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Y’en a marre de la pauvreté

Posté par ippolito le 17 novembre 2012

Quel budget pour loger les SDF ?

Sortir de la « politique du thermomètre », Jean-Marc Ayrault l’a annoncé haut et fort, jeudi 1er novembre: il faut arrêter d’ouvrir des places d’hébergement en hiver pour les fermer en été.

Une idée que les associations défendent depuis des années. Mais, avant d’applaudir, elles demandent à voir. Car, en juillet encore, faute de budget, Cécile Duflot a dû fermer les 15 000 places ouvertes l’hiver précédent.

 « Il y a eu des remises massives à la rue, rappelle, échaudé, Florent Gueguen, le directeur de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale ( Fnars). Seuls 3 centres et 200 places ont été maintenus à Paris. Tout le travail de suivi des sans-abri a été jeté à la poubelle. »

Et, avec les premiers frimas, voilà revenue la fameuse « politique du thermomètre », celle-là même que dénonce Ayrault: 19 000 places ouvriront cet hiver, et 18 000 fermeront mécaniquement au printemps ! Car la loi de finances 2013 prévoit la création de seulement 1000 places pérennes.

« On frise la crise humanitaire, commente Florent Gueguen, et les annonces de l’ Etat sont ultra-light. » A Paris, Toulouse, Lyon, Marseille, partout le Samu social craque, et son baromètre s’affole: en 2011, sur toute la France, les familles représentaient 30% des appels. En 2012, leur part a grimpé à 55% !

L’ agaçant Louis Gallois ( voir Pourquoi le rapport Gallois est nuisible) a, lui aussi, tiré la sonnette d’alarme Quand il ne pond pas des rapports sur la compétitivité, l’ancien patron de la SNCF coiffe sa casquette sociale et préside la Fnars. 

Dans La Croix ( 29/10), il a dressé ce constat: « Il manque 35 000 places, 20 000 en centres d’accueil pour demandeurs d’asile et 15 000 en centres d’hébergement. Il y a, en outre, un problème budgétaire: les crédits annoncés par Mme Duflot pour 2013 sont équivalents aux crédits consommés en 2011.« 

Au cabinet de Duflot, on tente de rassurer: « Les 1000 places prévues dans la loi de finances ne sont qu’un début, et un minimum. Le but est de sortir de l’urgence. » Mais aucun budget à l’horizon pour organiser cette « sortie ».

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/quel-budget-pour-loger-les-sdf/

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Y’en a marre du relèvement de 60 à 62 ans de l’âge minimal du départ à la retraite

Posté par ippolito le 17 novembre 2012

Dès 2017, plus personne
 n’aura le droit de partir en retraite avant l’âge de 62 ans

Quel que soit votre métier, quels que soient les régimes de retraite auxquels vous avez cotisé au cours de votre vie professionnelle, les règles sont désormais les mêmes pour tous si vous avez réalisé une carrière classique. Il ne reste que quelques exceptions : les fonctionnaires de terrain, les travailleurs dont le métier est reconnu « pénible » ou qui ont débuté avant 20 ans.

Depuis le mois de juillet 2011, à l’initiative du gouvernement Fillon, le relèvement de 60 à 62 ans de l’âge minimal du départ à la retraite et de 65 à 67 de l’âge automatique d’obtention du taux plein (sans aucune pénalité) s’applique dans les mêmes conditions aux salariés du secteur privé, aux artisans, aux commerçants, aux professions libérales, ainsi qu’à tous les fonctionnaires occupant un emploi en catégorie sédentaire. 

Quant aux dérogations en faveur de certains groupes d’assurés, ce sont les mêmes dans tous les régimes. D’où l’intérêt de bien connaître ces nouvelles règles pour maximiser ses droits. C’est la vocation du Hors-Série de Capital , actuellement en kiosque, entièrement dédié à la retraite.

Age minimal : pas avant 62 ans si vous êtes né après le 31 décembre 1954

Evident, mais bon à préciser : l’âge légal de départ à la retraite est celui à partir duquel vous pouvez demander la liquidation de votre pension, étape préalable à son paiement. Depuis l’été 2011, cet âge minimal a été augmenté : il est de 62 ans pour les personnes nées après le 31 décembre 1954, contre 60 pour celles nées avant le 1er juillet 1951. 

Afin de ne pas trop pénaliser les assurés proches de la retraite, ce passage de 60 à 62 ans se fait en douceur, au rythme de 4 mois supplémentaires pour les générations nées jusqu’à fin 1951, puis de 5 mois supplémentaires pour celles nées à compter de 1952. 

Mais attention, même si vous avez atteint l’âge requis, vous ne pourrez toucher une retraite à taux plein que si vous justifiez d’une durée d’assurance minimale – la même dans tous les régimes – qui dépend, elle aussi, de votre date de naissance.

Cette durée est fixée l’année de vos 56 ans, en fonction de l’évolution de l’espérance de vie à 60 ans, c’est-à-dire du nombre d’années qu’il vous reste à vivre à cet âge-là selon les démographes. Pour les assurés nés en 1956, elle sera fixée par décret avant fin 2012. 

Pour ceux qui sont nés en 1957, elle le sera en 2013. Si vous n’avez pas le nombre de trimestres suffisant, vos pensions seront minorées. Et si, à l’inverse, vous avez fait le plein avant l’heure, il faudra patienter le temps d’atteindre l’âge requis, sauf si votre cas personnel vous permet de prendre une retraite anticipée.

Âge du taux plein : encore à 65 ans 
si vous êtes né avant le 1er juillet 1951

Quelle que soit votre durée d’assurance, si vous partez à la retraite au-delà d’un certain âge, appelé «âge du taux plein», votre pension sera automatiquement complète, c’est-à-dire versée sans pénalité. Comme pour l’âge minimal de départ, porté de 60 à 62 ans, l’âge du taux plein a également été relevé de deux années, passant de 65 ans pour les assurés nés jusqu’au 30 juin 1951 à 67 pour ceux qui sont nés à partir de 1955.

 Autrement dit, si vous êtes né avant le 1er juillet 1951 et si vous n’avez toujours pas fait liquider votre retraite, vous n’êtes pas concerné par le relèvement de l’âge du taux plein : vous pourrez toujours obtenir votre retraite à taux plein à 65 ans, quelle que soit la date à laquelle vous partirez. 

Là aussi, ce passage de 65 à 67 ans se fait de manière progressive, comme pour le relèvement de l’âge minimal, de façon à maintenir le même écart de cinq ans entre les deux bornes d’âge de départ à la retraite, à savoir 62 et 67 ans.

Les nouvelles règles d’âge de départ à la retraite en fonction de votre date de naissance

Vous n’avez pas encore fêté votre cinquante-septième anniversaire ? Comme des millions de Français, que vous soyez salarié du secteur privé, travailleur indépendant ou fonctionnaire (sauf si votre emploi est classé en catégorie B, dite «active», il va falloir patienter jusqu’à vos 62 ans pour avoir le droit de prendre votre retraite. 

Voire jusqu’à vos 67 ans si vous n’avez pas cotisé suffisamment longtemps (41,5 ans actuellement) et que vous ne souhaitez pas subir de pénalités sur le montant de votre pension. Vous n’échapperez à ces règles que dans quelques situations très particulières (travail pénible, handicap…).

Incapacité de travail : vous pourrez partir dès l’âge minimal sans pénalité

Vous avez été déclaré inapte à poursuivre votre travail ? Même si vous ne justifiez pas de la durée d’assurance requise, vous pouvez bénéficier d’une retraite à taux plein dès l’âge minimal de départ à la retraite applicable à votre génération. 

En principe, votre état doit être médicalement constaté par le dernier régime de retraite auquel vous avez été affilié (votre incapacité doit être définitive et d’au moins 50%), cet état étant apprécié en fonction de l’emploi que vous occupiez lorsque vous avez demandé que votre inaptitude soit reconnue.

 Mais, en pratique, vous n’aurez pas à passer de contrôle médical si vous avez été reconnu invalide avant l’âge minimal de la retraite, ou bien si vous percevez soit une pension d’invalidité, soit l’allocation aux adultes handicapés, ou encore si vous avez une carte d’invalidité certifiant un taux d’incapacité permanente d’au moins 80%.

A noter que les femmes ayant exercé un travail manuel ouvrier peuvent aussi percevoir leur retraite à taux plein dès l’âge minimal de la retraite, et cela dans trois cas : si elles ont eu trois enfants (ou ont eu trois enfants à leur charge ou à celle de leur conjoint pendant au moins 9 ans au cours de leurs 16 premières années), si elles ont au moins 120 trimestres validés dans le régime général, et si elles ont exercé ce type de travail à temps plein pendant au moins 5 ans – en continu ou non – durant les 15 années précédant la liquidation de leur pension. 

La notion de travail manuel ouvrier s’applique à toute activité salariée classée dans la catégorie ouvrière de la convention collective. Sont également concernées les activités de femme de ménage à temps plein, de repassage à sec dans les pressings, d’aide ménagère à domicile employée par un bureau d’aide sociale ou assimilé, d’aide-soignante dans des établissements de cure, de garde…

Handicap : l’âge de versement de votre retraite à taux plein n’est pas reculé

Dans tous les régimes de retraite, l’âge du taux plein reste fixé à 65 ans pour certaines catégories d’assurés : les handicapés dont le taux d’incapacité permanente est d’au moins 50% ; les personnes ayant interrompu leur activité professionnelle pendant au moins 30 mois consécutifs en tant qu’aidant familial, autrement dit pour s’occuper d’un membre de leur famille, de leur conjoint ou de leur concubin handicapé ; 

les parents d’un enfant handicapé qui justifient d’au moins un trimestre supplémentaire au titre de la majoration de durée d’assurance accordée à ce titre ; les parents qui ont pris soin, en tant que salarié ou aidant familial, d’un enfant bénéficiaire de la prestation de compensation du handicap, et cela pendant une durée d’au moins 30 mois consécutifs.

Enfants élevés : au-dessus de deux, vous bénéficiez parfois d’un avantage

L’âge du taux plein reste également fixé à 65 ans pour les assurés nés entre le 1er juillet 1951 et le 31 décembre 1955 lorsqu’ils remplissent les trois conditions suivantes : avoir eu ou élevé au moins trois enfants ; avoir validé au moins 8 trimestres d’assurance avant l’interruption ou la réduction de leur activité professionnelle du fait de ces naissances ; avoir interrompu ou réduit leur activité professionnelle après la naissance ou l’adoption d’au moins un enfant pour se consacrer à son éducation. 

Cette mesure est destinée aux parents, et plus particulièrement aux mères, qui ont cessé leur activité professionnelle pendant au moins un an dans les 3 ans suivant la naissance ou l’adoption d’un de leurs enfants, ou qui ont travaillé à temps partiel durant toute cette période. Les femmes qui n’ont commencé à travailler qu’après avoir élevé leurs enfants ne peuvent donc pas en bénéficier, pas plus que celles qui sont nées à compter du 1er janvier 1956, même si elles ont interrompu leur activité pour s’occuper de leurs enfants.

Liquidation de la retraite : vous devez d’abord arrêter de travailler

Sauf cas particulier, la liquidation de votre retraite – autrement dit, son calcul par le régime auquel vous cotisez, puis son versement – suppose que vous cessiez toute activité professionnelle dépendant de ce régime. Cela signifie que si vous êtes salarié du secteur privé, vous ne pouvez faire liquider votre retraite de base et vos retraites complémentaires qu’auprès de l’Arrco et, pour les cadres, de l’Agirc.

 A l’appui de votre demande, on vous demandera de fournir une attestation sur l’honneur dans laquelle vous indiquerez la date de cessation de votre activité professionnelle. De même, pour faire liquider vos retraites d’artisan ou de commerçant, vous devez arrêter toute activité artisanale ou commerciale. 

Toutefois, si vous exercez simultanément une activité relevant d’un autre régime, rien ne vous oblige à cesser toutes vos activités professionnelles en même temps. Autrement dit, vous pouvez parfaitement demander la liquidation de votre retraite de salarié tout en poursuivant, par exemple, l’activité de consultant indépendant que vous exerciez à côté de votre emploi principal.

Cumul emploi-retraite : accepté d’office si vous êtes artiste ou nourrice…

Par dérogation aux règles énoncées précédemment, les personnes qui exercent une profession artistique ne sont pas tenues de cesser leur activité professionnelle pour obtenir la liquidation de leur retraite. C’est notamment le cas des mannequins et des comédiens ainsi que des chanteurs, compositeurs ou interprètes. 

Même possibilité pour les personnes qui gardent des enfants (nourrices, assistantes maternelles…), celles qui exercent la fonction de «tierce personne» auprès d’un handicapé ou d’un senior dépendant, et celles qui accueillent à leur domicile, moyennant rémunération, des personnes âgées ou handicapées.

Autre catégorie de profession visée par cette dérogation : les concierges, gardiens d’immeuble et employés de maison logés par leur employeur. Ils ne peuvent toutefois toucher leur pension de retraite que si leur rémunération mensuelle brute ne dépasse pas le Smic. 

Bon à savoir : si vous êtes industriel, commerçant ou artisan, et si vous transmettez votre entreprise à partir de l’âge minimal de départ à la retraite, vous pouvez y poursuivre une activité rémunérée tout en percevant votre pension pendant les 6 mois qui suivent la transmission.

 Après la cession de votre entreprise et la liquidation de votre retraite, vous pouvez même conclure avec le repreneur une convention temporaire de tutorat pendant 12 mois.

Activités secondaires : vous pouvez les poursuivre si elles rapportent peu

Vous souhaitez continuer à exercer certaines activités dites de faible importance ou à caractère accessoire, telles que la publication de livres ou d’articles, sans que cela vous empêche de demander la liquidation de votre retraite. C’est possible, mais à condition qu’elles vous rapportent moins que le tiers du Smic en vigueur au 1e janvier de chaque année.

 La règle est la même si vous donnez des consultations occasionnelles (juridiques, médicales…), mais elles doivent être discontinues et ne pas vous avoir occupé plus de 15 heures par semaine, en moyenne, pendant l’année précédant votre départ en retraite.

 Dans le même ordre d’idées, vous pouvez participer à des activités consultatives ou délibératives : juré de cour d’assises, conseiller aux prud’hommes, expert auprès des tribunaux, conseiller général ou régional, magistrat honoraire…

Vous êtes au chômage en fin de carrière ? L’âge auquel vous pouvez continuer à être indemnisé par Pôle emploi a été augmenté de deux ans afin de tenir compte du relèvement de l’âge de la retraite : il est passé à 62 ans pour les chômeurs pouvant prétendre à une retraite à taux plein et à 67 ans pour les autres. 

Du coup, si, à l’âge minimal de la retraite, vous justifiez du nombre de trimestres requis pour faire liquider votre pension à taux plein, le versement de vos allocations va cesser, même si vous n’avez pas épuisé la totalité de vos droits, d’une durée de 36 mois pour les chômeurs de plus de 50 ans. Inversement, cette durée peut être prolongée si vous êtes toujours en cours d’indemnisation à 61 ans (ou après), mais sans pouvoir prétendre à une retraite à taux plein. 

Vos allocations chômage seront alors versées jusqu’à l’âge auquel vous aurez réuni le nombre de trimestres nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein ou, à défaut, jusqu’à l’âge du taux plein automatique applicable à votre génération.

Exemple d’un assuré né en 1952 : il ne peut pas, à 60 ans et 9 mois, bénéficier d’une retraite à taux plein, mais il pourra percevoir ses allocations chômage jusqu’à l’âge auquel il aura totalisé les 164 trimestres requis pour en bénéficier ou, à défaut, jusqu’à 65 ans et 9 mois (âge du taux plein de sa génération). 

