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Y’en a marre de la situation en Grèce surtout que c’est peut être encore pire que ce vous imaginez

Posté par ippolito le 3 février 2013

La situation en Grèce est encore pire que ce vous imaginez

La Grande Dépression a duré 4 ans aux Etats-Unis. La Grèce entre dans sa sixième année. Depuis 2008, le pays a perdu plus d’un quart de son PIB. La dynamique de la crise grecque est bien plus grave que ce que les politiques parcellaires de la «troïka» sont en mesure de guérir.

Quand les ministres des Finances européens ont approuvé le déblocage de 49,1 milliards d’euros supplémentaires pour la Grèce en décembre dernier, les europhiles ont poussé un ouf de soulagement collectif. 

La catastrophe économique avait été évitée et l’éventualité d’un «Grexit», une sortie de la zone euro, semblait alors écartée. Ces 49,1 milliards, comme les autres prêts, devaient permettre d’assouplir le programme d’ajustements fiscaux –le plus sévère de l’histoire– et la Grèce devait progressivement sortir la tête de l’eau.

Mais à l’intérieur du pays, la nouvelle n’a pas rassuré outre-mesure. Le gouvernement de coalition a bien sûr fait planer un vent d’optimisme, mais les citoyens, accablés et surtaxés, ne partagent pas son enthousiasme face aux sinistres perspectives économiques nationales. Renflouement ou pas, la détresse économique s’abat désormais sur la Grèce.

D’un point de vue fiscal, les réformes ont été un succès. Le déficit budgétaire est passé de 15,6% du PIB en 2009 à 7% estimés en 2012. Pour 2013, le gouvernement table même sur un excédent primaire. Dans le même temps, l’indice général de la bourse d’Athènes enregistrait en 2012 la meilleure performance des marchés ouest-européens, avec un bond de 33%, et les taux d’intérêt des emprunts grecs commencent à fléchir.

Mais le coût des réformes économiques est stupéfiant. En Grèce, 2013 sera la sixième année de «Grande Dépression». Depuis 2008, le pays a perdu plus d’un quart de son PIB. Aux Etats-Unis, la Grande Dépression avait coûté 27% du PIB mais n’avait duré que quatre ans, de 1929 à 1933, et le pays avait retrouvé son niveau de PIB d’avant la crise en seulement huit ans. Il l’avait même dépassé l’année suivante. On imagine mal que ça pourrait se produire en Grèce d’ici 2020.

Et puis la dynamique de la crise grecque est bien plus grave que ce que les politiques parcellaires de la «troïka» (le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne) sont en mesure de guérir.

Le revenu par tête est en chute libre depuis 2010 et il est peu probable que les salaires ne rebondissent avant des années. La production nationale s’est en outre effondrée, jusqu’à retrouver les niveaux qui prévalaient dans les années 1990, avant que quasi deux décennies d’intégration européenne ne propulsent le PIB par habitant presque à la moyenne européenne. Et si la soutenabilité de la dette a été mise à rude épreuve depuis le début de la crise, la capacité de la société à supporter toutes ces difficultés l’a été tout autant.

Une génération sacrifiée

Alors que l’Etat-providence grec s’atrophie, toute une génération voit ses attentes, ses revenus et sa qualité de vie rétrogradés. Cette même génération, qui avait pris l’habitude d’accéder à des crédits pas chers après l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001, s’efforce maintenant d’apprendre à vivre avec bien moins.

Dans le secteur privé, les salaires ont diminué de plus de 30% depuis 2010 –c’est 22% pour le salaire minimum mensuel et 32% pour les salaires des moins de 25 ans. Pourtant, les prix ont été maintenus à des niveaux élevés par le manque de concurrence, les comportements oligarchiques et la hausse des taxes.

Le taux de chômage devrait dépasser les 26% en 2014, selon la Banque de Grèce, voire les 31%, selon l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale, un centre de recherche allemand. Si ces prévisions sont justes, on dépassera donc les 24% atteints au pire moment de la Grande Dépression américaine.

Plus de 60% des chômeurs grecs sont sans travail depuis plus d’un an, une tendance préoccupante vu la difficulté à résorber le chômage de longue durée. Le chômage des jeunes, qui pointe à 55%, est déjà supérieur à celui de la plupart des pays ayant des taux similaires de participation au marché du travail.

Et la lumière au bout du tunnel est encore très loin. En analysant des crises précédentes, l’Organisation internationale du travail a montré que, dans les pays où l’emploi des jeunes finit par retrouver son niveau d’avant la crise, le délai est en moyenne de onze ans.

C’est du secteur privé que vient l’essentiel des 1,2 million de chômeurs grecs. Jusqu’à maintenant, les fonctionnaires ont été protégés, seulement 100.000 ont cessé de travailler, la plupart pour partir à la retraite. Le secteur public est le dernier bastion de l’élite politique. Si le nombre de fonctionnaires diminue –lentement– c’est uniquement parce que la troïka surveille de près les embauches.

A ce jour, aucun responsable politique de premier rang ne s’est en effet engagé à aller jusqu’à renvoyer des employés du secteur public. Les chiffres sur le nombre de fonctionnaires en Grèce ne sont pas très fiables, mais on estime qu’ils sont environ 800.000.

Créer de l’emploi est une tâche redoutable et c’est là-dessus que seront jugés les politiciens grecs dans les années qui viennent. De 1970 à 2009, 800.000 nouveaux emplois sont venus s’ajouter aux 3 millions déjà existants dans le secteur privé. La majorité de ces créations d’emplois ont eu lieu dans le bâtiment, le commerce (gros et détail) et le tourisme. 

Mais dans le contexte économique, avec la demande qui fléchit, le commerce de détail est davantage susceptible de se contracter que de se développer. Des emplois pourraient être créés dans le secteur du tourisme, mais la Grèce devra faire beaucoup d’efforts pour développer pleinement son potentiel.

L’énorme coût de la démocratie

Le pays doit mettre sur pied un cadre plus favorable aux affaires, améliorer ses infrastructures, alléger sa bureaucratie, de type communiste, et simplifier sa fiscalité, en la rendant aussi plus juste. On estime que la paperasserie dans la bureaucratie grecque coûte au pays 6,8% de son PIB. 

Il semble au final quasi impossible de créer 1,2 million de nouveaux emplois d’ici 2025. D’autres domaines que la construction et le commerce vont devoir être les moteurs de l’emploi; la Grèce devra développer son secteur des services, et c’est le tourisme qui doit montrer la voie.

Alors que le chômage grimpe et que la classe moyenne se retrouve pressée de toutes parts, les «nouveaux pauvres» sont de plus en plus nombreux. 

La part de ménages grecs risquant de basculer dans la pauvreté est passée à 21,4% en 2011 –c’était 20,1% en 2010, le pays était alors le quatrième plus mal placé d’Europe derrière la Bulgarie, la Roumanie et l’Espagne. Mais la récession s’est aggravée depuis et, inévitablement, le nombre de pauvres va augmenter en Grèce.

Selon l’agence nationale de la statistique, Elstat, plus de la moitié des Grecs avaient des difficultés à payer leurs factures en 2011 et 63% disaient avoir «des difficultés» ou «de grandes difficultés» à joindre les deux bouts. Depuis le début de la crise, le taux de suicide en Grèce a quasi doublé, passant de 3 à presque 5 suicides pour 100.000 habitants.

Evasion fiscale, corruption, rien n’a été fait

Dans le même temps, l’Etat doit faire face à une crise de ses propres revenus, en partie due à l’ampleur de l’évasion fiscale. En 2012, selon les estimations de la Commission européenne, l’économie souterraine représentait 24% du PIB et engendrait une perte de revenus annuelle de 10 milliards d’euros. 

Le think-tank américain Global Financial Integrity évalue, lui, à 120 milliards d’euros la perte causée par des activités illicites comme la corruption et l’évasion fiscale durant la décennie 2000.

En 2010, dernière année pour laquelle on a des chiffres, seulement 83 citoyens grecs ont déclaré un revenu annuel de plus de 800.000 euros, sur près de 7 millions de contribuables.

Pour lutter contre l’évasion fiscale, il faut améliorer la collecte de l’impôt et payer suffisamment les personnes chargées de le faire, elles seront ainsi mieux armées contre la corruption et l’ingérence politique.

Selon la «Task Force» de la Commission européenne pour la Grèce, seulement un tiers des contrôles fiscaux sur les gros patrimoines qui devaient être réalisés l’ont été jusqu’ici, à cause du manque de capacités d’action de l’administration et de son inertie. 

En 2012, la Grèce était le pays européen le plus mal classé dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Quatre-vingt-quatorzième sur 174, elle pointe carrément 19 places derrière la Bulgarie, le deuxième pays européen le plus mal classé.

L’évasion fiscale émane en partie en Grèce de règles injustes et laxistes. Mais ce qui explique la corruption de ce pays, c’est surtout le manque de moyens des institutions, le déficit de responsabilité politique, et le fait que les acteurs du système politique se protègent les uns les autres.

Aucun élu de haut-rang n’a jamais été condamné pour corruption en Grèce et, selon un rapport de 2011 de l’inspecteur général de l’administration publique, 2% seulement des fonctionnaires défaillants tombent sous le coup de procédures disciplinaires. 

Le copinage est toujours roi au sein de la trinité maudite affaires-médias-politique, malgré les reportages de plus en plus nombreux des journalistes étrangers et le déluge de scandales qui ont affecté les gouvernements.

Attention à la malédiction du pétrole

A long terme, les perspectives économiques de la Grèce seront également fragilisées par la fuite des cerveaux et la démographie. Le problème de l’émigration des travailleurs qualifiés n’est pas nouveau, mais il s’aggrave avec la crise. 

Selon les derniers chiffres, 85% des quelque 30.000 Grecs qui étudiaient à l’étranger en 2010 n’avaient nullement l’intention de rentrer. Et puis la démographie grecque n’arrange pas les choses: seulement 14,4% de la population a moins de 14 ans (le pays est 218e sur 226).

Pour couronner le tout, les immigrants retournent dans leurs pays d’origine. Des contribuables de moins en moins nombreux et disposant de revenus de plus en plus faibles devront donc porter à bout de bras une économie qui ne génère déjà plus suffisamment de richesses pour se soutenir elle-même.

L’Etat est désormais obligé de se réformer. Améliorer le climat des affaires est certes crucial alors que le pays travaille à la restructuration de son économie. 

Mais les privatisations qui doivent convaincre les investisseurs étrangers de revenir ne peuvent être menées en l’absence de réformes plus fondamentales encore. Il serait évidemment dangereux de vendre les biens de l’Etat à des oligarques privés. 

Les banques ne pourront en outre se remettre à prêter de l’argent que quand la confiance sera de retour et que le cercle vicieux de la dépression et des créances douteuses, qui représentent actuellement plus d’un quart des prêts en cours, commencera se désamorcer.

La reprise en Grèce est conditionnée au retour de la confiance entrepreneuriale et des investissements. Ceux-ci doivent être dopés par le programme d’ajustements économiques, mais aussi par un certain nombre de projets majeurs financés par les fonds européens. 

Car sans injection d’investissements extérieurs, l’économie grecque a peu de chances de redécoller. Les seuls fonds nationaux ne suffiront pas pour réaliser les investissements nécessaires en matière de capital humain, de recherche et développement et d’amélioration des infrastructures.

Pour sortir du marasme actuel, on a beaucoup parlé ces derniers temps de ce que pourrait apporter l’exploitation des réserves de gaz naturel offshore, estimées à 464 milliards d’euros, c’est-à-dire plus que la dette publique du pays. 

Mais même si ces ressources étaient confirmées, les profits tirés de cette manne d’hydrocarbures seraient davantage une malédiction qu’une bénédiction sans de profondes réformes économiques et institutionnelles.

La crise grecque est loin d’être terminée et le dangereux environnement politique du pays pourrait bien réduire à néant les efforts actuellement menés pour relancer la machine. Au final, l’avenir économique dépend ici d’un difficile équilibre à trouver entre unité sociale, volonté politique et soutien extérieur attentif.

Même si le gouvernement dit le contraire, la situation va probablement d’abord continuer à se détériorer avant de s’arranger. Le pessimisme va gagner du terrain et la confiance en un système politique considéré comme corrompu et incompétent va reculer encore. 

La reprise économique sera longue et se fera attendre, et les Grecs se sentiront de plus en plus étouffés par la pression fiscale à mesure que le programme d’ajustements de l’économie sera appliqué.

La zone euro a peut-être survécu, mais difficile de se montrer optimiste face à la situation grecque.

John Sfakianakis
Traduit par Aurélie Blondel

http://www.slate.fr/tribune/67519/grece-pire-que-ce-vous-imaginez

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Y’en a marre que certaines sociétés dans lesquelles l’Etat possède une participation soit des exilés fiscaux

Posté par ippolito le 3 février 2013

L’ Etat, exilé fiscal ? Ce n’est pas tout à fait un gag.

Certaines sociétés dans lesquelles l’Etat possède une participation n’hésitent pas à créer des holdings pour réaliser de fructueuses opérations sous des cieux fiscalement plus cléments. Les Pays-Bas sont une de leurs destinations préférées, à en croire la liste publiée, le 23 janvier, par le journal néerlandais « Het Financieele Dagblad ».

Ce quotidien économique recense 19 groupes français réalisant plus de 2 milliards de chiffres d’affaires dont l’ Etat est actionnaire, soit directement, soit au travers d’une de ses émanations, qui ont créé des holdings financiers aux Pays-Bas. 

L’intérêt de la manoeuvre est de réaliser des opérations largement exonérées d’impôts ( telle la prise de participation dans des sociétés étrangères) ou d’exfiltrer facilement des revenus vers des paradis fiscaux.

En tête de ces malins, EDF, dont 85% des actions sont détenues par l’ Etat. Viennent ensuite CNP Assurances ( 40% via la Caisse des dépôts), GDF Suez ( 37% à l’ Etat), France Télécom ( 27% à l’ Etat et au Fonds stratégique d’investissement), Thalès ( 25%), Renault et EADS ( 15%). 

Suivis d’autres boîtes, comme Accord, Technip, Schneider, Electric, Vivendi, Alcatel-Lucent, Valeo, Société générale, Danone, Sodexo, CGG Veritas, Lagardère, etc.

A défaut de convaincre Arnault ou Depardieu ( voir Exil fiscal de Bernard Arnault et Exil fiscal de Depardieu en Belgique), le gouvernement pourrait peut-être faire revenir ses propres sociétés.

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/l-etat-exile-fiscal/

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Y’en a marre de la Cour des comptes qui recommande de réduire l’indemnité chômage des cadres et surtout du chômage

Posté par ippolito le 3 février 2013

Faut-il baisser l’indemnisation chômage des cadres ?

La Cour des comptes remet cette proposition sensible, déjà avancée en 2011, sur le tapis, risquant une nouvelle levée de boucliers générale.

La Cour des comptes recommande de réduire l’indemnité chômage des cadres. 

Michel Sapin le dit « sans détour » mercredi matin : « Il faudra prendre des mesures sur ce régime chômage. » Il n’aura donc pas fallu une journée pour que le rapport de la Cour des comptes sur le meilleur ciblage des politiques face au chômage ait ses premiers effets politiques. 

Lors de leur négociation sur la sécurisation de l’emploi, patronat et syndicats s’étaient mis d’accord pour évacuer tous les sujets relevant de la convention d’assurance chômage, qui régit les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi.

 Ils ont maintenant la pression pour adapter ces dispositions au contexte de crise économique. Ils vont devoir faire des économies, pour éviter de creuser un déficit cumulé du régime (détaché du reste de la sécurité sociale) qui devrait atteindre 18,6 milliards à la fin de l’année.

Bien sûr, il ne s’agit pas de revenir d’un coup de baguette magique à l’équilibre chaque année. « Qu’un système d’indemnisation chômage soit déficitaire dans une période de gros chômage, c’est la nature des choses », reconnaît le ministre du Travail. Il n’empêche, le gouvernement ne peut pas se permettre de laisser filer les déficits s’il veut atteindre les objectifs de réduction des dépenses publiques qu’il s’est fixés d’ici à 2017.

Les partenaires sociaux vont donc devoir faire des choix douloureux au moment de la renégociation de la convention à venir cette année. Dans son rapport, la Cour des comptes a lâché une petite bombe. Elle recommande de « mettre en place un taux de remplacement décroissant des prestations de l’assurance chômage pour les niveaux d’indemnisation les plus élevés, à l’image de ce qui existe dans la plupart des pays européens ». 

Le plafond d’indemnisation des cadres, fixé à plus de 6 000 euros par mois, est en effet le plus élevé d’Europe, souligne la Cour. Et l’indemnisation peut être maintenue sur une longue période, de deux ans maximum, ou même de trois pour les plus de 50 ans (ce qui est souvent le cas à ce niveau d’indemnisation) ! 

Une idée non retenue par l’UMP

L’analyse des magistrats n’a pourtant rien de très nouveau. Un rapport* du Conseil d’analyse stratégique (CAS), publié en janvier 2011, soulignait déjà que le taux de remplacement du salaire n’était pas dégressif au-delà de 1,5 fois le smic : il correspond à 57,4 % de la rémunération antérieure brute (bien plus si on la rapproche du salaire net), sauf pour les 1 % des cadres les mieux payés.

En septembre 2011, lors de la précampagne présidentielle, Bruno Le Maire avait mis les pieds dans le plat en s’interrogeant sur l’opportunité de garder « un dispositif d’indemnisation du chômage parmi les plus généreux au monde, en particulier pour les cadres à hauts salaires ». 

Non seulement cela coûte de l’argent à l’Unedic, mais en plus cela désincite les plus diplômés à reprendre un emploi rapidement. Mais celui qui était alors responsable de la préparation du programme de l’UMP avait essuyé une levée de boucliers générale, notamment de la part du PS. Au final, l’idée n’avait pas même pas été retenue par son propre parti.

Il faut dire que les cadres ne manquent pas d’éléments pour défendre leur indemnisation. Le syndicat des cadres, la CFE-CGC, rappelle que ceux-ci participent déjà largement au financement de l’indemnisation des autres salariés. Ils acquittent près de 30 % des cotisations chômage pour ne toucher que 18 % des allocations, selon le rapport du CAS. 

Et ceux dont les salaires sont plus élevés cotisent à un niveau plus important de cotisations (6,4 % du salaire brut -employeurs et employés-) que dans les autres pays européens. Leur contribution au système d’assurance est d’autant plus forte qu’ils sont moins souvent au chômage que les autres catégories de salariés, même si leur durée d’indemnisation est en moyenne plus longue. 

370 millions de gain

La présidente du Medef, Laurence Parisot, avait prévenu que tout le monde serait « perdant » à baisser les allocations chômage des cadres, car « il faudrait aussi symétriquement baisser leurs cotisations », par souci de justice. À l’époque, Laurent Berger, devenu depuis secrétaire général de la CFDT, avait fait savoir son opposition à tout changement. 

« L’indemnisation des cadres, c’est un non-sujet, une non-source d’économies et c’est démago. » Selon les chiffres de l’Unedic, seuls 0,5 % de chômeurs perçoivent l’indemnité maximale de plus de 6 000 euros. Fin 2010, l’indemnité moyenne pour ces catégories de salariés était de 2 631 euros brut par mois.

Mais d’autres syndicats se montrent plus ouverts. En 2011, à titre personnel, Maurad Rabhi, de la CGT, reconnaissait ne pas être hostile à l’idée d’abaisser à 4 000 euros le plafond d’indemnisation des cadres les mieux rémunérés. À condition toutefois que l’argent récupéré serve à une meilleure couverture des salariés les plus fragiles. 

Juste avant la renégociation de la convention d’assurance chômage, sa centrale avait d’ailleurs discrètement demandé à l’Unedic de lui fournir une estimation des gains pour le régime en cas de baisse du plafond à 4 000 euros. La somme avait alors été évaluée à 370 millions d’euros par an.

Les opposants à ce changement craignent que cela ne pousse les cadres à demander une baisse de leur taux de cotisation, pour se tourner vers des assurances privées. Alors que le gain espéré est loin d’être à la hauteur des enjeux…

Par MARC VIGNAUD

http://www.lepoint.fr/economie/faut-il-baisser-l-indemnisation-chomage-des-cadres-23-01-2013-1619208_28.php

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Y’en a marre de Diane 35 et de ses génériques

Posté par ippolito le 3 février 2013

Il faut aujourd’hui « arrêter » d’utiliser la Diane 35 (et ses génériques) comme contraceptif, selon la recommandation de Dominique Maraninchi, directeur de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). 

Ce médicament, à la base mis sur le marché en France en 1987 comme traitement anti-acné a été au fil des ans largement prescrit pour son effet contraceptif, ce médicament bloquant en effet l’ovulation. 

La pilule Diane 35, du laboratoire allemand Bayer, est aujourd’hui commercialisée dans 116 pays et, en 2012, l’ANSM estime qu’environ 315 000 femmes ont été sous Diane 35 ou ses génériques en France. 

Sur les 25 dernières années, l’agence du médicament confirme aujourd’hui, pour l’heure, quatre décès « imputables à une thrombose veineuse liée à Diane 35″.

  »Par ailleurs, 125 autres cas de thrombose ont été notifiés sur la même période : 113 concernaient des thromboses veineuses et 12 des thromboses artérielles », précise cette structure, qui doit rendre ses conclusions sur ce médicament dans les prochains jours.

Après les plaintes déposées contre des pilules de 3e et 4e générations, dont la Diane 35 ne fait pas partie, la défiance vis-à-vis des traitements grandit en France. Comme la Diane 35, traitement contre l’acné utilisé comme contraceptif, d’autres médicaments ont déjà été pointés du doigt pour le détournement de leur utilisation.

Le plus célèbre ? Le Mediator, ce médicament qui est un anti-diabétique à la base, a été utilisé pendant plusieurs années comme un coupe-faim. 

Or, ce médicament prescrit pour une autre indication que celle figurant sur l’autorisation de mise sur le marché (AMM), est aujourd’hui au cœur d’un scandale en France, et pourrait avoir fait jusqu’à 1 300 morts. Un chiffre qui pourrait même être sous-estimé.

Quels autres médicaments sont ou ont été détournés de leur vocation initiale ?

Des ophtalmologues hospitaliers utilisent l’anti-cancéreux Avastin, non pas pour soigner un cancer, mais pour lutter contre la dégénérescence de l’œil, chez les personnes âgées, la DMLA ou dégénérescence maculaire liée à l’âge. 

Un usage détourné que la Direction générale de la santé a épinglé, décidant d’interdire cette pratique. Une décision qui n’a pas plu à certains ophtalmologues, le coût du traitement de « remplacement » étant beaucoup plus élevé. 

Pour clarifier la situation, la ministre de la Santé Marisol Touraine a envisagé, en juillet 2012, « une extension de l’AMM de l’Avastin », certaines études ayant montré que, dans le traitement de la DMLA, l’efficacité et les effets secondaires étaient comparables entre ce médicament et le Lucentis, qui dispose d’une AMM pour cette maladie.

Enfin, le baclofène, médicament mis sur le marché pour lutter contre la sclérose en plaques,  a été prescrit dans le cadre du traitement de la dépendance à l’alcool. Une utilisation en dehors de son AMM jusqu’à 2012, avant que le produit ne dispose d’une recommandation temporaire d’utilisation. 

Avant que n’éclate le scandale du Mediator, d’autres médicaments faisaient aussi plus fréquemment qu’aujourd’hui l’objet d’un détournement de leur AMM, comme le Prozac, antidépresseur, qui a déjà été prescrit pour lutter contre le surpoids, comme l’expliquait fin 2010 le professeur Jean-Paul Giroud au Télégramme. 

« Les médecins ont le droit de libre prescription… ce qui ne signifie pas qu’ils peuvent faire n’importe quoi », rappelait alors ce professeur de pharmacologie clinique et membre de l’Académie nationale de médecine.

Virginie Rivière, L’Internaute

http://www.linternaute.com/actualite/societe-france/diane-35-mediator-avastin-ces-medicaments-detournes-et-potentiellement-dangereux-0113.shtml

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Y’en a marre de l’impossible équation entre les retraites et le chômage

Posté par ippolito le 3 février 2013

Retraites et chômage des seniors : l’impossible équation

21,3 milliards d’euros, ce sera le déficit cumulé par les caisses du régime général selon les dernières prévisions du COR, le Conseil d’orientation des retraites.

En 2010, en reculant de 60 à 62 ans l’âge légal de la retraite, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy promettait un retour à l’équilibre des caisses du régime général à l’horizon 2017. 

Las, à cette date, selon les dernières prévisions du COR, le Conseil d’orientation des retraites, elles accuseront un déficit cumulé de plus de 21,3 milliards d’euros ! 

Un trou que le Medef entend classiquement combler en repoussant une nouvelle fois à 65, voire 67 ans, l’âge plancher de départ en pension. Sauf que cette injonction paraît quasi surréaliste dans une France qui compte déjà près de 1 million de seniors pointant au chômage, ce depuis 438 jours en moyenne, soit deux fois plus longtemps que l’ensemble des demandeurs d’emploi ! 

De fait, en 2011, le nombre d’inscrits de plus de 55 ans à Pôle emploi a encore bondi de 22,6 %, après une hausse de 24,2 % en 2010. Surtout, alors que les partenaires sociaux viennent de signer un accord favorisant la gestion prévisionnelle des emplois (GPEC), on peut redouter que, devant l’atonie de la croissance européenne, nombre de grands groupes en voie de mondialisation, dans les transports notamment, n’en fassent une lecture pour le moins défensive. 

A l’exemple de Renault qui déjà propose à 3 000 de ses salariés tricolores de partir de façon anticipée à la retraite… afin de supprimer leurs emplois dans l’Hexagone. Ce qui à très court terme signifie autant de cotisations retraite en moins. Alors que d’ici à 2035 le nombre de pensionnés augmentera en France de 30 %. 

Devant ce casse-tête, le gouvernement veut s’accorder le temps de la réflexion. Et, pour rester concentré sur la bataille de l’emploi, ne programme aucune réforme d’envergure des pensions en 2013. 

http://www.marianne.net/Retraites-et-chomage-des-seniors-l-impossible-equation_a226075.html

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Y’en a marre des économistes et surtout de Huw Pills économiste en chef chez Goldman Sachs

Posté par ippolito le 3 février 2013

Mettre Goldman Sachs au goulag, ça urge

Le problème est simple, voilà que des donneurs de leçons se lâchent. ici Huw Pills économiste en chef chez Goldman Sachs.

Le voilà qui pense fort :

Il faudrait déplacer l’emprise de l’Etat vers le secteur privé. Ensuite, il faudrait s’appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers, ce qui est politiquement impossible à imposer…

C’est de la pensée libérale en bonne et due forme. Pensée par un type qui doit être à la tête d’un service avec des analystes. C’est ainsi qu’on les appelle. J’en ai croisé quelques un sur les réseaux sociaux : Jeunes, sourires ultraBrite™: des têtes de cons, en fait. Par ce que pour analyser le monde il faut du recul, de la connaissance des choses et du flair…

Là ce n’est pas de l’analyse… c’est de l’ordre et du conseil pour les amis et clients de Goldman Sachs qui sont .. des banques et autres raclures de dimensions internationales.

Donc ce monsieur, propose de réduire la moyenne salariale d’environ 1/3. On notera le “environ“. Réduire la moyenne, c’est dire que le salaire moyen ne sera plus de 2082€ (DARES) , mais de 1387€. 

Ça ne veut pas forcément signifier la réduction de la masse salariale globale d’un tiers. Le calcul serait complexe. Et très simple pour les gens avec 1/3 de revenus en moins: le choix qui leur sera offert n’est pas difficile à imaginer…

Mais l’idée est là : pour ce monsieur, il faut réduire les salaires, et de manière générale. Un peu ce qui s’est passé en Grèce et ailleurs. Avec les résultats qu’on connait: l’austérité qui continue de plus belle, et la récession perdure.

Monsieur Huw Pills a le mérite d’être franc.  Donc je vais être franc, c’est ce genre d’individu qui devrait être condamné à 5 ans de Goulag 2.0 überLOL™. Oui, le goulag, mais version moderne. On va me traiter d’extrémiste et de gauchiste, que nenni. Je veux lui donner une chance de comprendre le monde tel qu’il est.

Voici  un extrait du cahier des charges :

Dans le goulag 2.0 les besoins financiers du prisonnier sont assurés avec le minima nécessaire (selon leurs amis).

Envoyons les adeptes du YAKAFOCON, les adorateurs du TINA et séides du veau d’or en stage formateur obligatoire.Ça ressemble au Goulag me direz vous? 

Bien sur que oui et bien sûr que non, on ne les torturera pas, ils auront accès à internet offert gratuitement (mais limité à 1 Mbit/sec), pourrons bloguer leurs soucis et donner des conférences de presse depuis leur poubelle et même se déplacer librement (le bracelet GPS et GoogleMap serviront à les suivre sur un portail dédié). Imaginez Elkabbach parlant depuis un container entre deux couches merdeuses et un paquet de tomates pourries.

Vous avez compris ? il passera 5 ans avec le RSA et les obligations de celui-ci. Tout ça dans un HLM où il servira de mixité sociale , et ce avec ZÉRO patrimoine, avec l’interdiction de bénéficier d’une aide de ses anciens collègues, famille ou autre. Il pourra se promener en toute liberté, et parler de ce qu’il veut. 

Il pourra même placer le fric de son RSA dans des trucs de forex en ligne… S’il réussit, ou s’il arrive à créer une entreprise tant mieux. Par ce que le goulag 2.0 ne bride pas l’initiative, et encore moins l’envie d’entreprendre…

Donc Monsieur Pills c’est ça ou pire.. le choix est simple non ? Merci aux lecteurs de rester digne dans les commentaires..

http://politeeks.info/godman_sachs_au_goulag

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