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Y’en a marre des primes distribuées par Fabius

Posté par ippolito le 31 décembre 2012

Les primes de Laurent Fabius

Laurent Fabius dispose d’une enveloppe spéciale de 1,1 million d’euros pour les primes de ses collaborateurs.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius bénéficie d’une enveloppe de 1,1 million d’euros destinée à financer les primes de ses collaborateurs. Le budget alloué aux primes des collaborateurs de Laurent Fabius est l’un des plus importants du gouvernement.

Fabius dispose de 150 collaborateurs, dont 15 membres de cabinet, ce qui explique le budget élevé dont il bénéficie pour les primes de ses collaborateurs. Les collaborateurs de Fabius touchent ainsi une prime de 7274 euros en moyenne par personne.

Au 31 décembre 2012, Fabius aura utilisé 652 171 euros sur les 1 091 082 euros destinés aux primes de ses collaborateurs, soit 60% du budget global.

source: journaldunet.com
Publié par Rédaction le 27/12/12

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/les-primes-de-laurent-fabius/

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Y’en a marre des reformes ratées et du marché du travail

Posté par ippolito le 31 décembre 2012

Marché du travail : la réforme à ne pas rater

La France tarde à réformer son marché du travail. L’issue de ce chantier est pourtant considérée comme cruciale par les agences de notation.

Les trois grandes agences de notation en ont fait un enjeu décisif pour l’évolution de la note de la France. Que ce soit Standard and Poor’s, Moody’s ou Fitch, toutes ont inscrit la réforme du marché du travail en tête des chantiers prioritaires pour François Hollande. 

Il faut dire que la France a accumulé du retard par rapport à ses grands voisins européens. Le marché du travail est devenu tellement rigide que les entreprises ne veulent plus embaucher en CDI :

 près de 80 % des nouveaux recrutements se font désormais en CDD ! Avec pour effet de créer un fossé entre les salariés en CDI, très protégés, et les précaires, cantonnés aux CDD à répétition ou à des missions d’intérim. 

« À court terme, la réforme du marché du travail à venir sera un indicateur-clé de la volonté politique et du soutien populaire pour des mesures significatives de renforcement de la compétitivité et de la croissance potentielle de l’économie française », prévient donc Fitch, la dernière agence à encore accorder un AAA à l’Hexagone.

L’exécutif ne peut pas l’ignorer. Certes, pour l’instant, l’État n’a pas de problème pour se financer sur les marchés. Bien au contraire. Les taux demandés à la France par les investisseurs pour acheter de sa dette n’ont jamais été aussi bas. 

L’Hexagone bénéficie d’un mouvement bien connu des économistes en cas de conjoncture économique morose. C’est le « Fly to quality » (course à la qualité) : les investisseurs se réfugient sur les actifs jugés les moins risqués. 

Et en Europe, la dette française fait encore figure, à tort ou à raison, de valeur-refuge, notamment comparée à celle des pays du Sud. Mais cette situation est bien précaire et les marchés ont montré plusieurs fois leur capacité à se retourner soudainement.

Une méthode prudente

D’autant que la possibilité de réduire le déficit à 3 % en 2013 paraît de plus en plus compromise, face à la dégradation des perspectives de croissance. Sauf à envisager un nouveau plan de rigueur. 

Au plus haut niveau de l’État, certains plaident donc pour parer à ce probable dérapage en donnant d’autres gages aux Européens et aux marchés : une nouvelle réforme des retraites – celle de 2010 se révélant de toute façon insuffisante -, l’application sans faille des 10 milliards de baisse de dépenses prévues en 2013 et la réforme du marché du travail.

La négociation qui devait s’achever jeudi au siège du Medef est donc cruciale. François Hollande a lui-même appelé les partenaires sociaux à un « compromis historique » lors de sa grande conférence de presse du 13 novembre. 

Accusé par certains de ne pas assumer un tournant social-démocrate voire social-libéral de sa politique, l’exécutif a joué la prudence en intitulant sa feuille de route destinée aux partenaires sociaux « Pour une meilleure sécurisation de l’emploi ». 

Mais l’objectif est bien de trouver un nouvel équilibre permettant de donner plus de « souplesse » – le mot flexibilité est officiellement banni – aux entreprises en échange d’une plus grande sécurisation du parcours des salariés.

Vers un délai

Sauf que le sujet est très sensible. Même s’il a prévenu qu’il reprendrait la main en cas d’échec de la négociation, l’exécutif préférerait donc voir les partenaires sociaux se mettre d’accord. 

Car la rédaction d’un projet de loi pourrait braquer jusqu’à sa propre majorité. En novembre, François Hollande a donné jusqu’à la fin de l’année aux partenaires sociaux. 

Il pourrait finalement leur accorder un délai en cas d’échec de la dernière séance de négociation ce jeudi, à en croire le ministre du Travail, Michel Sapin. 

Pour l’heure, les choses paraissent mal engagées. Au point que la signature de la CFDT, longtemps considérée comme probable, n’est toujours pas acquise. 

Le syndicat réformiste, désormais dirigé par Laurent Berger, réclame l’instauration rapide d’une complémentaire santé pour tous les salariés ainsi que des droits rechargeables à l’assurance-chômage, c’est-à-dire la possibilité pour un chômeur qui retrouve un travail de conserver les droits à indemnisation précédemment cumulés en cas de nouvelle perte d’emploi, ou encore une taxation des contrats courts (CDD, intérim).

Le patronat ne cède pas 

Mais la dernière version du texte présentée jeudi matin aux syndicats ne mentionne toujours pas ce dernier point, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises y étant farouchement opposée. 

De même, l’instauration des droits rechargeables est renvoyée à une prochaine négociation sur l’assurance-chômage, « sous réserve de ne pas aggraver le déséquilibre financier du régime ». Ce qui pourrait signifier une modification du régime d’indemnisation moins favorable aux salariés…

Le patronat a en fait poussé ses pions sur le front de la flexibilité. Le Medef veut notamment sécuriser les licenciements, trop souvent l’objet de contestation devant les prud’hommes. Il propose par exemple de réduire les délais de prescription de 5 ans à 18 mois (contre un an dans une précédente version). 

Le texte proposé à la négociation prévoit également de faciliter le recours au chômage partiel et une nouvelle formule des contrats « compétitivité-emploi », sous le nouveau vocable « d’accord de maintien dans l’emploi » pour ne pas trop rappeler la négociation menée sous le mandat de Nicolas Sarkozy. 

Ils doivent permettre de « trouver un nouvel équilibre dans l’arbitrage global temps du travail/salaire/emploi » lorsqu’une entreprise est confrontée à une situation difficile. 

Sont encore mentionnées d’autres mesures, comme la création d’un « contrat de projet à durée indéterminée », c’est-à-dire un CDI limité à la réalisation d’un projet déterminé dans une entreprise, « dont la durée non définie ne peut être inférieure à neuf mois ».

FO courtisée

Dans l’état actuel des choses, la CGT a déjà annoncé qu’elle ne signerait pas. En théorie, la signature de trois autres syndicats suffirait. Ce pourrait être la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (cadres). 

Mais pour que l’accord soit vraiment solide, l’exécutif espère rallier FO. Son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, est donc discrètement courtisé. Mais ses dernières déclarations n’incitent pas à l’optimisme. 

Pour tenter de débloquer la situation, Michel Sapin s’est pour la première fois clairement immiscé dans les discussions. Le ministre du Travail a mis la pression mercredi sur le patronat en jugeant ses propositions « jusqu’ici pas à la hauteur des enjeux ». 

Ce qui n’a pas empêché le patronat de présenter un dernier projet d’accord ignorant la taxation des contrats courts.

Par MARC VIGNAUD

http://www.lepoint.fr/economie/marche-du-travail-la-reforme-a-ne-pas-rater-20-12-2012-1604655_28.php

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Y’en a marre du scénario noir pour 2013 pour l’emploi et la croissance

Posté par ippolito le 31 décembre 2012

Emploi, croissance : le scénario noir pour 2013

L’Institut national de la statistique ne voit pas la croissance française dépasser 0,1% aux premier et deuxième trimestres 2013, loin de l’objectif de 0,8% affiché pour l’année à venir. 

Le taux de chômage pourrait atteindre 11% en juin.

C’est une série de chiffres qui risquent de faire sérieusement réfléchir le gouvernement pendant la trêve des confiseurs. Ce jeudi soir, l’Insee a douché les espoirs de François Hollande d’une reprise de l’activité dans les mois à venir. 

Non seulement 2012 ne devrait pas se solder par une croissance de 0,3% comme il l’espérait – l’Institut national de la statistique ne la voit pas dépasser 0,1% -, mais l’objectif de 0,8% affiché pour 2013 ressemble de plus en plus à une mission impossible.

Malgré cela, le président de la République a confirmé ses objectifs de déficit et de chômage: à savoir ramener le déficit à 3% du PIB et inverser la courbe du chômage en 2013.

Certes, l’économie avait, cet automne, semblé donner de premiers signes de convalescence. Le contrecoup de fin 2012 n’en sera en fait que plus rude: un net décrochage de l’économie marquera cette fin d’année (la consommation des ménages devrait reculer, tout comme la production industrielle, l’investissement des entreprises et des administrations) et le PIB baissera de 0,2% au quatrième trimestre. 

Après ce nouveau trou d’air, la France devra se contenter d’une activité apathique, qui ne progressera que très faiblement, de 0,1% aux premier et deuxième trimestres 2013.

Sous ces hypothèses, l’élan pris par la croissance l’an prochain sera très faible – l’acquis pour 2013 ne sera que de 0,1% fin juin. 

Et selon les calculs de l’Insee, il faudrait qu’elle progresse «quasiment de 1% sur chacun des deux derniers trimestres» de l’année pour atteindre les prévisions de Bercy! Aujourd’hui, rien ne peut laisser penser que l’activité pourrait atteindre un tel niveau.

«Volontarisme politique»

De fait, aucun des ressorts de la croissance ne donnera de signes tangibles d’amélioration. L’investissement des entreprises sera dans le rouge et les dépenses des Français seront totalement atones pendant les six prochains mois. 

La baisse du pouvoir d’achat des ménages – pénalisés à la fois par le récent vote des hausses d’impôts et par la situation de l’emploi – sera néanmoins «amortie par la diminution du taux d’épargne», souligne l’Insee. Seul le commerce extérieur résistera bien, bénéficiant du «redressement de la demande allemande».

Au-delà de la mauvaise nouvelle macroéconomique, ces chiffres viennent compliquer un peu plus la donne sur le front des finances publiques. 

Car chaque dixième de croissance en moins par rapport à une prévision, c’est un milliard d’euros supplémentaires à trouver pour les caisses de l’État, que ce soit par le biais d’économies ou par des hausses d’impôts. 

Si le scénario de l’Insee venait à se confirmer, la France ne pourrait pas échapper à un tour de vis supplémentaire si elle veut respecter son engagement de ramener son déficit à 3% du PIB l’an prochain.

À l’Élysée, on ne veut pour l’instant pas bouger les lignes, signe d’un certain «volontarisme politique». L’entourage du chef de l’État confie que «si on sait gérer un ou deux dixièmes de croissance en moins», le scénario budgétaire de Bercy ne tiendrait néanmoins plus si la croissance devait tomber «sous la barre des 0,5%» l’an prochain.

2013, une année noire sur le front de l’emploi

Et une mauvaise nouvelle de plus! Dans sa dernière note de conjoncture rendue publique jeudi soir, l’Insee estime à 75.000 le nombre de destructions d’emplois salariés au premier semestre 2013, après une saignée de 89. 000 au second de 2012. 

Soit un recul de 164. 000 postes en l’espace d’un an que le crédit d’impôt compétitivité, décidé en novembre, ne compensera que partiellement. L’Insee estime en effet ses retombées à 15.000 emplois sur les six premiers mois de 2013. Au final, l’emploi salarié aura enregistré mi 2013 sept trimestres de baisse sur huit.

Quant au taux de chômage, il va continuer sa folle envolée entamée début 2008 pour atteindre 10,9 % de la population active en France entière (10,5 % dans la seule Hexagone) fin juin 2013, d’après les prévisions de l’institut de conjoncture. 

Des niveaux qui n’ont pas été atteints depuis fin 1997. Sauf qu’à cette époque, la tendance était alors baissière, et non haussière comme aujourd’hui. Entre le début de la crise, il y a près de cinq ans, et le milieu d’année prochaine, le taux de chômage aura bondi de 3,5 points, un record en si peu de temps.

Par Marie Visot, Marc Landré
Mis à jour le 21/12/2012 à 14:49 | publié le 20/12/2012 à 22:01 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/12/20/20002-20121220ARTFIG00730-emploi-croissance-le-scenario-noir-pour-2013.php

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Y’en a marre de la crise et surtout du chômage

Posté par ippolito le 31 décembre 2012

La crise s’emploie au masculin

Les hommes, nombreux dans l’industrie, sont plus touchés que les femmes par les licenciements.

Il y a un sexe faible face à la crise : le sexe masculin. C’est l’une des conclusions d’une note que vient de publier le Centre d’analyse stratégique (CAS) sur l’emploi des hommes et des femmes et les effets de la segmentation du marché du travail entre les sexes (1).

La crise amorcée en 2008 aurait même eu un effet «protecteur» sur l’emploi féminin.

L’explication est simple :

 «Les hommes sont surreprésentés dans les secteurs les plus touchés durant cette période, notamment l’industrie et la construction, à l’inverse des femmes, dont l’emploi se concentre dans les services, qui sont les secteurs les moins affectés.»

Selon cette note, à l’échelle européenne, les trois quarts des emplois qui ont été supprimés durant la crise étaient des emplois masculins. Ce qui explique qu’en 2011, première historique, le chômage des hommes est devenu plus important que celui des femmes.

Un constat qui rejoint celui dressé, à l’échelon français, par l’économiste Laurent Davezies dans son dernier ouvrage, La crise qui vient, où il explique que… 92 % des emplois détruits durant la première partie de la crise (2007-2009) concernent des hommes !

Années 80. C’est l’accélération soudaine d’un mouvement de fond, qui a commencé dès le début des années 80, selon l’économiste. «Les secteurs les plus masculins sont ceux qui ont le plus souffert dans les décennies passées : ouvriers de l’industrie, agriculteurs, commerçants et artisans, explique Laurent Davezies

En revanche, les nouveaux métiers qui sont venus compenser ces pertes, essentiellement dans les services, sont en majorité féminins.» En gros, ceux qui ont le plus trinqué sont les ouvriers des régions industrielles. Celles qui s’en sont sorties : les femmes des catégories intermédiaires qui constituent souvent le deuxième salaire des classes moyennes.

Ce constat n’ôte rien au fait que les femmes demeurent plus lourdement pénalisées face à l’emploi, notamment en matière d’égalité salariale. Pour Vincent Chriqui, le directeur du CAS, ces deux données sont, en réalité, «les deux facettes d’une même pièce».

 «Cette segmentation présente des avantages et des inconvénients, elle est à la fois la cause et la conséquence des inégalités entre hommes et femmes. Elle explique, en partie, les différences de salaires, parce qu’il y a dans l’industrie des salaires supérieurs à ceux des services. D’un autre côté, les services, secteurs moins cycliques, sont davantage préservés dans la crise.»

«Diplômées». La note du Centre d’analyse stratégique s’étonne de la persistance de cette segmentation des métiers entre hommes et femmes, alors même que le niveau de qualification des femmes ne cesse d’augmenter, et que celles-ci voient leur taux d’activité sans cesse progresser.

Durant la dernière décennie, le taux d’emploi féminin est en effet passé de 57% à 62%.

Et l’Union européenne s’est fixé un objectif de 75% d’ici à 2020. «On aurait pu penser que l’augmentation du taux d’emploi des femmes aurait pu faire diminuer cette segmentation. Ce n’est pas le cas. 

Réduire cette segmentation est un objectif de long terme. Cela passe par l’éducation, et notamment celle des jeunes filles», analyse Vincent Chriqui.

Or, l’industrie, malgré ses efforts et des campagnes de sensibilisation, peine à attirer les jeunes diplômées. Dans sa note, le CAS évoque une autre piste :

 la nécessité d’encourager les mobilités d’un secteur d’activité à l’autre. Par exemple, tenter de masculiniser certains secteurs presque exclusivement féminins, comme les métiers de services à la personne.

(1) «L’Emploi des femmes et des hommes dans la crise : les effets de la segmentation du marché du travail», Centre d’analyse stratégique, auteure Christel Gilles, décembre 2012.

Par ALICE GÉRAUD
28 décembre 2012 à 20:46 (Mis à jour: 30 décembre 2012 à 11:22)

http://www.liberation.fr/economie/2012/12/28/la-crise-s-emploie-au-masculin_870533

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