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Y’en a marre de l’échec de la politique de la ville

Posté par ippolito le 30 octobre 2012

Politique de la ville : une faillite à 90 milliards d’euros

Défrayant la chronique pour sa sauvagerie, le meurtre de Kevin et Sofiane, 21 ans,  fin septembre à Echirolles (Isère) , illustre une nouvelle fois l’échec de la politique de la ville.

En 2013, le ministère de l’Egalité des territoires et du logement, prévoit de consacrer  525 millions supplémentaires aux « quartiers populaires », notamment avec la création de postes de médiateurs et « d’emplois francs ».

A la rentrée, le Qatar et la France ont, par ailleurs, annoncé le lancement d’un fonds en faveur des « territoires déshérités » doté de 100 M€ et abondé à parité par les 2 Etats . Cela fera 50 millions d’argent public tricolore en plus pour les cités.

Le tonneau des Danaïdes

Ces centaines de millions d’euros s’ajouteront aux dizaines de milliards déjà versés dans ce tonneau des Danaïdes budgétaire.

Dans une tribune publiée il y a près de 3 ans dans Valeurs Actuelles, le criminologue Xavier Raufer chiffrait à 90 milliards d’euros sur 25 ans le coût total de cette politique. 

Elle aurait coûté 50 milliards d’euros de 1989 à 2002, puis 40 Md€ supplémentaires avec le plan Borloo de 2003. Lequel plan promettait la rénovation des 165 quartiers français les plus dégradés et leur sécurisation.

A quoi ces 40 milliards d’euros ont-ils servi ?

Pas à réduire l’insécurité puisque les différents 
se règlent désormais en pleine rue et à coups de fusil d’assaut. Pas à favoriser la mixité sociale puisque les citoyens ordinaires désertent les banlieues dès qu’ils le peuvent pour échapper à la loi des bandes.

Pas à améliorer l’emploi dans des zones où le taux de chômage est le double de celui de la moyenne nationale. Ces 40 milliards ont été dilapidés sans que les objectifs du plan Borloo – réduire la fracture sociale –  aient été atteints.

Pire, le fossé séparant les zones urbaines sensibles et le reste du pays a  plutôt tendance  à se creuser qu’à se combler, estime la Cour des comptes. Ainsi, la proportion de personnes vivants sous le seuil de pauvreté dans les « zones sensibles » est passée à 32,4% entre 2006 à 2009, soit 3 fois plus qu’ailleurs.

Associations fantoches

Déjà, au début des années 2000, l’institution de la rue Cambon dénonçait la distribution de subventions massives à 15.000 associations nourries par la politique de la ville, en allant jusqu’à évoquer une « machine sans compteur».

Le Sénat notait à son tour dans un rapport de 2007 consacré à l’efficacité de la politique de la ville que « l’évaluation de l’impact sur les quartiers des subventions versées par l’État est, dans l’ensemble, incomplète » et que des « objectifs et indicateurs de résultats ne sont que très rarement définis ex ante, ce qui est en partie lié au faible développement des conventions entre l’État et les associations bénéficiaires ».

Le Sénat notait aussi que vu l’hétérogénéité des rapports d’activité transmis aux préfectures par les associations, les « financeurs » ne disposent pas d’éléments d’appréciation « en dehors du ressenti qu’ils peuvent recueillir lorsqu’ils se rendent sur le terrain ».

Les fonds publics, observait également le Sénat, jouent un rôle de « subventions de survie » pour certaines associations aux priorités floues et pouvant employer des agents ou des locaux publics sans avoir signé de convention.

Il en faudrait davantage pour que  l’Etat à tire les leçons de cette faillite à 90 milliards d’euros. Le ministère du Logement vient d’annoncer  une « concertation opérationnelle » sur la politique de la ville entre octobre et décembre 2012, une loi pour 2013 et 150 000 emplois d’avenir pour les jeunes peu ou pas qualifiés des quartiers en difficultés.

