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Y’en a marre des tarifs sociaux, de la hausse du prix du gaz mais surtout y’en a marre que la pauvreté augmente

Posté par ippolito le 26 décembre 2012

Gaz et électricité: 400 000 foyers supplémentaires profitent des tarifs sociaux

Les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité sont étendus à 400 000 foyers supplémentaires, 830 000 prochainement. Ces ménages bénéficient d’une réduction de leur facture d’électricité de 90 euros par an en moyenne.

Gaz et électricité: 400 000 foyers supplémentaires profitent des tarifs sociaux

depuis ce mercredi, 400 000 foyers modestes supplémentaires peuvent désormais profiter des tarifs sociaux du gaz et de l’électricité. Promis par le gouvernement il y a deux semaines, l’extension de ces tarifs a commencé à entrer en vigueur avec la parution d’un arrêté au Journal officiel. 

Au final, la mesure doit concerner 830 000 ménages supplémentaires, en plus de celles qui bénéficient de la CMU et qui peuvent déjà en profiter. Désormais, le plafond de ressources pour une personne seule est de 893 euros par mois, contre 661 euros auparavant. 

Un million de Français en profitent, et ils sont deux millions à en avoir le droit, un avantage qui devient progressivement automatique pour les ménages concernés. « C’est une amélioration concrète du pouvoir d’achat », résume Delphine Batho, la ministre de l’Energie.

8 à 9 millions de personnes pourraient en profiter

Le « tarif de première nécessité » pour l’électricité (TPN) instauré en 2005, permet d’obtenir une réduction de facture de 90 euros par an en moyenne. 

Le « tarif spécial de solidarité » du gaz, ou TSS, a été quant à lui créé en 2008 et offre une réduction de l’ordre de 156 euros par an en moyenne. 

François Hollande avait promis que l’extension des tarifs sociaux concernerait quatre millions de foyers, soit 8 à 9 millions de personnes, une réforme qui doit passer par la loi, selon le gouvernement. 

Cette vaste extension figurait d’ailleurs dans une proposition de loi retoquée par le Sénat fin octobre, mais le gouvernement voulait agir pour l’hiver plutôt que de renvoyer le texte dans une longue procédure.

 Ces tarifs réduits sont financés via une taxe sur les factures, mais leur impact est très faible pour le consommateur. Leur coût, qui augmente néanmoins avec l’extension de la mesure, est estimé à 145,5 millions pour 2013.

http://www.rmc.fr/editorial/332712/gaz-et-electricite-400-000-foyers-supplementaires-profitent-des-tarifs-sociaux/

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Y’en a marre de la hausse de la taxe sur les résidences secondaires

Posté par ippolito le 26 décembre 2012

Hausse de la taxe sur les résidences secondaires
 
Le gouvernement va alourdir la taxe sur les résidences secondaires et l’ impôt sur les plus-values immobilières.

Le gouvernement a déposé un amendement visant augmenter la taxe sur les résidences secondaires, ainsi que l’ impôt sur les plus-values immobilières.

La hausse de la taxe sur les résidences secondaires se présentera comme une nouvelle taxe d’habitation pour les résidences secondaires en zones tendues dès 2013 ( agglomérations de Paris, Lyon, et Toulouse, côte d’azur, lac Léman, etc…).

Le montant de cette nouvelle taxe d’habitation sur les résidences secondaires sera de 5% de la valeur locative du logement, soit en moyenne plus de 20% de la taxe d’habitation.

Le gouvernement compte également alourdir l’ impôt sur les plus-values immobilières hors résidence principale. 

Dès 2014, la fraction de la plus-value comprise entre 100 000 euros et 150 000 euros sera soumise à une surtaxe de 3 %, qui viendra en plus de l’imposition habituelle de 19 % et des 15,5 % de prélèvements sociaux. La fraction supérieure à 150 000 euros subira une surtaxe de 5 %, pour une ponction totale approchant les 40 %!

Ces 2 nouvelles taxes sur les résidences secondaires devraient rapporter 300 millions d’euros dans les caisses de l’ Etat.

source: le Figaro

http://www.impots-economie.com/hausse-de-la-taxe-sur-les-residences-secondaires/

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Y’en a marre des élus et du budget pour le Grand Paris

Posté par ippolito le 26 décembre 2012

Grand Paris : les élus tentent d’éviter une coupe claire du budget

Les élus de la région parisienne ne veulent pas être victimes des choix que le gouvernement s’apprête à faire entre les lignes du futur métro de rocade parisien. Pour le président de la région, le coût du projet ne doit pas être un obstacle à sa réalisation.

On en saura peut-être un peu plus à la fin de la semaine sur les tronçons du Grand Paris Express, le futur métro de rocade de la région parisienne, qui risquent d’être retardés pour cause d’économies budgétaires. 

Jeudi, l’ancien directeur des RER de la RATP Pascal Auzannet remettra à Cécile Duflot, ministre en charge du Grand Paris, son rapport sur «le calendrier pluriannuel de réalisation et de financement du projet de métro automatique Grand Paris Express». 

Dans la foulée, la ministre recevra les députés chargés du suivi de la loi sur le Grand Paris et, dès le lendemain la Société du Grand Paris (SGP), en charge de construire l’essentiel du réseau, a convoqué les élus membres de son comité stratégique. 

Le gouvernement aura alors en main plusieurs clés pour prendre des décisions qui feront surtout des mécontents.

Mobilisation des élus

Depuis plusieurs semaines, les élus concernés par le tracé multiplient les interventions et les votes de motions pour faire savoir au gouvernement que «leur» métro ne peut attendre. 

La communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc, au sud de la capitale, rappelle que la ligne Verte du Grand Paris Express permettra de desservir 150.000 à 500.000 emplois supplémentaires. L’association d’organisations professionnelles et de grandes entreprises Grand Roissy Economique évoque des chiffres similaires au nord de Paris, le long de la ligne rouge.

Jean-Paul Huchon n’est pas en reste, Selon le président socialiste du conseil régional, Pascal Auzannet pourrait chiffrer à 10 milliards les travaux non compris dans l’enveloppe de 20 milliards annoncée par la SGP. Il pourrait donc suggérer au gouvernement de renoncer à la desserte de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, car le projet de train direct CDG Express pourrait y pourvoir. 

«C’est assez désolant car le développement du Grand Roissy et du Triangle de Gonesse pourrait être remis en cause», juge Jean-Paul Huchon. De même, la ligne orange serait considérée «plus chère que prévu» : or, elle est «capitale pour le Val de Marne», martèle le président de la région.

Quant à la ligne verte, entre Orly, Saclay, Versailles et Nanterre, «je pense que Pascal Auzannet est assez raisonnable pour ne pas dire qu’il ne faut pas la faire mais qu’un métro léger qui irait de Massy au CEA suffirait», a lâché Jean-Paul Huchon devant la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale non sans rappeler que cette ligne avait été décidée contre l’avis de la région. 

Pour autant, le président de la région se montre de plus en plus déterminé à obtenir la construction du Grand Paris Express. «Quelles que soient les conclusions du rapport de Pascal Auzannet, nous somme tenus de conduire ce projet à son aboutissement», a-t-il insisté.

Eviter un choc psychologique

Jean-Paul Huchon a expliqué devant les députés qu’il évoquait le budget réel de l’opération pour éviter «l’effet calamiteux» qu’a eu l’annonce de la non inscription dans la loi de programmation du milliard de dotation en capital de la SGP. 

Selon son entourage, il s’agissait d’éviter le choc psychologique que pourrait provoquer l’annonce que le projet ne coûterait pas 20 milliards comme tout le monde l’a en tête mais bien 30 milliards. de quoi justifier son abandon. 

«Il est lassé d’entendre que le coût sera plus élevé que prévu et donc qu’il ne faut pas réaliser ce projet car il est utile à l’ensemble de la région, le fait que cela coûte cher n’est pas un argument d’autant que la SGP a les moyens de le réaliser», explique-t-on encore à la région.

Le devis est tenu mais ne prévoit pas tout

En fait, il n’y a pas de dépassement du devis. Simplement, il ne prévoit pas tout. L’accord du 26 janvier 2011 entre l’Etat et la région scellant la naissance du Grand Paris Express mentionne que «le montant global des investissements concernés est évalué à 32,4 milliards d’euros». 

Schématiquement, 20,5 milliards pour le réseau Grand Paris et 9,9 milliards pour l’amélioration du réseau existant, soit ce qui restera du Plan de mobilisation de 18,9 milliards voté par la région compte-tenu du « recouvrement » entre les deux projets. 

Les documents attachés à ce accord mettent des ressources en face de chaque grand poste de dépense affecté à l’Etat, la SGP, la région et les autres collectivités.

En revanche, certaines dépenses ne sont pas «attribuées», notamment le matériel roulant du métro automatique pointé à 2,2 milliards d’euros. Ne figurent pas non plus les superstructures des gares ni les financements -ou alors très partiellement-des tronçons du Grand Paris Express prévus après 2025.

 Ainsi, pour la ligne Orange, l’apport de la SGP est plafonné à 2 milliards d’euros quand le devis total pourrait atteindre 5 à 5,2 milliards d’euros hors matériel roulant et acquisitions foncières… 

A cela s’ajoutent les interconnexions, ces petits tronçons de lignes ou de tunnels destinés à relier directement le réseau existant ou ses prolongements à celui du Grand Paris Express, voire à créer des raccourcis entre ses différentes branches. De quoi faire très sérieusement dérailler les devis initiaux, limités aux correspondances entre les réseaux.

L’augmentation des coûts de la ligne 14 tombe mal

Dans ces conditions, l’augmentation prévisible de quelque 30% du budget du prolongement de la Ligne 14 du métro parisien entre Saint-Lazare et la Mairie de Saint Ouen tombe particulièrement mal. 

Réalisé sous maîtrise d’oeuvre du Syndicat des Transports d’Ile de France c’est en fait le premier tronçon du Grand paris Express. L’addition risque d’être d’autant plus lourde qu’il faudra aussi financer l’allongement des stations pour accueillir les trains de 8 voitures qui succéderont aux convois actuels de 6 véhicules.

Des chiffres que la SGP se refuse à commenter. Selon nos informations, son conseil de surveillance a été informé d’une hausse de 2,5% du coût du projet établi en euros 2008.

Par Dominique Malecot 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202440308835-grand-paris-les-elus-tentent-d-eviter-une-coupe-claire-du-budget-519066.php

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Y’en a marre de la solution radicale contre l’exil fiscal de Cahuzac

Posté par ippolito le 25 décembre 2012

Cahuzac propose une solution radicale contre l’exil fiscal

Le ministre délégué au Budget suggère que les Français paient l’impôt en France même quand ils vivent à l’étranger.

Le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac a suggéré jeudi au Sénat que «la seule façon» d’éviter l’exil fiscal serait d’«éviter» que ceux qui décident de vivre à l’étranger «s’exonèrent par-là même des obligations fiscales» auprès de la France.

Interrogé par le député PS des Français de l’étranger Richard Yung lors des questions au gouvernement, le ministre a cité cette idée comme une «piste».

«Le Président de la République a suggéré que les conventions fiscales soient revues, je crois que c’est la seule façon d’éviter» l’expatriation pour raisons fiscales, a estimé M. Cahuzac, sans citer les pays concernés comme la Belgique et la Suisse.

Il s’agit, a-t-il poursuivi «d’éviter que ceux qui décident de vivre en dehors de nos frontières s’exonèrent par là-même des obligations fiscales que ces personnes ont à l’égard de leur pays dans lequel elles sont nées, elles ont grandi, elles ont été éduquées, formées, le plus souvent où elles ont rencontré la prospérité sinon la fortune».

«Bref un pays auquel elles doivent beaucoup et dont elles ont tort, me semble-t-il, de s’exonérer des charges que celui-ci leur demande d’acquitter afin d’être redressé», a-t-il ajouté. Interrogé par l’AFP, Bercy n’a pas souhaité donner davantage de détails.

Pendant la campagne présidentielle, en mars 2012, le président sortant Nicolas Sarkozy avait proposé d’imposer les exilés fiscaux sur leur capital, jugeant que la mesure pouvait rapporter 500 millions d’euros. 

A l’époque, M. Cahuzac, qui était président de la commission de Finances de l’Assemblée nationale, avait défendu l’idée d’une contribution des expatriés dont le revenu annuel était supérieur à 200 000 euros.

(AFP)

http://www.liberation.fr/economie/2012/12/20/payer-ses-impots-en-france-quand-on-vit-a-l-etranger_869157

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Y’en a marre de Delanoë qui loue le Palais omnisport de Paris Bercy pour ses voeux 2013

Posté par ippolito le 25 décembre 2012

Delanoë loue le Palais omnisport de Paris Bercy pour ses voeux 2013
 
Pour célébrer ses voeux 2013, Bertrand Delanoë va organiser une petite sauterie à Bercy en compagnie du comique Elie Semoun.

La mairie de Paris a réservé  pour 2 jours ni plus ni moins que le Palais omnisport de Paris Bercy ( 18 000 places) pour célébrer les voeux du maire de Paris pour 2013.

Quel sera le coût de ces voeux pour les contribuables se demande l’Observatoire des subventions.

Une chose est sûre, la facture dépassera allégrement les 260 000 euros qu’avait dépensés en 2010, Bernard Derosier, le président du Conseil général du Nord, pour son pot de nouvelle année au Zénith de Lille…

http://www.lecri.fr/2012/12/13/delanoe-loue-le-palais-omnisport-de-paris-bercy-pour-ses-voeux-2013/37874

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Y’en a marre des mensonges, ça suffit !

Posté par ippolito le 24 décembre 2012

Les mensonges ça suffit !

Que ce soit en politique, en économie, en consommation et même en culture, les contrevérités s’énoncent sans pudeur et sans scrupule. «Marianne» a recensé les plus énormes. Pourvu que cela serve à quelque chose.

Intox, désintox : le «fact-checking», ou chasse aux mensonges, est devenu, depuis la campagne présidentielle, le diamant des pages politiques de nos journaux. 

Les rubricards en sont heureux, qui espèrent que cette recherche compulsive des scories du discours effacera le discrédit causé par une excessive proximité avec les puissants.

 Pourtant, cet exercice, pour être salutaire, scotche le journaliste au niveau du balayeur de rue, du croque-mort ou de l’huissier constatant le SMS qui signe l’adultère. Métier essentiel, mais ingrat.

 L’initiative, en effet, reste au menteur, qui décide du sujet comme du tempo, ne laissant au petit greffier de l’information que l’illusion de l’héroïsme vérificateur.

 Désormais, dans les rédactions comme au supermarché ou à l’Assemblée nationale, il est acquis que la vérité coûte cher à dire – alors que le mensonge rapporte, qu’il soit proféré ou… dénoncé. 

FABRIQUE À ABSTENTION

Faut-il pourtant célébrer l’avènement du citoyen déniaisé, à défaut d’être éclairé ? 

Chacun, en écoutant la radio dans sa cuisine ou tripotant l’ordinateur, en est désormais réduit à se fier au moins menteur. 

Sur ArcelorMittal, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gaz de schiste, la migration des riches, la facebookisation des adolescents, les doublons dans la fonction publique, le besoin de main-d’œuvre immigrée dans le bâtiment, les conséquences de la fin de l’euro, la restriction du commerce avec la Chine, le dopage de la bande à Zidane, la régularité de l’appel d’offres du grand stade de Lille, l’innocuité des ondes magnétiques, de l’huile de palme et du Nutella, l’intérêt médical de la moitié de la pharmacopée française, les consommateurs d’infos ne sont guère plus avancés que le quinqua rondouillard tenté par le régime hyperprotéiné Dukan. 

Sous le son d’avoine, on flaire l’entourloupe, mais aucune vérité n’émerge, faute d’autorité au-dessus de tout soupçon. Est-ce un hasard si l’abstention progresse et si la presse se meurt ?

Bienvenue en 2012, bienvenue au temps du mensonge triomphant ! Qu’il s’agisse d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, la réalité ne fait plus l’objet du consensus minimal au sein de la société française.

 Depuis que la crise a planté ses crocs – d’abord sur la croissance et les revenus, puis sur l’esprit public -, les liens sociaux hérités du passé se déchirent et sciences dures et sciences molles tombent en lambeaux. 

Historiens et physiciens sont suspectés de charlatanisme, si bien que le passé n’est plus ce qu’il était et l’espoir d’un progrès de l’humanité ne se porte pas très bien. Internet a donné une nouvelle vitrine aux pseudo-sachants qui professent que la Terre est plate et que les images d’une planète sphérique ont été fabriquées en studio.

La théorie de l’évolution, les attentats du 11 septembre 2001, les pièces de Molière écrites par Corneille…, tout est faux, colporte la rumeur. L’érudition ne provoque plus l’admiration, mais un petit ricanement sans joie. Confiance hier ; soupçon de duperie et sarcasme aujourd’hui. La quête de l’inaccessible étoile a fait place à une recherche paranoïaque de toutes les faces cachées.

 Albert Londres partait longtemps pour raconter la lointaine Russie, la Chine et le Tour de France ; le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, fait baver d’envie les jeunes journalistes qui rêvent de dénoncer le complot du siècle sur la foi d’envois anonymes, avant de rentrer chez eux pour regarder «West Wing» ou «Borgen».

Il ferait beau, au pays de Descartes, que l’exercice du doute se soit substitué à la crédulité. Or, si l’Immaculée Conception a été passée à la moulinette de la raison, si le mythe de l’homme nouveau n’a pas résisté au crash test de l’histoire, ces fictions ont paradoxalement laissé le champ libre aux menteurs patentés.

 Dès lors que rien n’est sûr, n’importe qui peut dire n’importe quoi sans crainte d’être disqualifié. «Supermenteur» – qui se souvient du surnom de Jacques Chirac ? -, condamné par la justice, a été gracié par une opinion anesthésiée, résignée ou cyniquement admirative.

 Il a pu fêter ses 80 ans en patriarche, sans subir l’opprobre en rapport avec son culot pharaonesque. De même, le démontage de la machine à mentir de Claude Allègre n’a pas poussé le géologue à l’exil ou à la trappe ; paresseuse, la presse continue de mettre en scène ses délires sur le climat ou les OGM.

Abraham Lincoln se croyait audacieux, affirmant : «On peut mentir une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à une personne, mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde.» Pauvre naïf ! Les Machiavel du XXIe siècle ne conseillent plus les princes, ils sont les princes.

 En atteste la starification des publicitaires créatifs (Frank Tapiro), des communicants malins (Jean-Luc Mano) et des puissants lobbyistes (Anne Méaux), qui dépassent en influence, en notoriété et plus encore en fortune la plupart de leurs clients.

Après les prêtres et les commissaires politiques, qui faisaient au moins semblant de croire à leurs fadaises, voici le temps venu des professionnels de l’arnaque. Ceux qui «assument». 

Selon eux, la drague sur Internet, le commerce et la politique font un, qui ne se conçoit pas sans étude de marché. Un programme, ou un candidat, se fourgue comme une soupe au goût artificiel, trop salée pour être honnête. Au supermarché et au restaurant, les mentions «Fait maison», «A l’ancienne», «Au torchon», «En cocotte» signalent des préparations industrielles néanmoins estampillées «grand-mère».

Et alors ? A l’UMP, Jean-François Copé a délaissé la langue de bois, à trop forte connotation soviétique, pour un mentir-vrai cash et trash :

 si nul n’a jamais pu retrouver l’enfant au pain au chocolat, il aurait pu exister, dès lors que l’islam communautariste se frotte – c’est un fait – à la laïcité et à la République. Ses adversaires, en réplique, n’ont d’ailleurs pas cherché à vérifier ou à démentir le fait, se contentant de contester la dignité d’une telle évocation.

 Posture contre posture, voilà le pauvre débat ! Quand François Hollande, alors candidat à la présidentielle, a désigné son adversaire, «la finance», Nicolas Sarkozy aurait dû l’obliger à décliner ses engagements, assortis du calendrier de leur mise en œuvre. «On nous ment matin, midi et soir», s’est-il contenté de dénoncer, en expert.

Confrontation des engagements ? Choc des ambitions ? Après les grandes controverses – Guesde/Jaurès, Sartre/Camus, Cohn-Bendit/Peyrefitte, Mitterrand/Rocard, Chevènement/Jospin et même… Balladur/Chirac ! -, l’élection présidentielle de 2012 a opposé deux frères ennemis dont les «entourages» avaient exigé d’eux qu’ils cessassent de porter le même costume bleu nuit avec cravate à pois assortie. Jeu de rôle ? Le 6 mai, la ligne Terra Nova – à peine révisée – a soufflé la victoire à la stratégie Buisson, mais, depuis, le fameux «cap» du capitaine Hollande est un sujet de méditation majeur.

Le dénouement – provisoire, sans doute – du feuilleton sidérurgique Montebourg/Mittal révèle un enchevêtrement de bluffs qui ont estomaqué les ouvriers de Florange. La querelle sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels n’est pas sortie des poncifs : casseur de pédés ou bourreau d’enfants, choisis ton camp ! Pour intervenir, psychologues, sociologues, hommes politiques et religieux ont dû s’inscrire dans cette triste alternative : foi contre mauvaise foi.

Osons l’emphase : notre république du mensonge cumule la pathologie communiste de la désinformation industrielle et le réflexe de délégitimation de la pensée divergente, observé sous Vichy. 

Comme Philippe Pétain dénonçant le Front populaire, l’actuel déclin français est mis sur le dos des «mensonges qui vous ont fait tant de mal». Seule innovation, affligeante : aujourd’hui, tout le monde dénonce tout le monde, sans schéma idéologique prédéterminé, au gré de l’actualité et de la distribution des rôles à «C dans l’air».

Occultation de l’endettement public, acceptation passive des fractures françaises, lâcheté face aux communautarismes, esprit soixante-huitard, soumission au lobby bancaire, il y en a pour tout le monde, mais les tirs sont à blanc, si bien que le responsable en chef d’une faillite indiscutable peut parader. 

Alain Juppé est sans doute le meilleur dans ce registre : sanctionné par le suffrage universel et la justice pour avoir menti, en tant que secrétaire général du RPR, sur les emplois fictifs de la Mairie de Paris, l’ex-exilé au Québec prétend rendre la justice tel Saint Louis ! 

En face, c’est Lionel Jospin, le vétéran qui a amplifié la présidentialisation de la Ve République, qui se fait fort de rénover la vie politique française ! Les Guignols n’auraient pas osé mettre en scène pareilles tartuferies.

UNE EXIGENCE POLITIQUE

Face aux Français qui n’en pensent pas moins, comme en URSS lorsque les capacités productives allaient toujours croissant ou dans la Corée du Nord qui vante son dirigeant Kim Jung-un comme «homme le plus sexy de l’année», la récitation du discours officiel est devenue un test d’allégeance.

 Ainsi, Jérôme Cahuzac défend le principe de l’imposition à 75 % des plus hauts revenus, Benoît Hamon, la TVA sociale, Manuel Valls, les alternatives à la prison prônées par Christiane Taubira, et les sarcasmes se déchaînent lorsque l’écologiste Cécile Duflot rue dans les brancards.

 Refusant de faire l’éloge de la duplicité, Michel Rocard assume désormais son archaïsme, dans Libération du 2 décembre. En «observateur rigolard» qui se vante d’avoir «quand même menti moins que la moyenne», il tape sur les doigts de ce «pauvre François», président «coincé» d’une France «horriblement difficile à vivre» : «Le mensonge n’est pas sa tasse de thé même si la politique en exige beaucoup.» 

Dans le langage de tous les jours, l’adjectif «vrai», mis à toutes les sauces, exprime une… vraie demande d’authenticité. Alors, le vrai changement, c’est pour quand ?  

DANIEL BERNARD – MARIANNE

*Article publié dans le numéro 816 paru le 8 décembre 2012 

http://www.marianne.net/Les-mensonges-ca-suffit-_a225074.html

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