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Y’en a marre des hausses des primes des assurances

Posté par ippolito le 22 novembre 2012

Assurance : les primes des conductrices vont s’envoler

A compter du 21 décembre, les assureurs devront se mettre en conformité avec une décision européenne. Leurs tarifs seront désormais les mêmes pour les hommes et les femmes. Même si celles-ci présentent moins de risques d’accidents.

La prise en compte du sexe dans la tarification de l’assurance auto a été jugée discriminatoire par la Cour de justice des communautés européennes en mars 2011. Les assureurs doivent modifier les tarifs des nouveaux contrats à partir de fin décembre. 
      
Fini le temps où les femmes payaient leur assurance auto moins cher que les hommes au motif qu’elles avaient moins d’accidents de la route. Notamment durant les premières années de permis. A partir du vendredi 21 décembre, ce sera de l’histoire ancienne. Les assureurs vont devoir se mettre en conformité avec une décision prise en mars 2011 par la Cour de justice des communautés européennes.

Celle-ci a jugé la prise en compte du sexe dans la tarification… discriminatoire. Et donc illégale. Cette décision concerne également d’autres types d’assurance. Mais c’est bel et bien dans l’automobile que les conséquences risquent d’être les plus lourdes.

Jusqu’à 20 % de différence chez les jeunes

Tous les experts le disent : les tarifs proposés aux conductrices vont augmenter. De combien? « De 4% à 50% suivant leur expérience et leur profil pour les jeunes conductrices », analyse le fondateur du site Assurland, Stanislas Di Vittorio. 

Se fondant sur de nombreuses simulations effectuées ces trois derniers mois, ce dernier estime que la prime moyenne payée par les hommes est généralement supérieure de 8% à celle des femmes, la différence pouvant aller « jusqu’à 20% » chez les jeunes conducteurs (voire 100% pour ceux qui affichent moins d’un an de conduite).

Par le passé, certains assureurs annulaient tout ou partie de la surprime jeune conducteur « pour les femmes, car les statistiques d’accidents leur sont beaucoup plus favorables », constate cet expert. Une pratique qui, selon lui, va disparaître.

Cette décision ne concerne que les nouveaux contrats signés après le 21 décembre, notamment ceux des conductrices ayant leur permis depuis deux ans, relativise la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). 

« Et en aucun cas les femmes déjà assurées qui reconduisent tacitement leur contrat », précise son délégué général, Jean-François Lequoy. Regrettant l’abandon du critère de sinistralité — car « il collait au plus près de la réalité » —, ce dernier assure que la profession « se pliera à la décision européenne ».

 Et de préciser que « les prix devraient rester raisonnables » en raison du « secteur ultra-concurrentiel de l’assurance auto » (plus de 150 acteurs en France).

Secrétaire général du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema), Jean de Boissieu reconnaît, quant à lui, que cette nouvelle règle est « une incitation à ne pas changer d’assureur pour garder les anciens tarifs ». Voilà au moins qui est clair
 

http://www.leparisien.fr/economie/assurance-les-primes-des-conductrices-vont-s-envoler-12-11-2012-2313951.php

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Y’en a marre des taxes sur les retraites

Posté par ippolito le 22 novembre 2012

Impôts, niveau de vie, patrimoine : la vérité sur les « privilèges » des retraités
 
A l’heure où le gouvernement de Jean-Marc Ayrault instaure une taxe sur les revenus des retraités au nom de l’équité entre les générations, le débat est ouvert : les séniors sont-ils vraiment favorisés par rapport aux actifs ?

En France, les 16 millions de retraités sont-ils mieux lotis que les actifs ? En sourdine jusqu’à présent, la polémique vient d’éclater au grand jour avec l’instauration, le 1er avril prochain, d’une nouvelle taxe qui pèsera sur les seniors. Les pensions seront soumises à un prélèvement de 0,3 %, qui contribuera à financer les aides aux personnes âgées dépendantes. La ponction sera faible, argumente le gouvernement.

 Pour une pension de 1.200 euros, les retraités verseront moins de 4 euros par mois. Et plus de la moitié des seniors, ceux dont le niveau de revenus les exonère de l’impôt, ne paieront rien. C’est aussi une mesure d’équité, poursuit l’exécutif.

 Car, depuis la canicule de 2003, les salariés travaillent une journée de plus pour financer la dépendance, les employeurs s’acquittant en contrepartie d’une taxe de 0,3 %.

Le gouvernement a beau se justifier, les protestations fusent. A l’UMP, bien sûr -en cinq ans, Nicolas Sarkozy n’a jamais « touché » aux retraités, relève la droite. Mais aussi au Front de gauche et même à la CFDT, un syndicat pourtant proche du pouvoir.

 Le débat est désormais ouvert. Les retraités sont-ils dans une situation plus avantageuse que les actifs, qui justifie qu’on les taxe pour contribuer au redressement des comptes publics ? Impossible de répondre par « oui » ou par « non ». Les chiffres sont interprétés, les experts divisés. Tentons néanmoins d’y voir plus clair. Revenus, patrimoine, impôts, prestations sociales : qui gagne le « match » retraités-actifs ?

Niveau de vie : un match serré…

1. Si on analyse les revenus, les retraités sont à peu près aussi bien lotis que les actifs. Leur niveau de vie médian était de 19.100 euros par personne et par an en 2010, selon l’Insee (la moitié gagne moins, l’autre moitié gagne plus). Un niveau proche de celui des actifs, qu’ils soient salariés (21.500 euros) ou indépendants (22.300 euros). Si l’on raisonne par famille, on arrive à la même conclusion : les individus appartenant à un ménage dont la personne de référence a moins de 65 ans vivent avec 22.500 euros par an en moyenne, presque autant que ceux qui vivent dans un foyer dont la personne de référence a plus de 65 ans (23.960 euros).

« Au total, le revenu des retraités est de l’ordre de 95 % de celui des actifs. C’est satisfaisant, et pas scandaleux, ni dans un sens, ni dans l’autre », estime Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. « La situation des personnes âgées françaises est meilleure que celle de leurs homologues étrangers. Et de 1996 à 2008, leur niveau de vie rapporté à celui des autres ménages s’est amélioré, de plus de 5 %, alors qu’il a diminué dans la plupart des pays européens », relève Bertrand Fragonard, spécialiste de la protection sociale et président délégué du Haut Conseil de la famille.

 Au-delà des seuls revenus, le Cepremap a tenté de mesurer le « bien-être » des seniors. Avec un indicateur tenant compte du taux de pauvreté, du revenu des retraités comparé à l’ensemble de la population, des inégalités, enfin de l’espérance de vie.

 Résultat, les retraités français jouissent de la situation la plus favorable d’Europe, ex aequo avec les Pays-Bas, le Luxembourg ou la Hongrie. Et loin devant l’Allemagne, qui n’arrive qu’au 19e rang.

L’évolution des revenus des seniors, en revanche, est moins avantageuse que celle des actifs. Alors que les salaires progressent en moyenne de près de 3 % par an, les pensions des retraités, qui constituent plus de 70 % de leurs revenus, ne sont revalorisées qu’au rythme de l’inflation. Contrairement aux salariés, ils peuvent donc perdre du pouvoir d’achat certaines années. C’est ce qui est arrivé en 2010. Cette année-là, le niveau de vie des seniors a légèrement reculé, la faible revalorisation de leurs pensions ne suffisant pas à compenser la chute du rendement de leurs placements financiers.

… qui pourrait tourner à l’avantage des actifs

2. Cette belle égalité de niveau de vie entre actifs et retraités, on la doit au système de retraites français, longtemps très généreux. Cela pourrait ne pas durer, les réformes successives commençant à produire leurs effets. Le changement du mode de calcul des pensions, prévu par les réformes de 1993 et 2003, a réduit, relativement, le montant des pensions. Elles sont désormais calculées sur la base des 25 meilleures années de revenus, au lieu de 10, et sont indexées sur l’inflation.

Au total, la baisse est comprise entre 10 % et 18 % selon les générations, montre une étude de la sociologue et statisticienne Emmanuelle Crenner. « Ce recul est masqué, pour l’instant, par un effet de génération, les nouveaux retraités ayant eu des revenus plus élevés que leurs aînés », souligne l’économiste Antoine Rémond.

Une conséquence des Trente Glorieuses, combinée à une montée en flèche de l’activité féminine, qui se vérifie dans les statistiques. Les jeunes retraités (55-64 ans) gagnent 17 % de plus que les 65-74 ans, qui eux-mêmes ont des revenus supérieurs de 23 % aux plus de 75 ans.

Moins d’inégalités chez les seniors

3. Le système de retraite français joue un rôle redistributif important, en corrigeant les aléas de carrière. Prise en charge des cotisations des chômeurs ou des parents au foyer, minima de pension… Ces mécanismes réduisent les inégalités de revenus entre les retraités. Elles sont nettement moins élevées que dans la population active.

 Le rapport entre les salaires perçus par les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés atteint 5,8. Ce ratio n’est plus que de 4,1 entre les 10 % de pensions les plus élevées et les 10 % les plus faibles, à montré l’Insee.

 A peine 10 % des seniors sont considérés comme pauvres, alors que 14 % de l’ensemble de la population se situent en-dessous du seuil de pauvreté. Le nombre d’allocataires du minimum vieillesse n’a cessé de reculer depuis les années 1970.

Patrimoine : avantage retraités

4. C’est incontestable, les retraités jouissent d’un patrimoine bien plus élevé que les actifs. Un quart des sexagénaires sont détenteurs d’un portefeuille d’actions, contre 20 % des « quadras » et 17 % des trentenaires. Surtout, plus de 75 % des retraités sont propriétaires d’un appartement ou d’une maison, contre 63 % des 40-49 ans et la moitié seulement des 30-39 ans.

Sur ce plan, l’écart entre actifs et retraités est encore plus criant au regard des catégories socioprofessionnelles. Seuls 43 % des employés actifs sont propriétaires, quel que soit leur âge, et 31 % des ouvriers non qualifiés.

Les produits du patrimoine constituent, logiquement, une plus grande part des ressources des seniors. Les personnes de plus de 65 ans tirent 19 % de leurs revenus de leurs loyers, dividendes et autres intérêts de livrets. C’est trois fois plus que les 35-45 ans, six fois plus que les 25-35 ans. Attention, relativise Henri Sterdyniak, il s’agit d’une moyenne : « Les revenus financiers des grandes familles riches se concentrent chez les personnes âgées. » Les Bettencourt, Wendel, Mulliez et autres tirent la moyenne vers le haut.

Prestations sociales : ex aequo

5. Qui bénéficie le plus de l’Etat providence ? Difficile de départager les actifs et les retraités (si l’on exclut, bien sûr, les pensions). Les premiers bénéficient plus massivement des prestations familiales et des aides au logement. 

Ces allocations représentent plus de 6 % des revenus des 25-45 ans, contre moins de 1 % de ceux des plus de 65 ans. Les retraités sont, en revanche, de gros consommateurs de soins. Ils concentrent la moitié des dépenses d’assurance-maladie, alors qu’ils ne représentent qu’un cinquième de la population. 

« Ce chiffre ne fait que traduire le fait que les seniors sont plus malades », souligne Bertrand Fragonard. Massivement frappées par le diabète ou l’hypertension, les personnes âgées bénéficient plus que les autres du régime des affections de longue durée, qui ouvre droit au remboursement à 100 % par la Sécurité sociale des soins liés à leur pathologie. 

La dépense de santé qui reste à leur charge est néanmoins plus élevée que celle des actifs, car ils souffrent souvent de plusieurs maladies. Et les retraités doivent débourser plus d’argent pour se payer une mutuelle, qu’ils aient conservé leur contrat d’entreprise -ils ont alors perdu la contribution de l’employeur -ou qu’ils soient couverts par un contrat individuel.

Impôts et cotisations : avantage retraités

6. C’est sur la question fiscale que le débat est le plus vif. En septembre, la Cour des comptes a porté un diagnostic très dur pour les retraités : les avantages fiscaux et sociaux dont ils bénéficient coûtent tous les ans plus de 12 milliards d’euros aux finances publiques. Comme les actifs, les retraités profitent d’un abattement de 10 % pour l’impôt sur le revenu.

Le coût de cette niche (3 milliards de manque à gagner pour le budget de l’Etat) en fait l’une des principales cibles de la Cour. Car les actifs bénéficient de cet abattement au titre de leurs frais professionnels. Frais de transport, vêtements appropriés pour le travail…

« Les retraités n’ont plus à supporter de dépenses de ce type », observent les magistrats de la Rue Cambon. « Cet abattement ne correspond pas à la réalité des frais professionnels pour les actifs, c’est en réalité une niche fiscale de portée générale. Il n’est donc pas scandaleux qu’elle s’applique aussi aux retraités », rétorque Henri Sterdyniak.

La deuxième grosse niche dont bénéficient les retraités concerne la contribution sociale généralisée (CSG). Alors que les actifs s’acquittent d’un prélèvement de 7,5 % sur leur salaire, les seniors bénéficient de trois taux réduits : 6,6 % pour ceux qui sont imposables, 3,8 % pour les revenus intermédiaires et zéro pour la moitié d’entre eux, ceux qui ne paient ni impôt sur le revenu ni taxe d’habitation. 

Le manque à gagner pour les caisses de la Sécurité sociale atteint 6 milliards d’euros. Et ce n’est pas tout. Les majorations de pension des personnes qui ont élevé au moins trois enfants sont exonérées d’impôt, les personnes âgées aux revenus modestes ont droit à un abattement supplémentaire, certaines sont exemptées de taxe d’habitation… La Cour demande au gouvernement de réexaminer l’ensemble de ces dispositifs.

Henri Sterdyniak n’est pas d’accord : les retraités ne profitent pas plus des niches que les actifs, assure-t-il. L’économiste de l’OFCE a sorti sa calculette : en moyenne, les salariés bénéficient de 1.600 euros d’avantages fiscaux et sociaux par ménage et par an, contre 1.375 euros pour les retraités. 

Prime pour l’emploi pour les anciens chômeurs, allocations familiales non fiscalisées, avantages fiscaux sur l’épargne salariale, exonération de l’outil professionnel de l’impôt sur la fortune (ISF)… « Par définition, tous ces avantages ne bénéficient pas au retraités », souligne-t-il.

Vincent Collen

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202389490239-impots-niveau-de-vie-patrimoine-la-verite-sur-les-privileges-des-retraites-511323.php

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Y’en a marre des dépenses inutiles

Posté par ippolito le 22 novembre 2012

Perpignan, Saint-Cyprien : la révolte des contribuables contre les dépenses inutiles

Dépenses publiques inutiles : les contribuables se révoltent. Exemples à  Perpignan et Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales. Reportage de M6, émission ” 100 % Mag “.

A Perpignan, la Ville construit un nouveau théâtre de 1 100 places pour 42 millions €. La ville bénéficie déjà d’ un palais des congrès de 1 000 places et d’ un théâtre de 400 places. Coût de fonctionnement annuel de ce nouvel équipement : 3 millions €.

Dette de la commune : 240 millions € en 2009. 260 millions € en 2010.

Impôts locaux : + 8 %, soit 50 euros par habitant.

La 38 ème fontaine de Perpignan, ” cadeau ” d’ une entreprise privée,  a coûté 1,4 million € ; 325 000 € / an en frais de gestion et d’ entretien. Aux dires du maire, Jean-Marc Pujol, l’ entretien revient entre 90 000 et 120 000 €, selon les années.

A Saint-Cyprien, l’ endettement par habitant est de 5 200 €.

Un rond-point a coûté de 600 000 à 700 000 €, dont 140 000 € pour l’ éclairage.

450 000 € pour des toilettes publiques qui n’ouvrent que 3 mois par an.

Coût de la construction de la Halle à marée : 1,5 millions €. Elle n’ a jamais servi, n’ étant pas aux normes.

Interview de Patrick Cheguillaume, président de l’ Association de défense des contribuables de Saint-Cyprien.

http://www.observatoiredessubventions.com/2010/perpignan-saint-cyprien-la-revolte-des-contribuables-contre-les-depenses-inutiles/

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Y’en a marre des nouvelles taxes

Posté par ippolito le 22 novembre 2012

Le Sénat adopte «l’amendement Nutella»

L’«amendement Nutella» prévoit une forte augmentation de la taxation sur l’huile de palme.
Le texte prévoit une importante augmentation de la taxation sur l’huile de palme, ingrédient très présent dans la pâte à tartiner.

Le Sénat a adopté mercredi l’«amendement Nutella» qui augmente la taxation sur l’huile de palme, dans le cadre de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2013.

Cet amendement, voté par 212 voix contre 133, institue une contribution additionnelle de 300 euros la tonne à la taxe spéciale prévue sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l’alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits, dont le Nutella.

L’amendement devra toutefois être confirmé lors du vote général de la partie recettes du texte, qui doit intervenir ce mercredi soir ou jeudi matin. Si la partie recettes est rejetée, ce qui est probable, tous les amendements votés seront de facto annulés.

Mais l’amendement pourrait alors être représenté lors de la suite du parcours parlementaire du projet de budget de la Sécu. L’Assemblée nationale a déjà adopté en première lecture ce PLFSS, mais sans cette taxe.

Dominique Bertinotti, ministre de la Famille, s’en est remis au nom du gouvernement à la «sagesse» du Sénat, mais n’a pas fait preuve d’enthousiasme, se disant réservée devant une «multiplication de taxes sur des assiettes très restreintes».

http://www.liberation.fr/economie/2012/11/14/le-senat-adopte-l-amendement-nutella_860435

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Y’en a marre de la Crontribution économique territoriale

Posté par ippolito le 22 novembre 2012

Ce nouvel impôt qui ruine les TPE

La contribution qui remplace la taxe professionnelle était censée alléger les charges des entreprises… Mais les plus petites d’entre elles voient leurs cotisations multipliées par 5 ou 6.

Mauvaise nouvelle pour les commerçants et entrepreneurs. Ils croyaient que leurs charges allaient diminuer avec la suppression, décidée en 2010 par Sarkozy, de leur taxe professionnelle La « TP » avait été remplacée par une « Contribution Economique Territoriale » (CET), un nouveau mécanisme fiscal qui devait alléger leurs charges. 

C’est tout le contraire. Cette année, les patrons des petites entreprises (TPE) payeront en CET jusqu’à cinq à six fois ce qu’ils payaient en Taxe professionnelle ! « L’erreur a été de communiquer en 2010 sur une suppression de taxe alors qu’il s’agit d’un remplacement », explique Christine Daric, avocate au cabinet avocate au cabinet Baker & McKenzie. 

La taxe professionnelle était assise sur la masse salariale et les actifs et touchait donc davantage les grandes industries, consommatrices de main d’oeuvre et de matériel. La nouvelle Contribution, est, elle, assise sur l’activité propre, et pénalise donc davantage PME et TPE, moins gourmandes en main d’oeuvre et en matériel.

Impôt à double détente

Ce paradoxe vient du fait que la CET est en fait un impôt à double détente. Une première partie de la cotisation concerne la CFE, frappe les biens d’équipement et les actifs physiques de l’entreprise (locaux, terrains, mobiliers professionnels). 

C’est surtout sa base minimum imposable qui a été alourdie ce qui concerne un plus grand nombre d’entreprises de petite taille : son montant est de 200 à 2000 pour les entreprises ayant moins de 100.000 euros de chiffre d’affaire et, peut monter jusqu’à 6.000 euros pour celles dont les facturations dépassent 100.000 euros. A ce montant vient aussi s’ajouter les frais de gestion et la fiscalité locale gérée par les collectivités.

Comme si cela ne suffisait pas, s’y ajoute une hausse de la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE). Elle est calculée selon la taille de l’entreprise, et qui s’applique à condition que le chiffre d’affaires dépasse 152.500 euros. Or, ce seuil est rapidement atteint, comme le constatent bon nombre de TPE.

Effet d’aubaine ou mauvais calcul ?

Du coup, si commerçants et entrepreneurs voient rouge, c’est parce que leur facture est devenue plus salée. Libres de leur fiscalité, les collectivités locales y auraient leur part de responsabilité. Certains pointent ainsi le fait qu’elles ont pu, par méconnaissance ou délibérément, alourdir l’impact du nouveau dispositif fiscal. 

D’ailleurs, si toutes les régions de France sont touchées, certaines le sont plus que d’autres. Dans le Grand Montpellier, les commerçants, artisans et professions libérales annoncent une hausse démesurée. « Pour certains, la hausse est de 800%: de 385 euros à 2.560 euros! », s’est indigné Jean-Pierre Touchat, le président du syndicat des commerçants des halles et marchés de Montpellier-Région, interrogé par l’AFP.

« Taxation injuste »

Au final, cette double taxe s’avère surtout moins avantageuse pour le petit commerce. « C’est une taxation très injuste. Je travaille seul à mon domicile et je ne vais pas pouvoir y faire face », explique Henri Avot, un créateur d’entreprise de la région parisienne qui a vu sa cotisation foncière entreprise passer de 440 euros en 2010 à 783 euros en 2011. 

« Les petites entreprises avaient avant une faible imposition sur les immobilisations. Ce n’est plus le cas avec les nouveaux paliers », précise-t-il. « Le changement, c’est maintenant! », ironise encore une infirmière libérale basée dans la banlieue de Montpellier, et dont le montant de la CFE est passé de 324 euros en 2011 à 886 euros en 2012.

Mauvais timing pour le gouvernement

Du coup, les associations de PME, CGPME en tête, sont montées cette semaine au créneau. « Le gouvernement n’a pas encore pris la mesure du problème. Cela difficile à gérer car c’est géré au niveau des collectivités et des agglomérations », confie à Challenges Jean-François Roubaud le président de la CGPME qui est venu alerter mercredi 14 novembre Pierre Moscovici le ministre de l’Economie sur le sujet. Mais de tempérer les ardeurs : « On ne peut pas dire que supprimer la taxe professionnelle ait été une erreur, elle a quand même permis un allègement de 8 milliards de taxes ».

En plein chantier sur la compétitivité, présenté par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, l’affaire de la CET s’annonce comme un grain de sable imprévu dans la fiscalité des petites entreprises. D’autant qu’ étant fixées par les collectivités locales, celles-ci restent libres de passer outre les règles fixées par le gouvernement.

.http://www.challenges.fr/patrimoine/20121115.CHA3186/la-cfe-cet-impot-qui-ruine-la-competitivite-des-tpe.html

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Y’en a marre des impasses budgétaires

Posté par ippolito le 22 novembre 2012

Les incertitudes s’accumulent sur les économies les plus riches du monde. 

Aux États-Unis, malgré la réélection du président Obama, la “falaise fiscale” (en anglais, fiscal cliff) menace de plonger les pays en récession l’an prochain. La “falaise fiscale”, c’est la perspective de voir simulta nément à compter du 1erjanvier 2013 l’abrogation des réductions d’impôts décidéesparGeorgeBushet des coupes aveugles dans les dépenses du budget fédéral. 

Si la loi votée en 2011 restait en l’état, les impôts augmenteraient de près de 20 % et les dépenses seraient uniformément ré duites de 0,25 %. Le déficit budgétaire serait ainsi diminué de moitié l’an prochain. Une telle perspective séduit ceux qui pensent que la contraction du déficit budgétaire augmentera à terme le potentiel de croissance des États Unis.

Mais elle inquiète aussi par sa brutalité et les effets dépressifs qu’elle pourrait provoquer dans l’immédiat sur une économie encore en convalescence. Une rechute dans la récession de la plus grande économie du monde aurait évidemment des conséquences planétaires redoutées par les entreprises et les investisseurs.

Personne ne croit vraiment que les mesures prévues seront appliquées telles quelles. Leur caractère effrayant a précisément pour but de contraindre républicains, partisans d’une réduction des dépenses notamment sociales, et démocrates, qui veulent une hausse des impôts sur les plus riches, à aboutir à un compromis. Néanmoins, compte tenu des rapports de force au Congrès – Obama dispose d’une ma jorité au Sénat mais les républicains dominent la Chambre des représentants – , sortir de l’impasse sera difficile et annonce un bras de fer dont les péripéties donneront des sueurs froides aux marchés financiers.

La situation n’est guère meilleure en Europe. La dernière réunion des ministres des Finances, ce lundi à Bruxelles, s’est achevée sur le triste mais prévisible constat que la Grèce avait besoin de deux ans de plus et d’une rallonge de 32,6 milliards d’euros pour atteindre les objectifs qui lui ont été fixés. Les manifestations contre les plans d’austérité se multiplient en Europe du Sud. 

Et la deuxième économie du monde n’est pas davantage capable de se mettre d’accord sur son budget que les États Unis. L’impasse est totale, aussi bien pour le budget de 2013 que pour les perspectives budgétaires de la période 2014-2020. Pour l’an prochain, la Commission et le Parlement proposent d’augmenter le budget de 6,8 % tandis que les États veulent limiter cette progression à 2,8 %.

 Pour les perspectives à moyen terme, ressurgissent les querelles traditionnelles entre la France, qui ne veut pas que l’on touche à la politique agricole commune, les Anglais qui veulent toujours leur money back alors que le rabais dont ils bénéficient n’a plus de justification, les pays les plus pauvres qui veulent que l’on concentre sur eux les fonds structurels tandis que des pays intermédiaires, comme la Pologne, veulent en conserver le bénéfice.

Le budget européen, plus modeste (147,2 milliards, soit 1,12 % du PIB en 2012), n’a pas le même impact que celui des États-Unis sur l’économie mondiale. Mais c’est bien là le problème de l’Europe. Comment imaginer l’avenir de la monnaie unique ou de la supervision bancaire européenne sans ressources communes. Les tergiversations actuelles laissent mal augurer du futur. La BCE ne pourra pas éternellement défendre seule 

http://www.valeursactuelles.com/impasses-budgétaires20121113.html

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