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Y’en a marre du cout d’un élève de l’ENA

Posté par ippolito le 23 octobre 2012

Si les études supérieures ne coûtent pas chères en France, du moins en ce qui concerne les frais de scolarité, le prix d’un étudiant pour l’Etat peut varier de 1 à 12 ! 

La palme revenant à l’ENA dont le coût annuel atteint 83.300 euros, en raison du versement d’un salaire mensuel aux élèves, auquel s’ajoutent les frais de fonctionnement de l’école ( essentiellement, le salaire des professeurs). 

De ce point de vue, Normale Sup, qui verse chaque mois 1.350 euros à chacun de ses étudiants, est sûrement aussi en haut de la pyramide sans que l’on connaisse le total exact.

La transparence financière n’est d’ailleurs pas le point fort des grandes écoles de la République. Il règne depuis toujours un certain flou qui ne pourra pas durer dans le contexte de compétition qui gagne l’enseignement supérieur. 

Plus prosaïquement, il n’est pas illégitime pour le contribuable de savoir ce que coûte chaque formation et ce qu’elle rapporte. C’est-à-dire si un cursus est en adéquation avec les besoins de la société : besoins économiques, culturels ou scientifiques.

seul 1 établissement sur 4 met en ligne des informations sur sa situation financière

En bas de l’échelle, si ce n’est sociale du moins économique, on trouve les universités comme Paris2-Assas. La célèbre fac de droit affiche un coût annuel par élève de 6.572 euros, auquel les étudiants participent à hauteur de 181 euros en licence, 250 euros en master et 380 euros en doctorat selon le nouveau barème arrêté par le gouvernement. Mais cette évaluation bien l’exception qui confirme la règle.

Globalement, comme l’a récemment noté la Cour des comptes dans un référé adressé à Geneviève Fioraso, la ministre de l’enseignement supérieur, « le coût par étudiant des formations en droit n’est pas connu. 

Ne s’étant pas dotées de comptabilité analytique, les universités ne peuvent produire un coût complet de leur formation ». Même la très sérieuse Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) n’intègre pas de données financières dans ses expertises, ce qui est pour le moins curieux.

Selon une enquête récente de l’Officiel de la recherche et du supérieur, à peine un quart des établissements mettent en ligne des informations sur leur situation financière. 

« Et encore s’agit-il, dans la plupart des cas, d’un résumé qui ne permet pas d’accéder aux véritables informations, indique le magazine. Ainsi, la publication des comptes financiers est rarissime. »

Seule la Cour des Comptes est à même d’obtenir des informations

Le pire, c’est que le ministère possède des données via son « Infocentre », mais il en refuse la consultation publique. « Ils sont stockés et le coffre est verrouillé avec un argument imparable : ce sont les établissements qui ne souhaitent pas », écrit le journal.

 Il faut souvent attendre que les Sages de la rue de Cambon mettent leur nez dans les comptes de Sciences Po ou de Polytechnique pour que les chiffres soient enfin diffusés. Pourtant, quelques universités, comme Toulouse 1, semblent vouloir jouer la carte d’une plus grande transparence.

Ainsi, on trouve sur le site de Paris-Dauphine le rapport d’activité de l’université. Certes, cela n’a rien à voir avec le document de référence d’une entreprise du CAC 40. Mais le détail des recettes et des dépenses est clairement exposé. Et, hasard ou coïncidence, l’enquête d’insertion professionnelle des étudiants y est aussi publiée.

http://www.challenges.fr/economie/20120914.CHA0830/un-eleve-de-l-ena-coute-11-fois-plus-cher-a-l-etat-qu-un-etudiant-a-assas.html

 

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Y’en a marre du déficit de la SECU

Posté par ippolito le 23 octobre 2012

Sécurité sociale : le sombre diagnostic de la Cour des comptes

Le gouvernement n’est pas au bout de ses peines. Car pour tenir ses fameux 3 % de déficit en 2013, il ne lui faut pas simplement s’attaquer au budget de l’Etat, il doit aussi remettre en ordre les finances sociales, et ce n’est pas une mince affaire.

Le dernier rapport de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale, consacré pour l’essentiel aux dix-huit derniers mois du quinquennat sarkozyste, le rappelle. Rendu public jeudi 13 septembre, il établit un diagnostic sans appel : les déficits 2011 sont massifs, la dette sociale se reconstitue et la trajectoire d’assainissement des comptes marquera le pas en 2012, estiment les magistrats financiers.

Leur message au gouvernement est clair : « L’essentiel du chemin de redressement des comptes sociaux reste à faire. » Il sonne comme une mise en garde, à quelques semaines de la présentation, début octobre des grandes lignes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2013.

Désireuse de bien marquer une rupture avec ses prédécesseurs de droite, la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, se fixe sur la durée « l’objectif de maîtriser la dépense mais sans pénaliser les patients comme l’avait fait Nicolas Sarkozy » et d’ »équilibrer la branche vieillesse encore déficitaire malgré la réforme des retraites de 2010″. Une gageure !

Un gouffre de 19,6 milliards

La Sécurité sociale, tous régimes confondus, a crevé en 2010 tous les plafonds de déficit (25,7 milliards d’euros). Il est vrai qu’à l’époque, le déficit budgétaire de l’Etat frisait les 150 milliards ! L’année 2011 a été moins pire : – 19,6 milliards, ce qui reste colossal.

A lui seul, le régime général (salariés et assimilés) affiche un déficit 2011 de 17,4 milliards d’euros (0,9 % du PIB) aux deux tiers structurels. Quant au fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui finance l’allocation de solidarité avec les personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse) et prend en charge les cotisations des chômeurs, il est déficitaire de 3,5 milliards.

Ensemble, leur déficit représente plus du double de celui des années 2007-2008. La Cour juge la situation d’autant plus préoccupante qu’il y a eu l’an dernier un apport de recettes considérable et que les dépenses maladie ont été tenues.

La maladie qui rit, la vieillesse qui pleure

La branche maladie du régime général a vu son déficit passer en un an de 11,6 à 8,6 milliards. Cette baisse sensible résulte d’une augmentation de ses ressources, du fait de la croissance des cotisations sociales, de la CSG et des impôts et taxes affectés, très supérieure à celle de ses charges.

L’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam), un outil de régulation institué en 1996 par le gouvernement Juppé, avait été fixé à 2,9 % en 2011, ce qui est rigoureux. Il a été respecté pour la deuxième année consécutive au prix d’un effort de maîtrise jamais relâché. L’assurance-vieillesse et le FSV se trouvent en plus mauvaise posture : leur déficit annuel cumulé reste important (9,5 milliards d’euros).

Et surtout, en l’absence de mesures nouvelles, il perdurerait après 2018 à un niveau de l’ordre de 9 milliards par an, bien loin du retour à l’équilibre que la réforme des retraites de 2010 ambitionnait pour la même date…

Des perspectives 2012 dégradées

La Cour a ajusté au 1er septembre les prévisions qu’elle avait présentées en juillet dans son rapport sur la situation et les perspectives de finances publiques. Sur la base de ces travaux, elle s’attend à la persistance de déficits élevés en 2012. Malgré les nouvelles recettes votées cet été dans le collectif budgétaire et en dépit d’un Ondam qui devrait être à nouveau tenu, le déficit du régime général devrait atteindre 14,7 milliards. Il sera donc supérieur à celui initialement prévu dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012 (13,8 milliards).

La trajectoire de redressement des comptes sociaux marquera le pas cette année. Pour la respecter à moyen terme, la Cour insiste sur le nécessaire retour à l’équilibre de l’assurance-vieillesse et sur le respect de l’Ondam. « Un taux de croissance annuel de 2,4 % assure un retour à l’équilibre en 2017, un taux de croissance à 2,7 % le repousse à 2019″, préviennent les magistrats financiers.

La machine infernale de la dette sociale

Dans cet environnement général, l’endettement social, principalement porté par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), continue de prospérer. Malgré la reprise en 2011 par la Cades de 65,3 milliards de déficits cumulés des années antérieures, soit un montant sans précédent depuis la création de cette institution en 2005, la dette sociale est en train de se reconstituer. Les déficits de la maladie et de la famille devraient atteindre dès cette année plus de 9 milliards, pour lesquels rien n’est prévu.

En l’absence de mesures complémentaires de redressement et sous l’hypothèse d’un Ondam progressant de 2,7 % par an, près de 60 milliards de dettes sociales pourraient s’accumuler d’ici à la fin de la décennie sur le périmètre du régime général et du FSV. C’est plus que ce que la loi a aujourd’hui prévu de transférer à la Cades. Une nouvelle reprise de dette est donc indispensable dès la clôture de l’exercice 2012.

Elle nécessitera un surcroît de ressources que la haute juridiction financière propose de trouver en relevant de 0,50 % à 0,56 % le taux de la CRDS. Sinon, ce sont nos enfants et petits-enfants qui devront financer nos dépenses sociales en plus des leurs…

Ambulanciers et retraités, même combat

Pour éclairer les choix du gouvernement, la Cour a passé au crible 80 milliards de recettes et 40 milliards de dépenses. Elle affirme que des marges de manœuvre substantielles existent et en énumère quelques-unes. Quelque 450 millions d’économies, dit-elle, pourraient être faits chaque année sur les transports de patients à la charge de l’assurance-maladie, qui font vivre ambulanciers et chauffeurs de taxi mais au prix d’une dépense importante (3,5 milliards).

Autre suggestion explosive de la Cour : « s’attaquer » aux retraités. 

Bien que 940 000 personnes âgées soient toujours au minimum vieillesse, les retraités bénéficient aujourd’hui d’une situation globalement plus favorable que celle des actifs. La Cour propose donc de supprimer un certain nombre de niches fiscales ou sociales (l’abattement de 10 % sur les pensions, l’exonération fiscale des majorations de pension pour enfants…) et d’aligner le taux de CSG sur les pensions les plus élevées (6,6 %) sur celui appliqué aux salaires (7,5 %).

Au printemps 2010, le président fondateur de Terra Nova, le socialiste Olivier Ferrand, avait plaidé en ce sens dans les colonnes du Monde. Cela lui avait valu une volée de bois vert de Martine Aubry… 

Claire Guélaud

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/13/securite-sociale-le-sombre-diagnostic-de-la-cour-des-comptes_1759459_823448.html

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 23 octobre 2012

Le taux de chômage au plus haut depuis presque 13 ans

A 10,2%, le taux de chômage au sens du BIT a augmenté de 0,2 point en France, départements d’Outre-mer compris. En métropole, il s’établit à 9,7%. L’Insee souligne que 3,5 millions de personnes cherchent un emploi.

Retour 13 ans en arrière. Selon les chiffres communiqués par l’Insee ce jeudi, le chômage a enregistré, sans surprise, une nouvelle hausse au deuxième trimestre 2012. Il touchait 9,7% de la population active sur cette période en France métropolitaine, en hausse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent et de 0,6 point sur un an. Avec les départements d’Outre-mer, ce taux atteint 10,2%, soit 0,2 point de plus que trois mois auparavant.

Que l’on retienne le périmètre de la métropole ou de la France entière, l’Insee n’avait pas enregistré de tels niveaux depuis 1999. Reparti à la hausse depuis le troisième trimestre 2011 après une brève embellie, le chômage a franchi, Dom inclus, la barre symbolique des 10% au trimestre précédent.

Au deuxième trimestre, en France métropolitaine, l’Insee comptabilisait ainsi 2,8 millions de personnes au chômage. Mais plus globalement, l’institut considère que 3,5 millions de personnes ne travaillaient pas mais souhaitaient travailler, qu’elles soient ou non disponibles, et qu’elles recherchent ou non un emploi.

Les jeunes hommes sont particulièrement touchés

C’est le taux de chômage des jeunes qui augmente le plus fortement, après une accalmie en début d’année. Il progresse de 0,3 point, à 22,7%, quand les 25-49 ans enregistrent une hausse plus modérée de 0,1%, à 9%, et les seniors une progression de 0,2 point. 

Les jeunes hommes sont particulièrement touchés: leur taux de chômage grimpe de 0,9 point au deuxième trimestre, de 2 points sur un an, à 23,5%. Occupant davantage d’emplois industriels, les hommes paient un plus lourd tribut à la crise.

Le chômage au sens du BIT est calculé chaque trimestre par l’Insee sur la base d’une enquête. Pôle emploi, de son côté, recense chaque mois les demandeurs d’emploi qui s’inscrivent dans ses services. Ceux de la catégorie A, qui ne travaillent pas, même à temps partiel, sont ceux qui se rapprochent le plus du chômeur au sens du BIT.

Devançant la publication fin septembre du nombre de demandeurs d’emploi pour le mois d’août, le ministre du travail, Michel Sapin, a annoncé dimanche que le seuil des 3 millions était désormais franchi. Un niveau, là encore, qui ramène le marché du travail à l’état qui était le sien en 1999.

http://www.lefigaro.fr/emploi/2012/09/06/09005-20120906ARTFIG00405-le-taux-de-chomage-au-plus-haut-depuis-presque-13-ans.php

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Y’en a marre de la hausse des impôts

Posté par ippolito le 23 octobre 2012

La hausse maladive de l’ impôt

2 volumes d’ impôt, un volume de dépenses et une infime goutte, à peine un soupçon de croissance… Ce rude cocktail pour Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget, qui l’a concocté et le sert à l’ Assemblée, est sinon la panacée, du moins la seule recette pour tenir l’objectif d’un déficit à  3% du PIB.

Pour la patronne du Medef, c’est au contraire une potion mortifère, un poison qui lui retourne l’estomac et déclenchera un dévastateur ouragan qui conduit tout droit le pays et les patrons dans les affres de la récession. L’opposition, oubliant que les mesures d’austérité de Fillon étaient de 31 milliards d’euros, contre 33 milliards pour Ayrault, surenchérit en parlant d’un « coup de gourdin » fiscal qui ne touchera pas seulement les plus fortunés, comme le martèle le gouvernement, mais aussi les salariés, les commerçants, les retraités. 

Et plus d’un économiste, y compris à gauche, répète depuis des semaines qu’une telle politique d’austérité n’est évidemment pas de nature à faire frétiller une croissance dont les estimations ne cessent d’être revues à la baisse. Et de faire remarquer, en attendant les prévisions officielles de Bruxelles, que le FMI a déjà révisé les siennes et met de l’eau dans sa politique de rigueur.

De leur côté, en Italie, l’austère Monti veut baisser les impôts et, en Allemagne, Merkel laisse entendre qu’elle pourrait en faire autant pour soutenir sa consommation intérieure. Si l’on ajoute à cela l’aile gauche du PS, qui peste contre la rigueur budgétaire, et que l’on oublie de parler des Verts, dont une élue s’est sans doute sentie poussée à la fraude fiscale par ces hausses d’ impôts en série ( voir Fraude fiscale ou blanchiment d’ argent pour Florence Lamblin ?), le cocktail budgétaire 2013 n’a pas fini de faire hoqueter.

Son auteur Cahuzac a beau dire et redire sur tous les tons qu’à « court terme augmenter les impôts est moins récessif que diminuer les dépenses« , il sait, comme Hollande et consorts, que la charge fiscale ajoutée à celle des prédécesseurs ne peut s’alourdir indéfiniment. 

Surtout en l’absence de croissance. 65 milliards d’euros de hausses d’ impôts entre 2011 et 2013, ce n’est pas rien ! D’autant que, dans le même temps, les taxes foncières ont explosé. Et le gel du barème de l’ impôt sur le revenu, décrété par Fillon et maintenu par Bercy, ne touche pas seulement « les plus fortunés » mais des moyens revenus aussi…

Du coup, en restant fixé sur la ligne des 3%, il s’agit de calmer le jeu. Le « renoncement » très appuyé à la taxe sur les objets d’art ( voir Les oeuvres d’ art soumises à l’ ISF ?) ou à la demi-redevance télé supplémentaire pour les résidences secondaires ( voir Redevance télé pour les résidences secondaires) va dans ce sens. On ne sait si de telles mesures, qui n’étaient que des amendements, auraient nui à la croissance. 

Mais, dans la foulée, le « choc de compétitivité » qui était censé la réveiller à lui aussi été revu et étalé dans le temps. Le « choc » est devenu une « trajectoire ». Ayrault a édulcoré cette mesure attendue pour ne pas avoir à annoncer trop vite un nouveau prélèvement de 40 milliards dû à une augmentation de la CSG pour compenser un abaissement des charges patronales. 

Il préfère parler d’un « choc de confiance » au moment où ladite confiance commencer à lui manquer sérieusement dans les sondages. C’est intrépide. Hollande et lui ont peut-être finalement eu tort de tancer Peillon sur la dépénalisation du cannabis. En plein vote du budget 2013, le sujet est d’une grande actualité, ils le savent bien: entre impôts et inflation, il valeur falloir trouver le joint !

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/la-hausse-maladive-de-l-impot/

Publié dans Y'en a marre de François Hollande, Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat, Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

 

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