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Y’en a marre du déficit de l’assurance chômage et surtout de devoir tailler dans les indemnités chômage des cadres

Posté par ippolito le 26 janvier 2013

Chômage des cadres : la proposition choc
 
L’Unédic (assurance chômage) a aggravé lundi ses prévisions de déficit pour 2013, à 5 milliards d’euros, estimant que le nombre des chômeurs sans activité allait continuer de croître, même si c’est à un rythme ralenti par rapport à 2012. 

Faut-il tailler dans les indemnités chômage des cadres? Cette proposition choc a été lancée hier par la Cour des comptes, dans un rapport sur les politiques de l’emploi. 

A quelques mois de l’ouverture de négociations entre partenaires sociaux sur l’indemnisation des chômeurs, les sages de la rue Cambon poussent cette idée avec un objectif en tête : limiter les pertes de l’assurance chômage. 

Le raisonnement est simple : les cadres sans emploi ont les moyens de faire un effort. Selon la Cour, un cadre touchant deux fois le salaire moyen, soit environ 4 000 € net, récupère au chômage l’équivalent de 68,3% de son salaire net. C’est bien plus qu’au Danemark (35,5%), en Espagne (31,9%) ou au Royaume-Uni (20,7%). 

Autre exemple, un cadre de moins de 50 ans touchant 10000 € de salaire brut (7 200 € net) a le droit, selon la cour, à une indemnité de 5012,40 € net, soit « un montant considérablement plus important que celui perçu dans une situation similaire en Allemagne (environ 2 200 €) ». 

Au final, la Cour s’interroge sur l’« équité » de cette situation avantageuse.

Les principaux concernés ne l’entendent pas de cette oreille. « Il existe déjà un plafond d’indemnisation qui tourne autour de 6600 € par mois, rappelle Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC. Nous sommes dans un système d’assurance, les cadres cotisent beaucoup, il est normal qu’ils aient une indemnisation à la hauteur. »

D’autant que mathématiquement les cadres « rapportent » plus à la collectivité qu’ils ne « coûtent ». « Ils cotisent plus qu’ils ne reçoivent de prestations car le taux de chômage des cadres est assez faible, autour de 4% », souligne Matthieu Plane, économiste à l’Office français des conjonctures économiques (OFCE).

Reste la question du déficit de l’assurance chômage à trancher. « Même s’il est normal qu’un système d’assurance chômage soit déficitaire en période de crise, il faut envisager toutes les solutions pour limiter le déficit », glisse un expert proche du gouvernement. 

Et d’ajouter : « Celle consistant à abaisser le plafond de prestations est celle qui correspond le plus à la justice sociale… »

Boris Cassel | Publié le 23.01.2013

http://www.leparisien.fr/economie/chomage-des-cadres-la-proposition-choc-23-01-2013-2505067.php

Publié dans Y'en a marre de la crise, Y'en a marre des déficits et de la dette, Y'en a marre du chômage | 1 Commentaire »

Y’en a marre des banques et surtout du monde de la finance

Posté par ippolito le 26 janvier 2013

Comment les banques continuent à se goinfrer…

C’est la crise ! Paraît-il… La crise et son cortège de plans sociaux. La crise et ses usines qui ferment. La crise et son chômage de masse. La crise et les impôts des classes moyennes qui augmentent, pour désendetter les Etats. La crise et les dépenses publiques qui baissent, pour éponger les erreurs du passé. La crise, oui, mais visiblement pas pour tout le monde ! 
  
Il est une catégorie d’acteurs économiques qui gagnent quand tout le monde gagne, et qui gagnent encore quand tout le monde perd : les banques. Les plus grands établissements financiers américains – ceux dont il ne fait plus aucun doute qu’ils sont à l’origine de la Grande Crise qui secoue les économies occidentales depuis 2007 – viennent de publier leurs comptes pour l’année 2012. Ils laissent pantois. 

Accrochez-vous : Goldman Sachs, la banque symbole de toutes les dérives du capitalisme financier, celle qui a maquillé les comptes de la Grèce et inventé les produits financiers les plus dingues, a plus que doublé ses résultats : 7,3 milliards de dollars de profits nets ! 

JP Morgan a fait encore mieux : 21,3 milliards de dollars de bénéfices ! Le Pdg de cette dernière, Jamie Dimon, s’est même octroyé un bonus personnel de 10 millions de dollars. A ce tarif-là, ce n’est plus un cadeau Bonux, c’est le jackpot du loto. Et un gros lot qui, en l’occurrence, tombe chaque année, crise ou pas crise. 

Le plus incroyable, c’est que ces banques sont désormais censées évoluer dans un cadre réglementaire beaucoup plus strict (les fameuses lois Volcker et Dodd-Franck).

 Des contraintes dont elles n’ont d’ailleurs cessé de se plaindre. Il faut croire, à l’évidence, qu’elles ont l’effet du mercurochrome sur une jambe de bois.  
  
Dans ce contexte, on attend avec impatience les résultats de nos grands établissements français. Mais au moment où Bercy planche sur les nouvelles règles du jeu bancaire et semble hésiter à encadrer pour de bon leurs agissements, ces résultats himalayens des banques américaines devraient donner à réfléchir. 

Sans doute fallait-il sauver les banques en 2008. Mais à l’heure où les Etats sont surendettés et où l’on demande aux peuples toujours plus de sacrifices pour nous sortir de ce mauvais pas, le moment n’est-il pas venu d’imposer au monde de la finance des règles drastiques ? 

Pour éviter que quelques-uns continuent à se goinfrer en toute impunité. Pour éviter surtout que les mêmes causes produisent à l’avenir les mêmes effets dévastateurs. 

http://www.marianne.net/Comment-les-banques-continuent-a-se-goinfrer_a225836.html

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Y’en a marre de l’affaire Cahuzac

Posté par ippolito le 26 janvier 2013

Affaire Cahuzac : Gonelle dit avoir remis l’enregistrement à la police

L’ancien élu RPR explique avoir confié à la brigade financière l’intégralité de l’enregistrement accusant Jérôme Cahuzac de posséder un compte en Suisse.

L’ex-élu RPR du Lot-et-Garonne Michel Gonelle a déclaré jeudi avoir remis mercredi, lors de son audition par la brigade financière à Bordeaux, « la sauvegarde de l’enregistrement » du ministre du Budget Jérôme Cahuzac.

Michel Gonelle a expliqué avoir été entendu mercredi par des policiers de la brigade financière de la police judiciaire, qui se sont déplacés dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet de Paris afin de vérifier si Jérôme Cahuzac a détenu un compte en Suisse, et a dit avoir remis, lors de cette audition, l’enregistrement dans lequel un homme, présenté comme étant l’actuel ministre du Budget, évoque son compte chez UBS.

Il a dit avoir remis, lors de cette audition, l’enregistrement dans lequel, un homme, présenté comme étant l’actuel ministre du Budget, évoque son compte chez UBS.

« J’ai remis aux enquêteurs les éléments que je détenais, c’est-à-dire la sauvegarde de l’enregistrement sur un mini-CD », a expliqué lors d’une conversation téléphonique Michel Gonelle. Michel Gonelle, qui est avocat et ancien maire RPR de Villeneuve-sur-Lot, a par ailleurs insisté sur le fait que « cet enregistrement n’est pas un faux » et qu’il s’agit « bien de la voix de Jérôme Cahuzac que l’on entend ». 

Preuve accablante

Une nouvelle fois, il a répété ne pas être « à l’origine de cette affaire ». « Ce n’est pas moi qui ai remis cet enregistrement à Mediapart, je ne suis pas un corbeau », a martelé l’ex-rival politique de Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot, menaçant de poursuivre en justice tous ceux qui utilisent ce terme pour le qualifier. 

Sur la bande, révélée dans son intégralité le 6 décembre par le site d’information Mediapart, on entend un homme parler de son compte en banque en Suisse et dire : « Ça me fait chier d’avoir un compte ouvert là-bas, l’UBS, c’est quand même pas forcément la plus planquée des banques. »

Le ministre lui-même a plusieurs fois, dont le 5 décembre devant l’Assemblée nationale, nié avoir un jour possédé un compte bancaire en Suisse. Une enquête a été ouverte le 8 janvier par le parquet de Paris pour « blanchiment de fraude fiscale » pour vérifier les informations de Mediapart.

Le Point.fr – Publié le 17/01/2013

http://www.lepoint.fr/politique/affaire-cahuzac-gonelle-dit-avoir-remis-l-enregistrement-a-la-police-17-01-2013-1616240_20.php

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Y’en a marre de l’exil fiscal et surtout des impôts

Posté par ippolito le 26 janvier 2013

Dany, Gérard, Johnny et les autres… Mais que reprochent-ils vraiment à nos impôts ?

Quoiqu’en disent les optimistes, l’hémorragie fiscale de nos compatriotes ne fait sans doute que commencer. Car le mal est profond. Bien entendu, le coût prohibitif des impôts français est une des raisons de ces départs.

Ainsi, la Belgique ne connaît pas l’ISF, ignore l’impôt sur la plus-value, exonère quasi-totalement les donations et offre aux revenus du patrimoine un prélèvement libératoire de 25 %.

D’autres pays offrent des avantages similaires. Le Luxembourg, par exemple, limite même le prélèvement libératoire à 10 % et ignore totalement les droits de succession en ligne directe. 

Clairement, un capital familial qui échappe tous les ans à l’ISF, est revendu sans que la plus-value soit imposable puis est transmis hors droits de mutation, cela attire…

Les systèmes fiscaux choisis par nos exilés ne sont pourtant pas toujours aussi paradisiaques qu’ils y paraissent.

Les revenus du travail peuvent en effet y être davantage imposés qu’en France et les droits de succession hors ligne directe y sont parfois redoutables (80 % à Bruxelles !), sans compter l’empilement des impôts propre aux Etats fédéraux comme la Belgique ou la Suisse.

 Dans ce dernier pays, les cantons connaissent par exemple souvent l’ISF (plus petit, certes…) ou d’autres impôts exotiques comme l’impôt sur les chiens.

Bref, la pression fiscale est un argument pour quitter la France mais est loin d’être le seul.

Une loi de finances anti-optimisation fiscale

Le goût pout l’exil vient aussi du fait que la pression connaissait jusqu’à présent des soupapes que l’on appelait niches ou optimisation. Ces soupapes se raréfient à chaque nouvelle loi de finances. Le plafond est désormais si bas pour les niches qu’on y étouffe.

Quant à la dernière loi de finances, elle a inauguré un nouveau type de mesure : le texte ouvertement anti-optimisation fiscale. Deux articles ont ainsi été écrits spécifiquement contre la donation temporaire d’usufruit et l’apport-cession de titres de société aux seules fins de mettre un terme aux deux méthodes d’optimisation fiscale sous-jacente.

Que reste-t-il donc à un contribuable opprimé à qui est même ôté l’espoir du plan B ? Le plan C du départ…

Le poids des charges sociales

Une autre incitation connexe à aller voir ailleurs le temps qu’il fait est constituée par ce que l’on pourrait appeler la pression sociale. Par exemple, le Luxembourg pratique un impôt sur les revenus du travail tout à fait normal par rapport à la France mais après des charges sociales beaucoup plus raisonnables : 11,05 % payés par les employeurs et 12,45 % payés par les salariés, le tout sans CSG-CRDS…

En France, en revanche, chaque euro versé en net à un salarié signifie presque un euro versé aux caisses de Sécurité sociale. Autrement dit, tout entrepreneur à la recherche d’employés ira plutôt embaucher à l’étranger et tout salarié sensible à son net sur son bulletin de paie ira chercher un employeur hors des frontières.
L’instabilité fiscale

Cela dit, d’autres raisons de fond mais moins chiffrables sont à l’origine de l’exode fiscal. La première, de plus en plus reconnue, est liée à l’instabilité fiscale dont souffre la France. Toute personne qui investit, prend des risques, travaille ou tout simplement épargne en France ne sait quelle sera la fiscalité appliquée aux fruits de ses efforts.

Elle ignore si, au moment de percevoir la récompense de son action, l’Etat lui laissera 10 %, 25 % ou 50 %… Et si on décide de garder pour transmettre, impossible également de savoir si les règles ayant présidé à la décision seront encore en vigueur au moment de la transmission.

A titre d’exemple, le délai de rappel fiscal a évolué en l’espace de quelques années de 10 ans à 6 ans pour revenir à 10 puis passer aujourd’hui à 15 ans. 

Certaines donations qui bénéficiaient de l’expiration du délai de rappel ont donc d’un seul coup perdu ce bénéfice et doivent réintégrer une succession qu’elles auraient pu éviter si le donataire était finalement mort avant…

De la même manière, les patrimoines français ont assisté en l’espace de 5 ans à l’apparition du bouclier fiscal, sa disparition, l’allègement de l’ISF puis son durcissement, la fin du plafonnement puis son retour sous une nouvelle forme.

Avec la crise, la durée de vie d’une règle fiscale ne se compte même plus en années mais en mois. Dès lors qu’un contribuable ne peut établir en France une stratégie patrimoniale sur le long terme, il ne lui reste que le départ pour pérenniser ses actifs et retrouver un peu de sérénité.

Quant au discours spécieux selon lequel le bouclier fiscal n’a incité aucun Français à revenir dans son pays, c’est au contraire sa suppression rapide qui donne raison à ceux qui n’ont pas voulu rentrer.

La France n’aime pas ses riches

Un autre motif d’exode touche encore plus aux sentiments, celui d’être mal aimé. La France n’aime pas ses riches et fait de la richesse un vice à combattre.

Celui qui est riche ou gagne beaucoup d’argent a forcément quelque chose à se reprocher. Soit il n’a pas mérité son bonheur, soit il a réussi au détriment d’autrui, soit il est égoïste.

Dès lors, mieux vaut partir à la découverte des pays où la réussite n’est pas honteuse et où la générosité relève de la sphère privée et non de la sphère publique. La taxe mort-née de 75 % en est l’exemple flagrant.

Le discours officiel du candidat Hollande était que son objet n’était pas d’améliorer les recettes de l’Etat mais seulement d’obliger les plus riches à contribuer à l’effort national, même si cela ne servait à rien. Cela revient à dire que plus on est riche et plus on doit se faire pardonner.

La taxe n’a pas vu le jour mais certains ont senti le vent du boulet et préfèrent prendre les devants. Car l’instabilité ajoutée à la culpabilité crée un cocktail explosif.

L’ancien Président prétendait insupportable que l’on prenne plus de 50 % des revenus d’un citoyen. Le nouveau Président prétend qu’au-delà d’un certain revenu on peut vous en prendre 75 % et qu’au-delà d’un certain patrimoine, on peut même vous prendre 75 % de tous vos revenus.

Car plafonner la somme de l’ISF et de l’impôt sur le revenu à 75 % des revenus revient bien à autoriser l’imposition de 75 % de la totalité des revenus.

L’ exit tax

A ce prix là, autant aller voir ailleurs le taux qu’il fait. Sans compter que seul celui qui a quelque chose à perdre est motivé pour le garder et donc partir. Et cela tombe bien car, seul celui qui a quelque chose à perdre a finalement les moyens de partir.

En somme, Gérard Depardieu est parti parce qu’on l’y a incité mais aussi parce qu’il en avait les moyens. A se demander si le gouvernement lui reproche en définitive d’être parti ou d’en en avoir eu les moyens ?…

C’est d’ailleurs peut-être la raison de l’accélération des départs : demain, il sera peut-être trop tard. La création récente de l’« exit tax » sonne un peu comme un avertissement.

L’Etat français vous laisse aujourd’hui partir mais à condition de lui payer un droit de passage, c’est-à-dire les impôts que vous auriez dû payer si vous étiez resté en France, notamment par la taxation immédiate des plus-values latentes.

Or, le gouvernement aimerait sans doute bien renforcer l’exit tax, en diminuant par exemple les sursis qu’autorise encore la réglementation européenne.

Devant ce risque, certains font leur valise sans attendre, de peur de partir plus tard sans même une valise…
Olivier Bertaux

http://www.lecri.fr/2013/01/22/dany-gerard-johnny-et-les-autres…-mais-que-reprochent-ils-vraiment-a-nos-impots/38331

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Y’en a marre de l’affaire DSK et surtout du montant de la facture

Posté par ippolito le 26 janvier 2013

DSK : la facture de l’affaire Diallo

Pour mettre fin à l’affaire, Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo se seraient mis d’accord sur un versement de 1,5 million de dollars. Mais la facture totale pour DSK est bien plus élevée.

L’accord financier passé entre Dominique Straus-Kahn et Nafissatou Diallo pour mettre un terme au volet civil de l’affaire est estimé à 1,5 million d’euros. C’est le Journal du Dimanche qui révèle le montant du chèque, pourtant confidentiel, fait par l’ancien directeur du FMI à la femme de ménage du Sofitel qui l’accusait d’agression sexuelle.

 Le journal évoque des « confirmations » dans « l’entourage de DSK » pour appuyer ses propres informations. Si la somme n’est pas négligeable, on est malgré tout assez loin des 6 millions de dollars avancés jusque-là dans les médias.

Les avocats de DSK ont-ils réussi à convaincre ceux de Nafissatou Diallo ? Toujours d’après le Journal du Dimanche, les avocats de la femme de chambre auraient encaissé 30 % du chèque, soit près de 400 000 dollars. 

Difficile d’avancer des hypothèses sur la signification du montant de l’accord tenu secret, mais à l’évidence, le rapport de force entre les deux partis n’est pas aussi clairement à l’avantage de Nafissatou Diallo qu’initialement annoncé. 

Quoi qu’il en soit, cet accord oblige DSK a débourser de nouveau une somme conséquente, qui s’ajoute à une longue liste de factures depuis le début de l’affaire, devenue un gouffre financier pour l’ancien directeur du FMI.

En fin de compte, ce 1,5 million de dollars ne représente selon nos estimations qu’un petit quart de la facture totale dont a dû s’acquitter DSK dans l’affaire 

Dans le détail, il faut avant tout comptabiliser les frais d’avocats engagés par Dominique Strass-Kahn pour assurer sa défense. Les honoraires des deux pontes du barreau, William Taylor et Benjamin Brafman, ont été estimés par la presse américaine à une somme comprise entre 1 et 2 millions de dollars. 

Pour tirer d’affaire l’économiste français pendant la procédure civile, les deux avocats se sont également entourés de deux autres ténors, Amit P. Mehta et Hugh Campbell, ce qui aurait doublé la note initiale. Si l’on rajoute les honoraires des avocats français proche de DSK Frédérique Baulieu, Richard Malka et Henri Leclerc, on peut estimer les coûts associés aux frais de la défense à près de 4 millions de dollars.

La facture s’alourdit encore lorsque l’on ajoute tous les frais annexes engagés par les avocats (détectives privés pour au moins 500 000 dollars, lobbying et agences de communication) et par DSK lui-même afin de sortir du bourbier judiciaire autant que faire se peut.

 Ainsi, l’ancien directeur du FMI a dû s’acquitter de 100 000 dollars pour le prêt accordé par son « garant de caution juridique », Ira Judelson, qui a versé à la justice américaine 1 million de dollars de caution et un dépôt de garanti de 5 millions de dollars. 

Une procédure qui a permis à DSK de passer les semaines de son procès hors de prison, dans un appartement puis dans une somptueuse maison située dans Manhattan. Coût total du loyer pendant cette période : 180 000 dollars.

A cela s’ajoutent encore les frais liés aux conditions de résidence en liberté conditionnelle, qui ont obligé DSK à prendre en charge le coût des mesures de sécurité encadrant sa surveillance, estimé à 600 000 dollars pour les 3 mois de procédure. 

Au total, la facture globale s’élève à près de 7 millions d’euros. Le chèque d’un montant estimé à 1,5 million de dollars fait à Nafissatou Diallo apparaît à l’aune de ce calcul très relatif.

Fabien Dabert, L’Internaute

http://www.linternaute.com/actualite/personnalites/dsk-la-facture-de-l-affaire-diallo-0113.shtml

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Y’en a marre du grand basculement du monde économique et surtout du chômage qui va continuer à augmenter

Posté par ippolito le 26 janvier 2013

Le grand basculement du monde économique

L’économie de demain sera faite de plus d’état, d’une Chine dominante, d’un marché du travail sous tension et aura pour credo la compétitivité à tout prix.

De l’économie de marché au capitalisme d’État 

Le libéralisme économique fera-t-il encore recette en 2030? Pas si l’on en croit les dirigeants des pays émergents. The Economist a le premier pointé la montée en puissance du capitalisme d’État.

Sera-t-il une alternative viable au dogme du tout marché qui fait tourner la planète?

 Il s’appuie sur des acteurs d’un nouveau type nés dans les années 1990, mêlant entreprises d’État et fonds souverains aux visées planétaires. Les dix premières compagnies pétrolières et gazières mondiales sont publiques. 

La capitalisation boursière russe est à 62% aux mains de l’État. Tout comme le géant des télécoms China Mobile et ses 600 millions de clients. Dans les pays matures, cinq années de crise économique ont remis l’État stratège en selle. 

« Le libéralisme pur et dur est révolu. Nous irons vers une social-démocratie de marché », estime l’économiste Philippe Chalmin. À la demande de François Hollande, un groupe de travail emmené par le réformiste en série Jacques Attali planche depuis quelques mois sur le concept « d’économie positive ». 

« Le monde de demain aura besoin d’un capitalisme éclairé. L’État ne pourra pas tout faire, mais devra être fort et il faudra renouer avec une forme d’altruisme pour le bien-être collectif », résume Charles-Édouard Bouée, membre du comité exécutif du cabinet Roland Berger et de ce groupe de travail.

PIB : la Chine en pôle position 

En 2030, l’échiquier économique mondial aura radicalement changé. Grands gagnants, la Chine, l’Inde et les États-Unis. Dès l’an prochain, la France, 5 e puissance mondiale, risque de céder sa place à la Grande-Bretagne et de tomber à la 9e place en 2022, selon un think tank britannique qui classe les pays en fonction de leur PIB (produit intérieur brut). 

Agnès Bénassy-Quéré, présidente déléguée du Conseil d’analyse économique, qui a cosigné un rapport* sur les scénarios de croissance mondiale à l’horizon 2050, estime qu’après 2030 la Chine doublera les États-Unis. « Nous pourrions alors voir cohabiter trois blocs : 

l’empire du Milieu, les États-Unis et l’Union européenne si elle reste unie. » Dans leur dernière somme** publiée en décembre, les experts américains du National Intelligence Council, qui réalisent des projections à moyen et long terme pour la Maison-Blanche, placent la Chine en pole position dès 2030. 

Cette redistribution des cartes se reflétera aussi dans un nouveau trio monétaire dollar-euro-yuan. La régulation financière provoquera des tensions entre puissances. 

« Faute d’entente, des paradis financiers non régulés pourraient apparaître opposant l’Asie, les é tats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Europe, avec à la clé de nouvelles secousses », s’inquiète l’économiste Philippe Dessertine.

Travail : vers un marché bipolaire 

Y aura-t-il assez de travail pour tous en 2030? Et quels seront les emplois du futur dans un monde encore plus peuplé, numérisé et automatisé? « Selon les pays, les pyramides d’âges ressembleront à des toupies du fait du vieillissement de la population ou à l’inverse à des cylindres avec des déséquilibres croissants entre actifs et inactifs », répond Philippe Chalmin. 

Pour Charles-Édouard Bouée, les employés devront avoir une « empreinte légère », être de plus en plus agiles. Le consultant renvoie aux projections de l’armée américaine qui a inventé l’acronyme Vica (pour volatile, incertain, complexe et ambigu) au début des années 2000 dans le but de décrire l’état du monde à venir.

« Pour rester employable, il faudra avoir plusieurs formations et la main-d’œuvre peu qualifiée sortira du système », estime Charles-Édouard Bouée. Les experts du National Intelligence Council prévoient l’apparition d’un « sous-prolétariat permanent du fait de la désindustrialisation. » 

Le marché sera bipolaire. Il faudra trouver de nouveaux amortisseurs sociaux pour protéger les populations précarisées, tels le développement des services à la personne, des formations récurrentes par classes d’âge et des entreprises plus investies dans des programmes de responsabilité sociale.

« Nous devrons résoudre une équation compliquée : comment développer des emplois qualifiés et les taxer pour subventionner les emplois non qualifiés et non solvables », résume Agnès Bénassy-Quéré. 

Production : le rapport Gallois projection du futur 

Le rapport Gallois et son pacte de compétitivité anticipent les soubresauts des vingt prochaines années en prônant une batterie de mesures pour assurer notre transition industrielle face à un système de plus en plus mondialisé et interdépendant. 

Mais en 2030, notre agriculture sera-t-elle toujours aussi porteuse, fabriquerons-nous encore des avions en Europe et l’émergence de nouveaux services à la personne compensera-t-elle un déficit de production industrielle dans les pays matures? 

« Je ne crois pas à la démondialisation. Le fractionnement de la chaîne de production pour fabriquer au meilleur coût a encore de beaux jours devant lui », estime Agnès Bénassy-Quéré.

Parallèlement, un mouvement inverse favorisera les productions de proximité pour éviter des déplacements trop coûteux en énergie ou socialement inacceptables.

* Le grand basculement, les projections du Cepii pour l’économie mondiale à l’horizon 2050.
** Tendances mondiales 2030 : des mondes alternatifs (Nic).

http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Le-grand-basculement-du-monde-economique-583642

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