• Accueil
  • > Archives pour octobre 2012

Y’en a marre du budget de 2013

Posté par ippolito le 2 octobre 2012

Budget 2013 : ce qui vous attend

Le gouvernement devait trouver 10 milliards de hausses d’impôts. Voici comment.

Le projet de budget 2013 dévoilé vendredi prévoit dix milliards d’euros de hausses d’impôts sur les ménages et autant sur les entreprises, dont la plupart sont présentées ci-dessous, le reste devant être annoncé lundi dans le cadre du budget de la Sécurité sociale.

Les ménages

IMPOT SUR LE REVENU (applicable dès 2013, sur les revenus 2012)

- Tranche supérieure : les 50 000 contribuables gagnant plus de 150 000 euros annuels par part seront imposés au taux marginal de 45 %. Gain pour l’État : 320 millions d’euros.

- Gel du barème : décidé par l’ancienne majorité pour 2012-2013, il est maintenu, mais n’est pas décompté dans les 10 milliards d’impôts annoncés vendredi. Il équivaut à une hausse de près de 2 % pour les redevables, mais une décote permettra d’épargner 7,4 millions de contribuables modestes.

- Revenus du capital : intérêts, plus-values ou dividendes seront imposés comme ceux du travail. Le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) disparaît, sauf pour certains petits épargnants. Les abattements sur les dividendes sont supprimés. Des mesures allégeront la facture pour les investisseurs de long terme, et les avantages aux patrons de PME qui partent à la retraite sont maintenus. Au total, cela alourdit l’impôt de quatre millions de contribuables en 2013, et d’un million de contribuables supplémentaires en 2014. Par contre, 4,5 millions de contribuables verront leur impôt baisser. Gain pour l’État : 3 milliards d’euros en 2013, puis 1,4 milliard par an.

- Quotient familial : l’avantage fiscal sera plafonné à 2 000 euros par demi-part supplémentaire, contre 2 336 euros jusqu’ici. Cela touchera moins de 2,5 % des foyers fiscaux aisés. Gain : 490 millions d’euros par an.

- Niches fiscales : un foyer fiscal pourra réduire au maximum son impôt de 10 000 euros par an (contre 18 000 euros jusqu’à présent). Une vingtaine de niches sont concernées (emploi d’un salarié à domicile, garde d’enfants, travaux du logement en faveur du développement durable, immobilier locatif…). Certaines, qui touchent à l’outre-mer, la niche « Malraux » sur la restauration d’un bien classé et « Sofica » sur le cinéma, sortent du plafonnement. Gain : non chiffré.

- Stock-options : elles ne bénéficieront plus d’une fiscalité dérogatoire. Gain : 45 millions d’euros.

ISF

Nettement abaissé en 2011, l’impôt de solidarité sur la fortune est relevé. Le seuil d’entrée reste à 1,3 million d’euros, mais avec un barème de 0,5 à 1,5 %. Un plafonnement est réintroduit afin que le cumul de l’ISF et des autres prélèvements ne dépasse pas 75 % du revenu. Gain : 1 milliard d’euros par an.

TAXE À 75 % POUR LES SUPER-RICHES

Elle vise pendant deux ans les revenus d’activité supérieurs à un million d’euros par an et par contribuable. Elle touche environ 1 500 personnes, qui paieront en moyenne 140 000 euros à ce titre. Gain : 210 millions d’euros par an.

AUTRES

Le malus sur les voitures polluantes est alourdi (gain : 177 millions d’euros en 2013) ainsi que la redevance télé, augmentée de 2 euros.

Entreprises

- L’avantage fiscal à s’endetter est réduit. Les intérêts d’emprunt restent intégralement déductibles de l’impôt jusqu’à 3 millions d’euros, ce qui préserve les petites et moyennes entreprises (PME). Mais au-delà, seuls 85 % des intérêts pourront être déduits sur les exercices 2012 et 2013, 75 % ensuite. Gain : 4 milliards d’euros en 2013, 2,7 milliards en 2014, 4,1 milliards en 2015 puis 3,4 milliards par an.

- Niche Copé : le calcul des exonérations des plus-values réalisées lorsqu’une entreprise cède des titres qu’elle détient dans une autre, avantage prisé des grands groupes, est durci. Gain: 2 milliards d’euros en 2013 puis 1 milliard par an.

- Crédit d’impôt recherche : la possibilité de déduire de l’impôt sur les sociétés les dépenses de recherche et développement est élargie, uniquement pour les PME. Elles pourront déduire 20 % de leurs frais d’innovation n’excédant pas 400 000 euros. Coût pour l’État : 152 millions d’euros en 2014, 200 millions par an à compter de 2018.

- Pour les grandes entreprises, il sera moins facile de diminuer ses impôts en lissant exercices de bénéfice et de perte. Gain : 1 milliard d’euros en 2013, 500 millions à partir de 2014.

- Les modalités de versement des acomptes d’impôts des grandes entreprises sont durcies et les fonds de réserve des assureurs à nouveau surtaxés. Gain : cela permettra en 2013 d’anticiper 1,8 milliard d’euros de recettes fiscales.

- La taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) augmente pour les polluants atmosphériques Gain : 38 millions d’euros par an.

Immobilier

- Le « Scellier » pour les investisseurs achetant des logements neufs pour les louer sera remplacé par le « Duflot », aux conditions plus strictes, mais assorti d’une réduction d’impôt plus intéressante, de 18 % sur neuf ans, calculé sur un investissement maximal de 300 000 euros. Gain : 35 millions d’euros en 2014, 145 millions en 2015.

- Résidences secondaires et biens locatifs : la taxation des plus-values bénéficiera d’un abattement supplémentaire de 20 % en 2013. Une incitation à la vente est aussi décidée pour les terrains constructibles. Gain : 180 millions en 2013, jusqu’à 550 millions d’euros en 2016.

- La taxe sur les logements vacants et les friches commerciales sera durcie.

http://www.lepoint.fr/economie/budget-2013-ce-qui-change-pour-menages-et-entreprises-28-09-2012-1511272_28.php

Publié dans Y'en a marre de François Hollande | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des gaspillages des hôpitaux de Paris

Posté par ippolito le 1 octobre 2012

Les gaspillages des Hôpitaux de Paris

L’ Assistance publique-Hôpitaux de Paris vient de se faire épingler par la chambre régionale des comptes pour sa mauvaise gestion.

Selon la chambre régionale des comptes, les loyers pratiqués par l’ AP-HP ( Assistance publique-Hôpitaux de Paris) sont bien trop bas. En effet, l’ Assistance publique-Hôpitaux de Paris, qui sera une nouvelle fois en déficit cette année ( voir Combien coûte l’ Assistance Publique ?), met à disposition de ses employés des appartements à des loyers incroyablement bas: 678,07 euros par mois pour un appartement de 121 m² dans le 7ème arrondissement de Paris ! L’ Assistance publique-Hôpitaux de Paris pourrait louer un tel appartement pour 3 fois plus cher selon le plafond des prêts locatifs sociaux ( catégorie la plus chère des logements sociaux) !

En 2010, le plafond des prêts locatifs sociaux était de 12,45 euros/m² à Paris, alors que le tarif moyen de relocation de l’AP-HP était de 9,16 euros, soit près de 30% moins cher. L’ Assistance publique-Hôpitaux de Paris a assuré vouloir réguler la situation au plus vite, mais le décret Duflot d’encadrement des loyers empêche désormais toute hausse de loyer au-delà de l’indice de référence s’il n’y a pas eu de travaux…

Les exemples de gaspillages de l’ Assistance publique-Hôpitaux de Paris sont nombreux: un directeur d’hôpital de la Seine-Saint-Denis bénéficiant d’un logement de fonction dans le 16ème, seulement 7000 logements occupés par des employés de l’AP-HP sur les 11 000 du parc… Comment expliquer que 4000 logements de l’ Assistance publique-Hôpitaux de Paris ne soient pas occupés par ses employés ?

Les anciens employés ne peuvent pas être expulsés de ces logements, faute de clause de fonction dans leur contrat de bail les obligeant à quitter les lieux en même temps que leur emploi. Selon la chambre régionale des comptes, il faudra compter encore 30 à 40 ans pour que l’ensemble des baux soit couvert par la clause de fonction.

Les gaspillages des Hôpitaux de Paris ne sont pas prêts de s’arrêter…

source: le Figaro

http://www.impots-economie.com/les-gaspillages-des-hopitaux-de-paris/

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public, Y'en a marre des scandales financiers | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la faillite de notre système

Posté par ippolito le 1 octobre 2012

La chute de PSA ou la faillite d’un système

L’industrie automobile française va mal. Pour notre blogueur associé SuperNo, l’automobile est enfermée dans un cercle non vertueux. Les salariés du secteur sont sacrifiés sur l’autel d’une compétitivité qui ne peut aboutir qu’à une réduction drastique des salaires et à une politique antisociale.

Ceux qui suivent ce blog depuis ses débuts peuvent en témoigner : si j’ai pu une fois ou l’autre émettre des pronostics hasardeux, il en est un pour lequel je n’ai jamais changé d’avis, et qui se précise hélas avec une particulière acuité : la disparition totale de toute industrie automobile en France en l’espace de quelques décennies. 

Montebourg qui avait fait sa campagne des primaires « socialistes » sur le thème de la « démondialisation », est ici en plein dans son sujet. On le voit à l’œuvre, le baratineur. C’est au pied du mur qu’on voit le maçon. Sauf que je n’ai jamais vu un maçon monter un mur en étant enserré dans un carcan. Or les institutions européennes, la « concurrence libre et non faussée », les diktats de l’OMC qui exigent la levée de toute entrave au libéralisme, sont autant de carcans auxquels nos politiciens se sont eux-mêmes attachés. 

