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Y’en a marre de la polémique sur Depardieu

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Exil fiscal : toutes les réactions à l’affaire Depardieu

S’estimant « injurié » par les critiques sur son exil fiscal en Belgique, l’acteur français a annoncé qu’il rendait son passeport dans une lettre ouverte. Réactions à droite et à gauche.

L’acteur Gérard Depardieu, s’estimant « injurié » par les critiques sur son exil fiscal en Belgique, a annoncé dimanche 16 décembre dans une lettre ouverte au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, publiée par le Journal du Dimanche, qu’il rendait son passeport français, et se renseigne sur la possibilité de prendre la nationalité belge, intensifiant la réprobation du gouvernement français. 

Voici les principales réactions. 

- Au sein du gouvernement : 

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre : « Je n’ai pas traité de minable M. Depardieu », a-t-il dit, « j’ai dit que ça avait un côté minable effectivement » d’établir sa résidence en Belgique pour payer moins d’impôts. « J’en appelle à l’esprit de patriotisme, il est bien utile dans ces périodes où parfois les valeurs se perdent de revenir à l’essentiel », a-t-il ajouté lundi 17 décembre devant la presse en marge d’un déplacement à Clermont-Ferrand.

Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale : Il faut « faire revenir » en France les exilés fiscaux « en leur faisant comprendre que leur attitude est une attitude anti-citoyenne et que d’une certaine façon, elle dégrade leur propre image ». Gérard Depardieu est « un bel acteur, c’est incontestable (…) et en même temps, on ne le voit pas seulement, là, comme exilé fiscal (…) il est aussi dans la rubrique +faits divers+. C’est dommage. Il y a un délitement de l’esprit public », a-t-il dit. « Il faut que les élites donnent l’exemple (…) nous traversons une phase très difficile », a ajouté le ministre, en citant « l’augmentation de la pauvreté. Nous avons besoin de solidarité. Il faut toujours penser à l’exemple que l’on donne individuellement ». « Si on avançait un peu dans l’harmonisation fiscale européenne, ce genre de sujet n’aurait pas lieu », a-t-il ajouté. « Il y a je crois plusieurs centaines de milliers de comptes (bancaires) de Français à l’étranger, et donc la citoyenneté dont on parle, les leçons que l’on fait aux jeunes, il faut se les appliquer à soi-même. Là, on a un mauvais exemple », (« Dimanche+ » sur Canal+)

Michel Sapin, ministre du Travail : « Au-delà de la personnalité, au-delà du talent, c’est une forme de déchéance personnelle que je trouve dommageable. Je ne dis pas déchéance pour la personne, je dis que c’est une attitude pas à la hauteur de l’acteur ». « Que ceux qui gagnent énormément d’argent paient beaucoup d’impôts quoi de plus normal? ». (Grand rendez-vous Europe 1/iTélé/Le Parisien)

- A droite :

Jean-François Copé, président proclamé de l’UMP : « Ce que je regrette surtout, c’est de voir comment le gouvernement socialiste est en train de mettre notre pays par terre, ce matraquage fiscal qui touche tous les Français, cette manière de piétiner les talents, les artistes, les créateurs, les chercheurs, les entrepreneurs, c’est une folie ». « Il est en train de mettre notre pays à l’envers, monsieur Hollande, et c’est un sujet dont il faudra qu’on parle sans tabou, et je le ferai pour ma part sans tabou ». (i>Télé)

Édouard Courtial, député UMP, est « bouleversé par le traitement médiatique qui est réservé (à Gérard Depardieu) par le gouvernement ». « Il trouve honteux les mots, blessants, qui sont employés à son encontre par la gauche. La majorité socialiste laisse penser que bientôt le village d’irréductibles gaulois auquel elle veut nous réduire n’abritera plus un seul +homme à succès, créatif, de talent+ ». « Paris à son obélisque, la France doit respecter son Obélix » (communiqué).

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République: « Si les réactions ont été si dures après l’annonce de son exil fiscal, c’est que beaucoup de Français ont le sentiment d’avoir été trahis par un homme qu’ils admiraient. Cet épisode révèle quelque chose de très profond: une fracture nationale qui ronge la société française depuis trop longtemps. L’acteur de Cyrano de Bergerac incarne les élites françaises. Alors que ces élites devraient être le fer de lance de notre cohésion nationale, elles ont renoncé à servir leur pays. M. Depardieu est le symbole de cette fracture nationale (…). La droite française, noyautée par des libéraux apatrides, a tort de défendre à tout prix M. Depardieu. Aucun motif ne peut justifier de déserter son pays » (communiqué)

Christian Jacob, patron des députés UMP(pro-Copé): « Ce qui est choquant, c’est l’attitude du Premier ministre, des membres du gouvernement, que le Premier ministre tombe à ce point dans l’insulte, dans l’invective, parle de +minable+ »"Je ne partage pas et je regrette la décision de Gérard Depardieu », a-t-il précisé. « Mais au-delà de cela, ramenons les choses à ce qu’elles sont: entre deux excès, celui du Premier ministre est le plus choquant », a-t-il estimé. (Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI)

Yves Jégo, vice-président de l’UDI: « Plutôt que de se déchaîner contre Gérard Depardieu, le gouvernement ferait mieux de s’interroger sur les raisons qui poussent, semaine après semaine, les talents français à quitter de plus en plus nombreux notre pays. Avec 27 milliards d’impôts supplémentaires en six mois, le Parti Socialiste doit se rendre compte qu’il est à l’origine de cette hémorragie terrible pour l’image et l’avenir de notre pays (..). Ne nous trompons pas, derrière le geste spectaculaire de Gérard Depardieu, il y a la sourde colère de dizaines de milliers de Français qui entreprennent et mettent leurs talents au service de notre pays et ne supportent plus d’être jour après jour mis au ban de la société par un pouvoir qui confond justice fiscale et haine des plus riches ». (communiqué)

Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP: « Ayrault applique à Depardieu la technique léniniste du +social traître+ pour détourner l’attention de ses insuffisances et des soupçons d’exil fiscal de son ministre du Budget. Echapper à l’impôt en quittant la France n’est certes pas très glorieux. Mais Gérard Depardieu a beaucoup apporté à la France par son talent. Ce qui n’est pas encore le cas de M. Ayrault. Mais l’agression verbale dont il a fait l’objet de la part du Premier ministre est scandaleuse. Ayrault a choisi un bouc émissaire » (communiqué). 

Hervé Morin, président du Nouveau Centre: « Que Gérard Depardieu, symbole du talent et aussi de la générosité s’exile nous interpelle tous. À travers ce désaveu ultime, ce départ dans les remords, Depardieu se fait le porte-parole de cette majorité de Français qui ne se reconnaît pas dans la politique de découragement qui est celle du gouvernement. La politique confiscatoire mise en ouvre depuis six mois (..) aboutit au résultat inverse de celui recherché par le gouvernement Ayrault: la réduction des rentrées fiscales en vertu du vieil adage +trop d’impôt tue l’impôt+ ». (communiqué)

Rama Yade (UDI), ancienne secrétaire d’Etat, vice-présidente du Parti radical : « Je ne suis pas de ceux qui vont l’accabler (Depardieu, ndlr) parce que c’est la solution la plus facile. Quand le Premier ministre de la France dit +c’est minable+ (à propos de l’exil fiscal), quel aveu d’impuissance, on ne lui demande pas de dire si c’est minable ou si c’est bien, on ne lui demande pas de dire s’il est choqué, on lui demande de s’interroger sur le pourquoi du comment. Est-ce qu’on a intérêt à ce que ceux qui ont de l’argent partent? Est-ce que la France a intérêt à ça? Non, tout le monde dira non. (…) La question qu’il faut vraiment se poser au-delà du +pourquoi il part+, c’est peut-être comment on fait pour éviter que d’autres partent? » (entretien avec la Radio de la communauté juive)

 - A gauche :

Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale (PS): Gérard Depardieu « devrait se souvenir d’une chose » (…) « c’est que quel que soit son talent, s’il n’y avait pas eu le cinéma français, il n’aurait jamais été la vedette que l’on connaît aujourd’hui ». « Et pourquoi je dis cela, parce que c’est aussi ce que nous avons mis les uns et les autres fiscalement sur la table pour permettre au cinéma français d’exister qui fait de lui ce qu’il est ». « Je n’attends pas de la part d’une star comme Depardieu un tel comportement (…) Il vient nous voir, il dit je vous rends votre passeport, je vous rends votre carte Vitale. Mais c’est pas le passeport qui fait le fait d’être Français, c’est le fait de se reconnaître dans les valeurs de la République -liberté, égalité, fraternité -. Pourquoi on vient du monde entier dans ce pays en disant: Je veux être Français ? C’est ce contrat des valeurs qui fait que l’on est Français ». (BFMTV/RMC).

Harlem Désir, Premier secrétaire du PS : il juge « totalement faux » le taux de 85% d’impôts sur les revenus avancé par l’acteur pour 2012. « J’aimerais qu’il apporte la démonstration ce ce qu’il dit parce que ça, c’est tout simplement impossible ». « En revanche, au moment où le bateau est dans la tempête – la France traverse une épreuve, une crise sans précédent – quand on est un grand acteur apprécié des Français mais qui doit aussi beaucoup au public français, on ne va pas se mettre à l’abri au moment où on demande des efforts aux plus riches ». « On ne choisit pas sa nationalité en fonction de la couleur du gouvernement ». (France Info)

Georges Sarre, conseiller de Paris (PS), ancien ministre, a choisi sur son blog le mode ironique: « Très touché par les fins de mois difficiles de l’administré parisien Gérard D., je proposerai au Conseil de Paris lors de sa prochaine séance de diminuer les aides sociales versées par le département et la Ville (APA, RSA, prestations du CASVP…), pour dégager des moyens financiers afin de lui offrir une tonne de chocolats belges ».

Roger-Gérard Schwartzenberg, député, à la tête du groupe des Radicaux de gauche à l’Assemblée, suggère au gouvernement de retirer sa Légion d’honneur à Gérard Depardieu. « Après Bernard Arnault, première fortune française, Gérard Depardieu, premier acteur français, décide lui aussi d’acquérir la nationalité belge pour des raisons fiscales (…). Mais préférer son patrimoine à sa patrie, s’exiler pour échapper à l’impôt (…) apparaissent comme des manquements à la dignité et au civisme. Bernard Arnault et Gérard Depardieu sont respectivement grand officier et chevalier de la Légion d’honneur. Selon les articles R89 à R96 du Code de la Légion d’honneur, des sanctions disciplinaires (censure, suspension, exclusion) +peuvent être prises contre tout membre de l’Ordre qui aura commis un acte contraire à l’honneur+. Tel est précisément le cas ».

- Au sein du patronat :

Laurence Parisot, présidente du Medef : « Tout ceci nous empêche de regarder le fond du sujet, ce n’est pas le grand acteur Gérard Depardieu, c’est qu’il y a aujourd’hui dans notre pays une folie fiscale à l’oeuvre ». Cette folie fiscale, notamment sur les entreprises selon elle, « répond à une autre folie qui est la folie de la dépense, une folie de la dette. Il me semblerait beaucoup plus sain que nous ayons un débat apaisé mais constructif pour savoir comment éviter cette augmentation générale des impôts sur les entreprises et sur les personnes ». Elle a par ailleurs avoué « avoir été choquée par tout ce qui a été dit » ces derniers jours sur l’acteur Gérard Depardieu qui est « un immense talent », dont « on devrait être fier ». (BFM Politique avec Le Point et RMC)

- Autres déclarations :

Claude Lelouch, réalisateur : « Je trouve ce lynchage honteux ». « Je voudrais dire à Gérard qu’il a de la chance de payer des impôts, ça veut dire qu’il a du succès et que ses affaires marchent bien. Je rêve de payer toute ma vie beaucoup d’impôts ». Tout en affirmant qu’il n’était « pas habilité à faire la morale à qui que ce soit », le cinéaste a estimé que Gérard Depardieu avait « pris un risque énorme avec son capital principal qui est son public (…) Il fait preuve de courage parce que là, il met son capital artistique en jeu ». « A travers 170 films, il a dénoncé des injustices, défendu des metteurs en scène qui avaient des points de vue importants sur la société, le monde. C’est un homme qui est tout sauf minable ». « C’est un homme qui s’est toujours engagé. Donc je pense que le déchaînement actuel est tout à fait anormal. Depardieu aime la vie, quand on aime la vie, on aime forcément la France, il va très, très vite revenir, je suis pas inquiet du tout ». (Europe 1)

(Avec AFP)

http://www.challenges.fr/economie/20121217.CHA4322/exil-fiscal-toutes-les-reactions-a-l-affaire-depardieu.html

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Y’en a marre du SMIC

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Le smic augmente de 0,3% à 1430 euros bruts mensuel

Cette revalorisation correspond à la stricte augmentation légale. Au total sur l’année, le salaire minimum aura pogressé de 2,3%, compte tenu d’une inflation de 1,3%.

Le salaire minimum augmentera de 0,3% au 1er janvier, à 9,43 euros bruts l’heure, selon plusieurs membres de la réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC).

Cette revalorisation, annoncée par le ministre du Travail, Michel Sapin, devant la CNNC, correspond à la stricte augmentation légale, après une hausse de 2% au 1er juillet, dont un coup de pouce de 0,6%. 

Sur la base de 35 heures, le smic passera de 1425 euros bruts à 1430 euros bruts au 1er janvier. Au total sur l’année, le Smic aura progressé de 2,3% et «compte tenu de l’inflation de +1,3% constatée sur l’année, cette hausse globale correspond à un gain de pouvoir d’achat de 1%» pour les 2,6 millions de salariés rémunérés au Smic, a précisé le ministère dans un communiqué.

Exit l’idée, lancée par François Hollande avant l’élection présidentielle, d’une indexation du salaire minimum sur la croissance. Cette révision du mode de calcul de la hausse du smic, annoncée officiellement lors de la grande conférence sociale du mois de juillet, visait à faire profiter les salariés smicards des fruits de la croissance. 

Selon le ministre du Travail, Michel Sapin, invité dimanche du «Grand rendez-vous Europe 1-iTélé-Le Parisien», une telle réforme n’est cependant plus à l’ordre du jour.

Dans un contexte économique morose, «partager les fruits de la croissance est aujourd’hui extrêmement difficile» et «n’aurait pas beaucoup de sens», justifie le ministre. 

Dans la mesure où le gouvernement envisageait de répercuter chaque année la moitié de la croissance du PIB sur le salaire minimum (0,5% pour une croissance de 1%, par exemple), elle ne se traduirait en tout cas par aucune hausse tangible du pouvoir d’achat des salariés concernés.

Pertes d’emploi

Le gouvernement se réserve la possibilité de mettre en œuvre cette réforme lorsque la croissance repartira. Mais il privilégie, en attendant, une autre piste. La revalorisation du smic étant aujourd’hui essentiellement calquée sur l’inflation, il envisage d’isoler la hausse des prix dont pâtissent réellement les salariés au smic. 

«L’inflation n’est pas la même pour ceux qui gagnent très peu et pour ceux qui gagnent beaucoup», a expliqué le ministre.

 Alors que l’inflation, ces douze derniers mois, se limitait en moyenne à 1,4% en novembre, selon l’Insee, les prix de l’alimentation ont grimpé de 2,6% et ceux des loyers de 1,7%. Les factures d’électricité ont de leur côté progressé de 3,2% et celles de gaz de 8,3%.

Dans son dernier rapport, le groupe d’experts sur le smic, mis en place pour quatre ans par Nicolas Sarkozy en 2009, ne préconise ni l’une ni l’autre de ces réformes.

 Il souligne que la croissance du PIB est révisée régulièrement, jusqu’à trois ans après la période concernée, ce qui ne manquerait pas d’engendrer «de grandes difficultés au moment de la prise en compte» de ces révisions. 

Surtout, ils mettent en garde le gouvernement contre une hausse du salaire minimum supérieure à celle de l’ensemble des revenus, qui pénaliserait l’emploi.

Pas de «coup de pouce»

François Hollande «n’avait pas dit qu’un coup de pouce aurait lieu à chaque fois! Le coup de pouce a déjà eu lieu» au mois de juillet, a rappelé le ministre. Pour la première fois depuis 2006, le gouvernement avait augmenté le salaire minimum au-delà de l’inflation, de 0,6%. 

La hausse totale, de 2%, s’était traduite par un gain de 21,5 euros net par mois et par salarié, portant le salaire minimum à 1425,67 euros brut. 

Il s’agissait d’une augmentation anticipée, puisque le smic est d’ordinaire revalorisé chaque année au 1er janvier. «Les salariés au smic ont gagné plus pendant toute la seconde moitié de 2012» que ne le prévoyait la procédure normale, a rappelé Michel Sapin.

Par Marie Bartnik

http://www.lefigaro.fr/social/2012/12/16/09010-20121216ARTFIG00071-la-hausse-du-smic-au-1er-janvier-limitee-a-l-inflation.php

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Y’en a marre de la fraude fiscale et du Fisc

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Comment le fisc vous piste
  
Le grand ratissage : pour parvenir à débusquer les actifs de la famille de Ben Ali, l’ancien chef d’Etat tunisien, le ministère des Finances a constitué une équipe regroupée dans les locaux de Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), la cellule française de lutte contre le blanchiment de capitaux sise à Montreuil.

Ses pouvoirs sont presque sans limites. Tracfin a par exemple exigé que l’ensemble des établissements financiers – banques, notaires, huissiers, avocats, mandataires et même des courtiers en vente d’œuvres d’art comme Sotheby’s – lui communiquent toutes les informations dont ils disposent sur la famille de l’ancien chef d’Etat tunisien.

Tout le monde n’a pas la fortune de la famille Ben Ali et le fisc réserve ce type d’inquisition aux « gros » dossiers.  Mais, même à une moindre échelle, un euro est un euro et les ordinateurs traquent les particuliers sans relâche.

En 2011, les redressements fiscaux ont rapporté plus de 16 Md€ à l’Etat dont plus de 3 Md ponctionnés aux ménages. 8 000 contribuables plaçant une partie de leurs avoirs à l’étranger ont été débusqués.

Pour expliquer cette hausse des redressements, Bercy évoque notamment 26 conventions d’assistance administrative signées avec d’autres Etats. Et le droit de communication à grande échelle dont il dispose pour questionner l’ensemble des établissements bancaires français.

100 000 ordinateurs pour vous pister

Pour vous pister, le ministère des Finances dispose d’un parc de plus de 100 000 ordinateurs – dont 150 ordinateurs centraux, récemment piratés par des hackers chinois. 

Certaines de ces machines passent une partie de leurs temps à mouliner des données sur les 36 millions de foyers assujettis à l’impôt, puis à les recouper : impôt sur le revenu, ISF, paiement des droits d’enregistrement, déclarations fournies par l’employeur.

Des milliers d’enquêtes sont lancées chaque année. C’est le « contrôle sur pièces », automatisé, que les agents mènent depuis leur bureau. 

Pour passer le projecteur au bon endroit, les programmes informatiques – comme « Œil » (Observatoire des évaluations immobilières locales) pour l’immobilier –  ciblent les situations atypiques.

Le fisc traque notamment les écarts de revenus ou de patrimoine, le produit des gros héritages, etc. Les informations figurant sur différents fichiers sont confrontées et les listings d’anomalies transmis aux contrôleurs.

Les contribuables « fortunés », ceux dont le revenu dépasse 220 000 € par an et/ou dont le patrimoine excède 3 M€, font l’objet d’une attention toute particulière avec, en moyenne, un contrôle tous les trois ans qui rend le délai de prescription inopérant.

Les contrôles peuvent aussi être déclenchés indirectement, le fisc vérifiant, par exemple, une société de bourse ou une entreprise et remontant, ensuite, vers des particuliers.

Un autre mouchard est constitué à la Direction générale des finances publiques par le service de la conservation des hypothèques qui garde la trace des transactions immobilières réalisées en France. 

Avec l’informatisation, il est plus facile pour le fisc de distinguer les immeubles d’habitation des autres, les terrains agricoles des terrains constructibles, etc.

Bref, de savoir qui achète ou vend un bien immobilier, le paiement des taxes et droits divers – souvent proportionnels à la valeur du bien – fournissant autant d’indices sur l’épaisseur des patrimoines.

En cas de soupçon, le fisc peut lancer un examen de situation fiscale personnelle (ESFP). Cette procédure revient à éplucher le dossier d’un contribuable de A à Z.

Dans ce cas, le taux de recouvrement est d’environ 50 % contre près de 100 % avec les redressements effectués lors des contrôles sur pièces.

http://www.lecri.fr/2012/10/31/comment-le-fisc-vous-piste/36968

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Y’en a marre de la hausse des impôts

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Hausse de 20 milliards pour les particuliers

Le surcroît de taxes décidées depuis mai ne sera pas compensé par des baisses futures, à la différence des entreprises.

Le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), voté par les députés hier dans le cadre du collectif budgétaire, passe mal à la gauche du PS, où l’on s’inquiète ouvertement d’un « cadeau » exorbitant fait sans concession aux entreprises. Alors que les particuliers, eux, vont subir de lourdes hausses de prélèvements.

La synthèse des effets des textes budgétaires adoptés depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande apporte de l’eau à leur moulin : les ménages vont subir une hausse de taxes globale d’environ 15 milliards d’euros en 2013, selon la nomenclature de Bercy (qui englobe, ce qui peut être contestable, les hausses de prélèvements sociaux des travailleurs indépendants dans la partie ménages). 

Et il faudra y ajouter les hausses de TVA (7 milliards en 2014) et de fiscalité « verte » (3 milliards en 2016) pour financer le Cice. En considérant que les hausses de TVA sont entièrement répercutées sur les prix à moyen terme et que la fiscalité verte pèserait davantage sur les entreprises, cela aboutit à une hausse de prélèvements d’un peu plus de 20 milliards pour les ménages.

Nombre de ménages touchés

Le gouvernement met en avant le fait que ce sont les plus aisés qui sont les plus touchés, via la hausse de l’ISF, des droits de succession (deux dernières tranches), et surtout la progressivité renforcée de l’impôt sur le revenu (tranche marginale à 45 %, plafonnement des niches fiscales à 10.000 euros, alignement partiel de la fiscalité du capital sur le travail, etc.). 

Sans oublier la taxation à 75 % pendant deux ans des revenus dépassant 1 million d’euros.

Mais de nombreuses mesures affectent un nombre beaucoup plus large de ménages, à l’instar de la fin des exonérations de charges sur les heures supplémentaires (2,7 milliards de pertes pour les salariés) ou encore de la hausse de la CSG sur les revenus du capital, votée sous Nicolas Sarkozy dans le cadre de la TVA sociale mais maintenue par François Hollande. 

Les hausses de taxes sur le tabac et la bière vont également affecter une proportion importante de consommateurs. Sans parler de la TVA qui les touchera tous.

Etienne Lefebvre

http://www.lesechos.fr/journal20121212/lec1_france/0202442520439-hausse-de-20-milliards-pour-les-particuliers-519681.php

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Y’ en a marre qu’on critique Gérard Depardieu et qu on parle assez de la folie fiscale et de la politique de Hollande

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Gérard Depardieu «rend son passeport» français

L’acteur a écrit une lettre ouverte au Premier ministre dans le JDD, déclenchant des réactions de tous bords.

Le ministre du Travail Michel Sapin a réagi sur Europe 1 à la déclaration de Gérard Depardieu annonçant dans le JDD qu’il rendait son passeport français : 

«Au-delà de la personnalité, au-delà du talent, c’est une forme de déchéance personnelle que je trouve dommageable. Je ne dis pas déchéance pour la personne, je dis que c’est une attitude pas à la hauteur de l’acteur». 

Les propos de l’acteur sont également jugés  «très choquants» par le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies. La ministre de la Culture Aurélie Filippetti se dit, elle, «tout à fait scandalisée», le numéro 1 du PS, Harlem Désir, estimant qu’«on ne choisit pas son passeport en fonction de sa feuille d’impôt».

De son côté, la présidente du Medef Laurence Parisot a estimé que la polémique masquait le «fond du problème»: la «folie fiscale» en France. 

Ajoutant que Jean-Marc Ayrault  «n’a jamais dit que Gérard Depardieu était minable. Il a parlé du geste, du comportement, mais il n’a pas parlé de l’homme».

«Minable»

Gérard Depardieu, qui, selon l’AFP, s’est renseigné sur la procédure à suivre pour obtenir un passeport belge et bénéficier de la sécurité sociale belge, s’estime «injurié» par les critiques sur son exil fiscal en Belgique, a annoncé qu’il «rend (son) passeport» français dans une lettre ouverte au Premier ministre Jean-Marc Ayrault publiée par le Journal du dimanche (JDD).

«Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté! Tous ceux qui ont quitté la France n’ont pas été injuriés comme je le suis», écrit l’acteur au chef du gouvernement qui avait jugé «assez minable» son départ.

C’est ce qualificatif qui semble être resté en travers de la gorge de la vedette. Sa «Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, Premier ministre de M. François Hollande» résonne comme une charge contre le Premier ministre et sa politique fiscale.

Gérard Depardieu commence ainsi : «Minable, vous avez dit « minable »? Comme c’est minable!», référence à une réplique culte de Louis Jouvet dans Drôle de drame («Bizarre… Vous avez dit bizarre ?…»).

Rappelant avoir commencé à travailler «à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique», il affirme avoir «toujours payé (ses) taxes et impôts». Il précise avoir payé «en 2012 85% d’impôts sur (ses) revenus».

«Qui êtes vous pour me juger ainsi, je vous le demande M. Ayrault, 1er Ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes vous?», lance M. Depardieu, l’un des acteurs les mieux payés du cinéma hexagonal, qui a cumulé les récompenses mais aussi les frasques.

«Je n’ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j’ai payé 145 millions d’euros d’impôts en 45 ans, je fais travailler 80 personnes (…) Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot « minable »», insiste-t-il.

«Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent en fait la différence doit être sanctionnée», poursuit celui qui a acquis une propriété dans le village belge de Néchin, frontalier de la France, comme avant lui d’autres riches Français.

 «Des personnages plus illustres que moi ont été expatriés ou ont quitté notre pays. Je n’ai malheureusement plus rien à faire ici, mais je continuerai à aimer les français et ce public avec lequel j’ai partagé tant d’émotions!»

«Nous n’avons plus la même patrie»

«Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n’avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l’a toujours inculqué», assène encore Gérard Depardieu.

Le départ annoncé de l’acteur, concomitant avec la confirmation de la mise en vente de son hôtel particulier parisien, avait suscité en début de semaine une avalanche de réactions dans le monde politique.

 Très critique, la gauche avait dénoncé une attitude antipatriotique, tandis que la droite y voyait le résultat de la politique du gouvernement. 

«Je trouve cela assez minable (…). Tout cela pour ne pas payer d’impôt, pour ne pas en payer assez», avait déclaré mercredi Jean-Marc Ayrault.

Le président François Hollande en avait appelé vendredi à Bruxelles à un «comportement éthique», prônant une renégociation des conventions fiscales avec la Belgique.

Muet jusque là, l’acteur est sorti de son silence avec cette lettre de trois pages dans laquelle il estime ne pas avoir «à justifier les raisons de (son) choix qui sont nombreuses et intimes».

 «Malgré mes excès, mon appétit et mon amour de la vie, je suis un être libre Monsieur et je vais rester poli», conclut-il, un brin théâtral, sa missive au Premier ministre.

(avec AFP)

http://www.liberation.fr/societe/2012/12/16/gerard-depardieu-rend-son-passeport-francais_867934

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