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Y’en a marre des magouilles de Balladur

Posté par ippolito le 26 octobre 2012

Affaire de Karachi : les juges établissent le rôle central d’Edouard Balladur

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés du volet financier de l’affaire de Karachi, en ont acquis la certitude : l’ancien premier ministre Edouard Balladur et l’ex-directeur de son cabinet Nicolas Bazire auraient été les architectes d’un vaste réseau de financement politique occulte, à travers des contrats d’armement. 

Nicolas Bazire, déjà poursuivi pour « complicité d’abus de biens sociaux », risque une nouvelle mise en examen, pour « recel » de ce même délit.
Celui qui fut aussi directeur de la campagne présidentielle de M. Balladur en 1995 est convoqué à cette fin, lundi 29 octobre, par les deux juges. Il n’est plus seulement soupçonné d’avoir supervisé la signature de contrats d’armement douteux, mais aussi d’avoir détenu des fonds illicites issus desdits contrats. Fonds qu’il aurait eu pour mission de remettre à M. Balladur…

DEVANT QUELS JUGES ?

Ce nouvel épisode d’une enquête portant sur les dessous de ventes d’armes négociées par le gouvernement dirigé, entre 1993 et 1995, par M. Balladur, confirme l’implication de ce dernier et pourrait bientôt le contraindre à répondre judiciairement de ses actes. Mais devant quels juges ? Ceux de la Cour de justice de la République (CJR), seuls compétents pour enquêter sur des faits commis par des ministres pendant l’exercice de leurs fonctions ? Ou ceux du droit commun, en l’occurrence les juges d’instruction qui enquêtent sur l’affaire ? L’ex-premier ministre pourrait en fait devoir répondre devant les deux juridictions.

En effet, si les actes relatifs aux ventes d’armes conclues par son gouvernement relèvent à l’évidence de la CJR – s’agissant d’Edouard Balladur à Matignon et de son ministre de la défense, François Léotard –, les faits d’enrichissement personnel éventuels, postérieurs à 1995, peuvent continuer à être instruits par les deux juges du pôle financier. Ces derniers enquêtent notamment sur l’acquisition, en 1996, d’une propriété en Normandie par le couple Balladur.

Lire  La mémoire à éclipses de la princesse de Yougoslavie (abonnés)

Les derniers développements de l’enquête mettent un peu plus en lumière le rôle décisif joué par les duos Balladur-Bazire (à Matignon) et Léotard-Donnedieu de Vabres (à la défense) dans la mise en place d’un réseau d’intermédiaires, dans des marchés d’armement portant sur des milliards d’euros, en contrepartie de financements occultes. Questionné le 17 octobre sur l’arrivée suspecte en avril 1995 de plusieurs millions de francs sur le compte de campagne de M. Balladur, dont il était le trésorier, René Galy-Dejean a ainsi directement mis en cause l’ancien candidat et M. Bazire. Et cet été, l’ex-femme de Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, a déclaré à la police judiciaire que les rétrocommissions étaient destinées à M. Balladur.

Récemment versée à la procédure par la police judiciaire, une « chronologie non exhaustive » de 35 pages retraçant les principaux événements intervenus entre 1989 et 2000 s’agissant des contrats d’armement suspects atteste que, à leurs postes respectifs, MM. Balladur et Léotard s’activèrent à partir de 1994 pour décrocher de juteux marchés avec le Pakistan et l’Arabie saoudite.

 Et surtout imposer dans ces marchés deux intermédiaires d’origine libanaise (Ziad Takieddine et son associé de l’époque Abdul Rahman El-Assir), qui auraient eu pour mission principale de rapatrier en France une partie des commissions perçues lors de la vente de sous-marins à Islamabad (contrat Agosta) ou de diverses armes au royaume wahhabite (contrats Sawari II, Mouette, Shola et SLBS).

LOURDES PERTES

Les démentis outragés opposés par M. Takieddine se heurtent aux nombreuses découvertes faites en Suisse par les magistrats, qui ont retracé les multiples allers-retours effectués par celui-ci entre Paris et Genève, pour récupérer des fonds, y compris après la défaite de M. Balladur en avril 1995. M.Takieddine a même été « lâché » par son ancien ami, M.  El-Assir, qui a confirmé le système d’évasion des fonds. MM. Van Ruymbeke et Le Loire disposent par ailleurs du témoignage d’une fonctionnaire du ministère du budget, Patricia Laplaud, interrogée par la police, puis par les juges, le 4 octobre.

Mme Laplaud suivait, entre 1993 et 1995, les négociations des fameux contrats, le ministère du budget – dirigé alors par Nicolas Sarkozy – y jouant un rôle-clé. Lors de sa dernière audition, elle a témoigné qu’ils avaient été signés sur l’insistance du ministère de la défense, contre l’avis du budget, qui redoutait de lourdes pertes – ce qui fut le cas. Et que Matignon avait tranché en faveur de la défense. Ainsi, s’agissant d’Agosta, elle assure que « la direction du budget y était opposée », mais que « le ministre du budget et la direction du budget ne gagnent pas toujours les arbitrages ».

Selon elle, l’équipe de M. Léotard aurait été jusqu’à truquer des documents: « Le ministère de la défense (…) assurait qu’il n’y aurait pas de pertes et avait même présenté des documents écrits (courbes de financement du contrat) où ce contrat semblait être à l’équilibre. »

 Or, elle affirme avoir appris depuis, par l’ex-contrôleur général des armées Jean-Louis Porchier, qu’un fonctionnaire de la direction générale de l’armement « avait donné des instructions pour que ces courbes ne soient pas représentatives de la réalité ». A l’époque, comme l’a précisé Mme Laplaud, le directeur du cabinet du directeur général de l’armement n’était autre que Benoît Bazire, le frère de Nicolas. « De par sa fonction [Benoît Bazire] regardait les dossiers sensibles, tels qu’Agosta, c’était évident », a-t-elle confié.

M. SARKOZY AURAIT DONNÉ SON « APPROBATION »

Pour les contrats saoudiens, Mme Laplaud a été interrogée sur le fait que, comme pour Agosta, le versement de « balourds » (paiement accéléré des commissions) avait aussi été décidé en dépit de l’opposition de la direction du budget. Et que M. Sarkozy avait donc donné son feu vert contre l’avis de ses fonctionnaires. M. Sarkozy n’avait d’autre choix, selon Mme Laplaud, puisqu’aucune vente d’armes ne peut être effectuée sans lettres de garantie signées des ministres de la défense et du budget. Ainsi, « pour le contrat Mouette, une instruction était venue au préalable de Matignon ».

Ainsi, M. Sarkozy aurait donné son « approbation », « conformément aux instructions données par Matignon, passa[nt] outre aux objections de la direction du budget ».

Quant à la création de Heine, structure offshore constituée en 1994 pour évacuer les commissions suspectes, Mme Laplaud a dédouané M. Sarkozy : « Le cabinet du ministre [du budget] pouvait peut-être être au courant (…), mais je ne vois pas pourquoi il aurait dû donner son autorisation (le cabinet ou le ministre) ».

Ce témoignage conforte la chronologie policière dans laquelle l’omniprésence de MM. Balladur, Bazire, Léotard et Donnedieu de Vabres contraste avec l’absence de M. Sarkozy. En l’état de la procédure, si l’ex-président de la République – dont plusieurs proches sont mis en cause dans l’affaire – devait être interrogé, ce ne pourrait être qu’en qualité de témoin.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/23/affaire-de-karachi-les-juges-etablissent-le-role-central-d-edouard-balladur_1779606_3224.html

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Y’en a marre des délocalisations

Posté par ippolito le 25 octobre 2012

Electrolux veut fermer l’usine de Revin malgré des profits en hausse

Pour l’intersyndicale, le géant de l’électroménager veut délocaliser la production dans des pays à bas coûts de main-d’oeuvre.

Le groupe suédois Electrolux affiche un bénéfice en hausse de 19% à 115 millions d’euros. (JANERIK HENRIKSSON/AP/SIPA)
Au mois de septembre encore, l’usine Electrolux de Revin dans les Ardennes se voyait sauvée, avec 422.000 lave-linges sortis des chaînes de fabrication en 2012 contre les 395.000 initialement prévus.

Et puis patatras : au moment où le géant mondial de l’électroménager présente un bénéfice en hausse de 19% à 115 millions d’euros, il annonce aussi son intention de fermer son usine de Revin qui emploie près de 500 personnes dont 419 contrats à durée indéterminée. 

« Même si ça revient au même, ce n’est pas présenté comme une fermeture. La direction nous parle de reprise et elle a reçu un projet de solution interne », explique Lysian Fagis, délégué CFDT et représentant de l’intersyndicale.

Dès l’annonce du groupe suédois, les salariés se sont mis en grève. Tous comptent bien se rendre au rendez-vous prévu avec le préfet ce lundi à 17 heures. Ensuite, ils attendent une réponse d’Arnaud Montebourg après leur demande de rendez-vous au ministère du Redressement productif.

« Qui trouve un repreneur aujourd’hui ? »

L’usine revinoise fabrique uniquement des lave-linges à ouverture sur le dessus et Electrolux a déjà prévenu depuis plusieurs mois que, fin 2014, elle cesserait de fabriquer ce produit dans les Ardennes. Ce qui laisse deux ans au groupe pour trouver un repreneur. « Aujourd’hui, on sait ce que ça veut dire un repreneur. Arcelor, Petroplus, qui a trouvé un repreneur ? », se désole Lysian Fagis.

Haier, le géant chinois qui cherche à développer son implantation en Europe a un temps montré de l’intérêt pour Revin. L’affaire ne s’est pas faite. « C’est compliqué car même si nous avons une usine moderne, nous ne sommes pas les seuls sur la place », observe le syndicaliste.

Quant aux conclusions du groupe de travail qui a proposé une solution interne pour les dix ans à venir, le groupe a clairement expliquait que ce projet ne faisait pas partie de sa stratégie. « Ils ont reconnu que le projet tenait la route mais, Electrolux, maintenant, c’est fabriquer dans des pays à bas coûts de main-d’oeuvre et vendre dans les pays émergents », note Lysian Fagis.

L’intersyndicale compte pourtant bien se battre pour faire accepter tout ou partie de son projet qui consiste notamment à se lancer dans des produits vendus mais non fabriqués par Electrolux.

« Bientôt, ils feront bosser les phoques sur la banquise »

Bénéfices et fermeture d’usine, ce qui ressemble fort à des licenciements boursier n’étonne pas le syndicaliste : « On commence à s’habituer à ces groupes qui n’en ont jamais assez. Bientôt, ils iront s’installer sur la banquise et feront fabriquer leurs produits par les phoques.

 Mais ils doivent faire vite car la banquise a déjà commencé à fondre ! » Lysian Fagis ne se fait guère d’illusion sur une hypothétique loi contre les licenciements boursiers : « Bien sûr, ce serait mieux que rien mais, même s’ils restent dans la loi, les patrons ont toujours des spécialistes et des conseillers pour la contourner ».

Pour le moment, afin de défendre leur projet de solution interne, les salariés de Revin mettent en avant les résultats de leur usine : « Personne ne peut dire que nous sommes déficitaires. Même si c’est compliqué pour nous d’obtenir les chiffres. Electrolux ne communique que par produit, pas par site. Et pourtant, c’est certain, on leur fait toujours gagner de l’argent ».

http://tempsreel.nouvelobs.com/france-la-crise-sociale/20121022.OBS6535/electrolux-ferme-revin-pour-produire-plus-loin.html

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Y’en a marre des salaires des conseillers du gouvernement

Posté par ippolito le 25 octobre 2012

Ces conseillers qui gagnent plus que leur ministre

 A la demande du député socialiste René Dosière, les membres du gouvernement ont révélé le montant des salaires versés à leurs plus proches collaborateurs. Pour eux, la baisse de 30%, ce n’est pas pour maintenant.

C’est l’une des conséquences étranges de la présidence « normale » de François Hollande. Après avoir vu leurs rémunérations ratiboisées de 30% (elle est passé de 14.200 à 9.940 euros brut par mois, soit environ 8.500 euros net), les ministres sont désormais souvent moins bien payés que leurs proches collaborateurs.

 La preuve avec les premières réponses du gouvernement aux questions écrites formulées par l’infatigable député socialiste René Dosière, grand spécialiste du train de vie de l’Etat.

Ainsi, au ministère de la Défense, la moyenne des trois rémunérations les plus élevées du cabinet s’élève à 12.489 euros net par mois, soit presque 50% de plus que le salaire de Jean-Yves Le Drian! Les collaborateurs de ce ministre sont même mieux payés que ceux d’Hervé Morin, qui plafonnaient à l’époque à 11.546 euros.

 Cela dit, Gérard Longuet, autre ministre sarkozyste de la Défense, s’était montré encore plus généreux puisqu’il octroyait à ses plus proches conseillers 13.949 euros par mois.

Le vert Pascal Canfin nettement moins « généreux » que son prédécesseur

Au quai d’Orsay, l’écart est plus faible entre le ministre, Laurent Fabius, et ses trois conseillers les mieux payés qui émargent à 9.323 euros par mois. Une moyenne légèrement supérieur à celle du cabinet de Bernard Kouchner, qui atteignait 8.822 euros.

En revanche, les ministres délégués semblent garder une longueur d’avance sur les salaires de leurs collaborateurs. La moyenne des rémunérations les plus élevées du cabinet de la ministre chargée des Français de l’Etranger, Hélène Conway, n’atteint ainsi « que » 8.205 euros par mois, contre 10.315 euros sous le précédent secrétaire d’Etat Edouard Courtial.

 Encore plus mal lotis, les « pauvres » conseillers de Pascal Canfin, au Développement, ne touchent que 7.506 euros, contre 10.403 euros pour ceux du ministre de la coopération, Henri de Raincourt, en 2011.

http://www.challenges.fr/economie/20121018.CHA2168/salaire-les-conseillers-des-ministres-du-gouvernement-ayrault-mieux-payes-que-leur-patron.html

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 25 octobre 2012

La crise a créé 30 millions de chômeurs dans le monde… et ce n’est pas fini

Depuis 2008, le monde compte 30 millions de chômeurs de plus et 40 millions de découragés selon le Bureau international du travail. Une situation que les politiques d’austérité devrait faire empirer, estime le patron de l’institution, Guy Ryder.

En tout, la crise a laissé 70 millions de personnes sur le carreau. Le monde compte en effet 30 millions de chômeurs de plus qu’en 2008. Et 40 millions de personnes ont arrêté de rechercher un emploi. C’est le constat accablant que dresse le directeur général du Bureau international du travail (BIT), Guy Rider ce vendredi.

 Ce dernier pointait en particulier la situation des jeunes : ils sont 75 millions de moins de 25 ans à être au chômage dans le monde, soit un quart du nombre total.

Des mesures d’austérité dénoncées

« Cela signifie que les dommages des mesures d’austérité sont bien pires que ce qui avait été préalablement envisagé », a-t-il dénoncé. Emboîtant le pas du Fonds monétaire international, il a également affirmé qu’il est « désormais urgent de revoir les calendriers » et qu’il fallait prendre davantage de recul sur « le temps qu’il faudra pour réparer les dégâts causé par les excès financiers de la période d’avant la crise ».

 La directrice générale du FMI, Christine Lagarde avait fait état de son inquiétude à propos des mesures d’austérité, craignant qu’elles ne causes encore davantage de difficultés.

7 millions de chômeurs en plus attendus

Le BIT prévoit que le nombre de chômeurs devrait continuer de croître l’an prochain. Il table sur 7 millions de personnes sans emploi supplémentaires et à la recherche d’un emploi d’ici 2013. Actuellement, l’organisme en compte 200 millions.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20121012trib000724530/la-crise-a-cree-30-millions-de-chomeurs-dans-le-monde-et-ce-n-est-pas-fini.html

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Y’en a marre de l’inflation

Posté par ippolito le 25 octobre 2012

La baguette va augmenter de 3 à 10 centimes

Face à l’envolée des prix des matières premières, les boulangers ont prévenu : ils vont augmenter le prix du pain. Ils dénoncent la spéculation financière qui amplifie cette hausse.

Préparez-vous à payer votre baguette plus chère d’ici la fin de l’année. Les boulangers l’affirment, victimes de l’envolée du prix des matières premières, ils vont répercuter l’augmentation de leurs coûts sur le prix du pain. 

Certains ont même déjà commencé. Si toutes n’ont pas encore franchi le pas, elles devraient se mettre au diapason dans les prochains mois. Selon les boulangeries, la baguette pourrait voir son coût grimper de 3 à 10 centimes.

 En cause : les prix du blé, des œufs, du gaz, ou encore de l’électricité sont tous en augmentation. Une envolée qui pèse sur les marges des boulangers et les oblige peu à peu à augmenter le prix de vente. Par exemple, le prix de la tonne de blé a augmenté de 17% depuis le mois de juin.

« 5 à 10 euros d’écart dans la journée »

« On est passé d’un blé en juin 2012 aux alentours de 220-225 euros, analyse Guy Nakache, responsable de l’export de la meunerie des Grand Moulin de Strasbourg. Aujourd’hui, on est entre 260 et 275 euros. Le marché mondial du blé vous indique des valeurs qui n’ont rien à voir avec nos histoires de récoltes et de météo. 

C’est amplifié par les fonds de pension qui ont une manne d’argent qui doit être déposée quelque part pour fructifier et donc on amplifie le mouvement de spéculation. Il peut y avoir 5 à 10 euros d’écart dans la journée ».

« On a augmenté le prix du pain de 5 centimes »

Certains professionnels sont même déjà obligés de répercuter la hausse du prix des matières première sur leurs produits. C’est le cas de Daniel Sevan, boulanger à Landerneau dans le Finistère. « On a augmenté de 5 centimes le prix du pain dû à la forte augmentation des matières premières, explique-t-il. 

On a reçu un courrier du meunier qui nous prévenait de l’augmentation de 15% de sa farine. Tout a augmenté fortement : la farine, les fruits, les œufs… »

« Un diagramme pour expliquer le cours du blé »

L’augmentation des prix, les boulangers s’y préparent. Et pour faire passer la pilule auprès des clients, certains ont décidé de prendre les devants comme au fournil de Gérando dans le 9e arrondissement de Paris. Là-bas, le prix du pain n’a pas grimper mais une petit affichette trône sur la caisse. 

Son but : sensibiliser les clients. « C’est un diagramme pour expliquer le court du blé. Vous voyez sur l’affiche de mai à aout 2012, en 3 mois 36% d’augmentation », explique Germain Vallon, le propriétaire de la boulangerie. 

Au fournil la baguette devrait coûter 3 centimes plus chère d’ici la fin de l’année. Une envolée qui pousse certains clients comme Marie à changer leurs habitudes : « On essaye de gérer au mieux la consommation du pain, le congeler si on ne le mange pas, faire attention ».

http://www.rmc.fr/editorial/308704/la-baguette-va-augmenter-de-3-a-10-centimes/

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Y’en a marre des contributions exceptionnelles

Posté par ippolito le 24 octobre 2012

Contribution exceptionnelle sur la fortune : pour combler le déficit ou pour aider la Côte d’Ivoire ?
  
Bon ! Nous l’avons compris : les Français ont encore une grande « capacité contributive » pour payer des impôts, et cette « contribution exceptionnelle » sur la fortune ne les ruinera pas.

Tel est l’avis du gouvernement, ainsi que celui du Conseil constitutionnel qui, l’un et l’autre, utilisent ces mots comme si le fait de les prononcer les sacralisait.

Grâce à deux amis avocats qui nous ont fournis ces documents, nous avons lu : a) le recours formé par quelques parlementaires contre cette « contribution exceptionnelle sur la fortune au titre de l’année 2012», b) la réponse du gouvernement, et enfin c) la décision du Conseil constitutionnel.

Le ministre du Budget a plaidé :

1-      « Créée au titre de la seule année 2012, il s’agit d’un impôt autonome. Il est distinct de l’impôt de solidarité sur la fortune »

2-      « L’assiette de cette contribution exceptionnelle sur la fortune est la détention d’un ensemble de biens et de droits… que cette détention, même non productrice de revenus, est une « capacité contributive »… que le plafonnement par rapport au revenu ne s’impose pas par principe à un impôt qui a pour objet de saisir la capacité contributive que constitue le patrimoine, indépendamment du niveau des revenus ».

Inutile d’aller plus loin puisque la démonstration du ministre a été retenue.

Attardons-nous toutefois sur deux points :

1-      La nécessité de cet impôt. 

Selon le ministre, « cette contribution exceptionnelle vise à atteindre l’objectif de déficit public pour 2012, qui est d’intérêt général compte tenu des engagements européens de la France et de la situation particulière de l’état des finances publiques françaises ». 

Mais l’état des finances publiques autorise-t-il le don – toujours sur le parvis de l’Elysée – de 3 milliards d’euros à la Côte d’Ivoire ? La somme est plus élevée que « la contribution exceptionnelle sur la fortune au titre de l’année 2012 ».

Certes, l’engagement avait probablement été pris par le précédent Président, qui, au demeurant n’était avare ni à l’égard de la Tunisie, ni de la Lybie, ni de l’Autorité Palestinienne, ni de la Grèce. 

Mais l’actuel Président qui se flatte de renégocier les engagements de la France, qui « détricote » allègrement ce que son prédécesseur avait fait, n’eut-il pas été mieux inspiré d’économiser cette somme, au lieu de faire appel à la « capacité contributive » des Français… aux destinées de la Côte d’Ivoire ?

2-      Une curiosité du fonctionnement de nos institutions. Nous lisons dans le préambule de la dite décision du conseil constitutionnel : « M. Michel Charasse a estimé devoir s’abstenir de siéger ». Pourquoi une telle abstention ? Est-ce l’aveu pour l’ex-ministre socialiste du Budget et l’ami de l’ancien Président, de son incapacité à juger les lois en toute impartialité ? C’est pourtant à cette fin qu’il a été nommé comme les huit autres conseillers, qui sont, tout autant que lui, des anciennes excellences de la République ? Un conseiller défaillant que M. Sarkozy nous a légué quelques jours avant son départ.

http://www.lecri.fr/2012/08/29/contribution-exceptionnelle-sur-la-fortune-pour-combler-le-deficit-ou-pour-aider-la-cote-divoire/35433

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