport à 2011, liée à la dégradation de l’économie française et les difficultés des collectivités locales.

L’industrie connait quant à elle une baisse de 11,5% et les services de 10,8%. Compte tenu du contexte économique difficile ces derniers mois, « l’intérim n’a pu jouer pleinement son rôle de tremplin vers l’emploi durable », admet Le Prisme. Bien au contraire, la part des intérimaires n’a fait qu’augmenter parmi les nouveaux inscrits chez Pôle emploi, progressant de 10,2% entre juin 2011 et juin 2012.

Qui sont ces intérimaires ?

Selon Pôle Emploi, près de 3 intérimaires sur 4 sont des hommes (73,6%, contre 26,4%), 4/5 sont des ouvriers (79,2%, dont 42,6% d’ouvriers qualifiés et 36,6% d’ouvriers non qualifié) venant essentiellement de l’industrie (45%, contre 32,4% dans le tertiaire et 22,1% dans la construction). 

Si d’ordinaire, près d’un sur deux a moins de 30 ans (alors que seuls moins de 10% ont plus de 50 ans), un nouveau phénomène a vu le jour. En effet d’après André Fadda, de l’Union syndicale de l’intérim de la CGT, durant les 3 dernières années  » nous avons noté une progression très importante de nouveaux intérimaires, âgés de plus de 45 ans, en provenance d’entreprises ayant fermé, surtout de PME liquidées dans la construction navale, l’automobile, l’agro-alimentaire… « .

Les régions qui ont le plus recours à l’intérim sont les Pays de la Loire, la Haute-Normandie, la Franche-Comté, le Centre, et la Bretagne.

Selon le Ministère du Travail, une mission dure moins de 2 semaines (1,8). Ces salariés sous contrat de travail temporaire sont embauchés et rémunérés par une agence d’intérim qui les met à la disposition d’une entreprise pour une durée limitée et pour l’exécution d’une tâche précise. Toujours selon le Ministère du travail, un intérimaire travaillerait en moyenne moins de 3 mois dans l’année (2,6).

« Jusque dans les années 1990, il y avait peu d’intérimaires, dans les 200.000. Très vite, le volume est devenu très important, s’approchant des 700.000, faisant de l’intérim non plus un élément précurseur, mais bien un élément central du marché du travail », remarque Eric Heyer. 

Pour l’économiste, cette évolution témoigne d’une « flexibilisation et d’une précarisation » concentrées sur une population, dessinant un marché du travail dual. « Sur 20 millions d’embauches en 2011, deux tiers concernent des contrats de moins d’un mois », souligne ainsi M. Heyer.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-inquietante-degringolade-de-l-interim-en-france_324706.html

Publié dans Y'en a marre du chômage | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du prix des médicaments

Posté par ippolito le 12 septembre 2012

Dépenses des ménages : les médicaments pèsent de plus en plus lourd

Les prix des médicaments déremboursés progressent tandis que ceux dont la consommation est entièrement prise en charge par la Sécu reculent, constate l’Insee. Or, rigueur oblige, le nombre des médicaments déremboursés augmente…

Selon une étude de l’Insee dévoilée ce mercredi, hors dépenses hospitalières, la santé représente 10% des dépenses brutes de consommation des ménages, contre 8,9 % en 2000. Si les prix des médicaments suivent la même évolution qu’entre 2000 et 2010, la santé devrait voir son poids à nouveau progresser dans le caddie de la ménagère. 

Cette probabilité est forte, en raison de l’augmentation des déremboursements que la rigueur budgétaire impose à l’exécutif. Pour réduire le déficit chronique de la branche maladie de la Sécu, qui devrait s’élever à 6,7 milliards d’euros cette année, Marisol Touraine, la ministre de la Santé a déjà laissé entendre que des mesures seraient prises pour limiter le coût des dépenses de médicaments. De nouvelles vagues de déremboursements sont donc envisageables

Décalage entre prix bruts et prix nets

Ces déremboursements expliquent le décalage entre l’évolution des prix bruts et nets des médicaments. Entre 2000 et 2010, les prix bruts des médicaments ont diminué en moyenne de 1,8 % par an tandis que les prix nets augmentaient de 0,6% sur la période.Pour mémoire, le prix brut est le prix de marché hors remboursement de Sécurité sociale, le prix net correspond à la partie résiduelle du prix acquittée par le consommateur après prise en charge de tout ou partie du coût par la sécurité sociale, hors mutuelles. « Le taux de remboursement d’un médicament est déterminé en fonction du service médical rendu, et ce service peut faire l’objet d’une réévaluation périodique. Toutes ces mesures ont conduit à alourdir la part des dépenses restant à charge des ménages », explique l’Insee. 
 

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120717trib000709472/depenses-des-menages-les-medicaments-pesent-de-plus-en-plus-lourd.html

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN