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Y’en a marre de la hausse de la taxe sur les retraites

Posté par ippolito le 27 octobre 2012

Hausse de la taxe sur les retraites
 
Le taux de la taxe sur les retraites va passer à 0,3% au 1er avril 2013, au lieu de 0,15% comme prévu initialement.

La taxe sur les retraites augmentera donc au 1er avril et passera à 0,3%. Cependant, cette taxe sur les retraites ne sera pas payée par près 2,5 millions de retraités aux revenus modestes qui seront exclus de cette taxe. Au total, la nouvelle taxe sur les revenus des retraités concernera 7,5 millions de retraités imposables.

Le projet de loi de finance pour la Sécurité sociale prévoyait initialement un taux de 0,15% pour 2013, puis de 0,3% pour 2014 pour la nouvelle taxe sur les retraites. Le gouvernement a finalement décider de taxer les retraités plein pot dès 2013.

Qui ne paiera pas la taxe sur les retraites ?

Les retraités imposables, mais dont l’impôt n’est pas recouvré car il est inférieur à 61 euros, seront exemptés de la nouvelle taxe sur les revenus des retraités.

source: les Echos

http://www.impots-economie.com/hausse-de-la-taxe-sur-les-retraites/

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Y’en a marre d’ être taxer

Posté par ippolito le 27 octobre 2012

Compétitivité : les propositions chocs de Gallois

  L’ancien patron d’EADS prône 30 milliards de baisse des charges, financés notamment par une hausse de CSG et une réduction de dépenses publiques.

Un choc de 30 milliards d’euros. Voilà, selon plusieurs sources, ce que Louis Gallois entend inscrire noir sur blanc dans le rapport sur la relance de la compétitivité qu’il doit remettre à François Hollande le 5 novembre. «Il fera la proposition d’un choc de compétitivité sur deux ou trois ans de 30 milliards, dont 20 en baisse de cotisations patronales et 10 en baisse de cotisations salariales», assure un proche de l’ex-président d’EADS récemment nommé commissaire général à l’investissement.

 Les réductions de charges concerneraient les salaires jusqu’à 3,5 smics, soit un niveau bien supérieur à celui (2,6 smics) que Nicolas Sarkozy avait prévu lors du vote de loi sur la TVA sociale au printemps.

Pour compenser cette baisse massive et inédite de cotisations, l’ex-capitaine d’industrie proposerait de financer son «choc de compétitivité» de plusieurs manières. D’abord, par «une réduction massive des dépenses publiques», bien plus importante que celle de 10 milliards envisagée dans le projet de loi de finances actuellement discuté au Parlement et que Laurence Parisot a qualifiée lundi, dans Le Figaro, de «trompe-l’œil». 

Ensuite, par une hausse modérée de la CSG et de la TVA pour «pouvoir être supportée par les ménages» compte tenu des forts prélèvements qu’ils subiront en 2013. Et enfin, par une nouvelle fiscalité écologique sur le diesel, ce qui ne devrait pas faciliter les affaires du constructeur automobile PSA.

Louis Gallois – qui a confié à ses proches qu’il se heurtait à un «lobbying fort et puissant des économistes keynésiens», notamment à Bercy – entend également donner «une connotation sociale à son rapport». Et proposer deux mesures pour s’assurer du soutien des syndicats, pour l’heure peu réceptifs à un transfert de cotisations, de surcroît patronales. 

L’ex-patron d’EADS suggérerait tout d’abord que les représentants des salariés aient une voix délibérative dans les conseils d’administration des entreprises, une vieille revendication syndicale à laquelle s’oppose le patronat.

Un rapport «prêt»

Il prônerait enfin de lancer une «méga-négociation» associant les questions de «compétitivité coût» et «hors coût» de son rapport, avec la réforme du marché du travail que les partenaires sociaux discutent depuis début octobre. «L’idée d’un compromis historique sur ces deux sujets avant la fin de l’année lui plaîtbien», confirme l’un de ses proches. De là à dire que Louis Gallois imagine, pour son rapport, un destin à la «Rueff-Armand» qui, dans les années 1960, avait balisé la stratégie économique du pays de la décennie à venir…