A ce rythme là,  la barre des 100 milliards devraient être franchie d’ici à la fin du quinquennat. On parie ?

http://www.lecri.fr/2012/10/08/politique-de-la-ville-une-faillite-a-90-milliards-deuros/36438

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Y’en a marre des hausses du prix du tabac

Posté par ippolito le 30 octobre 2012

Le tabac coûtera plus cher en juillet prochain

Au 1er juillet, le paquets de tabac, mais aussi le tabac à rouler, devraient augmenter à nouveau selon une loi votée jeudi. La Sécurité sociale espère engranger 250 millions d’euros par an.

ncore quelques centimes de plus par bouffée de tabac. Au 1er juillet, en effet, les prix du tabac vont à nouveau augmenter. L’Assemblée nationale a voté jeudi la hausse et le ministre du Budget Jérôme Cahuzac, bête noire des buralistes, est venu la défendre en personne devant les professionnels furieux, réunis en colloque.

En plus de la hausse passée en octobre, avec 40 centimes de plus en moyenne par paquet, les prix devraient encore grimper de 20 à 30 centimes par paquet selon une source proche du dossier, 30 à 40 centimes selon les buralistes, soit une hausse de 4,5%. 

Le prix du tabac à rouler devrait également augmenter de plus de 60 centimes (soit  une hausse d’environ 10%), et la fiscalité des cigarillos et des cigares  sera également renforcée l’an prochain.

Le gain pour la Sécurité sociale devrait être de 125 millions d’euros en 2013 et de 250 millions en année pleine. En revanche, à la demande de Jérôme Cahuzac, des amendements qui auraient abouti à une hausse des cigarettes dès le 1er janvier ont été retirés.
« Un doigt sans vaseline »

Pour Gérard Bohélay, le président de la Fédération des buralistes d’Ile de France, « tout le monde va aller acheter ses cigarettes à l’étranger ». Et cette fois-ci, les cigarettes ne sont pas les seules concernées. « Ils vont créer une taxe spécifique pour les tabacs à rouler, donc ils vont augmenter automatiquement, car les fabricants ne vont pas l’absorber. 

Une autre augmentation au mois de juillet, c’est la mort », résume-t-il, avant de faire le calcul : « Le paquet de tabac le plus vendu va se retrouver à 7 euros. J’ai l’impression qu’on nous a mis un doigt sans vaseline », conclut-il, poétique.
« Ils n’ont qu’à arrêter d’en vendre ! »

Ces mesures « risquent à terme de faire disparaître les 27 000 buralistes » de France et « 100 000 à 120 000 emplois », s’insurge le patron de la fédération Pascal Montredon. « C’est la mort des commerces, ça fait beaucoup là, s’inquiète aussi Laetitia, buraliste à Péronne, dans la Somme. Plus les cigarettes vont augmenter, plus les gens vont se rabattre sur la Belgique, l’Espagne, ça c’est clair. 

Maintenant, ils font du covoiturage pour aller là-bas, ça va favoriser les cigarettes en vente dans la rue, et les braquages arriveront de plus en plus. S’ils disent que c’est vraiment ça qui creuse le trou de la sécu, à cause des cancers, ils n’ont qu’à arrêter d’en vendre ! S’ils continuent à en vendre, c’est que ça rapporte ».

http://www.rmc.fr/editorial/313272/le-tabac-coutera-plus-cher-en-juillet-prochain/

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Y’en a marre de la hausse des prix de l’électricité

Posté par ippolito le 29 octobre 2012

La facture d’électricité bondira de 50% d’ici à 2020

La facture d’électricité des ménages français a augmenté de 49% en neuf ans. 

Selon un rapport du Sénat, la facture moyenne d’un «ménage type» passera de 874,5 euros en 2011 à 1307 euros en 2020, en raison notamment d’un besoin d’investissements massifs dans les réseaux. Mais les sénateurs sont divisés sur les coûts réels du nucléaire.

Une augmentation de 49% en neuf ans de la facture d’électricité des ménages français. C’est l’un des points du rapport de la commission d’enquête du Sénat sur le coût réel de l’électricité qui n’a pas divisé les parlementaires. Reprenant les prévisions de la CRE (Commission de régulation de l’énergie), les sénateurs rappellent que la facture annuelle d’un «ménage type» équipé d’un chauffage électrique, sans modification des comportements de consommation, passera de 874,5 euros en 2011 à 1307 euros en 2020. 

Et ceci hors taxe, mais en incluant la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) qui devrait être multipliée par plus de 2,5 pendant la période. La CSPE finance, entre autres missions, le développement des énergies renouvelables.

La hausse des prix sera alimentée par un besoin d’investissements massifs dans les réseaux (les coupures ont augmenté en France) et les moyens de production pour satisfaire une consommation en croissance, l’enchérissement du coût du nucléaire, et enfin le prix du développement des renouvelables.

Le coût du mégawattheure sous-estimé

Fait inhabituel au Parlement, les sénateurs ont publié un rapport d’enquête sans en voter les conclusions: chaque groupe politique présente les siennes, divergentes sur le sujet sensible du coût du nucléaire. Comme l’a résumé mercredi le sénateur écologiste Jean Desessard, rapporteur, «l’électricité est un sujet électrique entre nous». 

Le groupe écologiste avait demandé en février dernier la création de cette commission d’enquête pour prolonger le rapport de la Cour des comptes sur le coût de la filière atomique. Le volumineux document sénatorial (330 pages plus une annexe de 130 pages) s’appuie sur le travail de la Cour des comptes mais «chaque groupe tire de ces chiffres des interprétations différentes».

Pour Jean Desessard, il ressort de l’enquête que «le coût du mégawattheure (MWh) d’énergie électrique française est sous-estimé (…) d’abord (car) le coût de la filière nucléaire est plus élevé qu’on ne le dit». La commission a pris acte du chiffre retenu par la Cour des comptes, 49,5 €/MWh, à comparer aux 42 €/MWh appliqués au 1er janvier par la loi Nome qui inclut déjà le coût de la prolongation des centrales et de leur démantèlement. Le groupe UMP du Sénat, dans ses conclusions, souligne que ce chiffre de 49,5 €/MWh est contesté, pour des raisons comptables et de méthode. Il réfute aussi le coût du MWh produit par le réacteur EPR en construction à Flamanville, estimé à 90 €MWh par le rapporteur.

Coût faible mais facture salée en France

Les sénateurs conviennent en revanche qu’il reste beaucoup d’incertitudes sur le coût futur de l’électricité nucléaire, liées notamment au coût du démantèlement. Dans le «scénario du pire», comme le qualifie Jean Desessard, c’est-à-dire si la fourchette haute de toutes ces incertitudes devenait réalité, le coût du MWh nucléaire s’élèverait à 75 €. Malgré ces incertitudes, le nucléaire est «une filière historiquement compétitive», indique le rapport. Il faudra attendre encore trois à quatre ans avant que le photovoltaïque atteigne des coûts comparables.

Le rapport présente trois scénarios d’évolution de la production et de la demande d’électricité à l’horizon 2050. Le scénario «sobriété», qui prévoit un programme «très volontariste d’économies d’énergie» et une sortie rapide du nucléaire, en arrêtant tous les réacteurs dès qu’ils atteindront leurs 40 ans, est, sans surprise, le préféré du Vert Jean Desessard. Mais, reconnaît-il honnêtement, «c’est aussi le plus coûteux». Le groupe socialiste explique dans ses propres conclusions qu’il n’y adhère pas.

Enfin, un constat paradoxal fait l’unanimité des membres de la commission d’enquête: si la France bénéficie de coûts de production du courant parmi les plus bas d’Europe, grâce au nucléaire, les ménages français paient la facture la plus élevée, en grande partie à cause d’une spécificité hexagonale: le poids du chauffage électrique.

http://www.lefigaro.fr/conso/2012/07/18/05007-20120718ARTFIG00417-la-facture-d-electricite-bondira-de-50-d-ici-a-2020.php

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Y’en a marre du ministère de la culture

Posté par ippolito le 29 octobre 2012

Le projet de la Maison de l’histoire de France, avec son installation sur le site des Archives nationales, dans le Marais, à Paris, grand projet de Nicolas Sarkozy, comme le fut la Pyramide du Louvre pour François Mitterrand et le Musée du quai Branly pour Jacques Chirac, est enterré. 

« Un projet extrêmement coûteux », 80 millions d’euros pour l’installation de ladite maison, plus les 7 millions déjà dépensés pour l’avant-projet, « un projet contestable idéologiquement », aussi, a ainsi déclaré Aurélie Filippetti, vendredi 24 août au soir, dans l’émission « Le téléphone sonne », sur France Inter.

« Vouloir montrer une manière de raconter l’histoire de France est un projet daté, ajoutait la ministre de la culture. On s’oriente sur une formule plus souple, sur une mise en réseaux de nos musées d’histoire à travers un organe pilote incarné par un site Internet. »

Le projet de l’ancien président prévoyait la création d’une « galerie des temps » très décriée par les historiens, lesquels redoutaient une récupération politique sur la manière de raconter l’histoire de France. Les historiens Pierre Nora, de l’Académie française et Nicolas Offenstadt, l’affirmaient dans nos colonnes : « Le caractère idéologique douteux du projet ne suscite pas l’adhésion des historiens dans leur ensemble. »

Cette « galerie des temps » et les 13 000 mètres carrés nécessaires à l’implantation de la Maison de l’histoire de France devaient prendre place au sein des Archives nationales. Le scénario qui avait la faveur de l’Etat prévoyait une « mutualisation » des espaces entre l’Hôtel de Soubise, siège des archives créé en 1808 par Napoléon Ier, et les Grands Dépôts, magasins de conservation construits sous Napoléon III.

OPPOSITION DU PERSONNEL

Cette option, rejetée en bloc par les personnels des Archives nationales représentés par l’intersyndicale, avait mis le feu aux poudres dès son annonce par Nicolas Sarkozy en septembre 2010, déclenchant une grève générale, puis une occupation des lieux pendant dix-huit mois. 

Les personnels exigeaient que la place gagnée par le déménagement des archives postérieures à la Révolution sur le nouveau site de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) serve à la reprise de la collecte du minutier central des notaires, interrompu depuis des années, au redéploiement des fonds antérieurs à 1789, dont les chartes médiévales conservées dans de mauvaises conditions, et aux différentes missions scientifiques, éducatives et muséographiques de l’institution.

L’affaire semble aujourd’hui tranchée. Seule question à régler, celle de l’établissement public « Maison de l’histoire de France » créé le 1er janvier avec à sa tête Maryvonne de Saint-Pulgent. Si le jeune établissement n’avait toujours ni mission précise, ni contenu, ni adresse, ni financement, il a un statut juridique. Et depuis des mois un comité scientifique planchait sur le projet.

Seul élément qui tienne : la création du site Internet et du réseau des neuf musées d’histoire (dont Saint-Germain-en-Laye pour la préhistoire, Cluny pour le Moyen Age, Ecouen pour la Renaissance, et les châteaux de Fontainebleau et Compiègne). Leurs responsables seront, à leur tour, sans doute rassurés de conserver leur autonomie qu’ils craignaient de perdre sous la coupe de la Maison de l’histoire de France.

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/08/27/la-maison-de-l-histoire-de-france-est-enterree_1751323_3208.html

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Y’en a marre des déficits des hôpitaux

Posté par ippolito le 29 octobre 2012

L’hôpital ne parvient plus à réduire son déficit

Le déficit consolidé des 1.200 établissements de santé publics s’est élevé à 487 millions d’euros en 2011. Cela représente à peu près 1 % de leur budget, autant qu’en 2010. Les CHU ont amélioré leurs comptes au prix d’une compression de leurs charges de personnel, parfois en réduisant leurs effectifs.

L’objectif de résorption du déficit des hôpitaux, fixé par Nicolas Sarkozy pour 2012, ne sera pas atteint, c’est désormais une certitude. En 2011, à un an de l’échéance, les quelque 1.200 établissements de santé publics ont affiché un déficit de 487 millions d’euros, selon les projections réalisées par la Fédération hospitalière de France (FHF).

 Il s’agit d’un solde. Une petite moitié des établissements (46 %) sont en déficit, les autres en excédent. La somme peut paraître importante, elle est en réalité limitée au regard de l’activité des hôpitaux : elle ne représente que 1,02 % de leur budget.

Ce qui est frappant, c’est que l’hôpital public ne parvient plus à réduire son déficit, qui est pratiquement stable par rapport à l’année précédente. Le système de financement actuel, basé en grande partie sur la tarification à l’activité – à un acte médical correspond un montant remboursé par l’assurance-maladie -, semble avoir atteint ses limites.

Le gouvernement a d’ailleurs annoncé une réforme, dont les prémices figureront dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2013, présenté lundi prochain. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé en particulier la fin de la convergence des tarifs entre les hôpitaux et les cliniques. C’est une revendication de longue date du secteur public, qui estime qu’il ne remplit pas les mêmes missions que le secteur privé et qu’il doit donc se voir appliquer des tarifs plus avantageux.

Recettes et dépenses en hausse

L’exercice 2011 a été plutôt favorable aux centres hospitaliers universitaires (CHU), qui sont parvenus à réduire leurs besoins de financement de 5 %. Les plus gros établissements représentent néanmoins une grosse moitié des déficits. 

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, les Hospices civils de Lyon ou les Hôpitaux de Marseille sont toujours dans le rouge. Les structures les plus petites, celles dont le budget est inférieur à 20 millions d’euros, ont souffert. Leur déficit, qui reste limité en valeur absolue, s’est alourdi de 26 % l’an dernier.

Les recettes des établissements ont progressé exactement autant que leurs dépenses en 2011 (+ 3,4 %), ce qui explique l’absence d’amélioration de leurs comptes. Les charges de personnel ont augmenté à un rythme particulièrement faible, inférieur à 2 %. Dans les CHU, la hausse a même été limitée à 1,3 %. 

Etant donné l’évolution naturelle des rémunérations dans la fonction publique hospitalière, cette très faible augmentation est le signe d’une compression des effectifs, même si aucun chiffre n’est encore disponible pour le confirmer. 

Certains établissements ne remplacent plus tous les départs afin de réduire leur déficit, les salaires représentant près des deux tiers de leurs charges.

Les autres postes de dépenses progressent beaucoup plus vite, notamment les amortissements (+ 13,5 %), résultat de la politique d’investissement massive de ces dernières années dans le cadre des programmes de modernisation Hôpital 2007 et Hôpital 2012.

Côté recettes, les remboursements versés par l’assurance-maladie n’ont augmenté que faiblement (+ 2 %). C’est la conséquence d’une tarification trop contraignante, estime la FHF. Les établissements se sont rattrapés grâce à l’augmentation de la participation des malades aux frais d’hôtellerie. La part des recettes provenant des patients ou des mutuelles est passée de 7,9 % à 8,2 % en un an.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202282808610-l-hopital-ne-parvient-plus-a-reduire-son-deficit-364744.php

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Y’en a marre des renumérations des gouvernements

Posté par ippolito le 29 octobre 2012

Ayrault plus cher que Fillon ? Suite (en intégrant les collaborateurs)

 « Il faut savoir que dans les cabinets, il y a des gens de qualité qui sont plus payés que les ministres [...] On a expliqué que c’était une mesure d’économie. Je rappelle que du temps de Nicolas Sarkozy, il y avait des secrétaires d’Etat, là il n’y a que des ministres, donc en réalité le gouvernement de Mr Hollande coùte plus cher que celui de Nicolas Sarkozy.»
Thierry Mariani, le 14 août sur BFM TV  

Le 18 septembre dernier, nous publiions un Désintox sur cette déclaration de Thierry Mariani, ancien secrétaire d’Etat puis ministre chargé des Transports, qui jugeait «démagogique» la baisse de 30% du salaire des ministres du nouveau gouvernement, validée en août 2012.

De la même manière que le député PS  René Dosière, nous avions alors précisé notre choix d’établir les calculs sans prendre en compte les salaires des collaborateurs des ministres, dont l’effectif et le niveau salaire sont très variables selon les gouvernements, donc difficile à évaluer.  Nous avions donc constaté que le nouveau gouvernement socialiste est en fait moins cher que le dernier gouvernement Sarkozy (Fillon III).

Certes, comme l’a rappelé Thierry Mariani, les secrétaires d’Etat sont effectivement moins payés que les ministres. Et le gouvernement Ayrault n’en emploie aucun. Si ce n’est pas le gouvernement de la Ve République avec le plus de portefeuilles, c’est le premier à avoir autant de ministres (38 dont 18 ministres délégués) et effectivement aucun secrétaire d’Etat (comme le montre ce tableau).

Mais après la baisse du salaire des ministres (fixé à 9440 euros), le coût de l’équipe socialiste s’élève à 392 630 euros par mois, salaire du premier ministre inclus (14910 euros). Soit un peu moins que le gouvernement Fillon III et ses 470020 euros mensuels. 

Le chef du gouvernement était alors payé 21300 euros, les 24 ministres  14200 euros et les huit secrétaires d’Etat 13490 euros chacun.  La différence entre les deux représente un peu moins d’un million sur un an.

 Suite à ce post, de nombreux commentateurs ont rappelé le poids des salaires des «collaborateurs» des ministres – et exprimé leur volonté d’en savoir plus. De fait, le coût d’un gouvernement dépend aussi de cette masse de salaire opaque. Et de celle des chauffeurs, des cuisiniers – de tous les employés des cabinets, dont il est impossible de connaître leur nombre exact.

Matignon comptabilise seulement les conseillers (fonctionnaires ou contractuels) qui font l’objet d’une nomination au Journal Officiel. Les autres collaborateurs rémunérés pour des missions ponctuelles ne sont pas pris en compte.

Puisque leur effectif est fluctuant, nous avons choisi de comparer les chiffres du début du dernier gouvernement UMP (un mois après sa constitution) avec ceux de la nouvelle équipe socialiste. Un secrétaire d’Etat employé sous Fillon disposait de quatre conseillers en moyenne. 

D’après Matignon, le troisième gouvernement en employait 412 (dont 50 pour le Premier Ministre) en décembre 2010. René Dosière affirme qu’ils étaient plutôt 460 en fin de mandat (52 pour le premier ministre).

Dans les deux cas, c’est moins que le gouvernement Ayrault, qui employait en septembre 479 collaborateurs, 533 en comptant ceux du premier ministre. Le chef du gouvernement a pourtant imposé un maximum de quinze conseillers par ministre, dix par ministre délégué. Il n’a pas appliqué cette limitation à son cabinet.

D’après le secrétariat général du gouvernement, quelques dérogations à ce principe ont été autorisées pour certains ministères. 

le cabinet Moscovici (économie et finances) emploie 20 collaborateurs (au lieu de 15)
Cahuzac, délégué à l’économie chargé du Budget, 16 (au lieu de 10)
Valls, ministre de l’Intérieur, 16 (au lieu de 15)
Le Drian, ministre de la Défense 16 (au lieu de 15)
Hamon, délégué à l’économie sociale et solidaire et à la consommation, 12 (au lieu de 10)

Cuvillier, délégué auprès de la ministre de l’Ecologie, 14 (au lieu de 10)
Soit 19 conseillers de plus que le quota. Mais ces dérogations ont été compensées en partie par des restrictions  sur d’autres ministères :
le cabinet Pinel, ministre de l’artisanat, du commerce, et du tourisme en emploie seulement 10 (au lieu de 15)

Escoffier, déléguée chargée de la décentralisation, 9 (au lieu de 10)
Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et recherche, 14 (au lieu de 15)
Arif, délégué de la Défense chargé des anciens combattants, 9 (au lieu de 10)
Montebourg, au redressement productif, 13 (au lieu de 15)
Bricq, ministre du commerce extérieur, 11 (au lieu de 15)
Carlotti, déléguée affaires sociales chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion,  9 (au lieu de 10) 

 La différence est bien de quatre conseillers, mais au total, le gouvernement resterait juste en-dessous du maximum des 480 fixé par Ayrault. Par ailleurs, des ministres peuvent être amenés à se partager les services de ces employés surqualifiés.

 Deuxième écueil pour l’évaluation du coût d’un gouvernement : le niveau de rémunération des conseillers est traditionnellement très variable selon les ministères. Leur détail n’a jusque-là jamais été rendu public.

Pour son calcul, Le Monde a choisi une moyenne de 5000 euros par mois.  Avec cette moyenne – qui ne tient pas compte des 52 employés par le premier ministre –  le gouvernement Ayrault serait juste au-dessus du coût de Fillon III. 

Le député Dosière préfère se baser sur la moyenne entre les trois plus hauts salaires (jusqu’à 15 000 euros) et les trois plus bas (autour de 4500 euros) qui avoisinait les 11 000 euros nets par mois en 2010.

D’après Matignon, les collaborateurs de l’équipe Ayrault ont vu leur salaire baisser en même temps que celui des ministres. Aujourd’hui ils seraient payés 7200 euros par mois en moyenne. Le gouvernement Ayrault emploierait donc plus de conseillers, mais pour des salaires moindres que ceux pratiqués sous Fillon – aucune limite n’était alors fixée sur ce point.

Thierry Mariani a raison sur un seul point : dans plusieurs ministères (comme le Budget,  l’Economie, l’Education, la Justice, l’Intérieur…) des conseillers sont mieux rémunérés que les ministres eux-mêmes. C’est par exemple le cas de la ministre Marisol Touraine, interrogée par Canal+. Soucieux de l’image de son équipe, Jean-Marc Ayrault a appelé à limiter cette pratique, déjà courante sous les précédents gouvernements.

http://desintox.blogs.liberation.fr/blog/2012/10/le-gouvernement-et-ses-collaborateurs-1.html

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