• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 13 février 2013

Y’en a marre de l’Europe et surtout de l’union européenne

Posté par ippolito le 13 février 2013

Sommet européen: le budget au centre des négociations.

Mais combien donne la France et combien reçoit-elle?

Rebellote ce jeudi 7 février avec la reprise des négociations concernant les fonds nécessaires qui seront investis dans l’UE pour fonctionner sur la période 2014-2020. 

Les 27 vont se mettre autour de la table pour tenter de trouver un accord, après l’échec du mois de décembre dernier. 

L’Allemagne et la Grande-Bretagne comptent considérablement réduire les dépenses, tandis que la France tentera de limiter la casse pour la Politique agricole commune (PAC), dont elle est le premier bénéficiaire.

Le groupe des « Amis de la cohésion », qui réunit les pays largement bénéficiaires des fonds destinés aux régions les plus défavorisées de l’UE, essentiellement dans les pays de l’Est, mèneront cet autre combat, menés par la Pologne.

La dernière proposition du président du Conseil européen Herman Van Rompuy devrait être à 960 milliards d’euros au total, sur la période 2014-2020. C’est près de 100 milliards d’euros de moins que ce que la Commission avait initialement demandé…

Ces milliards, ça représente quoi ?

Difficile de se retrouver dans ces chiffres, trop vertigineux pour se faire une idée de ce qu’ils représentent dans l’économie réelle. Notamment pour ce que l’Europe apporte aux citoyens. La France est le deuxième contributeur au budget de l’UE, avec 19 milliards d’euros déboursés chaque année, soit environ 16,8% de l’ensemble des contributions des États.

La contribution française au budget européen provient de plusieurs types de ressources: les droits de douane, les cotisations sur la production du sucre et de l’isoglucose, une contribution budgétaire calculée à partir de la TVA et d’une contribution complémentaire indexée sur le revenu national brut.

Mais la France ne fait pas que donner, elle reçoit aussi. L’équivalent de 13,1 milliards d’euros, soit une différence négative d’environ 5 milliards. Le contributeur français donne donc plus qu’il ne reçoit de l’Europe, ce qui peut être mesuré par une perte par habitant de 80 euros par an.

Par comparaison, un Allemand verse quant à lui 110 euros pour son adhésion au club, un Britannique 90 euros, tandis qu’à l’autre bout de la chaîne, chaque Grec reçoit 323 euros, un Polonais 220 euros et un Espagnol 90 euros.

Quelle répartition du budget total ?

Les Etats ne reçoivent pas un chèque de Bruxelles qu’ils peuvent utiliser comme bon leur semble. Les précieux deniers doivent être dépensés selon une répartition très stricte. Sur un total de de 1000 milliards récoltés sur la période 2007-2013, voici à quoi les alloue l’Europe:

Agriculure (PAC): 42%

Cohésion (versement pour les zones les moins développées): 35%

Compétitivité pour la croissance et l’emploi: 9%

Autre: 14%

En 2010, la France a perçu 13 milliards d’euros en provenance de l’Europe. Elle a ainsi été le premier bénéficiaire des politiques européennes. En voici la répartition:

Agriculture (PAC): 9,9 milliards d’euros

Cohésion: 1,5 milliard

Compétitivité pour la croissance et l’emploi: 1,3 milliard

Compte tenu de la large part que reçoit la France dans la PAC, c’est pour cela que la contribution de Paris participe au financement de la correction britannique et des rabais forfaitaires accordés à la Suède et aux Pays-Bas.

Quels Français profitent de l’argent européen, hormis les agriculteurs ?
Les fonds de solidarité s’adressent à l’ensemble des régions, bien qu’une partie de l’enveloppe soit réservée aux plus vulnérables d’entre elles, afin qu’elles ne soient pas laissées pour compte dans le marché intérieur. 

Ces fonds sont versés directement aux porteurs de projets, qu’ils soient issus du secteur public ou privé, afin de privilégier les actions plus proches du citoyen. Les PME sont ainsi des acteurs particulièrement privilégiés.

Les objectifs sont déclinés en fonction des spécificités de chaque région. Par exemple, celui de l’Île-de-France se concentre sur le développement des zones urbaines défavorisées, là où celui de la Bretagne met entre autre l’accent sur la revalorisation durable du littoral.

Depuis 2007, un des objectifs est d’encourager les initiatives innovantes. C’est le cas, par exemple, de la carte multi-services imaginée par le CROUS de Poitiers, lancée grâce à des fonds européens: 

une carte unique faisant office de porte-monnaie ou de ticket virtuel pour accéder à de nombreux services de restauration, transports, activités sportives et culturelles… 

Ingénieuse, elle a été un grand pas en avant dans l’optimisation des services (moindre coûts de gestion, économie de matériaux, centralisation des informations) et simplifie la vie des 32.000 étudiants qui l’utilisent.

Les fonds peuvent également favoriser l’innovation et créer des emplois. C’est le cas de l’entreprise guadeloupéenne Jabes. Seule de l’île à fabriquer des chaussures orthopédiques et certains types de prothèses, l’Europe a financé sa modernisation, en accord avec les principes du développement durable. Cela devait en outre permettre la création d’emplois en son sein.

Des projets combattant l’exclusion et le chômage sont également favorisés. C’est le cas du cofinancement d’une auto-école spécialement adaptée aux besoins des personnes percevant le revenu minimum. Leur permis désormais en poche, elles peuvent plus facilement trouver un emploi.

Par Grégory Raymond

http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/06/budget-ue-france-europe-union-pac-agriculture-cohesion_n_2631084.html?utm_hp_ref=mostpopular,economie

Publié dans Y'en a marre de l'Europe | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du déficit public et surtout des mensonges et des promesses non tenues

Posté par ippolito le 13 février 2013

La Cour des comptes ne croit pas aux 3% de déficit fin 2013

La Cour des comptes, dans son rapport annuel, porte un regard critique sur la façon dont le gouvernement Ayrault a bâti les budgets publics de 2013. 

Dans son rapport annuel publié mardi, la Cour des comptes juge trop optimistes les hypothèses du gouvernement. Elle lui reproche de ne pas assez tailler dans les dépenses et trop compter sur les hausses d’impôt.

Des économies dans les dépenses peu documentées, des prévisions de recettes fiscales très optimistes: dans son rapport annuel, la Cour des comptes porte un regard critique sur la façon dont le gouvernement Ayrault a bâti les budgets publics de 2013. Des budgets qui sont censés ramener le déficit public (État, Sécurité sociale et collectivités locales) à 3 % du PIB en fin d’année.

Les organisations internationales estiment toutes que la croissance économique de 2013 sera inférieure au 0,8% affiché par l’exécutif français, rappellent les magistrats de la rue Cambon. Or, selon leurs calculs, si jamais la hausse du PIB n’était que de 0,3%, le déficit public serait de 3,25% cette année. Car moins de croissance, c’est moins de rentrées d’impôts et davantage de dépenses.

En réponse à ces critiques, le gouvernement «maintient ses objectifs» de réduction du déficit mais réévaluera sa prévision de croissance, reconnaissant des «incertitudes nombreuses». Le président François Hollande n’exclut pas un ajustement «dans les prochains jours» de la prévision fixée à 0,8% pour cette année.

«Les prévisions de recettes sont affectées de risques importants»
Pire, même si le PIB augmentait bien de 0,8%, les recettes ne seraient probablement pas aussi élevées que prévu par le gouvernement. L’écart pourrait atteindre 4 milliards d’euros, de quoi creuser le déficit de 0,2 point. 

La Cour juge notamment trop favorables les prévisions de Bercy en matière d’impôt sur les sociétés ou de droits de mutation sur les ventes immobilières. À cela s’ajoutent les incertitudes sur l’impact des contentieux entre Bruxelles et l’État français. «Les prévisions de recettes sont affectées de risques importants», met en garde la Cour.

Côté dépenses, le gouvernement Ayrault peut dire merci à son prédécesseur. En 2013, «1,7 milliard d’économies résultent des effets décalés du non-remplacement en 2012 d’un départ à la retraite sur deux et de mesures prises dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP)», explique le rapport. Un coup de pouce non négligeable, alors que, d’après la Cour, l’État doit trouver 7 milliards d’économie.

Surtout, les magistrats de la rue Cambon pressent l’équipe actuelle de préciser comment elle ramènera la progression des dépenses publiques à 0,5% en volume, sachant que la hausse a été de 1,7% en moyenne de 2007 à 2011.

 «Les économies nouvelles identifiables sont assez limitées», estime la Cour. Qui s’inquiète également des prévisions du gouvernement en matière de dépenses d’Assurance-chômage, prévisions qu’elle juge sous-évaluées en cette période sombre pour l’emploi.

Comparaison douloureuse avec l’Allemagne

D’une façon plus générale, la Cour reproche à l’exécutif de faire trop porter l’effort de redressement des comptes publics sur les impôts, et pas assez sur les économies dans les dépenses. Le ratio sera de trois quart-un quart en 2013.

