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Y’en a marre des hausses des charges de copropriété

Posté par ippolito le 5 décembre 2012

Copropriété : les charges continuent de s’envoler

Les charges de copropriété ont augmenté de plus de 5% en 2012 et de 14% en trois ans. Les dépenses de chauffage, les honoraires des syndics et les primes d’assurance sont en forte hausse. On note toujours d’importantes disparités régionales.

Années après années, les charges de copropriété ne cessent d’augmenter. Elles se sont envolées de plus de 5% en 2012, soit bien plus que l’inflation (+1,9%), selon l’Observatoire des charges de copropriété de l’Association des responsables de copropriété (Arc). 

«Pour la quatrième année consécutive, l’augmentation est supérieure à 4%», souligne l’Observatoire. Entre 2007 et 2011, la note des copropriétaires a bondi de près de 20%!

Désormais, ces derniers paient plus de 42 euros par m² en moyenne dans les immeubles disposant de chauffage collectif, gardien et personnel d’entretien, syndic professionnel, gardien, ascenseurs et espaces verts, selon Le Particulier . 

Une fois de plus, le chauffage est le poste qui a le plus progressé (+8%), suivi par les primes d’assurance (+7%), les honoraires de syndic (+5%) et des frais de personnel et d’entretien (+3%), selon l’Arc. 

Mais il existe toujours d’importantes disparités régionales. Alors qu’en région Provence-Alpes Côte d’Azur (Paca), la facture moyenne s’élève à 41,91 euros/m² chaque année, elle atteint 52,58 euros/m² en moyenne à Paris, ville la plus chère pour les copropriétaires, selon Le Particulier. Leur note annuelle est d’ailleurs 10% plus élevée que dans le reste de l’Île de France, pourtant région la plus onéreuse du pays. 

«Entre l’Île de France et la province l’écart est d’environ 20% en moyenne avec des amplitudes importantes pour le chauffage, l’eau froide, le gardiennage, les frais de gestion et l’assurance», note ainsi l’Observatoire des charges de l’Arc.

Par ailleurs, les copropriétés gérées par un syndic professionnel ont des charges plus élevées (9,02 euros/m²) que celles organisées par un syndic bénévole, selon une étude réalisée par l’Internaute.com, Copropresta et le Salon de la Copropriété.

A court terme, malgré la crise, les copropriétaires devraient continuer à voir leurs charges progresser significativement. «Il faudra probablement attendre la mise en œuvre des dispositifs issus de la loi Grenelle de l’Environnement pour constater une inflexion des charges au profit des copropriétés et donc copropriétaires», conclut l’Observatoire Arc.

 Depuis le vote de la loi en 2010, un programme de réduction des consommations énergétiques des bâtiments -et donc des dépenses a été mis en place.

Par Danièle Guinot

http://www.lefigaro.fr/immobilier/2012/12/03/05002-20121203ARTFIG00650-copropriete-les-charges-continuent-a-s-envoler.php

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Y’en a marre que 23% des jeunes sont pauvres

Posté par ippolito le 5 décembre 2012

En France, 23 % des jeunes sont pauvres

Le diagnostic est sévère, il place la ministre de la jeunesse, Valérie Fourneyron, qui voit « tous les indicateurs se dégrader », devant « l’impérieuse nécessité d’agir rapidement ». 

Fragilisation accrue, risques d’exclusion, creusement des inégalités entre jeunes sur fond de crise économique : le premier rapport de l’Observatoire de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) sur la situation de la jeunesse en France, qui sera présenté, mardi 4 décembre, lors de rencontres organisées au Conseil économique, social et environnemental, vient rappeler au président de la République le bien-fondé de sa priorité affichée de campagne et l’urgence d’une politique publique à la hauteur des promesses et de l’enjeu. 

Un conseil interministériel se prépare sur le sujet, dans tous les ministères ; il devrait se tenir en février 2013. Des mesures fortes seront annoncées, promet Mme Fourneyron

Car les jeunes sont bien les premières victimes de la récession. Tous ne la subissent pas aussi violemment. Plutôt que le portrait d’une génération sacrifiée, ce rapport dessine la ligne de fracture entre deux jeunesses qui s’éloignent l’une de l’autre.

La première est dotée de diplômes, ils continuent bon gré mal gré de la protéger. La seconde en est dépourvue, elle est guettée par la pauvreté. Ce sont ces 15 % de jeunes qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi. Nulle part. Et que la puissance publique aide peu. Le taux de pauvreté des 18-24 ans atteint 22,5 %. Depuis 2004, il a progressé de 5 points. Au total, plus d’un million de jeunes sont désormais confrontés à une situation de grande précarité.

Olivier Galland, sociologue et directeur de recherche au CNRS, préside le conseil scientifique de l’Injep, établissement public (créé en 1953, repensé en 2010) qui a notamment pour mission de dresser tous les deux ans un état des lieux de la situation des jeunes en France. Il évoque les conclusions du rapport auquel il a contribué.

Pourquoi avoir choisi le thème des inégalités au sein de la jeunesse ?

Ces dernières années, l’accent a surtout été mis sur les inégalités intergénérationnelles. Or je ne crois pas à la théorie de la « génération sacrifiée ». C’est faire l’hypothèse que la génération des jeunes forme un tout qui s’oppose aux générations aînées. Mais au sein même de la jeunesse, l’hétérogénéité grandit. Dans les enquêtes et sondages, ni les adultes ni encore moins les jeunes ne reconnaissent ce clivage intergénérationnel.

 Les jeunes ne se sentent pas discriminés en tant que génération. Sans doute parce qu’existent de très fortes solidarités intergénérationnelles informelles à l’intérieur des familles – ce qui renforce les inégalités entre jeunes selon qu’ils peuvent, ou non, être aidés.

La famille demeure un soutien de poids ?

Les parents font des efforts extraordinaires pour les jeunes adultes, qui ne sont pas les « Tanguy » que l’on décrit. Depuis quinze ans, l’âge moyen de décohabitation n’a pas évolué significativement, il demeure aux alentours de 20 ans. 

Contrairement au modèle nordique, où l’on part tôt mais en étant ensuite très soutenu par la puissance publique, et au modèle méditerranéen où l’on reste jusqu’à 30 ans chez les parents pour accumuler des ressources, le modèle français est intermédiaire : on part assez tôt mais en restant à proximité géographique, affective, matérielle de la famille, dans un apprentissage progressif de l’autonomie.

Le rapport montre de grandes inégalités d’insertion dans l’emploi…

En France, s’exprime une sorte de préférence collective pour les « insiders » déjà en emploi, très protégés par rapport à ceux qui sont aux portes et subissent les à-coups de la conjoncture. A l’instar des jeunes. Dans les pays où l’apprentissage est très développé, ou le marché du travail est plus flexible, il y a partage de la flexibilité entre les générations.

En France, la variable d’ajustement de l’économie, ce sont les jeunes : 22 % de la population active mais 40 % des chômeurs, indiquons-nous dans le rapport. Sur six millions de jeunes actifs, un million est au chômage au sens du BIT. Et l’augmentation du chômage de longue durée est particulièrement préoccupante chez ces jeunes (+ 5,6 % entre 2008 et 2010). Mais toutes les jeunesses ne souffrent pas de la même façon. Le clivage se creuse, dans l’accès à l’emploi, entre diplômés et non-diplômés.

Plus que jamais en temps de crise, les diplômes protègent du chômage ?

Selon les chiffres Insee cités dans le rapport, le taux de chômage (2011) des 15-29 ans est de 9 % pour les diplômés du supérieur, de 22 % pour les titulaires d’un bac, CAP ou BEP.

 Mais de 46 % pour les non-diplômés. Le taux de pauvreté (disposer de revenus inférieurs à 964 euros mensuels, en 2010) est de 30 % pour les non-diplômés, contre 10 % pour les diplômés du supérieur. Dans l’insertion professionnelle, le diplôme est devenu un avantage relatif plus important qu’il ne l’était il y a vingt ou trente ans. Il reste une protection extraordinaire contre le chômage.

 Les diplômés continuent, même si c’est plus tardivement, de décrocher le Graal, le CDI. 80 % l’obtiennent entre 25 et 30 ans. Sur dix, vingt ans, le phénomène de dévaluation des diplômes n’est pas si marqué que cela. Et tous les diplômes protègent. Certes, davantage à mesure que leur niveau monte. Mais l’insertion professionnelle d’un titulaire de CAP ou de BEP est plus proche de celle d’un diplômé du supérieur que de celle d’un non-diplômé.

Lire l’intégralité de l’interview (zone abonnés) et Les critères d’accès au RSA-jeunes pourraient être assouplis

Pascale Krémer

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/12/03/en-france-23-des-jeunes-sont-pauvres_1799188_3224.html

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Y’en a marre de Sarkozy et de l’affaire Bettencourt

Posté par ippolito le 5 décembre 2012

Affaire Bettencourt: Nicolas Sarkozy placé sous statut de témoin assisté

Une chronologie pour y voir un peu plus clair dans le volet de l’affaire Bettencourt qui met en cause Eric Woerth, Patrice de Maistre, et Nicolas Sarkozy.

L’affaire Woerth-Bettencourt est d’autant plus complexe que différents volets s’y mêlent (pour un aperçu général, voir notre faux fil d’actualité Facebook d’Eric Woerth qui résume toute l’affaire, partie 1, partie 2 et partie 3).

Pour y voir un peu plus clair, voici une chronologie qui se concentre sur le volet des soupçons de financement illégal de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par la famille Bettencourt.

Retrouvez date par date tous les événements qui concernent la gestion de fortune de Patrice de Maistre, ses relations avec Eric Woerth et les liens entre Nicolas Sarkozy et les Bettencourt.

Cliquez sur la loupe  pour obtenir à chaque fois les sources de ces affirmations, permettant de mieux jauger de leur crédibilité (plus il y en a, plus elles sont diversifiées, plus elles viennent de la bouche même des personnes concernées, mieux c’est).

Dans les encadrés, les explications données après coup aux événements décrits, le cas échéant.

22 novembre 2012 Nicolas Sarkozy est placé sous statut de témoin assisté à Bordeaux par les juges Gentil, Noël et Ramonatxo, qui instruisent les principaux volets de l’affaire Bettencourt. 

Après une audition de douze heures, l’ancien président ressort du palais de justice sous ce statut à mi-chemin entre le simple témoin —à qui on ne reproche rien mais qui a des informations et doit les transmettre— et le mis en examen –contre qui pèsent des «indices graves ou concordants»: 

ce statut indique, soit qu’il a été mis en cause par un témoin, soit qu’il existe contre lui des indices rendant «vraisemblable» qu’il ait participé à la commission d’infractions dont le juge est saisi. Son avocat, Me Thierry Herzog, estime lui que concernant son client, l’affaire Bettencourt «n’existe plus».

12 octobre 2012 Philippe Courroye annonce qu’il porte plainte contre Le Monde pour violation du secret de l’instruction après la divulgation par le journal de son procès verbal d’interrogatoire.

2 octobre 2012 Le juge Gentil fait auditionner plusieurs anciens proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy à l’Elysée: l’ancien secrétaire général Xavier Musca, l’ex-conseiller justice Patrick Ouart, l’un de ses successeurs Jean-Pierre Picca, et Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, et auditionne lui-même Philippe Courroye à Bordeaux.

3 juillet 2012 La brigade financière et le juge bordelais Jean-Michel Gentil perquisitionnent dans la matinée le domicile, le cabinet d’avocats et le bureau de l’ancien président Nicolas Sarkozy.

18 juin 2012Patrice de Maistre est remis en liberté après 88 jours de détention provisoire, en échange d’une caution de 2 millions d’euros, qui s’ajoutent à 2 millions déjà versés en décembre.

16 juin 2012 Fin de l’immunité présidentielle de Nicolas Sarkozy. Son avocat fait parvenir à la justice, sans que celle-ci ne l’ait sollicité, l’agenda de son client pour l’année 2007 «pour mettre un terme à [des] allégations infondées» et «afin de permettre la comparaison de son emploi du temps avec les dates des prétendues visites qui lui seraient imputées».

23 mars 2012Patrice de Maistre est mis en détention provisoire par le juge Gentil en raison de «faits nouveaux imputables à l’intéressé sous les qualifications d’abus de faiblesse et abus de biens sociaux», concernant deux des sociétés qu’il gérait comme gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.

D’après le JDD, cette mise en détention est aussi due à l’analyse de mouvements en espèces opérés par la famille Bettencourt entre ses comptes suisses et Paris. Dans son ordonnance de saisine du juge des libertés, que le JDD dit avoir pu se procurer, le juge fait le lien entre deux de ces versements et la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, écrivant:

«Il convient de noter que des témoins attestent d’une visite du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s’agissant de ces premières remises de 2007.»

9 février 2012 Eric Woerth est mis en examen pour «recel, à raison d’une présumée remise de numéraire qui lui aurait été faite par M. Patrice de Maistre», autrement dit pour des espèces qui lui auraient été remises par le gestionnaire de fortune des Bettencourt pendant la campagne présidentielle de 2007, lors de laquelle il était le trésorier de l’UMP et de la campagne de Nicolas Sarkozy.
 
11 septembre 2010 Philippe Courroye se rend à l’Elysée «par le jardin».

été 2010 Parmi les témoignages recueillies par la juge Isabelle Prévost-Desprez dans le cadre de son enquête sur le volet «abus de faiblesse» de l’affaire Bettencourt, un témoin lui dit hors procès-verbal qu’il «avait vu des remises d’espèces à Sarko». La juge affirme également que l’infirmière de Liliane Bettencourt aurait dit à sa greffière, après son audition:

«J’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal.»

Après la sortie du livre contenant ces propos en 2011, la greffière et l’infirmière ont toutes deux démenti ces affirmations.

9 juillet 2010

Chantal Trovel, ancienne secrétaire particulière d’André Bettencourt, confirme à la Brigade financière que la famille versait de l’argent en liquide à un certain nombre de personnalités politiques, précisant qu’elle n’a cependant jamais assisté à la remise d’une enveloppe.
 
25 juin 2010Florence Woerth démissionne de chez Clymène, la société de gestion de fortune dirigée par Patrice de Maistre pour la famille Bettencourt, reconnaissant avoir «sous-estimé ce conflit d’intérêts» et soulignant avoir eu «une discussion orageuse» avec son patron avant sa démission.
 
12 juin 2010 Philippe Courroye est reçu à l’Elysée, comme l’atteste un courriel saisi sur un ordinateur de Nicolas Sarkozy: «Rdv privé Nicolas Sarkozy/Philippe Courroye 16h-16h30.»

4 mars 2010 Patrice de Maistre fait signer des autorisations de paiement à Liliane Bettencourt pour différents hommes et femmes politiques, en lui expliquant:

«Valérie Pécresse, c’est la ministre de la Recherche. Elle fait la campagne pour être présidente de Paris. Elle va perdre mais il faut que vous la souteniez et c’est des sommes très mineures, des petites sommes. Elle va perdre mais il faut que l’on montre votre soutien. Le deuxième, c’est le ministre du Budget. Il faut aussi l’aider. Et le troisième, c’est Nicolas Sarkozy.»

Il précise dans la suite de la conversation qu’il s’agit de montants de 7.500 euros, le maximum légal.
 
27 septembre 2009 Philippe Courroye se rend à l’Elysée. «Rendez-vous ou convocation» lui demanderont les juges lors de son audition.

22 septembre 2009 Le parquet décide de classer sans suite son enquête dans l’affaire Bettencourt, lancée après une plainte de Françoise Bettencourt-Meyers contre François-Marie Banier en décembre 2007. Pour le parquet, les éléments constitutifs de l’abus de faiblesse n’étaient pas réunis.

21 juillet 2009 Patrice de Maistre dit à Liliane Bettencourt avoir parlé au conseiller juridique de Nicolas Sarkozy:

«Il m’a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l’affaire. Mais il ne faut le dire à personne, cette fois-ci. Il faut laisser les avocats travailler.»
 
20 juillet 2009 L’agenda personnel de Nicolas Sarkozy porte la mention «13h30 Ph C», tandis que son agenda officiel fait état d’un «rdv privé».

5 novembre 2008Liliane Bettencourt est reçue par Nicolas Sarkozy, à qui elle demande l’arrêt des investigations déclenchées par la plainte de sa fille contre François-Marie Banier pour abus de faiblesse.

Pour ce rendez-vous, Patrice de Maistre aurait fait apprendre par coeur un mot à Liliane Bettencourt, disant qu’elle le félicitait pour son élection, qu’elle avait des ennuis avec sa fille et précisant: «Je vous ai toujours aidé et je vous aiderai toujours.»

7 février 2008 Liliane Bettencourt est reçue à l’Elysée. Le soir même, Nicolas Sarkozy a un dîner avec «Ph C» à 20h30.

23 janvier 2008 Éric  Woerth remet la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, pour qui il avait écrit une lettre de recommandation en mars 2007. Parmi les invités, Liliane Bettencourt.
 
29 avril 2007 Le juge Gentil estime, à la suite de l’audition le 26 octobre 2011 de Chantal Trovel, une ex-secrétaire des Bettencourt, qu’«un rendez-vous spécial, peut-être pour préparer une remise d’argent qui, dans ces conditions, aurait pu avoir lieu le dimanche 29 avril 2007».

 Celle-ci pense que Nicolas Sarkozy «est venu un dimanche après-midi», mais ne peut pas «dire avec certitude» qu’il s’agissait bien du 29 avril.

Ce jour-là, Nicolas Sarkozy tenait à partir de 16 heures son grand meeting de l’entre-deux tours à Bercy. Son avocat, Me Thierry Herzog, estime dans sa lettre au juge Gentil du 16 juin 2012 que «tout rendez-vous, ce jour-là, de M. Nicolas Sarkozy au domicile des époux Bettencourt était matériellement impossible» parce que «Nicolas Sarkozy était suivi par des photographes et des reporters toute la journée» en cette journée d’entre-deux-tours de l’élection présidentielle.
 
26 avril 2007 Les Bettencourt font à nouveau passer 400.000 euros de leurs comptes suisses vers la France, via une opération fiscale frauduleuse et complexe.

Dans son carnet, François-Marie Banier mentionne une conversation avec Liliane Bettencourt ce jour-là, où elle lui confie:

«De Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui.»

François-Marie Banier s’explique sur cette mention le 26 janvier 2012:

Le juge Gentil: «Dans vos annotations, il semble que la demande d’argent a été formulée mais que la remise n’a pas été effectuée. Est-ce exact?»

François-Marie Banier: «Oui. D’ailleurs elle n’a pas encore donné cet argent et on ne sait pas si elle le donnera.»

Le juge: «Dans la conversation, a-t-elle bien mentionné le nom de Sarkozy?»

Banier: «Je ne suis pas sûr qu’elle ait mentionné le nom de Sarkozy mais c’était quelqu’un d’important.»
 
Autre version de cette phrase dans le carnet:

«De Maistre me dit que Sarkozy demande encore de l’argent. Si je dis oui, comment être sûre qu’il lui donne bien?»

Le 15 et 16 juillet 2011, interrogé par la Brigade financière, Banier relativise cette citation:

«Qui dit qu’elle ne montre pas une histoire qui n’est pas tout à fait juste? Donc, ça peut être ça, mais je n’en sais rien. Ce sont des propos qu’elle m’a tenus, mais je ne sais pas s’ils sont vrais ou pas. 

Elle ne m’a pas dit si c’était pour se mettre en valeur ou si c’était vrai. Elle ne m’a pas dit si c’était pour Neuilly, pour sa campagne ou pour autre chose. Ce n’était peut-être pas pour lui… […] Je ne cherche pas à protéger Sarkozy, par contre Liliane est du genre à confondre les noms. Elle aurait pu confondre avec Balladur ou un autre… »»

Entre le 27 mars et le 5 avril 2007 Selon les recoupements du juge Jean-Michel Gentil, Nicolas Sarkozy rend une visite d’un quart d’heure à André et Liliane Bettencourt pour «demander des sous».

Dominique Gautier, chauffeur de 1994 à 2004, relate lors de son audition une confidence que lui aurait faite l’ex-gouvernante du couple, Nicole Berger, morte en 2008:

«C’était au téléphone. Mlle Berger m’a dit que M. Sarkozy était venu pour un rendez-vous voir Monsieur et Madame très rapidement et que c’était pour demander des sous. […] Elle m’a indiqué que cette visite avait eu lieu le soir et donc avant 20 h 15 car ils passaient à table avant 20 h 15.» 

La période du dernier séjour de Nicole Berger chez les Bettencourt étant du 27 mars au 5 avril 2007, le juge Gentil en a déduit que cette scène se situe à cette période.

L’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, estime quant à lui dans sa lettre au juge Gentil le 16 juin 2012 que «les différents déplacements de Nicolas Sarkozy durant la période du 27 mars au 5 avril rendent impossible sa présence au domicile des époux Bettencourt, tant dans la journée que dans la soirée « avant 20h15″». Il y reprend une à une les dix dates en question.

début mars 2007Eric Woerth envoie une lettre place Beauvau à Nicolas Sarkozy, dont il est alors trésorier en plus d’être celui de l’UMP, recommandant Patrice de Maistre pour l’obtention de la Légion d’honneur. Le courrier est rédigé sur du papier à en-tête d’une association de soutien au candidat Sarkozy, et Woerth y vante les mérites de Maistre.
 
24 février 2007 L’agenda de Liliane Bettencourt fait mention d’une rencontre entre «Monsieur» (André Bettencourt) et un certain «Nicolas S.» (la mention n’est dans son agenda que «pour information»): «A 12 heures Pour Monsieur Nicolas S. Pour information.»

A la même date, les initiales «N.S» sont inscrites dans l’agenda de son mari André Bettencourt. 

Le majordome Pascal Bonnefoy s’est souvenu lors d’une audition avec le juge Gentil le 14 mars 2012 d’un «rendez-vous privé entre André Bettencourt et M. Sarkozy»:

«Je crois que la visite était courte car leur temps à tous les deux était compté. […] C’était une visite impromptue.»

Selon l’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, cette visite «ne peut que correspondre à l’unique visite faite par Nicolas Sarkozy, le 24 février 2007, à 12 heures», un rendez-vous qui figure dans l’agenda fourni par l’avocat au juge Gentil. Herzog précise:

«À cette date, Nicolas Sarkozy était encore ministre de l’Intérieur, c’est dire que ce déplacement [chez André Bettencourt] ne pouvait nullement revêtir un caractère “discret” voire “secret”, compte tenu de la sécurité imposée par les fonctions qui étaient les siennes.»
 
7 février 2007Deuxième rendez-vous entre le gestionnaire de fortune des Bettencourt Patrice de Maistre et Eric Woerth, trésorier de l’UMP et président de l’Association pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, dans un bar à Paris.

 
5 février 2007La famille Bettencourt fait pour la première fois de l’année passer 400.000 euros de ses comptes suisses vers la France, via une opération fiscale frauduleuse et complexe.

19 janvier 2007Premier rendez-vous entre Patrice de Maistre et Eric Woerth dans un bar parisien près du siège de campagne de Nicolas Sarkozy, à 8h30.

18 janvier 2007 La comptable de la famille Bettencourt, Claire Thibout, remet 50.000 euros en espèces à Patrice de Maistre, en présence de Liliane Bettencourt. L’agenda de la comptable fait mention d’un «rendez-vous madame Bettencourt pour donner enveloppe qui donnera à Patrice».

 
12 novembre 2007Florence Woerth est embauchée chez Clymène, la société de gestion de fortune gérée par Patrice de Maistre pour Liliane Bettencourt. Elle y restera jusqu’en juin 2010, lorsqu’elle démissionne au milieu de l’affaire Woerth-Bettencourt.
 
campagne 2007Nicolas Sarkozy s’est rendu au domicile de la famille Bettencourt à un ou des moments indéterminés lors de la campagne présidentielle de 2007.

«Nicolas Sarkozy est venu chercher de l’argent chez M. et Mme Bettencourt» d’après le chauffeur de la famille M. Gautier, qui lui-même rapporte les propos que lui aurait tenu Nicole Berger, ancienne gouvernante de la famille et proche de Liliane Bettencourt, qui elle-même n’y a pas assisté d’après M. Gautier. «Quelqu’un lui a dit, mais pas dans le personnel, plutôt Monsieur ou Madame.»
 
14 janvier 2007 Désigné sans opposition par les adhérents du parti, Nicolas Sarkozy est officiellement investi comme candidat de l’UMP à l’élection présidentielle. Il fait son entrée en campagne le même jour, au Palais des congrès de la Porte de Versailles, dans une prestation réussie.

septembre 2006 Une note confidentielle signée Patrice de Maistre montre qu’il a été chargé de faire le lien entre les Bettencourt et Eric Woerth pour le financement de l’UMP et celui de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
 
Cécile Dehesdin

http://www.slate.fr/story/52753/chronologie-volet-financement-illegal-campagne-sarkozy-bettencourt-de-maistre

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Y »en a marre du scandale des droits de successions

Posté par ippolito le 5 décembre 2012

Le scandale des droits de succession sans lien de parenté
  
L’impôt est légitime s’il est consommé avec modération, ce qui n’est pas forcément le cas avec les droits de succession au regard des taux pratiqués.

En ligne directe, la facture des droits de succession peut monter jusqu’à 45 % mais, objectera-t-on, ce taux est réservé à un héritier recevant plus de 1,9 millions d’euros. Entre frères et sœurs, ce taux se déclenche dès 40 000 euros. 

Venons-en aux successions ou donations à son voisin, sa maîtresse, son filleul, son confesseur ou plus généralement toute personne sans lien de parenté ou cousin au-delà du 4e degré. Pour eux, le taux de taxation des droits de succession est de 60 %, avec pour unique abattement 1594 euros. 

Léguer quelque chose à quelqu’un sans être lié par le sang, implique donc d’affronter à la fois un taux de prélèvement confiscatoire énorme et un abattement lilliputien.

Autrement dit, seuls peuvent se montrer généreux envers les tiers ceux qui le seront encore plus envers l’état. Et mieux vaut ne pas tenter la dissimulation car on risque la pénalité de 80 % pour abus de droit, ce qui donne alors le résultat aberrant suivant, en prenant par exemple le cas du legs d’un pavillon estimé 200 000 euros que l’on déguise en vente en viager à sa femme de ménage : 

Redressement des droits dus : 200 000 x 60 % = 120 000 euros. Pénalités pour abus de droit : 120 000 x 80 % = 96 000 euros. Croyant hériter de 200 000 euros, la pauvre femme de ménage finit avec 216 000 euros de dettes au Trésor et un déficit de 16 000 euros.

 Situation beaucoup plus fréquente qu’il n’y paraît… évidemment, certains tiers d’intérêt général bénéficient d’exonération de droits de succession.

Non dénué d’humour, le législateur a d’ailleurs classé l’état comme organisme d’intérêt général susceptible de recueillir une succession en exonération de droits. 

Cela veut-il dire que donner à son filleul revient à donner 60 % à l’état ou au contraire que donner à l’état consiste à payer 100 % d’impôt ? La frontière entre l’impôt et le don est parfois bien ténue…

source: Dossiers du Contribuable n°9 «Les 50 impôts qui vous mettent à poil», octobre 2012 – 68 pages, 4,50 €.

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/le-scandale-des-droits-de-succession-sans-lien-de-parente/

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Y’en a marre des reformes et des incertitudes sur les retraites

Posté par ippolito le 5 décembre 2012

Qui pourra vraiment prendre sa retraite à 60 ans ?

Seule pourrait être vraiment concernée la génération qui a aujourd’hui 60 ans, voire 59 ans et tous ses trimestres.

Le décret est au Conseil d’État pour avis avant sa publication début juillet. Sauf surprise, pourront prendre leur retraite à 60 ans à partir du 1er novembre ceux qui pourront justifier de cinq trimestres de cotisation à la fin de l’année civile de leurs 20 ans – ce qui exclut les petits boulots – et qui auront 164 trimestres de cotisation pour ceux nés en 1952, 165 trimestres pour ceux nés en 1953 et 1954, 166 trimestres pour ceux nés en 1955…

 Du moins en théorie, car le nombre d’annuités nécessaire n’est pas figé. Le texte du gouvernement Ayrault se réfère à la durée de cotisation requise pour percevoir une pension à taux plein. 

Or, avec la hausse du taux de chômage, les régimes de retraite accuseront un déficit plus important qu’anticipé, ce qui devrait conduire François Hollande à relever la durée de cotisation pour les équilibrer. Une conférence est prévue à l’automne. 

Seule pourrait être vraiment concernée par la réforme la génération qui a aujourd’hui 60 ans, voire 59 ans et tous ses trimestres, soit environ 100 000 personnes. Pour les autres, il semble hasardeux de faire des plans sur la comète !

La notion de trimestre a été élargie. Le candidat Hollande avait parlé de trimestres validés, mais, estimant la réforme moins chère qu’anticipée, il préfère tout dépenser plutôt que de réaliser des économies. 

Dans le décompte s’ajoutent ainsi quatre trimestres au titre de la maladie, des accidents du travail, du service militaire, de la maternité, plus deux pour les mères ayant eu plus de trois enfants, et deux au titre du chômage.

 Pour les autres, le chef de l’État valide le choix de son prédécesseur : l’âge légal reste fixé à 62 ans pour ceux nés après 1956 s’ils ont leurs trimestres, ou sinon à 67 ans.

La réforme sera financée par une hausse de cotisation des employeurs et des salariés, dont le salaire sera amputé d’un montant correspondant à 0,1 point de leur taux de cotisation la première année, puis 0,2 et enfin 0,3 point en 2016. 

S’ajoutera une hausse des cotisations Agirc-Arcco. Ce qui revient une nouvelle fois à transférer aux jeunes générations le coût de la diminution ponctuelle du temps de travail.

 Par LAURENCE ALLARD

http://www.lepoint.fr/argent/qui-pourra-vraiment-prendre-sa-retraite-a-60-ans-14-06-2012-1476247_29.php

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