Le rapport de Louis Gallois –  qui a beaucoup consulté pour peaufiner ses propositions, et notamment le camp patronal (Medef, UIMM…), dont il est issu – est en tout cas «prêt» depuis quelque temps. S’il ne l’a pas rendu public, c’est à la demande de l’Élysée, qui ne voulait pas avoir à gérer de front le projet de budget 2013, compliqué par une majorité parlementaire rebelle, et une séquence particulièrement sensible sur la compétitivité. Une réunion intermininistérielle est programmée lundi midi sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, plus les jours passent et plus Louis Gallois s’attend à ce que les conclusions que l’on tirera de son rapport soient édulcorées. D’abord présentées comme essentielles au débat, elles viennent d’être reléguées au rang de simple contribution n’engageant que son auteur par François Hollande lui-même. Si même le président de la République le dit…

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/19/20002-20121019ARTFIG00716-competitivite-les-propositions-chocs-de-gallois.php

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Y’en a marre de l’augmentation des prix pour se soigner

Posté par ippolito le 27 octobre 2012

Santé : pourquoi votre facture s’envole… et comment la réduire

Spécialistes hors de prix, médicaments toujours plus chers, factures hospitalières à rallonge… Au pays de la Sécu, bien se soigner devient un luxe. Vingt pages pour comprendre et tenter de limiter les frais.
Elle a beau être compréhensive, cette fonctionnaire hospitalière commence à en avoir ras la calculette. 

Postée à la caisse de l’hôpital Avicenne de Bobigny, dans le 93, elle se fait régulièrement insulter par les patients lorsqu’elle leur dévoile le montant de leur note. Sans compter tous les mauvais payeurs qui reviennent hurler à son guichet parce que le Trésor public a saisi leur salaire… «Les factures ont tellement augmenté ces dernières années», soupire la jeune femme.

 Au point que, dans ce département déshérité, de plus en plus de malades renoncent désormais carrément à se faire soigner. «Quand on leur annonce ce qu’ils auront à payer, ils se sauvent en courant et on ne les revoit plus.»

Et dire que la plupart des experts internationaux consi dèrent notre système de santé comme le meilleur du monde ! Certes, sur le papier, il offre encore aux Français une excellente qualité de service et une solidarité quasi inégalée. 

En additionnant les remboursements de la Sécu et des complémentaires – d’après l’Irdes, 94% des Français en possèdent une contre 69% en 1980, grâce notamment à la création de la CMU complémentaire – plus de 90% de la facture moyenne est prise en charge. 

Mais derrière cette avenante façade statistique, notre organisation des soins est bel et bien en train de se fissurer. Un chiffre suffit à en prendre la mesure : selon le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, le «reste à charge» pour les familles a explosé d’environ 20% hors inflation depuis 2004.

Pour les 4 millions de personnes qui ne possèdent pas de couverture complémentaire, le surcoût est devenu insupportable. «Et les classes moyennes elles-mêmes commencent à avoir des difficultés pour payer», déplore Didier Tabuteau, responsable de la chaire Santé à Sciences po.

Le dernier baromètre Cercle Santé-Europ Assistance confirme que ce ne sont pas des paroles en l’air. Près d’un quart des personnes interrogées avouent avoir renoncé à des soins en 2010 pour des raisons financières, deux fois plus que l’année précédente. 

C’est la plus forte augmentation en Europe, après celle de la Pologne ! Toujours selon ce sondage, la proportion de «mal-soignés» est désormais quasi identique à celle des Etats-Unis (24%). Et les conséquences sont parfois désastreuses. 

«Comme les patients retardent au maximum le moment de consulter, on voit arriver des diabétiques dans un état grave et de plus en plus de tuberculoses et de cancers avancés», déplore Frédéric Adnet, chef du service des urgences de l’hôpital Avicenne.

Pourquoi une telle dérive ? D’abord parce que le prix des soins flambe comme jamais. Certes, une partie de la hausse se justifie par le coût toujours plus lourd des nouvelles techniques et des traitements de pointe. Mais l’inflation des factures médicales tient aussi, et pour beaucoup, au sans-gêne de nombreux professionnels. A commencer par certains pharmaciens, comme le démontre notre enquête.

Les médecins spécialistes inscrits en secteur 2 – 70% des gynécologues et 85% des chirurgiens – n’y vont pas non plus avec le dos de la spatule.

 Au total, leurs dépassements d’honoraires ont atteint l’an dernier 2 milliards d’euros, deux fois plus qu’il y a vingt ans ! Sans doute beaucoup de praticiens continuent-ils de fixer leur note avec «tact et mesure» comme l’impose la déontologie, en particulier dans les régions les moins prospères.

 Mais, au cœur des beaux quartiers, il est désormais presque impossible de décrocher une consultation de dermato ou d’ophtalmo à moins de 80 euros. «Les médecins adaptent leurs honoraires aux revenus de leur région», résume Gilbert Wilhelm, à la tête du courtier en ligne Mutuelle.com. 

Selon ses calculs, les tarifs des soins courants, hors hospitalisation, varient ainsi de 1 à 1,8 d’un département à l’autre, et même du simple au double pour les dentistes et les orthodontistes.

Passe encore si ces factures à géométrie variable reflétaient la qualité des soins. Mais ce n’est nullement le cas, comme le prouve notre classement exclusif des meilleurs établissements privés. «On peut très bien se faire opérer à bon compte dans une excellente clinique avec des techniques de pointe et se ruiner dans un établissement de second rang», prévient Frédéric Cosnard, du réseau de soins Santéclair.

La pilule est d’autant plus amère pour les patients qu’en moyenne les deux tiers des dépassements restent à leur charge, après intervention des complémentaires. Pour tenter de limiter la dérive, un syndicat de chirurgiens, d’anesthésistes et d’obstétriciens libéraux (le Bloc) vient d’ailleurs de lancer l’idée de plafonner les honoraires, en échange de leur prise en charge intégrale par les assureurs. Ce serait en effet la moindre des choses.

Mais les cliniques ne sont pas les seules à assaisonner les patients. Personne n’en parle, mais les hôpitaux, eux aussi, ont fait valser leurs tarifs plus que de raison. Ceux de l’AP-HP, par exemple, qui regroupe une quarantaine d’établissements publics en région parisienne, ont explosé de plus de 60% depuis 2003.

 «On pensait que les pouvoirs publics et les assureurs réagiraient face à cette envolée, mais tout le monde a fermé les yeux», reconnaît-on à la Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente les hôpitaux publics. Peut-être parce que l’assurance-maladie prend en charge la totalité des frais d’hospitalisation dès lors qu’un acte à plus de 120 euros est pratiqué. 

Mais, lorsque ce n’est pas le cas, ce qui arrive souvent, et que l’on n’est pas soi-même couvert à 100% au titre d’une affection de longue durée (ALD), la couverture de la Sécu ne dépasse pas 80%. Gare alors à ceux qui n’ont pas une bonne mutuelle, car les additions grimpent vite.

Cette jeune femme récemment hospitalisée deux jours dans un service d’urgence parisien en sait quelque chose. A sa sortie, on lui a réclamé 1 000 euros ! «Au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’une erreur», témoigne-t-elle. Mais non : une journée en réanimation coûtant 2 500 euros à l’AP-HP, le «reste à charge» quotidien pour le malade (20% de la facture) atteint bel et bien 500 euros. 

On peut, de même, rester deux jours en observation dans un service de chirurgie parisien pour une suspicion d’appendicite qui ne sera pas confirmée, ou dans une maternité de l’AP-HP avant son sixième mois de grossesse, et se retrouver avec 600 euros à régler. 

Pas étonnant que les taux d’impayés dépassent aujourd’hui les 10% dans les quartiers défavorisés de la région parisienne. «Le ticket modérateur à l’hôpital est un scandale car il génère d’énormes inéga lités dans l’accès aux soins !», s’emporte Didier Tabuteau.

Et la situation ne risque pas de s’améliorer, car la Sécu, dont le déficit pourrait atteindre 12 milliards d’euros cette année, ne cesse de réduire ses remboursements. Depuis 2003, elle a annoncé quasiment chaque année un train de mesures. 

Près d’un millier de médicaments ont été déremboursés ; des franchises médicales ont été créées sur les boîtes de médicaments prescrites (0,50 euro), les prestations paramédicales (0,50 euro), les transports sanitaires (2 euros) et tous les actes d’un montant supérieur à 91 euros ; le forfait hospitalier est progressivement passé de 13 à 18 euros.

Et la Sécu vient encore d’en rajouter avec la diminution du taux de remboursement de 1 200 médicaments supplémentaires, la fin du paiement systématique des frais de transports pour les patients en ALD, et le relèvement de 91 à 120 euros du seuil déclenchant une prise en charge à 100%.

Bien qu’elles n’aient l’air de rien, certaines de ces mesures peuvent s’avérer terribles pour les patients dépourvus de mutuelle. C’est le cas par exemple de la remontée du forfait hospitalier à 18 euros par jour. «De plus en plus de malades nous demandent de payer en plusieurs fois», témoigne-t-on dans un établissement parisien. 

Autre exemple : les Français, qui ne déboursaient rien pour une fibroscopie (elle était entièrement prise en charge car d’un montant supérieur à 91 euros), devront désormais régler 20% de la note. Soit une vingtaine d’euros pour l’examen proprement dit, et plusieurs centaines pour la nuit éventuelle d’hospitalisation. 

Au CHU de Lille, l’affaire revient ainsi à 370,80 euros. Mais ça, le ministère se garde bien de le préciser… «On ne l’a pas encore perçu, mais la baisse des remboursements à l’hôpital est bien plus rapide encore que celle des soins de ville !», s’alarme Etienne Caniard, le patron de la Mutualité française.

Certes, plaideront les défenseurs du système, le taux de couverture global de la Sécu n’a guère cédé de terrain : il a glissé de 77,1 à 75,5% entre 2004 et 2009. Mais cette moyenne est tirée vers le haut par l’explosion du nombre d’assurés pris en charge à 100% – on compte aujourd’hui 9 millions d’ALD. Pour les autres, le taux de remboursement des soins de ville dépasse à peine 55% !

Comme si cela ne suffisait pas, les Français ont dû aussi avaler une hausse des cotisations de leurs mutuelles. En dix ans, elles se sont envolées de près de 40% et devraient encore gonfler d’environ 10% cette année. «Les pouvoirs publics sont en train de fermer la porte de la couverture complémentaire à de plus en plus de familles», se désole Etienne Caniard. 

De fait, près de 3 millions d’assurés ont changé de contrat en 2010 pour des raisons financières. Faudra-t-il attendre que l’espérance de vie régresse, comme aux Etats-Unis, pour que les politiques réagissent ?

Sandrine Trouvelot

La folle hausse des tarifs de l’hôpital public

Le ministère de la Santé se garde bien de le clamer, et on comprend pourquoi : depuis quelques années, les hôpitaux publics ont littéralement fait flamber leurs factures. Les documents que nous nous sommes procurés dans un CHU parisien le démontrent mieux que tous les discours. 

Entre 2003 et 2010, les tarifs de l’AP-HP ont été réajustés en moyenne de… 60%. Et ils sont loin d’être les seuls. Il faut dire que, depuis la mise en place de la nouvelle tarification à l’activité (la fameuse T2A), le gouvernement a ordonné aux hôpitaux de revenir à l’équilibre financier d’ici 2012. 

Tailler dans les dépenses et les effectifs ne suffisant pas, les directions n’ont pas hésité à faire valser leurs tarifs chacun de leur côté avec l’aval des pouvoirs publics. Résultat : le prix maximal pour une journée atteint par exemple 2 553 euros à Paris, contre 4 621 au CHU de Lille. 

«Bizarrement, personne ne semble s’en étonner…», reconnaît-on à la Fédération hospitalière de France. Les malades, eux, en sont quittes pour payer : contrairement à ce qu’on pense souvent, la Sécu ne rembourse en effet, dans de nombreux cas, que 80% des sommes pdues, souvent très importantes.

http://www.capital.fr/enquetes/dossiers/sante-pourquoi-votre-facture-s-envole-et-comment-la-reduire-607658

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Y’en a marre du cout du Philharmonie de Paris

Posté par ippolito le 26 octobre 2012

Combien va coûter la Philharmonie de Paris ?

Le projet de grande salle de concert à l’est de Paris va coûter cher aux contribuables.

Cette grande salle de concert, la Philharmonie de Paris, prendra la suite de la Salle Pleyel et sera située près de la Cité de la musique.

Mais un rapport du Sénat met à mal la viabilité du projet de cette grande salle de concert. En effet, les coûts de la Philharmonie de Paris explosent: initialement estimé à 170 millions d’euros, le coût de la Philharmonie de Paris s’élève désormais à 386 millions d’euros !

Pire, selon certains spécialistes, la Philharmonie de Paris restera vide faute de spectateurs. Comme l’explique Philippe Herlin, économiste libéral, sur son blog: “hormis quelques grands concerts de prestige, la fréquentation chutera dramatiquement par rapport à la Salle Pleyel, qui a déjà du mal à remplir ! 

Car, on le sait, le public des concerts symphoniques se trouve à l’ouest de Paris, et il suffit d’avoir pris une fois la ligne 5 à l’heure de sortie des bureaux pour se rendre compte de la galère que cela représente, et ne parlons pas du périph’. 

Pour forcer le public à venir, la direction de la Cité de la musique veut interdire à la Salle Pleyel de programmer des concerts de musique classique, voici une vraie politique de terre brûlée ! Il faut arrêter les frais.”

A quoi donc va servir la salle de concert de la Philharmonie de Paris ? Quel sera le coût total pour les contribuables ?

source: philippeherlin.blogspot.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/combien-va-couter-la-philharmonie-de-paris/

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Y’en a marre de l’austérité du gouvernement Ayrault

Posté par ippolito le 26 octobre 2012

Crise : le scénario-catastrophe de l’OFCE

Loin des déclarations rassurantes de François Hollande, l’organisme qualifie d’ »hystérique » l’austérité mise en place par le gouvernement Ayrault.

Le taux de chômage pourrait atteindre 12 % en 2013.

« Si le gouvernement tient coûte que coûte à respecter son engagement de déficit à 3 % du PIB, cela nécessitera un nouveau plan de restrictions de 22 milliards d’euros », a annoncé, jeudi, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), lors d’une conférence de presse à Paris. 

Une « austérité hystérique » pour le centre de recherche en économie de Sciences Po, une école de pensée jugée plutôt keynésienne. « Lutter contre les déficits et l’endettement est une intention louable et relève de la bonne gestion », admet l’observatoire, mais « l’obstination du gouvernement débouche sur une spirale de rigueur et de récession ».

L’observatoire dresse un scénario-catastrophe : si le gouvernement poursuit ses efforts budgétaires, « le pire est à craindre », prévient l’OFCE. Chômage, tout d’abord : il frôlerait la barre des 12 % et plus de 200 000 emplois seraient détruits à la fin 2013.

  »La crise épuise déjà les droits d’indemnisation des chômeurs », affirme Xavier Timbeau, responsable du département analyse et prévision, qui souligne un « chômage non indemnisé et de longue durée en augmentation ». La France plongerait un peu plus dans une crise sociale, où la baisse du pouvoir d’achat, la chute des embauches en CDD et CDI se feraient plus vite et plus violemment. Nous serions donc bien loin d’une sortie de crise rapide, envisagée mercredi par François Hollande.

Une situation intenable

Au-dessus des entreprises, le ciel est lourd. « Les entreprises sont dans une situation catastrophique », dénonce Éric Heyer, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’OFCE. « La situation n’est pas tenable, les taux de marge des entreprises tombent à des niveaux jamais vus auparavant. » Le taux de marge, qui témoigne de la rentabilité d’une entreprise, est particulièrement faible dans le secteur de l’industrie, où les plans sociaux s’enchaînent jour après jour.

Dans ce contexte, les mesures d’austérité, qui vont bon train dans la zone euro, plombent un peu plus l’avenir des entreprises françaises. En Espagne, en Italie, en Grèce, les plans de restriction budgétaire « drastiques » vont « casser la demande extérieure de la France », selon le centre de recherche économique de Sciences Po. Devant ces prévisions alarmantes, l’OFCE recommande de « laisser du temps » aux économies européennes.

Une austérité « tempérée »

L’idée centrale de l’observatoire est de ne pas se lancer tête baissée dans une course à l’effort budgétaire. Pour l’OFCE, la France n’est toujours pas sortie de la récession et, après le rattrapage interrompu en 2010 et en 2011, il est nécessaire de ne pas concentrer tous les efforts sur une seule et même année : « Il faudrait les étaler sur une période bien plus longue, et cela n’empêche pas de respecter le traité européen de stabilité budgétaire. » 

Le déficit public devrait être de 3,5 % en 2013, selon l’OFCE. En moyenne annuelle, l’économie française devrait croître de 0,1 % en 2012 et stagner en 2013. « À un moment, il faut comprendre que l’on s’est trompé et accepter de changer de voie », affirme Xavier Timbeau. La balle est dans le camp du gouvernement.

 Par PAULINE JACOT

http://www.lepoint.fr/economie/crise-le-scenario-catastrophe-de-l-ofce-18-10-2012-1518485_28.php

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Y’en a marre des sondages de Sarkozy

Posté par ippolito le 26 octobre 2012

Sondages de l’Elysée : les étranges comptes de campagne de Sarkozy

Bien des bizarreries et des points obscurs apparaissent dans les comptes de campagne de l’ex-président, notamment au chapitre des sondages.

Ce fut la première «affaire» du quinquennat Sarkozy. Elle prend aujourd’hui un tour nouveau grâce à un homme, un citoyen nommé Raymond Avrillier. Sa démarche débute en juin 2009, lorsque la Cour des comptes révèle l’existence d’une convention signée en dépit du code des marchés publics entre l’Elysée et Publifact, le cabinet d’études de Patrick Buisson, «pour un coût avoisinant 1,5 million d’euros».

 Scandalisé, le militant écologiste isérois décide de passer à l’action. S’appuyant sur la loi du 17 juillet 1978 permettant l’accès de tous aux documents administratifs, il demande que lui soient communiqués toutes les pièces relatives aux enquêtes d’opinion de la présidence. 

Après près de trois années de bataille judiciaire et de réticences du Château, l’homme a fini par recevoir par cartons des dizaines de kilos de documents — cet été encore, de nouveaux dossiers siglés de la présidence lui ont été transmis. Des documents que Marianne a pu consulter dans leur intégralité et dont il ressort de nouvelles révélations sur la «tambouille» sondagière concoctée à l’Elysée dès 2007 et jusqu’à la présidentielle 2012.

LES ÉTRANGES VIDES DES COMPTES DE CAMPAGNE DE NICOLAS 
SARKOSY

La bizarrerie est passée totalement inaperçue. Une ligne vide. Et une autre dont le montant est très bas. Dans le tableau récapitulant les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy publié fin juillet au Journal officiel, la ligne consacrée aux dépenses en «conseil en communication» est vierge de tout chiffre. 

Quant à celle destinée à accueillir les frais pour «enquêtes et sondages», dont on sait l’ancien locataire de l’Elysée très friand, il n’y figure qu’un «minuscule» 110 919 €. Quand son adversaire du second tour, François Hollande, lui, affiche 598 619 € de dépenses dans la première catégorie et 236 373 € dans la seconde, l’affaire paraît peu crédible ! Seuls de très «petits» candidats, comme Jacques Cheminade, Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud ne déclarent aucuns frais à cette rubrique.

 Tous les autres, de Mélenchon à Le Pen en passant par Joly, Bayrou et même Dupont-Aignan, ont dépensé plusieurs milliers d’euros dans ce domaine. Mais, officiellement donc, pas Nicolas Sarkozy. Rien, pas un centime. Une incongruité d’autant plus surprenante que celui-ci, dans ses comptes de campagne de 2007, déclarait un peu plus de 130 000 € de frais pour des conseils en com et environ 527 000 € pour des enquêtes d’opinion. 

En clair donc, lors de la dernière campagne présidentielle, Sarkozy a dépensé 547 000 € de moins en matière de sondages et de communication qu’en 2007. La campagne du candidat de l’UMP aurait-elle subi, crise oblige, un «régime rigueur» ? En tout cas, son entrée tardive en campagne (officiellement le 15 février 2012) ne peut expliquer la réduction drastique de ces deux postes de dépenses : au total, le candidat Sarkozy de 2012 a dépensé 300 000 € de plus que le candidat Sarkozy de 2007, entré plus tôt dans la bataille électorale… 

Contacté par Marianne, le mandataire financier de la campagne de Sarkozy, le député d’Indre-et-Loire Philippe Briand, explique que, «à [sa] connaissance, il n’y avait pas d’équipe de communication» autour du candidat de l’UMP ! «Du moins, je n’en ai jamais vu au siège de campagne», s’empresse-t-il d’ajouter. Mais quid alors des deux conseillers historiques ès communications et sondages de Nicolas Sarkozy, Pierre Giacometti et Patrick Buisson ?

 «De mémoire», déclare Briand, leurs services figureraient à la rubrique «Enquêtes et sondages». «Je crois», ajoute-t-il, visiblement peu sûr de lui. Lui aussi contacté par Marianne, Pierre Giacometti assure que les prestations de sa société auprès du candidat auraient bel et bien été payées au titre de la campagne.

 Pourquoi n’apparaissent-elles pas dans la rubrique «Conseils en communication» ? Et si toutes figurent au chapitre «Enquêtes et sondages», comment justifier que ses services, ajoutés à ceux de Patrick Buisson, ajoutés aux commandes — on l’imagine — de multiples sondages, atteignent seulement 110 919 €, soit moitié moins que ceux de François Hollande, et moins que ceux de Marine Le Pen (127 852 €) ?

DES SONDAGES POUR LE PRÉSIDENT, POUR LE CANDIDAT OU POUR LE PRÉSIDENT CANDIDAT ?

Une partie des enquêtes et des conseils fournis au candidat Sarkozy auraient-ils été supportés par la présidence de la République, et donc par le contribuable ? Après tout, les sociétés Giacometti Péron & Associés et Publifact sont commercialement liées à l’Elysée, depuis 2008 pour la première et 2007 pour la seconde… 

C’est la question que se pose Raymond Avrillier. Pour lui, la nature des contrats et le contenu même de certains sondages — ceux portant sur une intervention télévisée de Marine Le Pen, s’intéressant à l’électorat écologiste ou aux adversaires socialistes comme les a récemment dévoilés Mediapart — laissent peu de place au doute : 

Buisson et Giacometti ne se contentaient pas de conseiller le président, mais également le candidat à sa propre réélection. Et ce, surtout, avant même son entrée officielle en campagne le 15 février 2012. D’ailleurs, Jérôme Lavrilleux, grand manitou des meetings de Nicolas Sarkozy, n’a-t-il pas déclaré, dans une interview à l’Express, avoir entendu Nicolas Sarkozy parler de la campagne pour la première fois, «précisément, le mardi 19 avril 2011 à 20 h 30» ? 

Et ledit Lavrilleux n’a-t-il pas ajouté, dans le même entretien, qu’«à partir de la fin de septembre [il a] participé avec Jean-François Copé et l’équipe dirigeante de l’UMP à une réunion tous les quinze jours ou toutes les trois semaines autour du président»…

 Pour Raymond Avrillier, cela signe le flou (et le loup !) chronologique : dans un courrier adressé cet été à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le Grenoblois suggère donc d’«affecter au compte de campagne du candidat M. Nicolas Sarkozy» toutes les dépenses de l’Elysée en matière de «conseils en communication» et d’«études et sondages» à partir d’avril 2011. Soit, selon ses estimations, plus de 1,3 million d’euros. Pour l’heure, la CNCCFP ne pipe mot. 

Les comptes des candidats à la présidentielle sont toujours en cours «d’instruction», fait-on savoir, en précisant toutefois espérer publier des conclusions au Journal Officiel avant la fin de l’année 2012. 

Parallèlement, la justice s’est aussi saisie du dossier. Comme l’a révélé le Monde du mercredi 10 octobre, le procureur de Paris a ouvert une enquête préliminaire en mai dernier sur la base des dénonciations faites par Raymond Avrillier auprès du parquet pour «prise illégale d’intérêts» et «détournement de biens».

 L’association anticorruption Anticor a par ailleurs déposé une nouvelle plainte contre X allant dans ce sens mardi 9 octobre. Mais la justice s’intéressera-t-elle, précisément, à la période très particulière de la campagne présidentielle dont il est question ici ?

QUAND L’ELYSÉE TENTAIT DE SE FAIRE DISCRET

A l’approche du grand rendez-vous électoral, l’Elysée a, semble-t-il, voulu éviter d’être pris en défaut. Le 16 février 2012 — le lendemain de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy —, Publifact et Giacometti Péron & Associés, les deux sociétés de conseil en affaires avec la présidence, décident, par un avenant à leur contrat, de réduire le coût de leur prestation.

 La «rémunération de la mission» de Patrick Buisson est «réduite de 80 % et s’établit à 2 000 € HT par mois», précise l’avenant. Celle versée à la société de Pierre Giacometti est également rabotée de 80 %, pour atteindre 6 620 € HT mensuels, contre 33 120 € TTC auparavant. A en croire Pierre Giacometti, cette brusque baisse s’explique par la nouvelle ventilation des prestations : 80 % pour le candidat réglés au titre de la campagne ; 20 % restant à la charge de l’Elysée. 

Mais cette soudaine coupe claire est tout de même très instructive. Si Buisson et Giacometti décident, en février 2012, de baisser leurs rémunérations pour signifier qu’ils ne conseillent désormais presque plus le président Sarkozy mais essentiellement le candidat Nicolas, c’est qu’avant cette date ils conseillaient bien le président candidat pas encore déclaré ! Voilà qui apporte de l’eau au moulin d’Avrillier…

DÈS 2007, DES SONDAGES PARUS DANS LA PRESSE… PAYÉS PAR L’ELYSÉE !

On comprend aisément que la présidence ait voulu se couvrir dans la perspective de la présidentielle de 2012 : le rapport de la Cour des comptes de juillet 2009 avait fait grand bruit. Outre le fait que l’Elysée avait signé une convention avec Publifact sans procédure d’appel d’offres, on apprenait par les magistrats enquêteurs que, «sur les 35 études diverses facturées en 2008, au moins 15 d’entre elles avaient également fait l’objet de publication dans la presse». 

D’après nos informations, cette pratique avait déjà cours en 2007. En effet, nous avons pu consulter les derniers documents reçus cet été par Raymond Avrillier, portant sur la période de juin à décembre 2007. Une grande partie des enquêtes alors commandées par Publifact — qui furent dans la foulée facturées à l’Elysée pour un montant total de 581 854 € — ressemblent fort à des sondages déjà parus dans la presse ! 

Il en va ainsi de deux enquêtes portant sur le premier et le second tour des législatives de juin 2007, réalisées par TNS Sofres-Unilog et chacune facturée 5 980 € par Publifact à l’Elysée ! Il aurait pourtant suffi d’ouvrir le Figaro, d’écouter RTL ou de regarder LCI, clients tous trois de TNS Sofres pour ces mêmes sondages, afin d’en connaître les résultats. 

Les plus tatillons auraient pu consulter d’un simple clic sur le site Internet du Figaro la version intégrale de ces deux sondages… L’Elysée a préféré les payer. Autre exemple : l’enquête d’opinion, datée du 12 octobre 2007 et réalisée par l’Ifop pour Métro, portant sur «les Français et la réforme des retraites». Elle fut facturée à la présidence de la République pour la modique somme de 10 764 € ! 

Là encore, aucune différence entre la version disponible sur le site du sondeur et la version transmise à Avrillier. Un dernier cas pour la route : le week-end du 22 au 23 décembre 2007, le JDD évoque dans ses colonnes «un sondage exclusif Ifop». 

Mais, à l’évidence, l’«exclusivité» n’était pas au rendez-vous. Contre 4 186 € versés à Publifact, la présidence de la République a eu droit aux mêmes questions et aux mêmes résultats sur un sujet hautement important : le regard des «Français» sur «la liaison entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni» ! 

Aucune trace donc, dans ces sondages reçus par Raymond Avrillier, de questions complémentaires qui auraient justifié de telles dépenses du château. C’est pourtant la défense qu’avaient utilisé certains sondeurs, en 2009, après la publication du rapport de la Cour des comptes… 

Reste donc des questions. Les journaux ont-ils aussi payé ? Ces sondages étaient-ils «coproduits» ? Qui écrivait les questions ? Impossible pour l’instant de démêler ce curieux écheveau politico-médiatique…

BUISSON : SA PETITE ENTREPRISE (FAMILIALE) N’A PAS CONNU LA CRISE

Impossible, aussi, de savoir quelle marge Patrick Buisson réalisait sur ses enquêtes— y compris sur celles déjà parues dans la presse. Mais, de toute évidence, l’affaire était juteuse. D’après les comptes annuels de Publifact, que s’est procurés Avrillier, la société de Patrick Buisson enregistrait en 2006 un chiffre d’affaires d’un peu plus de 523 000 € pour un résultat net de près de 174 000 €. 

A partir de 2007, date à laquelle l’Elysée devient client de Publifact, le chiffre d’affaires explose et passe alors à 1,7 million d’euros pour un résultat net qui tourne autour de 835 000 €. 

Sans doute inquiet des enquêtes menées par les magistrats de la Cour des comptes, Publifact a décidé en 2009 de scinder son activité en deux. Une société, Publi-Opinion, est créée début avril. Et, à la fin du mois, les deux entreprises signent un nouveau «contrat de prestation de service» avec l’Elysée.

 Toutes deux sont domiciliées dans le VIIIe arrondissement de Paris. Nous nous sommes rendus aux deux adresses. Sur place, aucune mention de Publi-Opinion, ni de Publifact, mais à chaque fois la présence d’une même société… de domiciliation d’entreprises, ABC LIV ! 

De simples boîtes aux lettres, en somme, où il sera difficile de croiser Patrick Buisson, signataire du contrat pour Publifact, ou bien… Georges Buisson, son fils, signataire du contrat pour Publi-Opinion. Comme il y a peu de chances de voir celui qui, dans les registres, est présenté comme le gérant de ces deux entreprises et dont on ne sait rien si ce n’est qu’il serait «né en 1943» : un certain… Jean-Pierre Buisson ! Si jamais la justice doit les contacter, c’est peut-être à ABC LIV qu’il lui faudra adresser ses courriers. Avec accusé de réception. 

• Article paru dans le n°808 de Marianne daté du 13 octobre 2012.

http://www.marianne.net/Sondages-de-l-Elysee-les-etranges-comptes-de-campagne-de-Sarkozy_a223416.html

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