 Concrètement, pour les ménages et les entreprises, cela signifie 32 milliards de prélèvements en plus cette année… Et si le gouvernement compte davantage tailler dans les dépenses à partir de 2014, il n’a pas dévoilé comment il procéderait.

La situation des finances publiques françaises reste donc médiocre. D’ailleurs, la dette publique pourrait avoir dépassé les 90% du PIB fin 2012, alerte la Cour. 

La France a certes fourni un gros effort ces dernières années. Son déficit public est passé de 7,5% du PIB en 2009 à 4,5% en 2012. Mais la route est encore longue et la comparaison douloureuse avec l’Allemagne. En 2012, notre voisin devrait avoir frôlé le déficit zéro.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/02/12/20002-20130212ARTFIG00400-la-cour-des-comptes-ne-croit-pas-aux-3-de-deficit-fin-2013.php

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette, Y'en a marre des mensonges | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des subventions, de la PAC et surtout de l’Europe

Posté par ippolito le 13 février 2013

La PAC continuera à ruiner les contribuables européens

Le lobby agricole tire correctement son épingle du jeu du prochain budget européen, les 27 préférant tailler dans les dépenses d’infrastructure que dans la Politique agricole commune (PAC).

L’agriculture française est sauvée et les grands céréaliers peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Le Prince Albert de Monaco, qui possède 773 hectares en France et les grands barons de la Beauce continueront à percevoir les centaines de milliers d’euros d’aides directes au revenu allouées par Bruxelles.

L’accord conclu par les 27 avant le week-end a peu de chance de demeurer en l’état car les parlementaires européens, qui ont demandé un vote secret pour se soustraire à la pression des “capitales” ont indiqué qu’ils ne le voteraient pas.

Sur la base présentée par François Hollande, que certains de ses confrères surnomment dorénavant “Pacman”, l’enveloppe allouée à l’agriculture et à la pêche pour la période 2014-2020 est ramenée de 420,7 milliards d’euros à 373,2 milliards dans le cadre d’un budget global qui tombe à 908,4 milliards d’euros (-3%).

Ce sont les dépenses d’infrastructures et de recherche, a priori porteuses de valeur ajoutée, qui sont sacrifiées sur l’autel du colza.
Durant la période 2007-2013, la Pac représentait 40% du budget européen. Aujourd’hui, elle tourne autour de 37%.  La baisse négociée par les 27 est donc symbolique.

Comme le dit le Prince Don Fabrizio Salina dans Le Guépard : “ Je veux que tout change pour que rien ne change”. C’est un discours que Dacian Ciolos, commissaire européen en charge de la PAC, peut reprendre  à son compte.

La FNSEA ne s’y est pas trompée : Xavier Beulin, son président s’est dit « rassuré » par le budget voté le 8 février en précisant que si “l’épure de départ” n’était pas satisfaisante, “la copie française a pu être améliorée”.
De nouveaux transferts de subventions autorisés

Cerise sur le gâteau, même si le Conseil européen préconise de répartir 30% des aides directes selon le respect de normes environnementales, leur plafonnement pour les grands bénéficiaires reste à l’appréciation des Etats membres.

Des transferts allant jusqu’à 15 % pourront, en outre être effectués entre l’enveloppe consacrée au développement rural et celle directement destinée aux revenus des agriculteurs (et vice-versa).

Avec cette souplesse, l’Etat disposera d’une réserve financière avec laquelle éteindre d’éventuelles broncas du monde agricole, souvent prompt à couper des arbres et à incendier des bâtiments publics quand il réclame davantage de pouvoir d’achat.

Ces aides directes sont financées sur le budget de l’Union européenne et gérées par le FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural) qui drainait 96 milliards d’euros pour la période 2007-2013, soit 1/5e des fonds dédiés à la PAC.

La distribution de ce pactole constitue le premier pilier de la PAC. Ce sont ces aides qui ont permis de transformer peu à peu les agriculteurs en semi-fonctionnaires européens.

Selon l’iNSEE, la part des subventions pour l’ensemble des exploitations dans le résultat courant avant impôts était de 18 % en 1991. Elle a atteint 58 % en 1995, 81 % en 2001 puis à 97 % en 2005 !

Si le montant des aides directes à la production a chuté de 79% à 25% entre 2005 et 2006, l’INSEE relève que la répartition des aides est très inégale suivant les spécialisations : 42 300 euros en moyenne pour les exploitations de grandes cultures contre moins de 10 000 euros pour celles d’horticulture, viticulture ou arboriculture fruitière.

43 % des aides pour 20 % des exploitations

L’INSEE souligne aussi que dans les années 2004/2006, la part des subventions dans le revenu dépassait nettement 100 % pour les exploitations spécialisées en production de céréales, oléagineux et protéagineux et en production bovine, 20 % des exploitations perçevant 43 % de l’ensemble des aides.

On se croirait dans le “pauvre paysan”, un vieux sketch de Fernand Raynaud, commente Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles et qui alimente l’un des meilleurs blogs sur la cosmogonie européenne.

“Les céréaliers et autres producteurs d’oléoprotéagineux européens (tournesol, colza, soja, pois, fèverole, lupin, etc.) (…) ont touché le jackpot en décembre 2012 grâce à la Politique agricole commune (PAC)” en se partageant une “manne d’environ 15 milliards d’euros « d’aides au revenu », alors qu’ils n’ont jamais gagné autant d’argent sur les marchés grâce à l’explosion des prix mondiaux depuis 2007 (avec un creux en 2009)”, écrit-il.

José Bové, vice-président de la commission agriculture du Parlement européen, raconte-t-il, s’est livré à un petit calcul : une ferme de 300 hectares de blé avec un rendement de 7 tonnes à l’hectare, rapporte entre 525.000 et 590.000 euros par an en laissant un bénéfice net compris entre 210.000 et 317.000 euros.

L’aide européenne atteignant 99.000 à 120.000 euros, ces 300 hectares laisseront un revenu allant de 309.000 euros à 437.000 euros.

“ L’agriculture ça eut payé mais ça paye plus” disait Fernand Reynaud. C’est sûrement pour cela que les 4X4 de haut de gamme et les pick-ups se vendent aussi bien dans la région chartraine lorsque tombent les aides communautaires…

http://www.lecri.fr/2013/02/11/la-pac-continuera-a-ruiner-les-contribuables-europeens/38771

Publié dans Y'en a marre de l'Europe | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des gens du voyage et surtout de Delanoë

Posté par ippolito le 13 février 2013

10 millions d’ euros pour les gens du voyage à Paris

Bertrand Delanoë veut faire construire des aires d’ accueil pour les gens du voyage dans le bois de Boulogne et le bois de Vincennes, pour un coût estimé à 10 millions d’euros.

Delanoë fera voter au Conseil de Paris des demandes d’autorisations administratives afin de construire des aires d’accueil pour les gens du voyage dans le bois de Boulogne et le vois de Vincennes. 

Au total, Delanoë veut créer 60 places pour les gens du voyage sur des parkings des bois de Boulogne et de Vincennes. Delanoë envisage une aire d’accueil près de l’ hippodrome de Longchamp, dans le bois de Boulogne, et une autre sur le plateau de Gravelle, dans le bois de Vincennes.

Le coût de ce projet s’élève à 10 millions d’euros, aux frais des contribuables parisiens. Le député maire UMP du XVIème arrondissement Claude Goasguen a déclaré: “encore un énième projet de la municipalité qui s’entête à mettre des gens du voyage dans notre arrondissement!“.

La mairie de Paris compte végétaliser la totalité du parking face à l’hippodrome du bois de Vincennes sur 2 ha, dont seulement 0,53 pour l’aire d’accueil. À l’Ouest, il est aussi question de transformer les anciennes places de stationnement en «espace arboré de type prairie, sur 3,5 ha» où sera intégrée l’aire dédiée aux nomades (0,67 ha). 

Mais l’emplacement du bois de Boulogne se trouve en zone inondable, comme le rappelle Claude Goasguen: “c’est un coup d’esbroufe de la Mairie, le projet sera retoqué pour les mêmes raisons qu’en 2011. 

Et si le préfet de Paris donne toutefois son accord, la décision sera de toute façon annulée par le tribunal administratif.” Pour le bois de Boulogne, car le terrain de Vincennes n’est pas inondable.

Les gens du voyage, des familles françaises et non des Roms, pourront rester entre 3 mois et 1 an sur ces aires d’accueil, et les enfants de ces familles seront scolarisés dans une école parisienne de secteur. Un gardien sera également présent en permanence sur chacun des sites.

10 millions d’euros pour 60 places d’accueil pour les gens du voyage à Paris, voilà encore un beau gaspillage de Delanoë.

source: le Figaro

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/10-millions-d-euros-pour-les-gens-du-voyage-a-paris/

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN