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Y’en a marre des promesses non tenues et des mensonges

Posté par ippolito le 27 décembre 2012

Les voeux humoristiques mais très critiques du PCF à Hollande

2013, rallumons les étoiles par CN-PCF

Pas sûr que François Hollande apprécie les voeux que lui a envoyé, mercredi 26 décembre, le PCF. Dans une vidéo postée sur le compte Dailymotion du parti et intitulée « En 2013, rallumons les étoiles », les communistes se montrent très critiques envers l’action du gouvernement.

Rembobinant le film de la campagne présidentielle, le PCF liste, sur un ton humoristique, les promesses non tenues du président de la République.

On voit ainsi un extrait vidéo d’un discours du candidat socialiste où ce dernier promet, sous les rires d’un public fictif, que « le budget de la culture sera entièrement sanctuarisé ».

  »Sanctuarisé ? Moins 4,3 % pour la culture », affirme le PCF.

 Idem avec le traité budgétaire européen que le chef de l’Etat avait promis de renégocier. « Renégocier? Sarkozy/Hollande, même traité », répond le PCF. 

L’opération se répète avec le droit de vote des étrangers – « promis depuis 30 ans, reporté depuis 30 ans » 

 la TVA voulue par Nicolas Sarkozy jugée « injuste » par M. Hollande – « Injuste ? 3% de TVA en plus » – ou encore la lutte contre la finance – « Adversaire ? 20 milliards de cadeaux au patronat, le Medef rassuré ». Au fur et à mesure, le slogan de campagne, « Le changement, c’est maintenant », est grignoté jusqu’à disparaître complètement.

Après un passage sur l’industrie qui égrène les entreprises en difficulté (PSA, Petroplus, ArcelorMittal, Fralib, Thalès…) tandis qu’on entend M. Hollande déclarer que « la réindustrialisation de la France sera [sa] priorité », la vidéo se termine sur un sobre « A toutes et tous, une bonne année de luttes ».

 Le ton est donné.

http://gauche.blog.lemonde.fr/2012/12/27/les-voeux-tres-critiques-du-pcf-a-hollande/

 

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Y’en a marre des mauvaises nouvelles en France en 2012, il y a eu aussi des bonnes surprises en 2012

Posté par ippolito le 27 décembre 2012

Les dix bonnes surprises de 2012 pour l’économie française

C’est entendu, le millésime 2012 ne fut pas vraiment flamboyant pour l’économie française. La récession a été évitée de peu, le chômage ne cesse de grimper et les défaillances d’entreprises se maintiennent à un niveau élevé. 

Néanmoins, quelques bonnes nouvelles ont pu être observées, parfois des mêmes bonnes surprises. En voici dix.

Mais non, tout n’est pas si noir pour l’économie française! Certes, le choc de confiance espéré par l’exécutif a encore un peu de mal à se manifester. Néanmoins, quelques bonnes surprises ont émaillé l’exercice 2012. La Tribune en a recensé une dizaine :

La France a échappé à la récession en 2012. De peu, il est vrai. Le PIB a été stable au premier trimestre avant de se replier de 0,1% et d’augmenter de 0,2% aux trimestres suivants.

 Même si l’activité recule au quatrième trimestre, la France n’affichera pas deux trimestres consécutifs dans le rouge.

Malgré la perte de son triple A, la France emprunte à des taux d’intérêts historiquement bas. «Comme le précise l’agence de notation Moody’s dans son dernier rapport, la France, parce qu’elle est multiple, dispose de nombreux atouts. 

Son économie reste encore suffisamment dynamique pour ne pas sombrer comme certaines de ses voisines. L’intérêt, la confiance des investisseurs sont réels», explique Philippe Waechter, économiste chez Natixis Asset Management.

Les exportations se sont bien tenues. Fait rare, les exportations made in France auraient augmenté de 2,6% selon l’Insee, à un rythme supérieur au commerce mondial. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), afficherait une hausse de 2,5% cette année. Toutefois, il est bon de rappeler que les exportations avaient bondi de 5,5% en 2011.

Les entreprises ne souffriraient -pas trop- du resserrement du crédit bancaire. 

Selon la Banque de France, entre octobre 2011 et octobre 2012, les enveloppes mobilisées et mobilisables restent stables. Fin octobre, les encours de crédits mobilisés par les PME (hors entrepreneurs individuels et hors activités immobilières), affichaient une progression de 2,5% en rythme annuel.

L’inflation reste contenue.

 Selon l’Insee, l’indice des prix à la consommation progresserait de 1,8% cette année, après une hausse de 2,1% en 2011. Au regard de l’atonie de la demande et des surcapacités de production, le contraire aurait toutefois été étonnant. Cette inflation modérée n’empêchera pas la baisse de 0,2% du pouvoir d’achat du revenu disponible brut anticipé par l’Insee.

L’excédent brut d’exploitation des entreprises individuelles a augmenté de 3,1% quand celui des sociétés non financières progressait de 0,9%. Les entreprises ont su trouver des ressources pour faire progresser leurs marges opérationnelles.

Le taux d’autofinancement remonte légèrement, passant de 66,9% à 67,2%, mais il reste encore faible. Les entreprises peinent encore à financer leurs investissements par leur épargne. Ceci étant dit, le niveau de la demande ne les incite pas à investir… Le taux d’autofinancement s’élevait à 113,9% en 1992.

L’entrepreneuriat reste dynamique. 

Stimulées par l’auto-entrepreneuriat, les créations d’entreprises continuent de progresser. En novembre, l’Insee recensait 505.776 créations, dont 270.538 auto-entreprises. Un chiffre en hausse de 1,2% sur un an. Il faut toutefois préciser que 60% des créations d’entreprises sont le fait de chômeurs qui, dans bien des cas, ne pouvant trouver un emploi, préfèrent s’en créer un.

Les Français ont un peu retrouvé le moral. 

En novembre, l’indicateur synthétique se situait quatre points au-dessus de celui observé en décembre 2011. Malgré la hausse du chômage. Selon une étude de l’institut Gallup « sur l’état émotionnel du monde » publiée fin décembre, 52% des Français se déclarent plutôt « heureux ». Ils sont 47% en Allemagne. La France parmi les 30 pays où les gens se disent les plus heureux.

Et si ce bonheur se traduisait par une démographie dynamique? 

En 2012, la France comptait 65.350.000 habitants, soit 350.000 de plus qu’en 2011 selon les résultats provisoires de l’Insee. A 1,98 enfant par femme selon Eurostat, le taux de fécondité des femmes françaises reste l’un des plus élevé de l’Europe des 27, seulement dépassé par le taux irlandais.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20121227trib000739542/les-dix-bonnes-surprises-de-2012-pour-l-economie-francaise.html

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Y’en a marre de Hollande, ou de l’optimisme de l’intelligence et le pessimisme de la volonté et surtout des politiques en général

Posté par ippolito le 27 décembre 2012

Hollande, ou l’optimisme de l’intelligence et le pessimisme de la volonté

«Je suis pessimiste avec l’intelligence, mais optimiste par la volonté», confiait le révolutionnaire italien Antonio Gramsci. En plus de six mois à l’Elysée, le président français a fait sienne la maxime inverse.

«Je suis pessimiste avec l’intelligence, mais optimiste par la volonté», confiait le révolutionnaire italien Antonio Gramsci. Le réformiste français François Hollande prend étrangement le contre-pied de cette formule célèbre.

Au milieu de la tempête, alors que la récession rôde et que le chômage explose, le président de la République affiche une sérénité à toute épreuve. Rien n’atteint vraiment cet homme protégé par un sens de l’humour qui lui permet de tenir à distance les avanies.

Intimement persuadé que tout finira par s’améliorer en un juste retour des choses, il se garde de chercher à forcer le destin. Cet optimiste congénital laisse le volontarisme aux visionnaires naïfs et aux décideurs aventureux.

Ca s’en va et ça revient

Vainqueur inattendu de l’élection présidentielle de 2012, Hollande est convaincu d’être né sous une bonne étoile, trait de caractère qui le porte à considérer chaque problème sous un angle résolument positif. 

A l’égal de Jacques Chirac dans les années soixante-dix, il est doté d’une acuité visuelle remarquable qui lui permet de distinguer «le bout du tunnel» bien avant la plupart de ses semblables.

Pénétré d’une philosophie benoîtement cyclique, le président Hollande ne se laisse jamais abattre par les sombres prévisions de ces fâcheux de conjoncturistes. Selon la dernière note de l’Insee, la France est sur la pente d’une croissance quasi-nulle en 2013; le pouvoir d’achat recule tandis que 40.000 emplois par trimestre risquent d’être détruits l’année prochaine.

Face à cette situation pathétique, pas question néanmoins, pour le chef de l’Etat, de changer de cap. L’essentiel serait de garder le moral. «Ça va être dur, très dur, mais on va s’en sortir», a-t-il pronostiqué le 21 décembre. Et de promettre une «inversion» de la courbe du chômage «à la fin de l’année 2013».

Hollande répète depuis longtemps que la croissance reviendra bien un jour ou l’autre. Selon lui, l’Europe aurait déjà résolu ses difficultés. «On est en fin de crise de la zone euro», a-t-il affirmé début novembre au Laos, concédant tout de même que l’on est pas encore «en fin de crise économique».

Mais cela ne saurait tarder. «Les conditions sont réunies pour un retour de la croissance en 2013» en Europe, veut croire le président français.

Hollande n’a pas fondamentalement changé d’analyse depuis sa campagne présidentielle. Il a toujours anticipé un début de quinquennat marqué par la récession, la réduction des déficits et des serrages de vis en tous genres. A cette rude première phase doit ensuite succéder celle de la croissance retrouvée.

«La reprise va arriver, c’est une question de cycle», se rassure-t-il dans des confidences au Monde. Ce scénario rose d’une happy end aurait l’immense mérite de lui permettre d’aborder les échéances électorales de la fin du quinquennat dans de bonnes conditions…

Ils votent tout

Le président Hollande affiche une placidité aussi résolue sur le plan politique. Les tiraillements au sein de l’équipe gouvernementale ne le troublent pas outre-mesure.

Peu importent les limites, de plus en plus criantes, de Jean-Marc Ayrault. Pour l’hôte de l’Elysée, le Premier ministre présente surtout l’avantage d’être réputé dénué d’«esprit de calcul», autrement dit de ne pas avoir «d’ambition pour le suite».

Les tensions au sein de la majorité parlementaire avec des élus écologistes et communistes qui renâclent de plus en plus? L’ancien premier secrétaire du PS, expert en arrangements, s’en amuse:

«Ils votent tout. Il faut voir ce qu’on leur a fait avaler: pacte de compétitivité, budget européen, baisse des dépenses… Alors, il faut les ménager.»

Le stratège —et parfois tacticien— de l’Elysée est persuadé que ses alliés sont coincés. Que les communistes ne peuvent aller trop loin dans leurs critiques avant les décisives échéances municipales de 2014. Que les écologistes, du moins ceux qui comptent, prennent plutôt goût au pouvoir. Et que Jean-Luc Mélenchon n’a d’autre choix que de s’enfermer dans un rôle aussi valorisant que marginalisant.

Hollande n’est pas davantage affecté par le résultat des législatives partielles, qui se sont pourtant soldées par de franches victoires de la droite sur fond de démobilisation d’un électorat de gauche désarçonné. Comme son lointain prédécesseur François Mitterrand, il mise gros sur les divisions de l’adversaire.

La guerre entre Jean-François Copé et François Fillon n’est pas terminée. Nicolas Sarkozy n’a pas dit son dernier mot. Le président socialiste est résolu à profiter de cette absence de leadership clair à droite.

Accompagner la mutation

Avec de telles analyses, on conçoit aisément que le chef de l’Etat ne prenne guère au sérieux ceux qui tirent les sonnettes d’alarme et l’implorent de prendre de fortes initiatives. Qu’on ne compte pas sur lui pour s’engager dans on ne sait quelles audacieuses réformes de structure.

Hollande semble penser que, malgré ses défauts, le système économique en place saura résoudre ses contradictions. L’important serait alors de faire preuve de «réalisme» en respectant les intérêts de chacun.

C’est ainsi que la réforme bancaire en projet se situe terriblement en-deça des engagements pris par le candidat Hollande. Elle ne prévoit pas une réelle séparation entre les activités de dépôt et de crédit et, d’autre part, les investissements spéculatifs. Elle n’interdit même pas, en réalité, le «trading haute fréquence» emblématique des excès de la finance.

De l’avis des spécialistes, la réforme bancaire française s’annonce plus timide que celles qui ont été adoptées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis! Après avoir démagogiquement ciblé la finance comme son «véritable adversaire» pendant la campagne, Hollande s’est résolu à composer sagement avec le lobby bancaire.

Le manque de volontarisme menace également de se faire sentir sur le terrain de la réforme du marché du travail, sur lequel Hollande avait un peu imprudemment appelé de ses vœux un «compromis historique» entre syndicats et patronat.

En cette fin d’année, les négociations piétinent. La CFDT elle-même hésite à ratifier un projet d’accord en l’état très insatisfaisant pour les salariés. Quand bien même il serait finalement conclu, sa portée limitée ne marquerait nullement l’ouverture d’une ère nouvelle dans les rapports sociaux. Là encore, l’impulsion que l’on serait en droit d’attendre d’un gouvernement de gauche se fait cruellement désirer.

Au final, l’optimisme bonhomme de Hollande fait le lit d’un fatalisme arrangeant. Prisonnier d’une vision du monde héritée des années soixante-dix, le président n’a pas pris la mesure du dérèglement et de l’épuisement de notre système économique.

A l’instar de beaucoup de gens —à gauche comme à droite— il communie toujours dans la croyance en une «croissance» capable de guérir tous les maux.

Son ambition, confiait-il en octobre au Monde, se limite à accompagner la «mutation» du capitalisme financier «par la négociation, dans la justice». Un socialisme des convenances: «Les autres l’auraient fait sans doute, mais brutalement.» 

Eric Dupin Journaliste et essayiste. Dernier ouvrage paru: La Victoire empoisonnée (Seuil). 

http://www.slate.fr/story/66543/hollande-optimisme-pessimisme-volontarisme-strategie

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Y’en a marre de l’« exception culturelle » française est spécialement visible dans le domaine du cinéma.

Posté par ippolito le 27 décembre 2012

A qui profite le centre national du cinéma ?

L’« exception culturelle » française est spécialement visible dans le domaine du cinéma.

Notre pays a en effet créé un organisme administratif unique au monde, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), qui contrôle et perçoit directement différents im pôts : 

sur les achats de places de cinéma, sur les chaînes de télévision, les ventes de DVD, et même les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs de téléphone.

Ces impôts croissant rapidement, le CNC a du mal à leurs trouver des emplois, en dehors des 42 M€ de ses dépenses de fonctionnement. Sa trésorerie disponible est de 855 M€ en février 2012, selon le sénateur Marini qui a passé au crible le budget du CNC.

Un dirigeant de l’organisme para-public a d’ailleurs confié au journal La Tribune que « le CNC a trop d’argent ».

En dehors de la production de films, la générosité du CNC s’étend aux séries télévisées, aux jeux vi déos, aux exploitants de salles de cinéma et même à des producteurs de cinéma étrangers, y compris pour des films en langues étrangères. Le cinéaste algérien Merzak Allouache, qui représentait son pays à Cannes avec le film « Le temps de la concorde », a reçu 110000 € du CNC.

Tous les motifs sont bons pour imaginer des subventions : le soutien à des techniques en plein développement qui n’ont nul besoin de subventions (numérisation des salles de cinéma ; films en 3D ; vidéo à la demande) comme le soutien à des techniques en déclin (production de DVD ; tirage de copies de films non numérisés).

46 commissions

Ces subventions sont décidées par 46 commissions, elles-mêmes subdivisées en d’innombrables « collè ges ». Le saupoudrage est tel que, par exemple, pour l’aide à la réécriture de courts métrages, 15 projets ont été financés en 2011, pour un montant moyen de 2 000 € par projet. Le coût des réunions des col lèges et commissions prenant ces décisions est sans doute supérieur aux subventions versées.

Pour compliquer encore plus l’opacité des subventions et leur contrôle, la répartition d’un grand nom bre d’entre elles est déléguée à des associations locales, comme par exemple la « Maison de l’image Basse-Normandie ». Car les collectivités locales ajoutent leur écot aux subventions du CNC. Et les chaînes de télévision doivent, pour des montants considérables, financer les films qu’il agrée.

Subventionner les films qui n’ont pas bénéficié d’aides

Afin que personne n’échappe à son emprise, le CNC a créé un « prix de qualité du court métrage » dont le but est de « distinguer les films qui n’ont pas bénéficié d’aides » ! 40 films ont ainsi reçu ce prix, en moyenne de 10 000 € par film.

Les critères d’attribution sont souvent courtelinesques. Ainsi, le plafond du crédit d’impôt accordé pour la production de fictions audiovisuelles est-il de 1 150 € par minute produite, alors que ce plafond passe à 1200 € (50 € de plus !) pour la production d’animations audiovisuelles.

Le CNC fait le maximum pour transformer en obligés la quasi-totalité des professionnels français du cinéma et de l’audiovisuel. Aucun d’eux n’osera s’attaquer aux gabegies engendrées par un tel système. Il a fallu que le CNC crée une subvention qui finançait à 75 % la numérisation des salles de cinéma pour que l’auto rité de la concurrence française s’en émeuve.

Périodiquement, la Commission de Bruxelles manifeste aussi son opposition. Le Sénat français a demandé une enquête à la Cour des comptes. D’après l’Observatoire européen de l’audiovisuel, la France dépense en aides au secteur du cinéma et de l’audiovisuel deux fois plus que l’Allemagne, quatre fois plus que l’Italie, six fois plus que le Royaume-Uni.

Acteurs et producteurs de cinéma : des nécessiteux ?

Le CNC a réussi un véritable tour de force de communication : faire passer auprès de l’opinion publi que les producteurs de cinéma et leurs acteurs, considérés dans tous les pays comme des nababs, pour des nécessiteux ne pouvant survivre sans l’argent du contribuable.

175 producteurs et leurs vedettes reçoivent chaque année du contribuable français, sans véritable contrôle, des centaines de millions d’euros de « soutien automatique » (calculé sur les entrées en salles des films précédents du producteur, subvention qui pourrait donc être distribuée par un ordinateur, sans l’intervention d’une administration) et de « soutien sélectif » (c’est-à-dire choisi par des copains).

500 000 euros minimum

Un producteur recevra ainsi du contri buable 500 000 € au minimum d’honoraires de producteur-réalisateur-auteur par film, même si l’œuvre n’a aucun succès dans les salles de cinéma. D’après le CNC, les résultats justifieraient cette profusion de subventions : le cinéma français serait devenu le premier d’Europe, le seul à résister à la « déferlante » des studios d’Hollywood.

Rien n’est plus faux. Les films français ont représenté en 2011, année faste, 41 % des entrées dans les salles françaises ; en Italie, dont le gouvernement s’est en grande partie dégagé du finance ment du cinéma, la part des films italiens est de 37,5 % ; au Royaume-Uni, les films anglais repré sentent 36 % des entrées ; au Japon, 54 %.

Le CNC a oublié la grande règle de Molière, qui est de plaire. Il veut encourager la production du plus grand nombre possible de films, quelle que soit leur qualité. Pour cela il distingue arbitrairement les films d’ « auteur », considérés comme supérieurs aux films « commerciaux ». En réalité, il facilite la production de films médiocres.

Thomas Langmann : le CNC, « un comité de copinage »

Les subventions n’ont jamais créé le succès commercial : en 2011 en Italie, neuf des 20 films les plus vus étaient italiens, en France quatre seulement. Le film « The Artist », qui a obtenu cinq oscars à Hollywood, n’a pas été agréé par la commission d’avances sur recettes du CNC, qui lui a préféré cinq films sans éclat. Ce qui a fait dénoncer à son pro ducteur Thomas Langmann un « comité de copinage qui pense devoir de l’argent à des films qui, sans lui, n’ont aucune chance de se faire. »

Sur les 30 films français sélectionnés par des festivals étrangers en 2010, dix seulement avaient bénéficié de l’avance sur recettes du CNC, et sur les cinq ayant reçu un prix, un seul en était bénéfi ciaire.

Le système français d’aides au cinéma est donc un échec. Il devrait être remis à plat. Sous de faux prétextes, il verse l’argent du contribuable à des riches qui n’en ont pas besoin. Il encourage la médiocrité et dégrade la qualité du cinéma français.

On pourrait sans inconvénient réduire de moi tié le budget du CNC. Le seul problème serait la réaction de l’armée des obligés du CNC.

Alors que le gouvernement français recherche désespérément des économies, aura-t-il le courage d’affronter cette réaction ?

Alain Mathieu, président de Contribuables Associés.

Source : Dossiers du Contribuable n°8  « Les folies de la culture bobo », 

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/a-qui-profite-le-centre-national-du-cinema/

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