• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 20 novembre 2012

Y’en a marre de la politique du gouvernement Ayrault

Posté par ippolito le 20 novembre 2012

Le gouvernement Ayrault mène une politique économique à l’envers

Il à raison de ne pas en rajouter dans l’austérité, mais tort de ne pas en tirer les conséquences: il faut provoquer immédiatement un choc de compétitivité pour sauver ce qui reste de croissance.

Le gouvernement se trompe de politique économique. A considérer que la réduction du déficit est l’impératif premier «intangible» et que le problème de compétitivité est secondaire, et qu’il ne sera abordé qu’ensuite, en 2013, MM. Hollande et Ayrault inversent l’ordre des urgences. 

Ils prennent le risque d’aller vers des déconvenues et de placer la France dans la spirale latine récessionniste, celle de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne.

Le diagnostic des maux de la France a été long à admettre par la classe politique, gauche et droite réunies. Mais, finalement, au bout d’une décennie de rapports et de débats, l’accord s’est fait pour considérer que le pays doit corriger un premier déficit, celui des comptes publics.

Il n’y a en vérité plus guère le choix: la crise ayant poussé le ratio dette/PIB à la limite de la barrière dangereuse des 90%, les marchés financiers se sont transformés en chiens de garde féroces pour surveiller, dans toute l’Europe, l’équilibre des recettes et des dépenses.

La prise de conscience de la gravité du second déficit, celui des comptes extérieurs, est beaucoup plus récente. En cause: la dégradation de la compétitivité des productions sur le sol français depuis 2000. 

Nicolas Sarkozy l’avait évoquée en 2007 avant de l’oublier pendant son quinquennat, puis de ressortir le thème quelques mois avant l’élection sous la forme de la TVA sociale. La gauche, tout habitée par sa conviction que le libéralisme a remis en place un capitalisme de lutte des classes, considère fondamentalement que ce qu’obtient le capital est pris sur la part du travail.

Le défaut de compétitivité s’explique par une insuffisance de recherche-développement et par les erreurs des chefs d’entreprise (comme ceux de Peugeot). Pour les socialistes français, les analyses sur la chute des marges des entreprises et la hausse du coût du travail sont «des discours patronaux».

Inflexion cet été

Une inflexion a eu lieu cet été. Jean-Marc Ayrault va à l’université du Medef dire qu’il prendra en compte «la compétitivité des entreprises». Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, reconnaît dans Les Echos «la dureté de la situation des entreprises». Arnaud Montebourg, ministre de l’Industrie, découvre que les problèmes sont plus complexes qu’il croyait.

Bref, le recul de la croissance et l’explosion du chômage cet été expliquent que le pouvoir socialiste amorce un virage sur l’aile sur l’impératif de la compétitivité. Il amorce seulement, car il précise que les entreprises «doivent participer à l’effort de redressement», en clair qu’elles seront taxées plus.

L’effondrement de la croissance est en réalité plus grave que ne le reconnaît le gouvernement. Il aurait dû le conduire à inverser sa politique économique. Le PIB ne va gagner que 0,3% cette année et sans doute 0,5% en 2013, un point de moins que le 1,5% espéré par François Hollande. 

Ces chiffres sont alarmants: l’Etat privé de recettes va devoir imposer une austérité plus sévère encore que prévu (de 1 point de PIB en plus, selon les calculs de Patrick Artus, de Natixis), ce qui va assécher encore la croissance (qui passerait à un chiffre négatif de -0,2% en 2013, selon le même auteur). La France est en clair menacée d’une spirale latine.

Une solution interdite par les marchés

Que faire? Première solution: ralentir l’effort budgétaire et se donner un délai pour l’agenda du retour à l’équilibre. Sur le papier, c’est évidemment ce qu’il faudrait faire, en plein accord avec les autres pays européens. Comme le démontre l’examen des déficits au sud de l’Europe, l’austérité germanique en pleine récession est une politique contre-productive. La France devrait éviter d’en rajouter dans l’austérité.

Mais il y a une forte probabilité pour que les marchés n’acceptent pas ce qui serait à leurs yeux un «manquement» de la part du gouvernement socialiste français. Les taux d’intérêt bondiraient «à l’italienne». Sauf si c’est Bruxelles, ou mieux Berlin, qui propose cette solution, il faut la considérer comme interdite.

Le gouvernement a raison sur ce point. Mais il a tort de ne pas en tirer les conséquences: il faut dès lors provoquer immédiatement un choc de compétitivité, seule solution pour sauver ce qui reste de croissance.

Toutes les réformes positives pour la croissance (institutionnelles, économiques et sociales) devraient être engagées sur le champ, à commencer par un allégement du coût du travail. Si elles le sont, et seulement si elles le sont, on peut espérer que le déficit extérieur s’améliore et que, en conséquence, les marchés admettent un léger dérapage des comptes budgétaires. Sinon, l’engrenage récessionniste est très probable.

Eric Le Boucher

http://www.slate.fr/story/61149/gouvernement-ayrault-politique-economique-croissance-competitivite

Publié dans Y'en a marre de François Hollande | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du va-et-vient du gouvernement sur l’impôt sur les sociétés

Posté par ippolito le 20 novembre 2012

Le va-et-vient du gouvernement sur l’ impôt sur les sociétés
 
Le budget de 2013, qui prévoit une hausse de 12 milliards d’euros de l’ impôt sur les sociétés, n’est même pas encore voté qu’ Ayrault annonce dans son pacte de compétitivité une baisse d’ impôt de 10 milliards pour les mêmes sociétés. Mais en 2014.

D’où une question de niveau CM1: plutôt que cet étrange aller-retour, pourquoi ne pas avoir tout simplement supprimé la hausse de l’ impôt sur les sociétés prévue en 2013 ?

Pas question, a tranché Bercy, de diminuer les recettes de l’ Etat l’année prochaine, où doivent être atteints les sacro-saints 3% de déficit. Selon les déclarations de Stéphane Le Foll sur RTL, c’est Hollande en personne qui a eu l’idée de cette martingale:

les entreprises bénéficieront en 2013 d’une diminution de leur impôt majoré, mais elle restera virtuelle jusqu’au remboursement par le fisc en 2014. C’est seulement à ce moment-là que l’ Etat devra passer à la caisse et rembourser les 10 milliards de trop-perçu.

Ca fait toujours un an de gagné, mais question cohérence…

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/le-va-et-vient-du-gouvernement-sur-l-impot-sur-les-societes/

Publié dans Y'en a marre de François Hollande | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la situation de la France

Posté par ippolito le 20 novembre 2012

« The Economist » tacle la France, et s’explique

Le magazine publie un rapport au titre provocateur : « La France, bombe à retardement au coeur de l’Europe. » Interview de son auteur.

« La France, bombe a retardement du coeur de l’Europe ? »

 C’est avec ce titre que « The Economist » présente son dossier sur l’état économique de l’hexagone, dans les kiosques vendredi 16 novembre. Provocateur ? Lors de la campagne présidentielle en mai dernier, le magazine très libéral avait déjà réalisé un dossier intitulé :

  »La France dans le déni ? » La couverture affichait un montage mettant en scène Nicolas Sarkozy et François Hollande dans « Le déjeuner sur l’herbe » d’Edouard Manet. Cette fois, la « Une » montre une bombe formée par des baguettes de pain… Nous avons interrogé John Peet, éditorialiste Europe de « The Economist » et auteur du dossier.

Pourquoi sortir ce dossier maintenant ?

- Cela fait six ans que nous n’avons pas publié de rapport sur la France. Il y a eu une nouvelle majorité, et la France a une place essentielle dans l’euro.

Pourquoi ce titre ?

- La France a de gros problèmes économiques : compétitivité faible, chômage en hausse, manque de croissance…. c’est le cas partout en Europe, mais les pays méditerranéens comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce reconnaissent leurs problèmes et réalisent des réformes profondes, comprenant des coupes fortes dans les dépenses, des réformes structurelles du marché du travail. La France ne fait pas de réforme structurelle. Cela nous inquiète car c’est un pays clé pour la zone euro.

Vous n’estimez pas que le pacte de compétitivité est une réforme importante ?

- Nous avons terminé notre dossier il y a trois semaines, avant la publication du rapport Gallois, et avant l’annonce du pacte de compétitivité.

Qu’ajouteriez-vous à votre dossier si vous l’écriviez aujourd’hui ?

- J’écrirais que le gouvernement reconnaît le problème de manque de compétitivité de la France, et qu’il a annoncé son intention de réformer dans la bonne direction. Mais il y a une différence entre annoncer et faire. Pour l’instant, nous n’avons pas vu le détail sur la réduction des dépenses publiques, ni sur le marché du travail. Nous avons peur que l’exécutif ne soit pas décidé à aller suffisamment vite et suffisamment loin, et qu’il renonce face à l’opposition des syndicats ou de la rue. Ce n’est pas la première fois qu’un président dit qu’il va réformer le pays en arrivant au pouvoir. La France est un pays difficile à réformer.

Pourquoi est-il si difficile à réformer ?

- Je ne sais pas. L’Italie et l’Espagne se réforment, ce doit être possible pour la France ! Mais lors de la campagne, nous avons constaté que les candidats ne disaient pas comment ils comptaient changer les choses. Or, chez nous, Cameron, Thatcher autrefois, avaient annoncé ce qu’ils allaient faire avant d’être élus. Par ailleurs, je crois que les Français sont réfractaires au changement.

Vous citez le nom de nombreuses personnalités que vous avez rencontré pour votre dossier sans les citer…

- Oui, la tradition de The Economist, c’est le « off ». Nous avons discuté avec de nombreuses personnes qui n’étaient pas d’accord avec nous, y compris au gouvernement.

Votre journal est-il influencé par la City ou par un parti politique ?

- Non. Nous sommes un journal libéral. Nous sommes pour moins d’Etat, pour que l’on donne plus de liberté  au marché. Mais politiquement c’est différent. Nous avons soutenu Angela Merkel, Barack Obama, Nicolas Sarkozy (deux fois, même si c’était avec plus de réserve la seconde fois). Nous avions aussi soutenu Mitterrand. Nous avons critiqué les Allemands aussi, parce qu’ils ont l’obsession de la réduction des déficits. Il y a trop d’austérité en Europe. Il y a de la marge de manœuvre pour plus de déficit.

L’économie, c’est une bonne part de psychologie. Pensez-vous que ce genre de titre participe à la dépression ambiante ?

- Nous écrivons ce que nous pensons. Nous ne sommes pas assez puissants pour influencer l’économie.

Votre couverture n’est-elle pas un bon coup marketing ?

- De temps en temps, quand on veut livrer un message, c’est bien d’avoir un titre provocateur. Mais ce que nous disons avant tout, c’est que nous nous préoccupons du sort de la France, et de la zone euro.

Propos recueillis par Donald Hebert – Le Nouvel Observateur

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20121115.OBS9641/the-economist-nous-avons-termine-notre-dossier-avant-le-rapport-gallois.html

Publié dans Y'en a marre de François Hollande | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la mauvaise gestion des subventions

Posté par ippolito le 20 novembre 2012

Problèmes de subventions à Wasquehal

L’ancienne comptable de la mairie de Wasquehal ( Nord) vient d’être condamnée à rembourser 900 000 euros de sa poche à cause de sa calamiteuse gestion des deniers publics.

De nombreuses erreurs, et pas des moindres, sont reprochées à l’ancienne comptable de la mairie de Wasquehal.  Notamment le versement de 800 000 euros de subventions à des associations non conventionnées, ainsi que 50 000 euros de frais de représentation du maire ( des notes de restaurant) non votés par le conseil municipal.

Selon l’ancienne comptable de la mairie de Wasquehal, “le système de conventionnement n’a été rendu obligatoire qu’en 2000 et, d’autre part, toutes les subventions ont été votées et toutes les délibérations soumises à l’aval de la préfecture.”

En 2007, une subvention de 128 000 euros a été versée à l’Entente sportive de Wasquehal alors que la convention signée avec la ville ne prévoyait qu’une subvention de 12 800 euros. 

“Une erreur d’écriture” selon la comptable… Un erreur d’écriture à plus de 115 000 euros tout de même, pour un comptable, c’est un peu léger…

Une plainte contre la mauvaise gestion des subventions à Wasquehal a été déposée auprès du procureur de la République.

source: 20minutes.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/problemes-de-subventions-a-wasquehal/

Publié dans Y'en a marre des fonctionnaires | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du matraquage fiscal

Posté par ippolito le 20 novembre 2012

Comment les hauts revenus vont contourner le matraquage fiscal

Tranche à 75%, stock-options surtaxées, niches limitées à 10.000 euros… La nouvelle donne fiscale a un goût amer pour les contribuables les plus aisés. Sauf quand ils trouvent la parade.

Les 40 dirigeants d’entreprise qui ont touché au titre de l’exercice 2011, un total de presque 100 millions d’euros de revenus devraient payer compte tenu de la progressivité de l’impôt un total de plus de 55 millions d’impôt, si la tranche à 75% est appliquée comme prévu l’an prochain. 

Le gouvernement envisage, dès l’an prochain, d’instaurer une tranche à 75% sur les revenus qui dépassent 1 million d’euros. La mesure ne devrait toucher que quelques milliers de Français. Le gouvernement a en effet déjà décidé que les artistes comme les sportifs y échapperont dans la mesure où leurs revenus sont très variables d’une année sur l’autre.

Ce sont donc principlement les patrons des grands groupes, notamment ceux du CAC40 qui se retrouvent en première ligne. Ces quarante dirigeants ont touché au titre de l’exercice 2011 un total de presque 100 millions d’euros de revenus. 

Et, compte tenu de la progressivité de l’impôt, le fisc devrait percevoir un total de plus de 55 millions d’impôt, si la super-taxe à 75% est appliquée.

Heureusement, ces chefs d’entreprises peuvent compter sur les services de fiscalistes chevronnés, qui leur concoctent des montages sur mesure. Notre confrère, le Nouvel Observateur, pointait ainsi cette semaine du doigt la parade qu’aurait trouvé Bernard Arnault :

 limiter le montant de sa rémunération et compenser cette baisse de revenus grâce à un prêt octroyé par une banque qui se rembourserait en prenant en gage des actions LVMH. 

Le mieux payé des patrons du CAC40 a aussitôt démenti avoir envisagé de recourir à un tel montage, qui, par ailleurs, serait « à la limite de l’abus de droit », selon un professionnel de l’optimisation fiscale.

Les stock-options ont perdu de leur attrait

« De fait, à part l’exil, il n’existe plus beaucoup de solutions » constate Jacques Vautier, notaire et membre du réseau Monassier. Depuis quatre ans, les stock-options, qui étaient jusqu’alors l’instrument préféré pour toucher plus sans payer davantage d’impôts, ont vu leur taxation grimper en flèche. 

Au point que les cadres dirigeants demandent désormais à leur entreprise d’éviter d’y avoir recours, préférant toucher un salaire plus important. 

D’autant qu’au-delà d’un certain plafond, ni l’entreprise, ni le salarié ne paient de charges sociales pour la retraite ou le chômage. L’Agirc, en charge de la retraite complémentaire des cadres, ne perçoit, par exemple, plus rien pour toute la partie du salaire qui dépasse 24.248 euros par mois. Autrement dit, passé un certain seuil, plus on est payé, moins la part des charges sociales est importante alors que l’Etat impose les stock-options au même taux.

Les niches ne sont plus ce qu’elles étaient

Jusqu’alors, il était aussi possible d’échapper au moins partiellement à l’impôt en réalisant des placements générateurs de réductions d’impôts. On pouvait ainsi priver le fisc de plusieurs dizaines de milliers d’euros en investissant dans le capital d’un PME. 

Ou mieux, en montant par exemple un Girardin industriel, opération quasiment sans risque et qui permet de réduire par tranche de 50.000 euros son impostion. Las, dès l’an prochain, le parlement devrait réduire à 10.000 euros maximum par ménage le total des avantages fiscaux procurés par les réductions d’impôts. Un montant insuffisant pour les plus hauts salaires.

Restent tout de même quelques astuces

Il y a quand même des astuces. Elles ne permettent pas de faire disparaitre comme par enchantement l’impôt. Elles permettent de le diminuer fortement. Premier exemple avec les salaires. Aujourd’hui, compte tenu de l’alourdissement des charges sociales, beaucoup de patrons de PME ont appris à jouer entre salaires, primes et dividendes. Les plus malins cumulent salaires et primes jusqu’à 90.000 euros, puis complètent leur rémunération sous forme de dividendes, moins imposés.

Autre solution, la technique « Bettencourt ». 

La principale actionnaire de L’Oréal détient ses actions par l’intermédiaire de Thétys, une holding qui conserve les dividendes. Son actionnaire principale n’a plus alors qu’à tirer de cette structure les revenus qu’elle souhaite : 

ils seront imposés au taux forfaitaire de 39,5%, nettement inférieur à ce qu’elle aurait payé si elle les avait reçus en direct. Bien sûr, la technique est encore plus efficace en cas d’exil fiscal. En Belgique, par exemple…

Il reste enfin la technique « Lagarde » qui n’est pas donnée à tout le monde. Commencer, comme l’ex-ministre de l’Economie, dans un grand cabinet d’avocats américain, Becker et McKenzie, et profiter jusqu’en 2005 du traitement relativement doux réservé aux stock-options et autres primes. 

Puis passer dans le public, pour relever les prélèvements fiscaux, avant de rejoindre une grande institution internationale. En l’occurrence, le Fonds monétaire international où elle bénéficie d’une absence totale d’impôts sur le revenu !

 http://www.challenges.fr/patrimoine/20120831.CHA0110/comment-les-tres-hauts-revenus-se-preparent-a-contourner-le-matraquage-fiscal.html

Publié dans Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN