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Y’en a marre du taux du livret A

Posté par ippolito le 8 février 2013

Qui a encore intérêt à verser sur un livret A à 1,75 % ?

À un an d’intervalle, les ministres de l’Économie ont dérogé à la sacro-sainte règle du livret A qui consiste à indexer désormais son taux sur l’inflation et l’évolution des taux d’intérêt. 

En janvier 2012, François Baroin prenait la décision de le laisser inchangé à 2,25 % alors qu’il aurait dû le relever à 2,50 %. Cette année, Pierre Moscovici a contenu la baisse à 1,75 % alors que les calculs mathématiques plaidaient pour 1,50 %.

 C’est dire si le message que véhicule toute variation est important. Le livret A est le premier outil d’épargne des Français, avec plus de 60 millions de livrets ouverts. Toute baisse ampute la cagnotte de précaution de nombreux ménages. Pour 19 125 euros placés, plafond du versement autorisé jusqu’à son relèvement le 1er janvier à 22 950 euros, 0,5 % de rémunération en moins, c’est 95,62 euros d’intérêts en moins.

 Désormais, un livret au plafond rapportera 401,62 euros par an.

Faut-il encore s’y intéresser ? Outre sa disponibilité, le grand atout du livret A est d’être exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux. Un avantage crucial, car depuis le 1er janvier les intérêts des livrets bancaires ne bénéficient plus du prélèvement libératoire et sont soumis à l’impôt sur le revenu. 

Pour battre le livret A, ces derniers doivent délivrer un rendement supérieur à 2,21 % pour les contribuables imposés à 5,5 %, 2,45 % pour ceux taxés à 14 %, 3,12 % pour ceux imposés à 30 %, 3,83 % pour ceux taxés à 41 % et 4,18 % pour ceux dans la tranche à 45 %. 

Morale de l’histoire, les contribuables modestes trouveront plus facilement des placements alternatifs plus rémunérateurs. Ils ont donc moins intérêt à alimenter leur livret A que les contribuables les plus imposés, qui auront du mal à trouver mieux en placement liquide sur l’année.

Mais ces derniers, s’ils sont redevables de l’ISF, s’appauvrissent s’ils choisissent de placer leur épargne sur le livret A. Le taux de 1,75 % ne leur permet en effet pas de couvrir l’inflation et l’impôt. Le pouvoir d’achat diminue.

http://www.lepoint.fr/argent/qui-a-encore-interet-a-verser-sur-un-livret-a-a-1-75-17-01-2013-1623651_29.php

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Y’en a marre de certaines subventions et surtout du gaspillage de l’argent public

Posté par ippolito le 8 février 2013

Un radeau à 80 000 euros englouti dans le lac d’Eguzon
  
“La lumière deviendra le temps qui pense et qui donne du sens à notre environnement à travers l’oeuvre de Nils-Udo“.

Extrait du dossier de presse du Radeau d’automne, une oeuvre contemporaine de l’artiste Nils-Udo, un radeau (en bois de châtaignier) en forme de demie feuille d’érable qui se réfléchit dans l’eau du lac de d’Eguzon, mis à l’eau en novembre dernier et désormais placé sous les ruines de Crozant.

L’oeuvre, dotée d’un budget de 80 000 euros, est co-financée par la commune d’Eguzon-Chantôme (Indre), mais également – entre autres – par la Drac Limousin, les régions Centre et Limousin ainsi que les conseils généraux de l’Indre et de la Creuse, et l’entreprise EDF.

Elle donnera lieu à une exposition photographique, à l’automne prochain, dans le musée de la vallée de la Creuse, assortie d’un reportage vidéo réalisé par le fils de l’artiste.

Certains contribuables du lieu et des communes alentour, dénonçant “le radeau en Or”, se sentent floués par cette opération de communication culturelle financée par leurs impôts.

Peut-être une dépense de trop pour la commune, très généreuse avec l’argent du contribuable et l’une des plus dépensières du département, selon l’Argus des communes.

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/un-radeau-a-80-000-englouti-dans-le-lac-deguzon/

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Y’en a marre de ceux qui continuent à se goinfrer

Posté par ippolito le 8 février 2013

Ceux qui continuent à se goinfrer sous la gauche

Quand elle était dans l’opposition, la gauche accusait Nicolas Sarkozy d’être le « président des riches ». Au pouvoir, que fait-elle pour corriger les excès des profiteurs d’en haut et limiter la gloutonnerie de certaines professions ? Pas grand-chose, hélas ! Enquête sur ceux que ni la crise ni le gouvernement n’empêchent de dormir.

Ce fut l’un des thèmes fétiches du sarkozysme finissant : traquer les accros aux allocations chômage, les abuseurs de RSA, les biberonnés aux arrêts de travail, à la carte Vitale, à la CMU… 

Ces légions fantasmées de prébendiers brandis comme des épouvantails par un régime en fin de règne pour masquer sa propre incapacité à endiguer la montée du chômage et à colmater les trous béants ouverts par la crise dans le portefeuille des ménages.

Dans ce concert d’outrances verbales, Laurent Wauquiez, pas encore porte-voix d’une motion UMP portée par La Droite sociale et qui prône, dans un magnifique oxymore, l’exact contraire de son intitulé, s’emporta contre «le cancer de l’assistanat». Son plagiaire de La Droite forte, Guillaume Peltier, jamais avare d’une surenchère, propose, lui, de «supprimer à vie les allocations pour tout fraudeur récidiviste». 

Leurs deux motions sont arrivées en tête du dernier vote des militants UMP. On l’a peu relevé, tellement la bouffonnerie Copé-Fillon occupait les esprits. Mais c’est un fait : pour près de la moitié des cadres du principal parti d’opposition, les «profiteurs d’en bas» sont une menace majeure qu’il convient par tous les moyens d’éradiquer. 

Et ceux d’en haut, qui tous ont largement bénéficié de la mansuétude de l’ancienne majorité, si ce n’est de sa connivence, pour gonfler leur compte en banque déjà replet, qui s’en préoccupe ? Peu de monde à gauche. Encore moins au gouvernement. 

Qu’est-il advenu de la volonté affichée du candidat François Hollande d’opérer une «redistribution en faveur des salariés et des familles au détriment des plus hauts revenus et des fortunes les plus importantes» ? 

Pas grand-chose. La chasse aux sorcières, façon UMP, n’honore pas ceux qui la pratiquent. Mais de là à rester inerte face à des rentes de situation pour lesquelles les mêmes qui sont aujourd’hui aux manettes criaient naguère au scandale, il y a tout de même un fossé… 

Ces atermoiements à corriger les excès manifestes de professions ou de castes, dont Marianne vous propose cette semaine quelques exemples édifiants, sont d’autant plus inquiétants qu’ils s’accompagnent d’un fatalisme déjà résigné… après huit mois seulement d’exercice du pouvoir. 

Les péages, dont les prix poussent chaque année comme du chiendent sur le bas-côté et qui enrichissent toujours plus les concessionnaires privés ? «On ne peut rien faire», balaye Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports.

Et l’on s’étonne après que Cofiroute ose franchir la barre symbolique du 1 € le kilomètre – tarif pratiqué les vendredis et veilles de jours fériés pour les non-abonnés – dans son tunnel reliant Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) à Vélizy (Yvelines). 

Les bonus des grands patrons du privé ? «Depuis 2002, les dirigeants du CAC 40 ont vu leurs salaires augmenter de 400 % quand les salaires du secteur privé n’ont augmenté en moyenne que de 3,5 %. 

De tels écarts de rémunération sont aussi injustifiables qu’intolérables», affirmait le projet socialiste 2012, censé servir de «boîte à outils» au candidat Hollande. De boîte noire, plutôt : avec l’arrivée de la gauche aux responsabilités, le sujet a brusquement disparu de l’agenda. Tout juste Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, promet-il du bout des lèvres «vouloir encourager les entreprises à améliorer leurs codes de bonne conduite». 

Banquiers, notaires, autoroutiers etc. 

La parade, professe-t-on dans son entourage, ne peut venir que du renforcement de la fiscalité sur les plus hauts revenus. D’où la création d’un nouveau barème d’imposition à 45 % – contre 41 % auparavant – pour la tranche supérieure à 150 000 € par mois.

 Et d’une «contribution exceptionnelle de solidarité» à 75 % pour la tranche supérieure à 1 million d’euros. «La première mesure n’enthousiasme pas mes clients, mais elle n’est pas insupportable au point de les décider à quitter la France, explique un avocat parisien en vue, spécialisé dans les questions fiscales. 

La seconde posait plus problème. On sait comment elle a fini…» Rembarrée par le Conseil constitutionnel pendant la trêve des confiseurs ! Vu l’importance symbolique de cette «supertaxe» dans le succès électoral de François Hollande, on se disait benoîtement que le gouvernement avait un plan B. En fait, non… 

Par un communiqué plan-plan, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’est contenté d’annoncer un «dispositif nouveau» dans le cadre de la prochaine loi de finances. Un an de gagné pour les très riches, et 300 millions d’euros en moins – au bas mot – dans les caisses de l’Etat. Brillant. 

En ne maniant que le bâton fiscal pour réduire la carotte des contribuables les plus aisés, l’exécutif privilégierait, nous dit-on, l’efficacité. Mais au prix d’inextricables contorsions.

 Et, plus inquiétant encore, d’un silence radio général sur les questions de fond que posent certaines corporations. Pourquoi les notaires, dont le statut ultraprotégé est jugé contraire au principe de la libre concurrence par un arrêt de mai 2011 de la Cour de justice de l’Union européenne, continuent-ils de bénéficier du soutien inconditionnel du ministère de la Justice ?

En septembre dernier, Christiane Taubira, la garde des Sceaux, a pris le chemin du Sud – vers Montpellier, pas Canossa – pour tenir un discours tout sucre, tout miel au 108e congrès du notariat et affirmer «la détermination du gouvernement [...] à préserver la profession de notaire», parce qu’elle est «d’une autorité particulière et d’une indiscutable nécessité». 

Tellement nécessaire que la plus haute autorité judiciaire de l’Europe, et avant elle une batterie de rapports officiels franco-français, réclame l’abolition de ses privilèges hérités de l’Ancien Régime… 

Les banquiers, dont les acrobaties sans filet ont largement contribué à plonger les économies européennes dans la récession, n’ont pas non plus de mouron à se faire : 

leurs bénéfices, qui se chiffrent en milliards d’euros, affichent de beaux niveaux, de même que leur cours de Bourse (lire ci-contre). Quant au projet de loi présenté par Pierre Moscovici, il préserve l’essentiel de leur sacro-saint modèle de «banque universelle», une spécificité française qui fait cohabiter sous le même toit le Livret A de M. Tout-le-Monde et le trading à haute fréquence – des transactions à la microseconde – sur les marchés des matières premières.

 «Les dirigeants de ces banques passent leur temps à dire qu’il y a des barrières étanches entre les dépôts des clients et les activités d’investissement. Eh bien, s’il y a des barrières aussi étanches que cela, cela veut dire que l’on peut facilement scinder les banques», notait récemment Bernard Esambert sur l’excellent blog lescrises.fr. 

Ce faux ingénu n’est pas n’importe qui : conseiller de Georges Pompidou à Matignon puis à l’Elysée, il a ensuite présidé de 1977 à 1993 la Compagnie financière Edmond de Rothschild. 

Difficile, donc, de considérer cet ancien banquier, promu grand officier de la Légion d’honneur sous Sarkozy, comme un dangereux gauchiste… «Je ne vois pas de raisons, poursuit notre homme, de faire prendre des risques à chaque catégorie visée par la banque universelle sur des opérations qui ne la concernent absolument pas et qui peuvent créer des désordres importants. On n’a pas été loin en 2008 et en 2009 de voir des queues s’installer devant les banques. Ce sont des spectacles que l’on ne veut pas revoir, que l’on a connus en 1929, et pour les éviter définitivement, il faut séparer, encore une fois, ces deux catégories.» Du bon sens. Qui n’a pas eu l’heur d’inspirer les services de Pierre Moscovici… 

Un avenir rose… pour certains 

Certes, la messe n’est pas tout à fait dite et les parlementaires, saisis du texte, vont pouvoir apporter leur contribution dans les jours qui viennent. L’UFC-Que choisir les presse déjà de renforcer les droits des consommateurs en matière de frais bancaires, une jungle à peine éclaircie par les précédentes réformes de la droite et dont le gouvernement ne dit rien, ou si peu. 

L’économiste Gaël Giraud, plutôt classé à gauche, chercheur au CNRS et à l’Ecole d’économie de Paris, déplore lui, dans une note critique qui fait hurler à Bercy, que «le projet de loi français ne résout aucun des problèmes» et que la France, «en légiférant la première, risque de préempter le débat européen». 

On souhaite bon courage aux députés et sénateurs socialistes… D’autant, et c’est un signe, que leurs collègues de l’UMP ne semblent pas franchement remontés contre ce texte, préférant réserver leurs diatribes au mariage pour tous ou au logement social. 

Concessionnaires autoroutiers, notaires, banquiers, mais aussi liquidateurs et administrateurs judiciaires, promoteurs immobiliers ou rentiers de tout poil. Des «profiteurs» qui voient leur avenir en rose. La couleur, pas l’emblème faussement menaçant du PS. 

Quand Nicolas Sarkozy stigmatisait ceux qui «volent la Sécu» et qui trahissaient à ses yeux «la confiance des Français», toute la gauche faisait bloc contre ces propos. Quand François Hollande entend mettre au pas la finance, la droite se dit prête à lui apporter son soutien. Il y a comme un hic, non ? 

Article publié dans le magazine Marianne (823), du 26 janvier au 1er février

http://www.marianne.net/Ceux-qui-continuent-a-se-goinfrer-sous-la-gauche_a226065.html

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Y’en a marre du déficit budgétaire

Posté par ippolito le 8 février 2013

Le déficit de l’Etat dérape de 1 milliard d’euros en 2012

Le déficit budgétaire atteindrait 87,2 milliards d’euros fin 2012, soit un milliard de plus qu’attendu, a annoncé Bercy lundi. Un dérapage dû à de moindres rentrées de TVA.

Selon les résultats provisoires des comptes de l’Etat à mi-janvier, le déficit budgétaire devrait s’élever à 87,2 milliards d’euros en 2012, ont annoncé lundi le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici et le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac. 

Les résultats définitifs seront connus fin mars 2013. Ce déficit est supérieur de 1 milliard d’euros aux hypothèses inscrites dans la dernière loi de finances rectificative (86,2 milliards d’euros).

Ce dérapage ne provient pas des dépenses de l’Etat, qui ont été « strictement maîtrisées », souligne le communiqué de Bercy. Les dépenses de l’Etat hors charge de la dette et pensions de retraite sont inférieures de 1,2 milliard d’euros par rapport à la loi de finances rectificative.

 La charge de la dette a été finalement inférieure de 2,5 milliards à la prévision, conséquence des conditions de financement toujours extrêmement favorables dont bénéficie la France. Au total, les dépenses de l’Etat connaîtront, une baisse « historique » de 0,3 milliard d’euros en 2012 par rapport à 2011.

En revanche, les recettes fiscales ont été moins fortes que prévu. Elles s’élèvent à 283,5 milliards d’euros, en retrait de 1,2 milliard par rapport aux prévisions de la loi de finances. Cette baisse est due à un « repli plus marqué qu’attendu des rentrées de TVA en fin d’année », explique Bercy.

« Les résultats sont en revanche meilleurs qu’escompté en matière d’impôt sur les sociétés et d’impôt sur le revenu », poursuit le communiqué.

Le déficit sera connu le 29 mars. L’aléa pour tenir l’objectif est de 0,05 point de PIB. La France aurait donc respecté l’an passé sa trajectoire de redressement des comptes.

C’est pour cette année qu’un dérapage est attendu: avec une croissance probablement plus proche de zéro que des 0,8% espérés par le gouvernement, l’objectif de réduire le déficit à 3% du PIB semble de plus en plus inatteignable.

Sources : L’Expansion / Le Journal du Siècle

http://lejournaldusiecle.com/2013/01/15/le-deficit-de-letat-derape-de-1-milliard-deuros-en-2012/

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Y’en a marre des fermetures de nos usines et surtout du chômage

Posté par ippolito le 8 février 2013

La France a perdu plus d’un millier d’usines depuis 2009

Les fermetures de sites ont augmenté de 42 % en 2012.

24.000 emplois ont été supprimés dans l’industrie.

La France vient de passer un cap symbolique. Depuis janvier 2009, le pays a vu la fermeture de plus d’un millier d’usines sur son territoire. Après deux années de répit, le délitement du tissu industriel français s’est de nouveau accéléré en 2012, avec une augmentation du rythme des fermetures de sites de 42 %, selon les estimations du cabinet Trendeo. 

L’an dernier, 266 usines de plus de 10 salariés ont encore mis la clef sous la porte.

A quoi tient cette dégradation ? «  L’euro a augmenté de 10 % face au dollar depuis juillet 2012, ce qui pèse sur la compétitivité des entreprises, explique David Cousquer, du cabinet Trendeo. Il y a ensuite de grosses interrogations des industriels sur l’évolution de la demande européenne. Et on ne voit pas d’éléments qui puissent changer les anticipations des entreprises en la matière ».

Cette accélération des fermetures d’usines a de lourdes conséquences sur l’emploi. Après avoir remonté la pente en 2010 et 2011, l’industrie manufacturière a perdu près de 24.000 postes au cours de l’année 2012 et plus de 120.000 depuis janvier 2009. 

En première ligne, les secteurs de l’automobile, de la pharmacie, du meuble ou de l’imprimerie.

Ebranlée par les restructurations de PSA et Renault, l’automobile a enregistré plus de 12.000 suppressions nettes d’emploi l’an dernier, soit à peine moins de la moitié du niveau de 2009. De quoi doucher les espoirs de rebond alors qu’en 2011 le secteur était presque à l’équilibre en termes d’emploi.

L’agroalimentaire également touché

Constat identique dans la pharmacie. Les restructurations engagées chez Sanofi, Bristol-Myers Squibb, Cephalon et Merck ont entraîné à elles seules la disparition de près de 2.000 emplois en France, faisant subir au secteur sa quatrième année d’affilée de pertes d’emplois. Même l’agroalimentaire perd pied, avec la suppression de près de 900 postes à la suite de la faillite de Doux et des plans de restructuration engagés chez Kronenbourg et Coca-Cola. Ce secteur a pourtant l’avantage de s’appuyer sur une demande solide puisque la consommation de biens alimentaires s’avère moins élastique au revenu.

Dans cet environnement difficile, la construction aéronautique et le luxe continuent d’afficher leur singularité, avec plus de 2.400 créations de postes. L’industrie bénéficie aussi des investissements dans les énergies vertes, avec plus de 9.000 annonces de création en l’espace d’un an. Une montée en puissance liée à l’éolien en mer et aux projets de méthanisation. Mais qui restera insuffisante pour redonner du souffle à l’industrie française.

Emmanuel Grasland, Les Echos

http://www.lesechos.fr/journal20130205/lec2_industrie_et_services/0202543990751-la-france-a-perdu-plus-d-un-millier-d-usines-depuis-2009-535156.php

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