On a vite compris que l’impuissance des politiques face à l’économie était toujours la même que du temps de Jospin, mais qu’on ne peut plus l’avouer. Montebourg est employé en tant que bouffon, gesticulateur, et manœuvrier dilatoire. 

Même s’il a posé de bonnes questions (pourquoi les actionnaires se sont-ils goinfrés de dividendes en 2011, pourquoi Peugeot a-t-il dilapidé des fortunes pour racheter ses propres actions ? La première réponse est évidente, la seconde relève de la même logique : soutenir un cours de bourse vacillant pour préserver les actionnaires au préjudice de la cagnotte de l’entreprise…) il a surtout occupé le terrain et brassé du vent. 

Résultat des courses : rien ! Des rodomontades et du pipeau, comme la désormais célèbre « absence de licenciements secs » (la vaseline est fournie). Il n’y a qu’à aller voir ce que sont devenus les licenciés lors des plus célèbres plans sociaux de la dernière décennie pour comprendre l’escroquerie… La fermeture de l’usine d’Aulnay et les 8000 licenciements (chiffre à multiplier par 2 ou 3 en comptant les sous-traitants), sont la conséquence inévitable d’une logique libérale froide et implacable : fournir toujours plus de richesses aux actionnaires (la famille Peugeot, pour un quart), quelles qu’en soient les conséquences. 

Elle était décidée depuis longtemps, comme l’avait montré un document intercepté par la CGT il y a deux ans déjà, document qui prévoyait même cyniquement d’attendre la fin des élections pour le dévoiler. À ce sujet, il est apparu clairement que les politicards de l’UMP ont bien demandé à leurs amis industriels de différer leurs annonces, et qu’en prétendant le contraire ils ont menti effrontément, ce qui n’étonnera personne. Le gouvernement UMP, qui connaissait donc ce plan, n’a en outre strictement rien fait pour l’éviter : normal, il adhérait totalement. L’UMP a toujours été une succursale du Medef, rien de plus logique.

LA MAIN D’OEUVRE, VARIABLE D’AJUSTEMENT PRINCIPALE

Le marché automobile, notamment occidental, étant saturé, et la concurrence plus rude, il n’est plus possible de gagner plus d’argent en vendant plus de bagnoles. Comme la croissance perpétuelle des dividendes versés aux actionnaires est un dogme non négociable, il faut trouver autre chose. Alors on fait baisser le prix de revient d’une bagnole. Je me souviens, c’était il y a une quinzaine d’années, lorsque je travaillais encore pour une PME sous-traitante de l’automobile, et dont PSA était le principal client. Début janvier, notre commercial recevait les bons vœux d’un acheteur de PSA, assortis d’une exigence de baisse de 6% de nos tarifs. Faute de quoi, hé hé, ben désolé, mais nous ne pourrons pas poursuivre notre fructueuse collaboration, vous allez crever, et on trouvera bien un autre pigeon. 

Et puis il y a bien sûr la variable d’ajustement principale : la main d’œuvre. Que l’on a d’abord remplacée massivement par des machines. Avant que l’actionnaire, qui est un malin, ne se rende compte qu’il pouvait fort bien faire fabriquer ses bagnoles à vil prix par des esclaves dans des pays à bas salaire, comme l’Europe de l’est (opportunément ouverte) ou le Maghreb… Des bouseux qui n’ont pas la culture de la grève, de la revendication permanente, qui ne viennent pas te faire chier toutes les 5 minutes avec des trucs archaïques qui plombent la compétitivité, comme le SMIC, le code du travail ou les RTT, et qui ne réclameront pas de retraite. 

La 208 fabriquée en Slovaquie revient à 700 euros de moins que la même fabriquée en France. J’adore ce raisonnement. Au XIXe siècle, le coton récolté dans les champs de Louisiane avait aussi un prix de revient très satisfaisant… D’ailleurs, les téléconomistes ultralibéraux se déchaînent, appuyés par le PDG lui-même : « La France a un problème de compétitivité. » Depuis les années 1980 (les joyeuses années Thatcher-Reagan), l’orchestre des ultralibéraux, avec pour chef le patron du Medef (Gattaz, Périgot, Gandois, Seillière, puis Parisot), avec pour solistes l’ensemble des éditorialistes et téléconomistes, et pour choristes la majorité des « journalistes » de base n’a plus que cette antienne : « il faut baisser les charges des zentreprises pour créer des zemplois ». Ce qui fut fait à de multiples occasions. 

Le résultat, on le connaît : malgré le trucage des chiffres, jamais le chômage n’a été aussi élevé. D’ailleurs, j’aimerais bien qu’on me cite une mesure, une seule, parmi ces cadeaux faits au patronat, qui aurait « créé des zemplois ». Allez-y, même pas peur. Par contre, les dégâts collatéraux sont bien avérés, comme la dette publique, le financement de la sécu, des retraites, des hôpitaux et des Services Publics.Le patron de Peugeot, Philippe Varin, technocrate qui ne connaît rien aux bagnoles, a été recruté pour faire baisser les coûts. Les licenciements et les fermetures d’usines étaient dans son contrat. C’est le genre de mec qui gagne des millions (3,3 millions d’euros en 2010, et 1,3 million en 2011) et qui prétend expliquer à ses ouvriers qu’ils coûtent trop cher.

UN RAISONNEMENT PATRONO-ACTIONNARIAL SIMPLISTE

Après avoir annoncé les 8000 licenciements, il s’est répandu dès le lendemain dans la presse en bramant comme un vulgaire Copé « la compétitivité, le coût du travail ». On aurait dit un terroriste qui revendiquait son attentat et faisait du chantage en prenant la foule à témoin : « tu baisses les charges ou j’en licencie d’autres ». D’ailleurs il continue, puisqu’il menace désormais de fermer l’usine “SevelNord” (une joint venture avec Fiat), près de Valenciennes, qui fabriquait naguère les gros monospaces 807, C8, Fiat Ulysse et Lancia Phédra (ce sont les mêmes bagnoles). Dans un cynisme total , il réclame carrément 42 millions d’euros d’aides publiques pour compenser une prétendue différence de compétitivité avec l’Espagne. 

Ce raisonnement patrono-actionnarial simpliste se heurte tout simplement à la vérité : le salarié de l’automobile en Allemagne coûte plus cher à son patron que son homologue Français. D’ailleurs la fermeture d’usines n’est pas une particularité française : Opel va aussi fermer une usine en Allemagne (à Bochum), et en Angleterre, après en avoir fermé en Belgique. Auf wiedersehen Europa, il est plus rentable de fabriquer en Corée du Sud (et de baptiser sans honte ses bagnoles “Chevrolet”). Quant à la marque italienne Fiat, qui fabrique déjà la Cinquecento en… Pologne, elle pourrait bien carrément fermer 3 de ses 4 usines italiennes. La gangrène de la cupidité est généralisée. 

Je crois que cette hécatombe se passe de commentaires. Il y en a néanmoins, et des plus cons : “Peugeot est obligé de licencier, car contrairement à Renault, il n’a pas délocalisé assez vite…” C’est très subtil, un téléconomiste. Ca s’adresse à la plèbe, mais ça se place toujours du côté de l’actionnaire… Ou encore “pourtant, la stratégie de montée en gamme est très bonne”. Ah ouais, c’est sûr, on voit bien le résultat… Et puis si je peux me permettre un commentaire de travailleur luxembourgeois, aux premières loges pour apprécier les modes automobiles : ici, le consommateur de voiture haut de gamme (et ils sont nombreux) vit toujours comme une punition l’attribution d’une voiture française, dont l’image “bas de gamme” persiste, sans parler de la part de rêve (primordiale sur ce genre de produit) totalement inexistante. Si à 30 ans tu n’as pas une Audi ou une BMW, mais une Peugeot, tu as raté ta vie. 

La seule voiture haut de gamme fabriquée en France et qui ait la cote parmi les amateurs est la… Bugatti Veyron. Question montée en gamme, on peut difficilement faire mieux. Un prix de base de un million d’euros qui monte facilement à 2 millions, plus de 1000 chevaux, plus de 400 km/h, 16 cylindres, près de 600g/km de CO2 en roulant doucement, et une consommation supérieure à 100 litres aux 100 à pleine charge. Un OVNI, le comble du grotesquissime, de l’anachronissime et de tous les superlatifs qui vont avec. Le truc qui distingue d’un vulgaire possesseur de Ferrari (la révision la plus chère chez Ferrai, c’est 2800 dollars. Pour la Bugatti, il faut compter plus de 20000…) 

Une bagnole bien dans l’air du temps, tout de même. Car au fur et à mesure que les pauvres s’appauvrissent, que les “classes moyennes” glissent vers le bas, le système crée de plus en plus de “super-riches”, des scandales ambulants, profitant de l’impuissance des États et des systèmes fiscaux devant l’économie mondialisée et la fraude fiscale, et dont les frasques alimentent les gazettes (ce qui, comble de la perversion, fascine d’ailleurs bon nombre de pauvres…).

LES USINES FERMENT, LES ACTIONNAIRES S’EN FICHENT

Parmi les propriétaires de Bugatti Veyron (du moins ceux qui n’ont pas honte de l’avouer), on trouve bien sûr des dignitaires des émirats, des dictateurs (tiens, le fils Obiang, celui qui avait déjà un immeuble de 5000 mètres carrés avenue Foch, ou alors celui du Turménistan  (!)), des footballeurs vulgaires (Beckam, Ronaldo, Eto’o… Je suppose que la dernière recrue du PSG, dont le salaire indécent permettrait de payer 1000 smicards parmi les 8000 licenciés de PSA, en a déjà commandé une…), des acteurs dans la même veine (Tom Cruise), des oligarques russes, des banksters, des grands patrons… Un anonyme en aurait commandé “6 ou 7”… Le seul Français déclaré de la clique confesse la “profession” de “marchand de biens”. En clair, il achète des immeubles pour les revendre plus cher… Un parasite, doublé d’un nuisible, qui contribue à la spéculation et à la hausse des prix de l’immobilier, l’un des principaux problèmes des pauvres aujourd’hui. 

Je m’égare ? Pas tant que ça. Ce mode de fonctionnement, c’est l’avenir. Au prolo, des pots de yaourts (ou des faux 4×4 qui font “riche parmi les pauvres”) fabriqués en Roumanie, en Turquie, au Maghreb, et bientôt en Chine et en Inde. Aux riches les voitures de luxe, qui dégagent de grosses marges, et pour lesquels les salaires monstrueux (plus de 1000 euros par mois, vous vous rendez compte ?) des ouvriers européens sont moins problématiques. 

Certes les usines ferment, mais patrons et actionnaires s’en foutent, tant que les bénéfices et les dividendes augmentent. Il a fallu de longues années pour que les Français, traditionnellement attachés à leurs marques nationales (ce qui autorisait PSA et Renault à vendre leurs saletés à un prix délirant en France) commencent à comprendre qu’il y avait mieux ailleurs. Et cette bouffonnerie de “prime à la casse” a permis le déferlement de machines venant des pays de l’Est, et l’implantation de marques “Low Cost” comme Dacia, qui fait désormais un malheur dans les campagnes. Tout comme les coréennes Hyundai ou Kia, inconnues jusqu’il y a peu en France, et qui pullulent désormais. Sans parler des faux nez, comme “Chevrolet” qui tente de réenchanter le rêve américain en déguisant des véhicules coréens naguère baptisés “Daewoo”. Des ventes que PSA ne reverra jamais. 

Hollande, Ayrault, et Montebourg vont se planter car en bon “socialistes” libéraux et productivistes, ils font une erreur dramatique de diagnostic : pour eux, la solution passe par “plus” de production, “plus” de bagnoles, plus grosses, plus chères. Que vont-ils donc faire ? Ils l’ont dit : subventionner ! Faire payer les bagnoles de quelques-uns à tous les contribuables… Oh, bien sûr la leçon de la “prime à la casse” semble avoir été comprise. Nous avions alors payé pour que certains importent des pots de yaourt à mazout d’Europe de l’Est… Tout ça pour que toute la filière replonge dès la sortie du dispositif. 

Cette fois, promis, ils vont subventionner les véhicules “propres”, hybrides ou électriques. Ils n’ont donc pas tout compris, puisqu’il y aura, de la même manière que la “prime à la casse” une déprime à l’arrêt de la prime… Où je ne comprends pas, c’est quand Montebourg affirme, avec l’aplomb qui le caractérise, que les constructeurs français sont en pointe sur ce secteur ! C’est au choix de l’incompétence, de l’ignorance, ou un gros mensonge.

L’HYBRIDE DE PSA, À CÔTÉ DE LA PLAQUE

PSA vient à peine de commencer au compte-gouttes la commercialisation de ses hybrides. Alors que Toyota en fabrique depuis 15 ans et en a déjà vendu 4 millions. Elles ne sont certes pas très agréables à conduire hors ville, elles ne consomment pas vraiment moins que les diesels de même gabarit, mais au moins elles ne sont pas vraiment plus chères que des voitures ordinaires, elles sont particulièrement fiables, et on peut être coincé derrière sans risquer l’asphyxie et le cancer du poumon. 

L’hybride de PSA est totalement à côté de la plaque. Hors de prix (plus de 40000 euros), beaucoup trop puissant (200 chevaux), il est évidemment diesel, et donc officiellement cancérigène. Vu les retards de sa mise au point, il est à prévoir qu’il donne beaucoup de travail aux garagistes. Vu le prix, personne ou presque n’en achète (sauf Hollande et Moscovici…). Il s’en est vendu quelques centaines le mois dernier… C’est simple, les hybrides, c’est 2% de la production de PSA ! Et ce ne sont pas 2000 euros de ristourne supplémentaire qui vont changer la donne. Cerise sur le gâteau, d’autres hybrides diesel arrivent, notamment chez Volvo (un engin à 60000 euros (sic) qui permettra de faire 50 km en mode électrique ), dont les clients cossus sont plus habitués que chez Peugeot à payer une fortune pour une bagnole. 

L’hybride PSA ? Un véhicule idiot, qui n’a rien compris à l’évolution inéluctable du marché vers des véhicules plus petits, moins rapides et moins polluants. En fait, si on veut une hybride fabriquée en France, il faut acheter une… Toyota. La Yaris est certes vendue trop cher (près de 20000 euros), elle a les mêmes petits défauts que les Prius et Auris (et je les connais parfaitement bien pour les subir au quotidien ), mais au moins elle va dans le sens de l’histoire, celui du “downsizing”. 

Le comble, c’est qu’on va considérer comme “propres” les hybrides diesel Peugeot, pourtant officiellement déclarés cancérigènes, alors que si on veut éviter un mauvais remake du tabac ou de l’amiante, il faudrait sans tarder interdire les véhicules diesel, au moins dans les agglomérations. On parle de 42000 morts par an, soit plus de 10 fois plus que dans les accidents de la route (qui justifient pourtant des radars tous les km)… Rien que ça… Et donc, en bonne logique, après l’impayable Dominique Voynet, qui avait collé des “pastilles vertes” sur des bagnoles qui crachent en permanence un nuage noir derrière eux, on continue à subventionner ces saletés. Politique, c’est vraiment un métier… 

Et faire cadeau de 4000 euros à des bourgeois pas (encore) touchés par la “crise” et capables de claquer 40000 euros dans une bagnole, c’est à peu près aussi pertinent sur le principe que le bouclier fiscal… De toute façon ils n’en profiteront pas, car à ce prix, ils préféreront continuer à acheter des Audi et BMW, socialement plus valorisantes, et qu’ils revendront bien plus cher… 

Pour subventionner les voitures électriques, l’État (en faillite) ajoutera 7000 euros (au lieu de 5000) à la dette. C’est du délire total. D’autant que pour revenir à PSA, les voitures électriques vendues sous sa marque sont en fait des Mitsubishi fabriquées au Japon et hâtivement déguisées. Et qu’elles se vendent… par dizaines tous les mois.

L’ÉLECTRIQUE DE RENAULT : LE FLOP TOTAL

Ah oui, mais il y a Renault, le roi du véhicule électrique. Pas de bol, c’est justement aujourd’hui que Renault annonce le report (un de plus) de la commercialisation de la “Zoé”. Pourtant, c’est le véhicule du genre le plus prometteur. Renault a eu une idée de génie : la vendre sans batterie, ce qui diminue le prix de l’engin de moitié, pour le mettre au niveau d’une clio, à laquelle elle ressemble d’ailleurs beaucoup (à part son poids de 1400kg…). Le problème, c’est qu’il faut ensuite louer les batteries, 79 euros par mois pour 12500 km/an. C’est-à-dire le même prix que le gasoil d’une Clio pour un kilométrage équivalent. Auquel il faut évidemment ajouter le prix de l’électricité, environ 30 euros… Inutile de réfléchir beaucoup pour comprendre que du strict point de vue financier, l’électrique ne sera pas rentable… 

Malgré une autonomie lamentable (à peine plus de 100 km en hiver) la Zoé a quelques arguments, et notamment le label “Made In France”, car elle sera fabriquée dans l’usine Renault de Flins. Mais il y a ce que Montebourg tait… D’abord, comment peut-on considérer comme écologique un véhicule doté d’une batterie au lithium de 280 kg ? Oui oui, vous avez bien lu, 280 kg !!! (10 fois celle d’une Yaris hybride…). De surcroît cette batterie est de marque LG, fabriquée en… Corée. 

Quant au moteur, Renault, bien sûr ? Ah, non, encore raté. Il est Allemand, fabriqué par Continental, le marchand de pneus. Continental, bien connu pour sa contribution à l’emploi français. Demandez à Xavier Mathieu… À l’avenir le moteur et les batteries de la Zoé devraient être fabriqués en France. Enfin, peut-être… (Si les ouvriers français acceptent de baisser leurs salaires au niveau des chinois…). En attendant, Continental fabrique ses moteurs en… Pologne ! 

Et les autres électriques de Renault ? Le jouet pour bobos “Twizzy” est fabriqué en Espagne, et l’ultraconfidentielle “Fluence”… en Turquie. J’ai déjà expliqué ici ou là que les voitures électriques étaient loin de représenter l’avenir que certains neuneus lui prédisent, qui ne comprennent même pas que ce n’est pas parce qu’on ne va pas à la pompe qu’il ne faut pas produire l’électricité quelque part, et qu’il sera impossible de produire le surplus nécessaire à l’électrification totale du parc. Sauf à relancer à marche forcée un coûteux et suicidaire programme nucléaire… Quelqu’un a-t-il pris la peine d’évaluer le bilan “écologique” d’une voiture électrique ? 

Pourtant, tout le monde semble persuadé. Du moins en théorie, car en pratique personne n’achète de voitures électriques. Les ventes sont confidentielles. Et ce sont les collectivités qui font l’essentiel des ventes. La plus vendue est la “blue car” de Bolloré, dans le cadre du programme autolib… Trop chères, autonomie insuffisante, et aucune image (la pub privilégie toujours les 4×4 ou les allemandes qui font broum broum), pas d’infrastructures de recharge : pour l’instant c’est un flop total.

« AMÉLIORER LA COMPÉTITIVITÉ » ?

En France, il se vend environ 180 000 voitures neuves par mois. Quelques centaines d’électriques (dont quelques dizaines de fausses Peugeot-Citroën), et 2000 hybrides, principalement Toyota. La Yaris a pris la tête du classement en juin avec 558 unités. Dans le même temps, il se vendait environ 4000 Dacia Duster, ces “4×4 du pauvre” fabriqués en Roumanie. Montebourg a du boulot pour inverser la tendance…. 

Si on remonte ce long billet jusqu’au début, on se rappelle que le déclencheur de l’opération est le plan antisocial de PSA. En quoi les salariés qui vont se faire virer sont-ils concernés par le “plan Montebourg” ? J’ai beau regarder, je ne vois pas… Dans l’immédiat, seuls les ouvriers de Toyota Valenciennes vont peut-être faire des heures sup… 

De toute façon, le deuxième étage de la fusée est déjà connu. Montebourg ne s’en vantera évidemment pas, mais les socialistes, et notamment leur idéologue DSKolâtre Moscovici, sont déjà contaminés par la propagande patronale, abondamment relayée par l’UMP et par la presse y compris “de gauche” : “il faut améliorer la compétitivité“… 

Je l’ai déjà dit, c’est con comme la lune : améliorer la compétitivité, c’est d’une manière ou d’une autre baisser les salaires. Il est assez cocasse d’entendre le perroquet d’élevage de service, en l’occurrence Valérie Pécresse, broder sur ce sujet hier soir à la radio… Surtout quand on sait que son mari gagne plus d’un millions d’euros par an. C’est sûr que si le patron de Monsieur Pécresse ne lui octroyait qu’un salaire d’électeur moyen, la compétitivité de sa boîte en serait sérieusement améliorée… À la prochaine occasion, les “socialistes” vont donc supprimer encore des cotisations patronales, et les transférer vers la CSG. La CSG, c’est “moins pire” que la TVA, puisque l’argent du capital y contribue aussi. 

Mais on peut prendre le problème par tous les bouts, on en reviendra toujours à la triste réalité : cela consiste d’abord à faire payer aux particuliers ce que payait l’entreprise. Un vrai casus belli, qui ne semble guère émouvoir quiconque, entre Tour de France et Jeux Olympiques… La CSG frappe les salaires, les allocations chômage, les retraites… Traduit en bon français, les futurs chômeurs de chez Peugeot vont toucher moins d’allocations pour préserver la fortune des actionnaires de leur ex-employeur… 

En fait, tous les protagonistes de cette affaire sont victimes de la croissancite aigüe. Une maladie grave, très difficile à soigner, qui provoque une altération majeure du jugement et un voile noir qui empêche toute vision d’avenir pertinente. Qu’ils s’appellent Sarkozy ou Hollande, Bertrand ou Montebourg, tous adoptent un mode de fonctionnement primitif et obsolète qui consiste à penser que l’on va produire indéfiniment toujours plus de voitures. Ils pensent sans doute qu’on en aura un jour douze par personne, et qu’on en changera tous les trois mois pour une plus grosse et plus chère.

CERCLE NON VERTUEUX

Pire, ils pensent que c’est très bien, et que c’est donc le but que nous devons poursuivre. Comme tous les drogués, ou autres adeptes de religions et de sectes, ils sont inaccessibles à tout argument rationnel. Par exemple, même un enfant de six ans normalement dégourdi comprend que s’il faut baisser toujours plus son salaire pour être compétitif, on ne peut pas acheter de plus en plus de voitures, voitures que de toute façon on ne pourra bientôt plus produire, puisqu’en 200 ans, on a presque épuisé toutes les ressources nécessaires, pétrole et métaux produits par la terre en 4 milliards d’années. 

Le même enfant comprend aussi que l’électricité n’est qu’un leurre, et qu’on ne pourra pas produire par milliards des batteries de plusieurs centaines de kilos, bourrées de métaux plus ou moins rares. Il sait enfin que sans pétrole, sans gaz et même sans uranium on ne pourra plus produire autant d’électricité qu’aujourd’hui, alors qu’il en faudrait au contraire beaucoup plus pour charger des batteries voraces. Mais non, nos drogués ne comprennent rien. Ils restent dans leur schéma inextricable et obsolète : travailler plus pour gagner plus pour consommer plus. 

Le XXe siècle a été celui du toujours plus, le XXIe sera, qu’on le veuille ou non, celui du moins. Alors autant s’en accommoder et commencer à lire les théoriciens de la décroissance et leurs réflexions sur l’art de vivre. Les faits sont têtus, et toutes les politiques croissancistes du monde n’y pourront rien. 

Dans ce contexte, il serait plus raisonnable de faire le juste diagnostic concernant l’industrie automobile européenne : elle est foutue. Le même raisonnement s’applique au transport aérien, au moment où Air France annonce aussi des milliers de licenciements. Inutile de faire comme pour la sidérurgie, de dépenser des centaines de milliards pour qu’au bout du compte les usines ferment quand même et des régions entières restent sinistrées. 

Il vaudrait mieux se demander quels sont les secteurs d’avenir. On peut en citer quelques-uns : les transports en commun, l’isolation des logements, les énergies renouvelables, l’agriculture bio… De quoi recaser une bonne partie des salariés de l’automobile, non ? Pourtant, rien vu de tout ça dans le “plan Montebourg”. Quoi qu’il en soit, l’avenir est de toute évidence au “travailler moins, gagner moins, mais vivre mieux”.

http://www.marianne2.fr/La-chute-de-PSA-ou-la-faillite-d-un-systeme_a221060.html

Publié dans Y'en a marre du chômage | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la hausse des impôts

Posté par ippolito le 1 octobre 2012

Une hausse d’impôt supplémentaire de 1 milliard pour les entreprises

Le gouvernement va durcir le régime de reports en avant des déficits. Une mesure qui lui apportera un surcroît de trésorerie de 1 milliard d’euros en 2013.

Le gouvernement veut faire rentrer l’impôt plus rapidement dans les caisses de l’Etat. Aujourd’hui, les entreprises peuvent réduire leur impôt en déduisant de leur bénéfice les déficits des années antérieures. Elles peuvent le faire autant d’années qu’elles le souhaitent. 

Seule limite : chaque année, le déficit qu’elles sont en droit de reporter ne doit pas excéder 1 million d’euros, plus 60 % de la fraction du bénéfice dépassant 1 million d’euros. Ce taux de 60 % va être abaissé à 50 %. Les autres règles (pas de limitation dans le temps) n’évoluent pas.

La mesure a beau être technique, elle représente un enjeu majeur  : elle apportera à l’Etat un surcroît de trésorerie de 1 milliard d’euros l’an prochain, et de 500 millions les années suivantes. A terme, elle est neutre pour les comptes de l’entreprise et de l’Etat.

Pour 2013, cette mesure vient compléter les autres hausses d’impôts ciblées sur les grandes entreprises (rabotage de la défiscalisation des intérêts d’emprunt, de la « niche Copé », etc.), afin de générer au total 10 milliards d’euros.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202282396654-une-hausse-d-impot-supplementaire-de-1-milliard-pour-les-entreprises-364579.php

Publié dans Y'en a marre de François Hollande, Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la baisse de notre niveau de vie

Posté par ippolito le 1 octobre 2012

Le niveau de vie des Français a baissé en 2010

Le niveau de vie des Français a diminué en 2010 par rapport à 2009. Avec 1610 euros par mois en 2010 (19 270 euros sur l’année), le niveau de vie médian (la moitié de la population gagne plus, l’autre moitié moins) des personnes vivant dans un ménage de France métropolitaine a baissé de 0,5% par rapport à l’année précédente, rapporte l’Insee dans une étude à paraître ce vendredi. 

«Il faut remonter à 2004 pour enregistrer un tel recul», souligne l’Insee dans cette enquête qu’elle appelle «Revenus fiscaux et sociaux». Avant de souligner.«Malgré un contexte de reprise économique en 2010, certes modéré, pratiquement toutes les catégories de la population subissent une baisse de niveau de vie en euros constants (inflation comprise)».

Le niveau de vie des 5% de personnes les plus aisées a quant à lui augmenté légèrement (+1,3%) après avoir stagné en 2009. Entre 1996 et 2010, le niveau de vie moyen des 10% de personnes les plus aisées a augmenté de 2,1% par an en moyenne, contre 1,4% pour le niveau de vie moyen de l’ensemble de la population.

La pauvreté progresse

Par ailleurs, la pauvreté continue de progresser, touchant particulièrement les plus jeunes. En 2010, 8,6 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté (964 euros par mois). La moitié d’entre elles vivant avec moins de 781 euros par mois. Avec 14,1 % de la population (+0,6% en 2010), le taux de pauvreté a atteint son plus haut niveau depuis 1997.

Enfin, ce sont les jeunes de moins de 18 ans qui sont particulièrement touchés, leur taux de pauvreté atteignant 19,6% en 2010.avec une progression de 1,9 point.

http://www.leparisien.fr/economie/votre-argent/le-niveau-de-vie-des-francais-a-baisse-en-2010-06-09-2012-2153144.php

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat | Pas de Commentaire »

1...1516171819
 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN