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Y’en a marre de la hausse du nombre de chômeurs

Posté par ippolito le 1 janvier 2013

 10,5 % de chômeurs en juin 2013
 
La hausse du chômage en France s’est poursuivie en novembre, pour le 19ème mois consécutif.

Le chômage ne cesse d’augmenter en France, et le mois de novembre n’a pas fait exception, avec une nouvelle hausse du chômage.

 Ainsi, Pôle emploi comptabilisait 4,58 millions de chômeurs fin octobre en métropole, dont 3,1 millions de chômeurs sans aucune activité.

 Si le chômage continue d’augmenter à ce rythme, le pic historique de 3,205 million de chômeurs sans activité de janvier 1997 sera rapidement dépassé dans les mois à venir.

François Hollande a déclaré que le chômage continuerait encore d’augmenter pendant encore un an. Hollande a toujours pour objectif de stopper la hausse du chômage d’ici fin 2013.

L’ Insee prévoit que le chômage continuera d’augmenter pour atteindre 10,5% de chômeurs en juin 2013 en métropole.

source: 20minutes

http://www.impots-economie.com/105-de-chomeurs-en-juin-2013/

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Y’en a marre du chômage, de Hollande et surtout des mensonges

Posté par ippolito le 1 janvier 2013

Faire baisser le chômage avant fin 2013 ? Une promesse très difficile à tenir

En 2013, l’emploi sera la mère des batailles pour le pouvoir exécutif. 

« Toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage d’ici un an », a martelé François Hollande, lundi 31 décembre 2012, réaffirmant un objectif qu’il s’était fixé trois mois et demi plus tôt, lors de la présentation en septembre de son « agenda du redressement ».

Pourtant, tout laisse à penser que le chômage a fort peu de chances de reculer durant les douze prochains mois. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee prévoit une croissance de 0,1 % pour chacun des deux premiers trimestres 2013. 

Des progressions beaucoup trop faibles pour entraîner une diminution du nombre de demandeurs d’emplois : la courbe du chômage s’oriente à la baisse lorsque le produit intérieur brut s’accroît de 1,5 % environ, en rythme annuel. Cette performance paraît hors d’atteinte.

BRISER LA TENDANCE

L’Insee s’attend à une nouvelle dégradation du marché du travail sur les six premiers mois de 2013. Quelque 75 000 emplois pourraient être détruits dans le secteur marchand durant cette période. Le taux de chômage, lui, devrait continuer à monter – jusqu’à 10,5 % de la population active en métropole, à la mi-2013 (10,9% si l’on inclut les départements d’outre-mer).

Le gouvernement veut briser cette tendance en actionnant plusieurs leviers. Peu avant l’été, le ministre du travail, Michel Sapin, avait débloqué 80 000 contrats aidés supplémentaires pour remettre en selle des personnes éloignées de l’emploi; une deuxième vague de 40 000 a suivi en octobre.

En 2012, 440 000 contrats de ce type auront été signés dans le secteur non marchand, indique-t-on dans l’entourage de M. Sapin (500 000 si l’on tient compte de ceux conclus dans le secteur marchand).

NÉGOCIATION AU COUTEAU

Les emplois d’avenir constituent un deuxième moyen d’action. Mis en place début novembre 2012, ils sont destinés aux jeunes connaissant de grandes difficultés d’insertion professionnelle. Quelque 2 000 d’entre eux en bénéficient déjà. D’ici à fin 2014, le gouvernement espère créer 150 000 postes de ce type.

Le gouvernement compte aussi sur les contrats de génération, qui font l’objet d’un projet de loi soumis au Parlement, en principe, à la mi-janvier. 

Ce nouveau dispositif a une double ambition :

 permettre l’embauche de jeunes et maintenir dans l’emploi des salariés seniors, les seconds transmettant aux premiers savoir-faire et compétences. Des allégements de charges seront accordés aux entreprises concernées. 

Le but est de parvenir à 500 000 recrutements en cinq ans, soit environ 100 000 par an, mais le ministère du travail a reconnu que l’évaluation précise du nombre de contrats qui seront signés est difficile.

Enfin, l’exécutif fonde beaucoup d’espoirs sur la réforme du marché du travail, qui est au coeur d’une négociation au couteau entre le patronat et les syndicats depuis l’automne. 

Les discussions doivent reprendre le 10 janvier pour une ultime séance. Faute d’accord entre les protagonistes, le gouvernement légiférera. Il s’agit, a souligné M. Hollande, de « conjurer une double peur :

la peur du licenciement pour les travailleurs, la peur de l’embauche pour les employeurs ».

Bertrand Bissuel

LE MONDE | 01.01.2013 à 10h57 • Mis à jour le 01.01.2013 à 12h33

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2013/01/01/faire-baisser-le-chomage-avant-fin-2013-une-promesse-tres-difficile-a-tenir_1811763_1698637.html

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Y’en a marre de la taxe à 75%

Posté par ippolito le 1 janvier 2013

Pourquoi le Conseil constitutionnel a retoqué la taxe à 75%

Les sages, qui avaient été saisis par les parlementaires UMP, ont décidé de censurer samedi l’impôt à 75% sur les revenus supérieurs à 1 millions d’euros, mesure emblématique de François Hollande pendant la campagne présidentielle.

C’est un camouflet pour le gouvernement et François Hollande qui avait fait de cet impôt une mesure phare pendant la présidentielle. 

Alors que depuis plusieurs mois, le débat s’était intensifié avec la demande de nationalité belge de la première fortune de France Bernard Arnaud, ou le départ de Gérard Depardieu pour raisons fiscales, le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la taxe à 75% sur les revenus supérieurs à 1 millions d’euros, contenue dans le projet de loi de Finances 2013. 

Pourquoi? D’après les sages, la mesure souffre d’une « méconnaissance de l’égalité devant les charges publiques », lit-on dans un communiqué de l’institution diffusé samedi.

Une disposition qui frappe les foyers fiscaux de façon inégale

L’institution a ainsi jugé que cette disposition – qui ne devait, après plusieurs adoucissements, toucher que 1.500 personnes – frappait les foyers fiscaux de façon inégale suivant la répartition des revenus entre les deux conjoints.

  »Deux foyers fiscaux bénéficiant du même niveau de revenu issu de l’activité professionnelle pouvaient se voir assujettis à la contribution exceptionnelle de solidarité de 18%, ou au contraire en être exonérés selon la répartition des revenus entre les contribuables composant ce foyer », expliquent les sages.

Avec cette taxation, un ménage, dont chaque membre percevrait un revenu de 900.000 euros, se trouverait exempté, tandis qu’un autre, dont un seul membre gagnerait 1,2 million d’euros et l’autre rien, devrait l’acquitter, ce qui constituerait à l’évidence une « rupture d’égalité au regard de la faculté contributive », a-t-on expliqué au Conseil eu guise d’exemple.

Les modalités du calcul de plafonnement de l’ISF censurées

Le Conseil a aussi retoqué les modalités de calcul du plafonnement de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), en particulier l’intégration des revenus ou bénéfices capitalisés, « que le contribuable n’a pas réalisés ou dont il ne dispose pas ». Il a aussi décidé de réduire l’avantage fiscal pour les investissements outre-mer.

Alors qu’il était prévu de plafonner à 10.000 euros la plupart des avantages fiscaux des différentes niches fiscales, le budget 2013 comprenait un plafond majoré de 18.000 euros et 4% du revenu imposable pour les investissements en outre-mer ou pour le financement en capital d’œuvres cinématographiques.

 Pour les sages, ce système « permettait à certains contribuables de limiter la progressivité de l’impôt sur le revenu dans des conditions entraînant une rupture d’égalité devant les charges publiques ». En conséquence, il a annulé « la fraction de l’avantage d’un montant égal à 4% du revenu imposable ».

Validation de la nouvelle tranche marginale à 45%

Les membres du Conseil ont également décidé de supprimer le régime dérogatoire applicable aux successions sur les immeubles situés en Corse. Ce dispositif, ancien, conduisait, « sans motif légitime » à ce que la transmission d’immeubles soit exonérée de droits de succession.

Enfin, s’il a validé l’instauration d’une nouvelle tranche marginale à 45% de l’impôt sur le revenu, le Conseil a considéré que pour les « retraites-chapeau » la taxation particulière à 75,04% en 2012 et 75,34% en 2013 était « confiscatoire » et a ramené la taxation à 68,34%.

L’impact de « moins de 500 millions d’euros » des annulations

D’après une source proche du gouvernement citée par l’AFP, les annulations du Conseil constitutionnel aurait toutefois « un impact limité » de « moins de 500 millions d’euros », à comparer à un budget global de l’ordre de 300 milliards d’euros.

Celle-ci soutient ainsi que l’équilibre général du budget n’est donc « pas remis en cause ». « La trajectoire de relèvement des finances publiques n’est pas compromise », a également assuré le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici.

latribune.fr | 30/12/2012, 09:54

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20121229trib000739789/pourquoi-le-conseil-constitutionnel-a-retoque-la-taxe-a-75.html

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Y’en a marre de Hollande, de la presse et surtout de la taxe à 75%

Posté par ippolito le 1 janvier 2013

Taxe à 75%: la presse n’est pas tendre pour Hollande

La censure par le Conseil constitutionnel de sa taxe à 75% pour les plus hauts revenus fait bien sûr la Une de nombreux quotidiens, ce lundi. Qui trouvent peu de circonstances atténuantes au président. 

Les Echos: « Des emmerdes en escadrilles » 

La décision du Conseil constutionnel, qui assène « au chef de l’Etat, pourtant expert en fiscalité, un rude coup politique », vient « polluer les premiers voeux de nouvel an du président socialiste ».

 Et le quotidien économique de rappeler que les Sages avaient en son temps également recalé la taxe carbone de Nicolas Sarkozy, qui n’avait finalement « jamais vu le jour ». Une prévision en forme de… voeux? 

Le Figaro: Hollande dans la nasse 

Sans surprise, Le Figaro ne cache pas sa satisfaction: le Conseil constitutionnel a censuré un « travail d’amateur », retoquant une « taxe taillée à la hache », « créant des disparités absurdes et injustifiables entre contribuables », « marquée du sceau de l’improvisation ».

 Bref, « qui ne fait pas très sérieux ». Surtout, Le Figaro rappelle qu’a également été sanctionnée, selon lui, « la fiscalité confiscatoire », qui « n’a pas droit de cité en France », ce que le gouvernement « serait bien inspiré de retenir ». 

Libération: la loi des séries 

« Couacs en stock pour l’exécutif »: le titre est dur, le fond l’est moins. Libé cite des membres ou proches du gouvernement, qui relativisent la décision du Conseil – quand ils n’en font pas porter la responsabilité sur « une techostructure réticente », voire, comme Jérôme Cahuzac, sur les Sages eux-mêmes, « qui n’aurai(en)t pas tiré à temps le signal d’alarme sur les risques d’inconstitutionnalité de la mesure ». 

N’empêche: la faute est certes « technique », elle n’en est pas moins grave. Au contraire. « Si seulement c’était à cause des 75%, du caractère supposément confiscatoire du taux que le Conseil constitutionnel avait censuré la contribution exceptionnelle de solidarité…. Alors, nous aurions pu nous en donner à coeur joie », se lamente Sylvain Bourmeau dans un éditorial dépité. 

Ouest France: mauvais signe 

« Un camouflet politique »; « impréparation »; « procès en inefficacité »… autant d’eau au moulin de l’UMP, à qui le Conseil constitutionnel offre une « victoire inespérée ». Selon Ouest France, la décision des sages, certes technique, aura des conséquences politiques lourdes pour un gouvernement plus que jamais coincé entre « la gauche de la gauche » et les accusations « d’acharnement fiscal ».

 Conclusion: « Au total, il fragilise la majorité. En peinant à démontrer qu’il mène une politique de gauche, François Hollande risque de décevoir dans son camp. En remettant sur l’ouvrage un dispositif équivalent, il continuera d’être taxé à droite d’acharnement fiscal. » 

Le Soir: « Reviendra? Reviendra pas? » 

Pas plus que dans d’autres pays, les médias belges n’ont un avis très tranché, sinon une quelconque curiosité, sur la mort (temporaire?) de la taxe à 75%. Mais, comme Le Soir, ils relèvent que, pour autant, « Gégé, à peine installé à Néchin, ne compte pas faire demi-tour » et « qu’entre la France et le grand Gérard, c’est bel et bien la rupture ».

 Et tout ça pour quoi? « Les recettes que devait rapporter cette taxe hautement symbolique ne devaient pas dépasser les 400-500 millions € ». « Bref, beaucoup de bruit pour pas grand chose dans les poches ». C’est dit. 

Par LEXPRESS.fr, publié le 31/12/2012 à 11:12, mis à jour à 11:13

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/taxe-a-75-la-presse-n-est-pas-tendre-pour-hollande_1204229.html

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Y’en a marre des voitures brulées le 31 décembre

Posté par ippolito le 1 janvier 2013

Pourquoi brûler des voitures le 31 décembre 

Chaque Saint-Sylvestre, des centaines de voitures partent en fumée. Cette année, le ministère de l’Intérieur va de nouveau rendre ce bilan public, comme un symbole des « violences urbaines » érigées en repoussoir.

Surtout depuis les émeutes de 2005, quand la voiture brûlée prend une importance particulière dans la mesure de la « sécurité ».

BILAN DES VOITURES BRÛLÉES 2005-2006

Le record aurait été atteint en 2009, avec 1 147 véhicules incendiés le 31 décembre. Une augmentation en trompe-l’œil puisqu’en dehors de cette nuit qui concentre l’attention, près de 40 000 voitures sont détruites par le feu tous les ans.

Les chiffres officiels de la Saint-Sylvestre s’arrêtent à cette date. En 2010 et 2011, Brice Hortefeux puis Claude Guéant décident de taire le brasier du 31 décembre et du 14 Juillet. Tous deux invoquent le risque de « surenchère », de « compétition entre villes ».

Ce mystère a entraîné un nouveau concours : celui des journalistes qui essaient de trouver les chiffres quand même (certains semblent accorder beaucoup d’importance à ce baromètre). Cette année, Manuel Valls renoue avec la tradition et annonce qu’il publiera le bilan, au nom de la transparence. Mais pourquoi brûle-t-on des voitures, au fait ?

1 Pour attirer l’attention et montrer sa colère

C’est l’explication la plus courante, martelée par les ministres de l’Intérieur, reprise un peu partout sur des forums ou dans des débats télévisés.

 Avec des approches variées, plus ou moins compréhensives : signal d’une jeunesse en rupture avec les institutions, délinquance injustifiable, ennui transformé en vandalisme, manifestation d’une colère légitime, désir de « gagner le concours », etc.

Ici-même, nous avons analysé les incendies de voiture comme une manifestation de « la défiance ressentie par une partie des jeunes à l’égard de la police ».

« Brûler une voiture, c’est passible de la loi. Les magistrats seront ici comme ailleurs mobilisés. La République est partout, dans tous les quartiers »

Source sur TF1 News : Jour de l’An : « Brûler une voiture, c’est passible de la loi », rappelle Valls
Pour Manuel Valls comme pour ses prédécesseurs, brûler une voiture relève d’abord de la « violence urbaine » dans les quartiers populaires :

« Brûler une voiture, c’est passible de la loi. Les magistrats seront ici comme ailleurs mobilisés. La République est partout, dans tous les quartiers. »

Dans cette optique, l’indice annuel de la voiture brûlée fait sens pour mesurer, au choix, la violence ou l’état de la révolte dans les cités, en périphérie des grandes villes. Même si elles ne sont pas les seules touchées.

2 Parce que c’est beau

En 2010, Le Monde écrit :

« L’expérience de ces dernières années montre que l’incendie est devenu un outil banal de manifestation, de colère mais aussi de joie.

Tous les rassemblements importants impliquant la jeunesse sont devenus à risque : le Nouvel An, donc, mais aussi les nuits des 13 et 14 Juillet (500 véhicules), les matches de football (au moins 300 véhicules brûlés en France en marge du match Egypte-Algérie), les élections importantes (730 voitures le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007). Un phénomène unique en Europe à cette échelle. »

« Beau comme une voiture qui brûle » : pour Karim Miské, écrivain et blogueur, l’esthétique a son importance. Il raconte son émotion devant une voiture en feu au Val-Fourré, en 2005 :

« C’est comme ces paroles de Renton dans “Trainspotting” sur l’héroïne : “Les gens mettent ça sur le compte du malheur, du désespoir, de la mort et toutes ces conneries. Ça compte c’est sûr, mais il y a une chose qu’ils oublient, c’est le plaisir. Sinon on le ferait pas.”

Face à ces flammes, j’éprouve le même sentiment : le malheur des banlieues, la discrimination et “toutes ces conneries”, ça existe bien sûr, mais il ne faut pas oublier le plaisir. Et si le simple spectateur que j’étais éprouvais du plaisir à regarder cette voiture brûler, que dire de ce que pouvaient ressentir les incendiaires ? »

3 Pour toucher l’assurance

Avec ces premières explications, on garde l’idée que ce sont des jeunes dans les quartiers populaires qui brûlent les voitures, en quelque sorte pour le plaisir ou par désœuvrement. Pourtant, les chiffres ne précisent pas les motivations des auteurs.

Le sociologue Hugues Lagrange prend des distances avec ces analyses :

« L’indice des voitures brûlées est biaisé par les effets de la propagation du feu au-delà des incendies directement liés à l’activité émeutière et par “ l’arnaque ” à l’assurance. »

En gros, une partie des voitures brûlées le sont à cause de la voiture d’à côté. Qui a très bien pu flamber parce que son propriétaire voulait toucher l’assurance. Mais toutes sont comptabilisées de la même façon.

Même analyse chez Maître Eolas, avocat et blogueur :

« Toutes les voitures brûlées la nuit de la Saint-Sylvestre ne sont pas victimes de sauvageons pyromanes.

Les assurances remboursent les incendies du Nouvel An sans trop y regarder : tradition des incendies, nombre de dossiers, pression des autorités. C’est le jour idéal pour se débarrasser d’un vieux tacot en panne mais encore coté à l’argus. »

Tenter le « coup d’assurance » (une hypothèse librement discutée sur des forums) reste tout de même risqué. Après l’incendie, les experts inspectent le véhicule pour déceler une éventuelle arnaque.

Ramsès Kefi, un collègue de Rue89, raconte la mésaventure d’un de ses voisins, « père de famille sans histoires » :

« Pour se débarrasser d’une 607 qui avait pris du kilométrage, sur les conseils avisés de garagistes et de voisins, il a décidé de la brûler, tout seul dans un petit coin tranquille. Mais il rate son coup, se crame les cheveux, les sourcils et une partie du visage.

Il tombe presque inconscient tandis que la police est déjà en route. Ce sont des jeunes qui le tirent jusqu’à une cave pour lui éviter de gros soucis.

Sans sourcils, il ne pouvait plus se rendre au commissariat pour porter plainte… C’est sa femme qui y est allée. Mais au final les experts décèlent un tas de souci sur la voiture et il ne récupère que 1 000 euros, sur les 10 000 de la voiture. »

En 2008, la procédure d’indemnisation a été simplifiée pour les conducteurs au salaire inférieur à 2 000 euros.

Le 31 décembre suivant l’adoption de cette mesure a justement été le plus « brûlant ». Pour le ministère de l’Intérieur interrogé à l’époque, cette prime aurait « incité certaines personnes à mettre le feu à leur propre automobile ».

En 2008, Le Figaro tente de répartir les responsabilités :

« Pour près d’un tiers des faits, l’acte ca che une fraude à l’assurance. Dans 10% à 15% des cas, il s’agit aussi de véhicules volés, puis incendiés par les délinquants pour détruire les traces et empreintes qui pourraient les trahir. Le reste, soit plus de la moitié des 40 000 actes commis l’an dernier, relève de la violence urbaine ou de la vengeance privée. »

Camille Polloni | Journaliste

http://www.rue89.com/2012/12/31/pourquoi-bruler-des-voitures-le-31-decembre-238219

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