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Y’en a marre des salaires des conseillers

Posté par ippolito le 29 novembre 2012

Cécile Duflot est généreuse avec ses conseillers

Les trois collaborateurs les mieux payés de la ministre du Logement touchent près de six cent euros de plus que leurs collègues de Bercy.

Certains conseillers de Cécile Duflot doivent être contents que la ministre verte du Logement ait décidé de rester à son poste malgré les tensions au sein de la majorité. Ses trois collaborateurs les mieux rémunérés figurent, en effet, en tête du palmarès gouvernemental – en attendant les chiffres pour le budget et Matignon. 

Selon la réponse du ministère du Logement à une question écrite formulée par le député socialiste René Dosière, grand spécialiste du train de vie de l’Etat, la moyenne des trois plus fortes rémunérations est de 12.733 euros nets par mois.

Ce chiffre est surprenant. D’habitude, c’est à Bercy que les collaborateurs des ministres bénéficient des traitements les plus alléchants. Or les trois conseillers les mieux payés du ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, ne touchent « que » 12.195 euros par mois.

 Les collaborateurs de Cécile Duflot devancent aussi ceux d’un autre poids lourd du gouvernement, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui émargent à 12.489 euros.

Seuls les conseillers de François Hollande à l’Elysée gagnent plus, avec une moyenne de 13.001 euros nets. L’inverse aurait fait mauvais genre ! Quant au deuxième ministre vert, Pascal Canfin, au développement, il verse à pleine plus de 7.500 euros à ses trois plus proches collaborateurs, ce qui le place largement en queue de peloton.

http://www.challenges.fr/economie/20121116.CHA3213/les-conseillers-de-duflot-mieux-payes-que-dans-les-autres-ministeres.html?utm_source

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Y’en a marre du Hold up de Sarkozy sur la réserve ministérielle

Posté par ippolito le 29 novembre 2012

Qui a bénéficié de la réserve ministérielle de Sarkozy ?

Avant de quitter l’ Elysée, Nicolas Sarkozy a soigné ses amis, quitte à liquider jusqu’au dernier centime la cagnotte ministérielle destinée à aider les collectivités locales.

Nicolas Sarkozy s’est empressé de distribuer les 19 millions d’euros de la réserve ministérielle avant son départ de l’ Elysée ( voir Sarkozy a dilapidé les 19 millions de la réserve ministérielle). A qui Nicolas Sarkozy a-t-il distribué la cagnotte ministérielle ?

Les bénéficiaires de la réserve ministérielle ont été sélectionnés avec soin par Nicolas Sarkozy, comme en témoigne la liste des 627 subventions distribuées par l’ex-président en 2012. Tous les dossiers, sauf un, ont été présentés par des personnalités de droite à Nicolas Sarkozy ou à son directeur de cabinet. 

La seule exception concerne Claude Bartolone, alors président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, qui a décroché – Dieu sait comment – 114 000 euros pour aider son département, en quasi-faillite.

Les autres sollicitations provenaient de députés, de sénateurs ou de petits chefs UMP désireux de bétonner le terrain avant les législatives de juin 2012. Histoire de cajoler dans les sens du poil les électeurs et les maires de leur circonscription, ces quémandeurs ont décroché une subvention élyséenne pour refaire une route, une église ou une bibliothèque… Naturellement, ce sont surtout des communes dirigées par des élus de droite ou sans étiquette qui ont été arrosées. Mais quelques maires de gauche, dragués par l’ UMP, ont pu ramasser des miettes.

Les élus qui ont tendu la main se sont d’abord servis eux-mêmes. Dans l’ Oise, Eric Woerth, ancien trésorier de l’ UMP persécuté par les magistrats qui enquêtent sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy ( voir Financement illégal de la campagne de Sarkozy en 2007), a obtenu 340 000 euros pour sa commune de Chantilly, plus connue pour son champ de courses huppé que pour son extrême pauvreté. L’ex-ministre Marc-Philippe Daubresse s’est, lui-aussi, auto-pistonné et a empoché 300 000 euros pour sa ville de Lambersart ( Nord).

De son côté, Jean Castex, alors secrétaire général adjoint de la présidence de la République et candidat aux législatives dans les Pyrénées Orientales, a raflé 228 000 euros, à partager entre 3 communes du département. En pure perte électorale: c’est un socialiste qui a été élu à sa place. Nadine Morano, ministre de la Formation professionnelle sous Sarkozy, et l’ex-secrétaire d’ Etat Laurent Hénart n’ont pas été plus chanceux en Meurthe-et-Moselle: malgré 1 102 300 euros distribués à 39 collectivités locales, l’un et l’autre ont perdu leur mandat parlementaire.

En Seine-et-Marne, Jean-François Copé a eu la main plus heureuse: il a été brillamment réélu, après avoir décroché 54 subventions pour un montant total de 550 067 euros. François Baroin a appliqué la même recette victorieuse dans sa circonscription de l’ Aube, avec 258 000 euros de subvention.

Gagnants, eux-aussi, les ex-ministres Dominique Bussereau ( Charente-Maritime), Laurent Wauquiez et une dizaine d’autres députés UMP. Une bonne pluie de subventions avant le scrutin a fait prospérer leur score électoral…

L’ Elysée a aussi pris soin d’abreuver quelques élus centristes qui menaçaient de faire sécession avant la présidentielle. Le patron du Nouveau Centre, Hervé Morin, a ainsi touché une subvention de 167 500 euros pour sa commune d’ Epaignes ( Eure). Ses amis de Loir-et-Cher Maurice Leroy et Nicolas Perruchot ont eu droit à 571 000 euros de subventions pour arroser leurs fiefs électoraux.

Hollande n’a plus qu’à doubler la dose pour espérer gagner les prochaines élections…

source: le canard enchainé

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/qui-a-beneficie-de-la-reserve-ministerielle-de-sarkozy/

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Y’en a marre de la mauvaise gestion de sciences Po

Posté par ippolito le 29 novembre 2012

Sciences Po : dénouement fatal pour l’équipe dirigeante

Fin du bras de fer annoncé ici : Jean-Claude Casanova et Michel Pébereau sont désavoués, un administrateur provisoire va être nommé.

Sale temps pour deux grandes figures de l’establishment, en ce jeudi 22 novembre : Jean-Claude Casanova, éminent intellectuel, président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, et Michel Pébereau, icône de la haute finance, ancien président de BNP Paribas, président du Conseil de direction de Sciences Po, sont très sévèrement épinglés – même si ce n’est pas nominativement – par le rapport de la Cour des Comptes paru ce matin. Qui accable, sur plus de 100 pages, la « gestion défaillante » de Sciences Po. 

Dans la foulée, ils étaient conviés à s’expliquer devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale. Et alors qu’ils s’y trouvaient, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, publiait un communiqué annonçant que, prenant acte de ce rapport, elle allait nommer un administrateur provisoire à la tête de l’école.

Le déni des dirigeants

Une véritable gifle pour les deux dirigeants qui, ces dernières semaines affichaient une assurance et un aveuglement étonnants sur ce dossier. Jean-Claude Casanova avait à plusieurs reprises laissé filtrer que le rapport de la Cour ne contiendrait rien de grave pouvant justifier des poursuites. 

Puis Michel Pébereau et lui organisèrent un vote en interne pour désigner Hervé Crès, ancien bras droit de Richard Descoings, comme candidat à sa succession, alors même que Geneviève Fioraso leur avait formellement demandé par lettre d’attendre l’échéance de ce 22 novembre avant toute initiative.

 Enfin ils écrivaient, le 7 novembre, aux autres candidats à la direction non retenus que « la procédure [de nomination du nouveau directeur] est close ». Comme si la nomination de Crès était actée. Jeudi matin encore, Jean-Claude Casanova semblait dans le déni quand il a déclaré à l’Assemblée Nationale :

On ne parlerait pas de Sciences Po s’il n’y avait pas eu le problème de la rémunération de Richard Descoings, et celui-ci ne serait pas mort s’il n’y avait pas eu ce problème. » 

Il semble oublier que l’inspection de la Cour des Comptes avait  débuté en septembre 2011, bien avant le décès de Richard Descoings – le 3 avril, jour de la Saint-Richard. Et que si la rémunération de celui-ci a « fuité » en janvier 2012, c’était surement en raison de cette inspection de la Cour. 

Car nul jusque là, hormis les dirigeants de l’école, n’avait connaissance du montant exorbitant de ce salaire – 537 000 euros – que la Cour a elle-même eu beaucoup de mal à reconstituer, n’y parvenant qu’en épluchant toutes les feuilles de paie.

Richard Descoings trop payé ? « Je n’ai pas… euh… d’opinion »

Si Casanova et Pébereau se sentaient à l’abri et si sûrs de leur fait, c’est qu’ils vivent dans un monde irréel où se côtoient, du matin au soir, les réseaux de pouvoir et l’argent. Michel Pébereau est l’archétype de l’Inspecteur des Finances vivant sous les lustres dorés. Mais il peut se dédouaner en montrant qu’il a vivement encouragé – c’est un de ses motifs de fierté – Richard Descoings à pratiquer à Sciences Po une ouverture sociale révolutionnaire. Casanova, lui, devant l’Assemblée nationale, a eu cette phrase étonnante

Richard Descoings était-il trop payé ? Hum…[  long silence ] … Je n’ai pas … euh, d’opinion… là dessus …C’est aux gens de juger… »

Le salaire mensuel d’un président d’université, a rappelé la Cour des Comptes, s’établit entre 6.000 et 9.000 euros par mois, celui de Descoings était de 44.000 euros. Pour Pébereau, Sciences Po c’est une entreprise. Et Descoings méritait des primes sur résultats comme un patron du CAC 40 dont le cours en bourse a monté. 

La Cour réplique vertement que la Fondation nationale des sciences politiques « est un organisme d’intérêt général à but non lucratif, ce qui impose une gestion désintéressée et transparente ». 

L’arrêt de la Cour des Comptes dégrise ces deux dirigeants qui se sont si souvent estimés indépendants de l’Etat, et qui pensaient sans doute que le très remarquable essor de l’école, ces 10 dernières années, excuserait les débordements. Didier Migaud, président de la Cour, n’a pas donné dans les périphrases :

Même si Sciences Po a beaucoup développé ses ressources propres, le principal financeur, sans lequel la politique de développement n’aurait pas pu être menée, c’est l’Etat. (…)  Chacun peut se réjouir des succès obtenus et du dynamisme dont a fait preuve l’institution. 

Mais ce succès a eu une face cachée que la Cour se devait de présenter également, elle est la seule d’ailleurs à disposer des pouvoirs d’enquête permettant de la faire : un coût excessif, une insuffisante maîtrise des dépenses et des irrégularités de gestion ».

Puis c’est ce qui ressemble à un procès en incompétence :

L’absence de contrôles internes et externes de Sciences Po constitue l’un des éléments expliquant les défaillances et les irrégularités dans sa gestion (…) Les instances de gouvernance [de l’école] apparaissent fragmentées et peu informées face à un exécutif unifié et puissant. Elles n’ont pas exercé avec la vigilance nécessaire leur rôle de supervision de l’activité de la fondation ».

Mais surtout, la Cour a du finir par penser que Sciences Po se moquait d’elle, en se croyant protégé par de puissants appuis en haut lieu. Didier Migaud, a rappelé que Sciences Po avait été négocier sans vergogne son budget de façon totalement dérogatoire directement à Matignon en 2008, puis à l’Elysée en 2009.

 Puis il a rappelé que le précédent contrôle de la Cour, en 2003, avait déjà mis en évidence des irrégularités dans la gestion de Science Po, qui avaient entraîné des suites juridictionnelles, y compris pénales. A ceci près que Descoings avait, à l’époque, habilement étouffé celles-ci.

Devant l’ampleur et le caractère répété de certains de ces défaillances, la Cour des  comptes a décidé de saisir la Cour de discipline budgétaire et financière et a transmis le dossier au parquet général à cette fin ».

La fin de l’entre-soi

Cette dernière sentence signe la fin du rêve de Casanova et Pébereau : installer tranquillement Hervé Crès dans le fauteuil de Richard Descoings et régler tous les petits problèmes entre soi comme cela s’était toujours fait jusqu’ici.

Et la Cour demande que deux représentants de l’Etat fassent leur entrée, ès qualités, au conseil de la Fondation nationale des sciences politiques, la structure qui gère Sciences Po. Seule consolation pour les dirigeants de l’école : la Cour ne remet pas en cause ce statut historique bicéphale, composé d’une école de droit public gérée par une fondation de droit privé, dont nous avions parlé ici. Mais les deux dirigeants ne seront plus totalement maîtres chez eux. 

A ce stade, aucun responsable n’est poursuivi en tant que tel : c’est la Cour de discipline budgétaire et financière qui en décidera, et cette procédure peut être très longue « plusieurs mois, voire plusieurs années ». Mais quatre directions sont sur la sellette : la direction des études et de la scolarité (Hervé Crès) la direction de l’information scientifique (Michel Gardette), la direction scientifique (Bruno Latour) et la direction des ressources humaines.

Le logo de Sciences Po, que Descoings avait remodelé en 2007, représente un renard et un lion, deux animaux dont Machiavelpense, dans « Le Prince », que les natures complémentaires doivent servir de modèle pour être avisé en politique. Le lion Casanova et le renard Pébereau (ou vice versa) auraient peut-être du relire « Le Prince » avant de défier frontalement l’Etat. 

Jusqu’ici ils avaient été assez avisés pour ne pas communiquer formellement à Geneviève Fioraso la candidature d’Hervé Crès. Mais voilà que Jean-Claude Casanova, très bizarrement, en ce jour même de publication de rapport de la Cour, a écrit à Geneviève Fioraso pour lui transmettre officiellement cette candidature. Difficile de décoder le sens de la démarche.

 Les autres griefs de la Cour

Il serait fastidieux d’énumérer ici toutes les anomalies que détaille la Cour des comptes sur 127 pages, d’autant que nous en avons déjà révélé beaucoup ici.

Beaucoup d’entre elles doivent aux méthodes à la hussarde de Richard Descoings. Tout ce que l’on peut reprocher aux deux présidents de Sciences Po est d’avoir fermé les yeux, laissant se développer en interne un système de prébendes et de passe-droits qui a miné l’institution.

Quelques extraits du florilège :

- Octroi d’augmentation et de primes selon des règles discrétionnaires, en l’absence de tout référentiel dont « année apres année, presque tous les cadres avaient bénéficié » 

- Dérogations dans le temps de service des professeurs, certains voyant une heure de cours payée double, triple , voire quadruple 

-  3.000 vacataires assurent 93 % des cours, mais ils ne perçoivent que la moitié de la masse salariale versée à la centaine d’enseignants chercheurs

-  Souscription d’un emprunt risqué de 15 millions d’E, auprès de Dexia, sans aval du conseil d’administration ( l’école conteste que ce prêt ait été « risqué »)

-  La « mission Lycée » payée par Sciences Po, 836 000 Euros,  sans information du Conseil d’Administration. En Janvier 2009, quand il fallut d’urgence calmer les lycéens que Xavier Darcos avait mis dans la rue, Sarkozy fit appel à Descoings qui, en véritable Zorro, sillonna en deux mois 80 lycées dans 76 départements, avec mise en ligne des débats sur YouTube. 

Une méthode expéditive inédite qui ne put être gérée ainsi que grâce aux méthodes Descoings. Il passa à cette occasion quatre contrats avec des cabinets de communication sans aucun appel d’offres, ce qui est illégal. Dont un de 250 000 E au profit du cabinet GiaccomettiPeron, que dirige Pierre Giacometti qui était un des « Monsieur Sondages » de l’Elysée. 

- Entre 2005 et 2010 le nombre de cartes de crédits passe de 37 à 58 et les dépenses correspondantes de 89.000 à 498.000 Euros. La Cour n’accepte qu’en partie l’argument des missions à l’étranger, et déplore des manques de justificatifs.

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20121122.OBS0280/sciences-po-denouement-fatal-pour-l-equipe-dirigeante.html

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Y’en a marre des incertitudes sur les retraites complémentaires

Posté par ippolito le 29 novembre 2012

Le patronat propose de rogner les retraites complémentaires

À cause de la crise et du vieillissement de la population, les régimes Agirc (pour les cadres) et Arrco (salariés) affichent chacun un lourd déficit. 

Les partenaires sociaux se donnent jusqu’en mars pour renflouer les comptes des régimes Arrco et Agirc. Le patronat suggère de geler les pensions pendant quelques années ou de les amputer de 10% en cas de départ avant 65 ou 67 ans.

Syndicats et patronat se sont donné cinq mois pour sauver les retraites complémentaires. Ils se sont retrouvés jeudi autour de la table des négociations pour le premier des cinq rounds de négociation, qui les emmèneront jusqu’en mars. «Les discussions seront très difficiles, a prévenu Jean-Louis Malys, de la CFDT. Les comptes des régimes de retraites complémentaires sont dans une situation catastrophique.»

À cause du chômage, qui érode les rentrées de cotisations, et du vieillissement de la population, les régimes Agirc (pour les cadres) et Arrco (tous salariés du privé) affichent chacun un lourd déficit: 1,77 milliard d’euros pour le premier en 2011 et 1,69 pour le second.

 À ce rythme, les deux devraient avoir épuisé leurs réserves d’ici à 2015-2017 pour l’Agirc et entre 2020 et 2023 pour l’Arrco. «Tout le monde a conscience de la gravité de la situation», reconnaît d’ailleurs Philippe Pihet, de FO.

Dans l’immédiat, les partenaires sociaux doivent trouver des solutions d’urgence. Ces mesures, que certains qualifient déjà de «rustines», devront toutefois s’accompagner de mesures plus structu relles. «Il faut des mesures de court terme pour dépasser l’effet négatif dû à la crise, et en trouver d’autres à moyen terme, équitables, pour équilibrer les comptes», a résumé Patrick Poizat (CFTC). Différentes solutions élaborées par l’Agirc et l’Arrco ont été soumises aux partenaires sociaux. «Aucune ne se suffit à elle-même ou est facile à adopter», observe Jean-Louis Malys.

Pensions de réversion moins généreuses
Les partenaires sociaux vont devoir jouer sur les trois leviers classiques disponibles pour redresser le système: le niveau des prestations, les cotisations et enfin la durée d’assurance et l’âge de la retraite. Une dernière piste que la CFTC rejette déjà «catégoriquement» pour préserver la cohérence avec le régime général.

Le Medef suggère de regarder du côté des dépenses. Le patronat propose, entre autres, de geler, à partir du 1er avril et sur trois ans, les prestations versées aux retraités. Cette proposition permettrait d’économiser 4,2 milliards sur trois ans. 

Une alternative consisterait à les revaloriser légèrement, mais moins que l’inflation, pendant cinq ans. Dans les deux cas, les syndicats grincent des dents. «Nous ne pouvons pas accepter les mesures patronales qui auront pour conséquence un effondrement du taux de remplacement», a condamné Éric Aubin, le représentant de la CGT. Il a claqué la porte au bout de deux heures de débat.

Pour les veufs et veuves, les pensions de réversion Arrco pourraient aussi être moins généreuses. Mais c’est une autre proposition patronale qui a le plus fait bondir les représentants des salariés: amputer de 10% des pensions des futurs retarités qui partiront avant l’âge du taux plein automatique, jusqu’à ce qu’ils aient atteint cet âge. Actuellement fixé à 65 ans, l’âge du taux plein doit progressivement atteindre 67 ans en 2022.

En échange d’éventuelles mesures sur les pensions, FO réclame une hausse des cotisations employeurs. Le Medef ne veut pas en entendre parler à court terme. «La question des ressources est pertinente dès lors qu’elles sont affectées à une réforme durable», avait justifié Jean-François Pilliard, le chef de file de la délégation patronale, il y a un mois.

http://www.lefigaro.fr/retraite/2012/11/23/05004-20121123ARTFIG00362-le-patronat-propose-de-rogner-les-retraites-complementaires.php

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Y’en a marre des cumuls des mandats

Posté par ippolito le 29 novembre 2012

Cumul des mandats : Hortefeux nie un peu vite l’exception française

«Exception française que serait le cumul ? Pas du tout. C’est tellement peu une exception que vous avez en Allemagne les présidents de régions qui sont automatiquement sénateurs.»

INTOX

Brice Hortefeux n’est pas un grand fan de la commission Jospin. Et encore moins de sa médiatique proposition : la «rupture» avec le cumul des mandats. L’ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy (désormais député européen) met notamment en pièces l’argument avancé par l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin selon lequel le cumul serait une exception française.

 «Exception française que serait le cumul ? Pas du tout. C’est tellement peu une exception que vous avez en Allemagne les présidents de régions qui sont automatiquement sénateurs», déclarait ainsi Brice Hortefeux le 11 novembre sur la chaîne BFM TV.

DESINTOX

L’ex-ministre de l’Intérieur a bien choisi son exemple : en Allemagne, le Bundesrat, assemblée non élue, se compose exclusivement de 69 membres issus des gouvernements des Länder. Et, au-delà de ce cas particulier, il est vrai que le cumul est possible chez plusieurs voisins européens. 

Mais cela ne suffit pas à donner raison à Brice Hortefeux. Car l’exception française tient à l’importance sans égal du phénomène cumulard dans l’Hexagone. Nos élus peuvent en effet exercer sans problème quatre mandats simultanément : maire, député, président d’intercommunalité et conseiller général ou régional. 

Au final, seul moins d’un quart des parlementaires français se contentent de leur mandat national (96 députés sur 577 et 76 sénateurs sur 348). Quand 83% des députés et 78% des sénateurs exercent au moins un mandat local en plus de leur rôle de parlementaire. 

Des chiffres qu’on ne retrouve nulle part en dehors des frontières hexagonales. D’après le chercheur Laurent Bach (1), le pays qui se rapproche le plus de la tendance française est la Suède, où 35% des élus nationaux cumulent avec au moins un mandat local. 

En juillet, un rapport du Sénat intitulé «Cumul des mandats et fonctions électives» donnait pour d’autres pays les chiffres suivants : le Bundestag allemand comprenait 22% de cumulards, pour lesquels – différence notable avec la France – le cumul des indemnités n’est pas automatique. 

En Espagne, environ 20% des parlementaires exercent un autre mandat. Ils ne peuvent pas faire partie d’un parlement régional (comme simple élu ou ayant une charge exécutive) et être député national. En revanche, les Espagnols peuvent être conseiller municipal ou maire tout en restant députés (sauf en Galice et en Andalousie depuis 2011). 

Moins enclins à la duplication, les cumulards représentent 13% des élus en Italie et seulement 1,4% en Grande-Bretagne. La Chambre des communes y compte seulement neuf députés qui doublonnent, tous élus en Irlande du Nord.

(1) «Faut-il abolir le cumul des mandats», éditions Rue d’Ulm

http://www.liberation.fr/politiques/2012/11/14/cumul-des-mandats-hortefeux-nie-un-peu-vite-l-exception-francaise_860502

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