Mais attention, pour bénéficier du maintien de vos allocations chômage, vous devez être en cours d’indemnisation depuis au moins un an, justifier de 12 ans d’affiliation au régime d’assurance chômage (dont un an en continu ou 2 ans discontinus au cours des 5 ans précédant la fin du contrat de travail) et avoir 100 trimestres validés dans les régimes de base français ou européens. Notez que ce dispositif s’appliquera jusqu’en décembre 2013.

http://www.capital.fr/retraite/dossiers/des-2017-plus-personne-n-aura-le-droit-de-partir-en-retraite-avant-l-age-de-62-ans-770311

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Y’en a marre des dépenses et des tours de passe-passe budgétaire de l’Elysée

Posté par ippolito le 17 novembre 2012

Un député dénonce les tours de passe-passe budgétaire de l’Elysée
 
Selon Jérôme Chartier, député UMP, rapporteur de la mission « Pouvoirs publics », une partie du budget élyséen est supporté par d’autres ministères, dont la Défense et l’Intérieur.

Sans lever de gros lièvre, le rapport (1) de Jérôme Chartier relève toutefois un certain nombre d’anicroches budgétaires depuis que François Hollande a pris les clés de l’Elysée.

Si la dotation globale du palais républicain dégonfle de 5 % en 2013, c’est notamment parce que la transparence budgétaire n’est pas au rendez-vous.

Un certain nombre de dépenses de l’Élysée sont supportées par d’autres ministères, comme la Défense et l’Intérieur, ce qui allège artificiellement la dotation globale, souligne le député UMP.

La publication de ce rapport a provoqué un tollé au 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré alors que René Dosière, grand spécialiste du budget élyséen, reproche au document « son ton outrageusement polémique ». Le député PS a indiqué qu’il tiendra un point de presse  « pour rétablir la réalité du budget de l’Elysée ».

Dans le détail, Jérôme Chartier pointe du doigt un certain nombre de dépenses concernées par la politique de ricochets budgétaires de l’Elysée. Voici les plus significatifs :

Avion présidentiel : la Défense paie la note

Baptisé « Sarko One », dorénavant surnommé « Hollande Two », l’A 330 frappé de la cocarde nationale est un gouffre financier. Acheté et réaménagé pour 259,5 millions d’euros en 2010, son coût de fonctionnement n’est pas pris en compte dans le budget de l’Elysée mais il dépasserait 23 millions d’euros par an, selon les calculs du député UMP.

Cet argent public est vaporisé : du fait se sa « normalité » , le chef de l’Etat a pris l’habitude de se déplacer en train ou en voiture. Du coup l’Airbus ne vole que rarement et souvent à vide, pour que les pilotes gardent la main (158 heures recensées).

Au total, le coût de cet avion qui prend racine serait 10 fois supérieur à celui qui serait occasionné par son utilisation.
A ces frais de parking, s’ajoutent les frais de déplacement ferroviaire de la cohorte présidentielle quand elle se met à labourer la France ou l’Europe.

« Lorsque le président de la République emprunte le Thalys pour se rendre à Bruxelles, il applique la double peine à la dépense publique », résume Jérôme Chartier.
Titillé à propos de ce defossage budgétaire, l’Elysée a répliqué que l’avion n’est pas la propriété du Président et que d’autres ministres peuvent l’utiliser.

« Votre Rapporteur spécial estime (…)  qu’il est temps de mettre fin aux faux-semblants et d’assumer que l’Airbus A 330 présidentiel est bien l’avion du Chef de l’État », assure le député UMP en s’appuyant sur un travail récent de la Cour des comptes.

L’appartement privé du chef de l’Etat

Jérôme Chartier déplore aussi l’absence d’informations financières relatives aux déplacements du chef de l’État en province. Leur charge est reportée sur le budget du ministère de l’Intérieur.

De même, le député UMP n’est pas parvenu à se procurer les coûts engagés pour sécuriser l’appartement privé du chef de l’État, dans le 15e arrondissement de Paris où le couple présidentiel préfère dormir.

« Aucune dépense n’a été engagée pour la sécurisation de l’appartement du chef de l’État, » affirme le premier cercle de l’Etat en admettant toutefois qu’un dispositif de surveillance et de garde a été mis en place selon des modalités confidentielles.

Jugé vulnérable du fait ses grandes baies vitrées, l’appartement du chef de l’Etat a pourtant été sécurisé, précaution nécessaire puisque l’on totalise de nombreuses allées et venues dans cette copropriété à laquelle on peut accéder par 3 entrées différentes.

« Le souhait du président de la République de continuer à résider ailleurs que dans son appartement de fonction engage des dépenses supplémentaires dans des conditions qui ne sont pas précisées par la présidence de la République ni retracées dans son budget », déplore Jérôme Charlier.

Le coût des sondages reportés sur le Service d’Information du Gouvernement

À la ligne « honoraires divers », « la dotation consacrée aux conseils, études et sondages a été supprimée », relève le rapporteur. Mais « personne n’est dupe néanmoins sur une prétendue volonté de gouverner sans enquêtes d’opinions ».

Le coût de ces sondages est désormais assumé par le Service d’Information du Gouvernement (SIG). Il pourrait, là aussi, s’agir d’un pare-feu permettant d’alléger le budget de l’Elysée selon un jeu de vases communicants, soupçonne Jérôme Chartier.

Le député indique ne pas être parvenu à savoir qui serait le réel ordonnateur des sondages, celui qui valide les questions.
« Si la décision émane  (…) de façon directe ou indirecte d’un collaborateur du président de la République, alors il s’agirait d’une nouvelle opération de débudgétisation face à laquelle votre rapporteur spécial ne manquerait pas de s’élever au nom de l’impérieuse nécessité de sincérité des comptes publics », prévient le député UMP.
Rendez-vous, donc, d’ici un an, Monsieur le rapporteur.
DL

http://www.lecri.fr/2012/11/12/un-depute-denonce-les-tours-de-passe-passe-budgetaire-de-l’elysee/37187

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Y’en a marre de l’endettement des entreprises

Posté par ippolito le 17 novembre 2012

Les entreprises françaises les plus vulnérables à la dette

Elle fait déjà trembler gouvernements et banquiers, fera-t-elle vaciller les grands groupes français ? Elle, c’est la dette, l’épouvantail de cette période de la crise qui a envahi les bilans, privés comme publics. Où en sont les géants français ? Les entreprises propriétés de l’Etat sont-elles concernées ? Ou plutôt à quel point le sont-elles ? Pour le savoir, le Journal du Net livre le classement des entreprises les plus endettées.

CAC 40 : 400 milliards de dette accumulés

Hors banques, assureurs et la luxembourgeoise ArcelorMittal, les entreprises du Cac 40 cumulent la bagatelle de 410 milliards d’euros de dettes financières brutes. Ces dernières sont constituées notamment d’emprunts obligataires convertibles, de dettes liées aux contrats de location-financement (leasing) et de dettes bancaires ou assimilées.

L’endettement brut des sociétés du Cac 40 (hors banques et assurances) en milliards d’euros

Rang Entreprise Total des dettes 
1 EDF 47,8
2 GDF Suez 47,2
3 France Télécom 36,1
4 Renault 31,0
5 Total 30,4
6 Peugeot 29,8
7 Veolia env. 20,7
8 Lafarge 17,3
9 Carrefour 13,1
10 Vinci 12,4
11 Vivendi 11,9
12 Unibail 10,2
13 Saint-Gobain 9,9
14 Suez env. 9,6
15 Danone 9,5

Source : Documents de référence 2010 des sociétés

Cinq groupes du Cac 40 affichent chacun plus de 30 milliards d’euros de dette : EDF, GDF Suez, France Télécom, Renault et Total. Seuls les deux premiers dépassent les 40 milliards. La position de Renault, comme celle de Peugeot, 6e, est par ailleurs à prendre avec des pincettes, une grande partie de l’endettement courant venant de leur activité de financement des ventes.

Difficile, sinon, de ne pas noter un point commun aux quatre entreprises en tête du classement : la forte présence au capital de l’Etat, majoritaire chez EDF, à 36% chez GDF Suez, à 26% chez France Télécom (à moitié via le FSI), à 15% chez Renault. Les mauvaises langues remarqueront que plus la part dans le capital baisse, plus l’endettement brut diminue.

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dette-cac-40/les-dettes-totales-du-cac.shtml

CAC 40 : 114 milliards de dette de court terme

Le tri des entreprises du Cac 40 en fonction des dettes brutes courantes, c’est-à-dire à court terme, ne bouleverse pas fondamentalement le classement. 

Parmi les 10 sociétés du classement général, on en retrouve ainsi 9 dans celui de l’endettement à court terme. Seule Vinci en sort pour être remplacée par Vivendi.

Les entreprises du Cac 40 à la plus forte dette courante (en milliards d’euros)

Rang Entreprise Dettes financières courantes En % du total Total des dettes financières
1 Renault 23,9 77 % 31,0
2 Peugeot 21,6 72 % 29,8
3 Total 9,7 32 % 30,4
4 GDF Suez 9,1 19 % 47,2
5 EDF 7,8 16 % 47,8
6 France Télécom 4,5 13 % 36,1
7 Vivendi 3,4 29 % 11,9
8 Lafarge 3,2 18 % 17,3
9 Veolia env. 2,8 14 % 20,7
10 Carrefour 2,7 21 % 13,1
11 Danone 2,5 27 % 9,5
12 Unibail 2,1 21 % 10,2
13 Saint-Gobain 2,1 21 % 9,9
14 PPR 1,9 36 % 5,2
15 LVMH 1,8 35 % 5,3

Source : Rapports de référence 2010 des sociétés

On l’a dit, l’endettement à court terme des constructeurs automobiles est dû à leur activité de financement des ventes, pour laquelle ils disposent chacun de leur filiale bancaire. Suivent les trois mastodontes du secteur énergétique : Total, GDF Suez et EDF. Ensuite, tous les secteurs d’activité sont représentés : communication et high-tech avec France Télécom et Vivendi, BTP (Lafarge), services (Veolia environnement), distribution (Carrefour), agroalimentaire (Danone)…

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dette-cac-40/les-dettes-a-court-terme.shtml

Entreprises publiques : 105 milliards de dette de long terme

Huit entreprises publiques affichent chacune plus de 2 milliards de dette de long terme selon les données du Bureau van Dijk.

Les entreprises publiques au plus fort endettement de long terme (en milliards d’euros)

Rang Entreprise Dette de long terme

1 EDF 40,0 milliards
2 RFF 27,4 milliards
3 SNCF 16,4 milliards 
4 Areva 6,5 milliards
5 RATP 4,9 milliards
6 EDF Energies nouvelles 3,7 milliards
7 Aéroports de paris 2,8 milliards
8 Icade 2,6 milliards

Source : Bureau van Dijk

La première d’entre elles est tout naturellement EDF, avec ses 40 milliards de dette à long terme. Suivent deux entreprises du secteur ferroviaire, la SNCF et RFF, gestionnaire des voies ferrées. On retrouvera en 5e position une autre entreprise du secteur, la RATP, qui opère le réseau de transport parisien.

En 4e s’est glissé Areva et EDF Energies nouvelles (propriété d’EDF) arrive en 6e position, ce qui porte à trois le nombre de représentants du secteur de l’énergie. Reste Aéroports de Paris, qui opère les aéroport Charles de Gaulle et Orly, et Icade, une foncière et promoteur immobilier filiale de la Caisse des dépôts.

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/dette-cac-40/les-entreprises-publiques.shtml

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